Catégorie : Intuition et connexion

  • Explorer la synesthésie par l’hypnose?

    Explorer la synesthésie par l’hypnose?

    SYNESTHESIE

    La synesthésie est l’aptitude à associer spontanément et involontairement des sens de nature différente, comme par exemple «voir la musique», «goûter la rugosité d’une surface» ou «voir les chiffres en couleurs». Vécues à l’âge adulte seulement par certains, les correspondances sensorielles seraient pourtant présentes chez tout le monde dès la naissance. Cette définition vient du projet de Vincent Mignerot, Synesthéorie, qui rassemble les articles et liens sur la synesthésie.

    Quelques autres sites:

    cerveau-humain
    Représentation de neuro-imagerie

     

    L’art et la synesthésie

    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    Baudelaire (extrait de Correspondances, in Les Fleurs du Mal, 1857) est souvent cité pour illustrer la synesthésie.

    De nombreux autre artistes sont connus pour cette capacité à traduire les sons en couleurs ou les couleurs en sons, par exemple. Pour explorer ces univers, Synesthéorie comporte des liens sur L’art et la synesthésie

    Il y a de nombreux articles et émissions sur ce sujet. Par exemple, la synesthésie de Paul Klee, qui entend les couleurs, a fait l’objet d’une émission sur France Culture.

     

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    Kandinsky, Composition 8, 1923

    Lady Gaga est également synesthète.

    Lady Gaga

    Autres créateurs, sur Wikipedia

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    L’hypnose et la synesthésie

    En me basant sur le potentiel plus ou moins enfoui de chacun.e – car nous avons tou.te.s été synesthète enfant, à un degré variable – , je travaille sur la synesthésie amplifiée sous hypnose.

    La synesthésie ne peut que me passionner, vu mon travail hypnose-création-art-sensorialité. Je cherche à ouvrir des passages entre les différents sens (il y en a bien plus que 5!) et l’imaginaire, à mobiliser ensemble le corps et le psychisme, pour élargir nos possibles et… créer nos vies, nos oeuvres, nos mondes!

    Je démarre par ce que je connais le mieux: le rapport sonore-kinesthésique. Pour le moment, dans mes recherches, les mouvements spontanés et/ou les sensations physiques (chaleur, picotement, vague d’énergie, excitation, expansion, compression, chatouillis…) sont reliés à des sons, soit en collaboration avec un.e musicien.ne électroacoustique ou expérimental.le, soit en relation avec les voix des participants.

    Plus tard, j’élargirai. Le temps…

    Voyez ma proposition d’atelier d’exploration « Ecoute synesthésie des sons », proposé avec Valérie Vivancos, musicienne.

    Ainsi que mon intervention dