Catégorie : Douleurs et gênes physiques

  • Stage d’hypnoyoga avec Katia Feltrin et Marie Lisel (en mai 2018, à 2h30 de Paris)

    Stage d’hypnoyoga avec Katia Feltrin et Marie Lisel (en mai 2018, à 2h30 de Paris)

    UN STAGE D’HYPNOYOGA?

    C’est dans le cadre de paix et de beauté du Monastère Sainte-Marie que Katia Feltrin, professeur de yoga, et Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, vous proposent une immersion dans le yoga, la nature et la pratique de l’hypnose.

    Marie Lisel utilise l’outil hypnotique pour accompagner dans le changement des personnes qui désirent se libérer d’une addiction, d’angoisses ou autres symptômes, mais aussi pour explorer et/ou créer des mondes en connivence avec d’autres disciplines, comme l’art, la performance, le cheval-miroir, le massage et, ici, le yoga.

    Le yoga est une pratique millénaire, née en Inde, qui opère à la fois sur le corps et la conscience. Pour les yogis, toutes les manifestations de l’univers seraient issues de cette conscience, qu’ils appellent le « Soi ». L’un des objectifs du yoga serait de s’unifier avec cette conscience. « Sat Chit Ananda » « Etre, Conscience et béatitude » serait la définition de l’état du « Soi », ce « Soi » qui réside en chacun de nous.

    Pour parvenir à cet état, il existe des techniques, notamment de nettoyage interne, avec les kriyas, d’une part, les exercices de nettoyage des nadis (méridiens en sanskrit), des techniques de respiration (le pranayama en sanskrit, la discipline du souffle), d’autre part, des postures (asanas en sanskrit), des techniques de méditation (dhyana en sanskrit) que nous aborderont le matin lors du stage, et le jeudi après-midi après le déjeuner et la digestion.

    L’après midi, à la place du yoga nidra (le yoga du sommeil), pratiqué l’an dernier à cette période, nous explorerons les ateliers hypnotiques de Marie Lisel.

    Evénement FB

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    Katia et Marie

    Katia Feltrin débute le Hatha yoga avec Pierre Courtejoie à Versailles en 1990, puis étudie la danse (classique, contemporaine, moderne, africaine, orientale, buto) et explore divers arts martiaux (aïkido, taï chichuan, karaté, kung fu Pei Mei jusqu’en 2009). En 2009, Katia Feltrin se perfectionne en Ashtanga yoga auprès de Caroline Boulinguez au Samastithi Studio à Paris. Depuis 2013, elle se forme au vinyasa yoga auprès de Gérard Arnaud et suis en janvier 2016 une formation de professeur de yoga en Inde, puis

    en août 2016 en Bretagne, diplôme 200h. En 2014 et 2017, elle se forme au yoga nidra au Satyanandashram (Paris) et à l’école Akhanda (Paris). Depuis septembre 2009, elle enseigne un yoga dynamique mêlant les techniques de l’Ashtanga yoga, du Vinyasa yoga et du Kundalini yoga, dans les écoles élémentaires (école Lacordaire Paris 15e, à l’Ecole Château des Rentiers, Paris 13e, dans les entreprises (Axa, EDF, CNAM), à l’UCPA, à la MJC du Vésinet, aux Cercles de la forme…

    Depuis 2012, Katia Feltrin étudie en parallèle, pour connaître les nadis (les méridiens) et le corps énergétique, le massage shiatsu, le Qi Cong et la médecine chinoise, à l’E.S.T (Paris), l’école de shiatsu thérapeutique de Bernard Bouheret.
    Contact : katiafelt@gmail.com, Tél. +33 (0)666667562, facebook : chakras yoga

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    Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne certifiée par l’Arche, artiste sonore, exploratrice sensorielle, Marie Lisel décline l’outil hypnotique en cabinet, mais aussi avec des artistes, dans la nature, avec les chevaux et en collaboration avec d’autres professionnels.

    Loin de tout dogmatisme, l’hypnose pour créer sa vie (s’émanciper, s’épanouir, se centrer…), créer son oeuvre (réaliser, proposer, faire oeuvre…) et créer son monde (s’explorer, s’amplifier, se connecter…) est conçue comme une série d’expériences et d’outils que chacun.e s’approprie à sa manière pour être utilisée de façon ajustée et autonome. (https://marielisel.wordpress.com)

    Nous explorerons le rêve éveillé dirigé, l’initiation à l’autohypnose, l’exploration hypnotique, en rapport avec les thématiques du yoga (ouverture, circulation, élévation, ancrage…), la balade hypnotique et connexion avec la nature…

    Informations pratiques

    Evénement Facebook: ici

    Dates

    30 mai 2019 – 2 juin 2019

    Lieu

    Le Monastère Sainte Marie est situé à 5 km de la mer, de la forêt, et de Dieppe. Il dispose de chambres spacieuses et confortables, d’une belle salle de yoga et d’un grand parc.

    Monastère Ste Marie, 22 Chemin des meuniers, Thibermont, 76370 MARTIN-EGLISE, Tél : 02.35.04.66.90.

    A 2h2O en voiture de Paris.
    Accessible en train facilement (Paris-Dieppe: 2h, puis 5 minutes en taxi, environ 70 euros).

    Lieu

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    Horaire provisoire

    Jeudi (arrivée à partir de 11h)

    • Déjeuner
    • Hypnose (14h-15h30): ancrage et ascension
    • Temps libre
    • Yoga (17h-19h)
    • Diner
    • Hypnose dans la nature (30 minutes)
    • Temps libre

    Vendredi

    • Kriyas (nettoyage des méridiens), Pranayama (respiration), Méditation (7h45-8h30)
    • Petit déjeuner
    • Yoga asanas (9h30-11h45)
    • Déjeuner
    • Initiation à l’autohypnose (14h-14h30)
    • Temps libre (prolongation libre des exercices d’autohypnose)
    • Hypnose (17h30-19h): nettoyage et énergisation
    • Diner
    • Hypnose dans la nature (30’)
    • Temps libre

    Samedi

    • Kriyas (nettoyage des méridiens), Pranayama (respiration), Méditation (7h45-8h30)

    • Petit déjeuner
    • Yoga asanas (9h30-11h45)
    • Déjeuner
    • Initiation à l’autohypnose (14h-14h30)
    • Temps libre (prolongation libre de l’exercice d’hypnose)
    • Hypnose (17h30-19h)
    • Diner
    • Hypnose dans la nature (30’)
    • Temps libre

     Dimanche

    • Kriyas (nettoyage des méridiens), Pranayama (respiration), Méditation (7h45-8h30)
    • Petit déjeuner
    • Yoga asanas (postures) : 9h30-11h45
    • Déjeuner et temps de digestion
    • Hypnose (14h30-16h)
    • Temps de partage et départ (16h-17h)

    Possibilité de séances d’hypnose éricksonienne et de massage shiatsu individuelles d’1h15, sur rendez-vous, lors des temps libres (payement à part)

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    Matériel

    • Tapis de yoga antidérapant
    • Supports de yoga (2 briques et 1 sangle)
    • Châle, poncho ou couverture
    • Foulard pour occulter les yeux (pour un exercice)
    • Petit objet non périssable qui pourrait correspondre à votre intention pour ce stage
    • Carnet d’écriture-dessin

    Lectures conseillées

    • Hatha Yoga Pradipika, traduit par Tara Mickaël
    • Yoga Sutra de Patanjali (Spiritualités vivantes)
    • Yoga Upanishads
    • articles sur l’hypnose sur marielisel.wordpress.com

     

    Renseignements: katiafelt@gmail.com – Tél. 06 66 66 75 62

     

  • S’entendre avec son symptôme

    S’entendre avec son symptôme

    Lorsque l’on établit une communication valable avec son symptôme, il n’est plus obligé de « gueuler de douleur ou de gêne » pour se faire entendre.

    Ca peut paraitre simpliste mais… ça fonctionne!

    DE L’ECOUTE ET DE LA CONSIDERATION POUR SOI-MEME

    En se connectant avec ce qui nous gêne, nous fait mal, nous handicape… en le considérant, en lui faisant ressentir la complicité et l’amour que l’on peut avoir pour toutes les parties de soi y compris lui, il est possible de donner envie à ce qui est en soi « plus fort que soi » de communiquer autrement que par la douleur, l’angoisse, la gêne… Le regarder, écouter ce qu’il a à dire, établir un accord avec lui de façon à mieux vivre… cohabiter?

    ROLE DU SYMPTOME

    Il est bon de rappeler que chaque gêne physique (acouphènes, nausée, migraine…) doit d’abord être analysée chez un médecin, avant d’envisager d’améliorer le bien-être par un travail sur le fonctionnement psychique.

    Parfois, le rôle que remplit le symptôme est de prévenir de ce que l’on se représente à raison ou à tort comme un élément à éviter. Je me souviens des crises d’éternuements au contact des chats, développées subitement par une personne qui, après une énième dispute familiale, ne voulait plus du tout voir sa belle-mère, laquelle vivait avec trois persans.

    Parfois, ce rôle est très important pour l’équilibre général de la personne. A partir du moment où elle se rend compte qu’il lui faut d’abord commencer par  transformer un lien ou autre modification essentielle avant de se séparer de son symptôme, le travail vers le mieux être est déjà entamé.

    Par exemple, une personne désirait se « débarrasser » d’un acouphène. Après la séance, elle a décidé au contraire le garder et a commencé à apprivoiser avec tendresse ce rempart qu’elle utilisait avant – inconsciemment – contre la dureté du monde qu’elle ressentait souvent. Elle sait que son rapport aux autres est compliqué. Mais elle n’a pas envie d’entamer ce chantier maintenant car ça ne la gêne guère, elle aime la solitude. Elle a donc décidé de devenir complice avec son acouphène et a très vite réussi à le « commander » lorsqu’elle en a besoin (comme avec un potentiomètre qui amène une barrière ou un doudou, selon la fréquence) et à l’interpréter (comme une alarme d’angoisse qui menace). L’accord est parfait, selon elle. Quant au chantier de la relation au monde, elle l’entamera quand et si elle le désire. A chacun son confort et ses décisions!

    Un autre client, lui, venait pour la cigarette. En découvrant le rôle d’une dizaine de ses cigarettes quotidiennes (les autres étaient purement comportementales), il a décidé de régler d’abord le problème sous-jacent (rituel de fidélité à une tradition familiale), avant d’essayer d’arrêter de fumer. Et… l’arrêt s’est fait tout seul, naturellement, dès l’intégration de la transformation au lien familial.

    SE FAIRE CONFIANCE

    Ces transformations peuvent se faire en rêve éveillé mais aussi, simplement, en faisant confiance à ce qui travaille en nous sans que nous le maitrisions.

    Bien sûr, il n’y a pas de baguette magique! Il faut compter sur les séances d’hypnose, mais aussi sur la volonté et la ténacité (le fait de vouloir régler le problème et de s’y atteler!), la répétition (qui est un des ingrédients du changement) et sur un travail hypnotique en rapport avec la complexité des processus. En effet, pour certain(e)s, cela peut prendre une séance alors que pour d’autres, il peut en falloir cinq, selon ce qui a déjà été travaillé avec d’autres techniques, selon le réseau de liens, etc.

    En séance individuelle ou en atelier « établir une communication confortable avec son symptôme », chacun découvre, à son rythme, comment s’écouter et comment créer une entente nouvelle avec ce qui cherche à s’exprimer.

    Il suffit d’oser ?

    © Marie Lisel

    Lire aussi:

  • L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Oppression, gêne, douleur, tension, tiraillement, lourdeur, engourdissement, nausée, vertige, acouphène, hypersensibilité… sont des indications de l’hypnose éricksonienne.

    Tout d’abord, il est primordial de distinguer deux cas de figure, qui demandent deux approches différentes: soit la douleur est psychosomatique et l’hypnose va permettre un changement de fond, soit elle est traitée par la médecine et le travail hypnotique va alors soutenir ce traitement (en gérant l’intensité de la douleur ou de l’acouphène, par exemple, ou en travaillant sur l’acceptation d’une maladie, la gestion du stress, etc.). Bien sûr, certains cas relèvent de l’un et l’autre. A chaque praticien de prendre les précautions nécessaires pour laisser la médecine faire son travail et accompagner au mieux la personne.

    En effet, anesthésier une rage de dents chez un phobique du dentiste, c’est repousser la prise en charge de la dent et risquer un abcès encore plus violent. Idem avec un lumbago… La douleur est un signal qu’il est nécessaire de faire entendre à un spécialiste du corps et d’écouter attentivement (que signifie-t-elle? quel rôle joue-t-elle dans la vie de la personne?).

    GENES OU DOULEURS CREES PAR L’INCONSCIENT

    Certaines douleurs ou gênes sont créées pour protéger la personne de ce que l’inconscient a projeté comme zone dangereuse. Il s’agit alors, comme pour l’arrêt du tabac, d’explorer les conditions dans lesquelles ce « signal » ou cette limitation peut être modifié. Un acouphène peut, par exemple, protéger du monde extérieur, comme une barrière entre soi et les autres. Un mal au ventre peut être causé par des tensions entre parties, l’une désirant avancer, explorer, alors qu’une autre retient de toutes ses forces par peur d’un piège imaginaire. Une oppression respiratoire peut venir d’une impression que l’énergie des autres entre en soi, sans filtre et étouffe par un trop plein. Une boiterie peut survenir par fidélité inconsciente à un parent qui se traine et qui a du mal à voir son enfant devenu adulte gambader … Le corps répond paradoxalement aux besoins inconscients de prendre soin en limitant les mouvements, en barricadant, en luttant…

    Grâce à la communication entre les parties, il est possible de comprendre profondément comment ce système fonctionne et de trouver d’autres solutions que le symptôme physique, solutions qui rassurent et qui libèrent. Ce que le symptôme cherche à faire est entendu et transformé, dans le respect de toutes les parties de la personne. Cela se fait éventuellement par étapes. L’essentiel est d’ouvrir un espace de rencontre et de transformation entre tout ce que l’on est, jusqu’à trouver un fonctionnement qui favorise la libération de ce ce symptome et par conséquent la liberté de mouvement.

    Parfois, en posant la question des besoins, une tâche à accomplir hors séance apparait à la personne, qui visualise un endroit qu’il serait bon pour elle de retrouver ou une action à effectuer d’ici la prochaine séance, comme rendre visite à une personne, se débarrasser d’un objet lourd symboliquement, s’occuper d’un endroit négligé, retrouver une activité libératoire perdue, comme le chant…

    L’état hypnotique ouvre des voies nouvelles. Le symptôme n’a plus de raison d’être et disparait de lui-même au fur et à mesure que l’aménagement intérieur évolue vers sa justesse.

    GENES OU DOULEURS PHYSIOLOGIQUES SOIGNEES PAR LA MEDECINE POUR LESQUELLES L’HYPNOSE EST UN OUTIL DE CONFORT

    Pour d’autres symptômes, il s’agit davantage de trouver des moyens de gérer la douleur dont la médecine s’occupe de la cause. Le témoignage de S., ci-dessous, montre comment l’autohypnose, avec des ancrages posés en séance, lui permet de vivre des examens en hôpital de façon bien plus confortable. Ici, l’hypnose ne soigne pas la colonne, mais permet de supporter les soins médicaux.

    HYPERSENSIBILITE POSITIVE

    Notons également qu’en accompagnant quelqu’un qui ne présente pas de symptôme, il est possible par l’hypnose d’obtenir une hypersensibilité positive (intéressante sexuellement!), un acouphène temporaire (utile pour le focus dans des tâches où la concentration est diffuse) et autre modification sensorielle (synesthésie…)

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue

    © Marie Lisel

    Photographie: « Bois de renne sauvage, Norvège » © Vincent Munier

    Extrait de retour de séance de S.

    Je souffre de douleurs chroniques neurologiques et musculosquelettiques et je suis suivie par des médecins.
    Ma première expérience (une séance) avec Marie Lisel avait pour but de gérer une exacerbation de la douleur chronique dans le bas de mon dos, aggravée par un très long trajet en voiture.
    Après discussion sur les images de l’anesthésie, j’ai opté pour une isolation de la zone, pour rendre impossible la transmission des signaux douloureux au cerveau. Pour effectuer cela, je fus invitée à visualiser la zone concernée, puis à choisir comment couper les moyens de communication entre cette zone et le reste du corps.
    Une fois le mécanisme ancré, il me fut alors possible de réactiver cette isolation à la demande. J’ai alors pu diminuer mes douleurs, dans les zones où elles devenaient insupportables, pour continuer à fonctionner.
    Notre travail le plus récent (deux séances) m’a préparée à un traitement hospitalier sur la colonne vertébrale, que j’anticipais comme très douloureux et difficile, mais dont j’espérais un résultat positif à terme.
    Il s’agit d’un traitement par radiofréquence pulsée non-lésionnelle et d’une infiltration facettaire lombaire classique.
    J’avais continué à travailler sur le premier exercice, mais je cherchais un moyen d’obtenir des résultats plus radicaux, vu la douleur extrêmement lancinante de l’opération (qui se déroule sans anesthésie).
    Pour cela, nous avons choisi de faire appel à mon inconscient, en lui laissant toute latitude pour aller chercher dans tous mes domaines expérientiels (mémoire, imaginaire, créations métaphoriques, liens avec des personnes qui m’ont aidée…) ce qui aiderait mon corps à maintenir la douleur de l’intervention à un niveau acceptable et gérable. J’ai pu prendre conscience des moments où l’inconscient s’acquittait de sa tâche, car ils se traduisaient par de légers mouvements involontaires des doigts de ma main gauche. Ca a duré un bon moment.
    Puis j’ai dialogué et négocié directement avec mon corps.
    Nous avons ensuite autorisé ma partie consciente à se dissocier le plus possible de la situation, pendant l’opération, en se réfugiant dans un galet que je serrais dans ma main droite (je me suis exercée pendant et après la séance, jusqu’à y arriver facilement), tout en demandant à ma vigie de veiller continuellement et de venir me prévenir de suite, dans le galet, si un signal d’alarme (mauvais positionnement de l’aiguille dans la colonne…) lui parvenait.
    L’intervention fut beaucoup plus supportables que celles que j’avais subies auparavant, bien que de nature similaire.
    Après, j’ai pu aussi gérer la douleur post-opératoire, en continuant à m’adresser à mon corps et en l’encourageant à noyer l’expression des symptômes les plus intenses (douleur lancinante très localisée et sensation de brûlure interne plus généralisée) dans une sensation moins douloureuse (simple chaleur intense). Et je me suis endormie.
     

     

     

  • Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    L’ACOUPHENE

    En tant que créatrice sonore, je fréquente un grand nombre de personnes sujettes à des acouphènes, temporaires ou permanents. J’en ai moi-même de temps en temps, en sortant de concerts noise ou d’une longue session de travail au casque.  C’est pourquoi je me suis particulièrement penchée sur ce sujet.

    L’acouphène est une sensation auditive non liée à un son généré par une vibration d’origine extérieure à l’organisme et inaudible par l’entourage. Pour la personne acouphénique, le bruit est réel, envahissant, oppressant…

    Pour commencer, il est nécessaire de diagnostiquer médicalement la cause de l’acouphène, chez un médecin spécialiste. Parfois, l’acouphène est un problème physique, le symptome d’une blessure de l’oreille. Le plus souvent, l’acouphène est une manifestation psychosomatique. Pour le psychisme, c’est une façon d’exprimer une souffrance ou de se protéger.

    GERER L’ACOUPHENE PAR L’HYPNOSE

    Il y a différentes méthodes pour gérer l’acouphène avec l’hypnose: travailler sur ce message de souffrance (avec son terrain d’enracinement et son utilité consciente ou inconsciente), sur la boucle de l’acouphène, sur la dissociation au son de l’acouphène… selon chaque cas (acouphène d’origine physiologique ou psychosomatique, fonctionnement de la personne…).

    Cela rejoint cet article du blog : L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Au-delà du soulagement en séance, il faut noter que la personne devient peu à peu autonome dans la gestion de ses acouphènes et peut influer seule sur eux, en choisissant quand et comment le faire.

    Parfois, il s’agit aussi de ne pas le faire, car certaines personnes préfèrent finalement conserver leur symptome. J’ai eu un cas comme cela, avec un acouphène qui protégeait le sujet du monde extérieur et qui est devenu un allié plutôt qu’un envahisseur, une fois le processus mis à jour. La personne ne désirait pas travailler sur sa phobie sociale. Elle était ravie de se retrouver avec un bouclier modulable. Nous avons donc joué à l’utiliser, le transformer. Libre à elle de revenir quand elle le désirera pour un autre objectif. C’est la personne qui décide ce qu’elle fait de son symptome, pas moi.

    JOUER AVEC L’ACOUPHENE

    Il est donc possible de créer un acouphène, de monter ou de descendre sa hauteur, de le changer d’oreille… et le son semble toujours bien réel.

    Je m’en sers personnellement pour dédramatiser mes acouphènes en les rendant ludiques, pour créer un test concret dans mes séances expérimentales d’auto-hypnose (en me servant de l’acouphène comme levier) et de ligne de focus pour la méditation lorsqu’il y a trop de bruit ambiant.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    LIENS

    Ecoutez le merveilleux acouphène de Sylvain Chauveau

    Cover of Lykke Li’s « I Follow Rivers » by Sylvain Chauveau
    From album « Post-Everything », out on Brocoli on 25.08.2017 (LP, CD, DL)
    Order here: http://www.brocoli.org/release/sylvai
    Sylvain Ch: vocals, programming
    Myriam Pruvot: backing vocals
    Geoffroy Montel: mixing
    www.sylvainchauveau.com
    www.brocoli.org
    https://www.youtube.com/watch?v=zLCccIvjmWg

    Voici quelques liens parmi d’autres, sur le soulagement des acouphènes par l’hypnose:

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/87-l-hypnose-une-therapie-positive-pour-l-acouphene

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/65-hypnose-et-acouphenes-mme-le-dr-ravo-teyssier

    http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140324.OBS1005/acouphenes-l-hypnose-contre-les-bruits-psychosomatiques.html

    http://acouphenesquebec.org/lhypnotherapie-quen-attendre-contre-lacouphene-et-lhyperacousie/

    http://acouphenes.ca/therapies-acouphenes/hypnose/hypnose-et-acouphenes.html

    http://www.blog-des-acoupheniens.fr/article-l-autohypnose-agit-en-douceur-sur-vos-acouphenes-122594366.html

    http://www.inctb.net/les-acouphenes.pdf

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

  • Gérer l’épuisement par l’hypnose

    Gérer l’épuisement par l’hypnose

    GERER l’EPUISEMENT

    D’autres articles envisageront l’amélioration du syndrome de fatigue chronique, du burn out, des insomnies et autres problèmes de fatigue. Celui-ci aborde un autre changement (même s’il y a évidement des point communs).

    L’hypnose permet d’apprendre à gérer un épuisement ponctuel répétitif, qui peut se traduire par des phases d’activités positives alternant avec des phases d’épuisement : système immunitaire attaqué, fatigue, larmes, découragement, difficultés à se concentrer, ruminations, versatilité, mal de crâne…

    AMELIORER LE SOMMEIL

    L’hypnose permet d’améliorer le sommeil: l’endormissement, le temps de sommeil (et donc les insomnies), la qualité de sommeil…

    Quelques liens sur le sommeil:

    Il est également possible, en apprenant une autohypnose, de faciliter la transition, pour passer du mouvement extérieur au calme intérieur et de se ressourcer par une sieste hypnotique.

    FAIRE SWITCHER LE CERVEAU

    Se reposer, c’est aussi mettre au repos des fonctions qui ont besoin de l’être, en dormant, mais aussi en reposant l’intellect ou le corps ou l’espace émotionnel tour à tour… L’hypnose (hétérohypnose) permet  d’apprendre à faire switcher le cerveau volontairement : se laisser aller à une tâche sportive en mettant l’intellect au repos, d’être totalement dans le rapport amical ou sensuel ressourçant plutôt qu’en glissant sans cesse dans l’écriture mentale d’un dossier, se concentrer sur une tâche précise qui occupe l’esprit et empêche l’hyperactivité (yoga, dentelle, cuisine, bouturage, écoute des oiseaux, sport de précision…).

    ECONOMISER SON ENERGIE

    L’hypnose permet aussi d’économiser son énergie: en apprenant à profiter des courants pour se laisser porter, à ne pas s’obstiner à avancer à contrecourant, à éviter les pompeurs inutiles (surcharge d’activités, entourage lourd…), en amoindrissant les angoisses et autres débordements émotionnels inutiles qui dispersent et gaspillent… D’autant plus que c’est un cercle vicieux : plus je suis fatigué et plus je suis sujet aux émotions négatives et ouverts aux suggestions extérieures (je me laisse alors « entrainer » par ce que les autres attendent de moi, plutôt que de décider de ce qui est juste pour moi).

    RECHARGER SES BATTERIES A TEMPS

    Il est nécessaire d’adapter les entrées et sorties d’énergie pour permettre au « réservoir » de fonctionner autrement que sans cesse sur la réserve, en allant jusqu’au bout de ses forces. Notre système est semblable à une bulle d’énergie, gonflée après le repos et dégonflée après l’effort. Trop de pression dans la bulle peut occasionner des déchirures et des fuites. Trop peu donne l’impression désagréable de se trainer. Pour être en forme (gérer des tâches complexes, sans générer des angoisses qui fatiguent, avec entrain et souplesse), sans alterner activité et épuisement, la recharge doit être suffisante et réalisée bien avant de passer sur la réserve du « capital énergie ».

    Un changement par l’hypnose peut être positif rien que dans la capacité de « lire le tableau de bord » et de réagir aux signes qui s’y inscrivent, car ignorer les voyants (il ne s’agit pas seulement de la jauge du « carburant », mais aussi des alertes diverses de fonctionnement), c’est risquer la panne ou l’accident.

    L’HYPNOSE CONJUGUE DIFFERENTS PROCESSUS

    Pour gérer un épuisement ponctuel répétitif, l’hypnose conjugue différents processus: optimiser le repos (séances de « recharge », meilleure qualité de sommeil), éliminer les gaspillages d’énergie (stress, peur de ne pas y arriver, rage d’être trop fatigué, difficulté à dire non…), éclaircir les intentions que l’on désire privilégier et celles que l’on rejette, utiliser les éléments sans s’y opposer (recevoir l’air et le canaliser, en faire une direction, même s’il arrive presque de face, on glisse rapidement par frottement, comme pour la navigation sur un voilier), choisir l’état dans lequel je désire être (se reposer vraiment, sans ruminer ou au contraire focaliser totalement sur une tâche de façon optimale), reprogrammer la prise en compte des signaux de façon à se ressourcer à temps

    Il ne s’agit pas seulement de développer la sensibilité mais aussi l’autonomie (décider, organiser, exécuter). Plus la machine/le cheval/le psychisme est performant(e) plus la maitrise de son fonctionnement est primordial pour éviter l’embardée ou l’épuisement et pour atteindre des objectifs élevés.

    APPRENDRE LES REGLES DU JEU POUR ALLER PLUS VITE ET PLUS LOIN

    Grâce à l’hypnose, mon « copilote » se met à mon service, de la manière dont je l’ai décidé, et fait en sorte de construire des comportements adaptés, de construire des changements qui aillent dans le sens de me rapprocher de ce que je veux et de l’éloigner de ce que je ne veux plus. Il me protège, en captant les signaux, en m’aidant à m’organiser en rapport avec ma fatigue, même si j’ai l’impression d’avoir de l’énergie car boosté par un projet ou une rencontre. Le conscient peut alors cesser d’être vigilant et se concentrer sur ce qu’il a à faire, puis récupérer de différentes manières, avec plaisir, sans culpabiliser ni tergiverser, lorsque le besoin se fait sentir, avant de relancer l’intention, enthousiaste et plein d’énergie.

    Comme l’a dit Einstein: « Apprenez les règles du jeu pour vous en servir pour aller plus vite et plus loin. »

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel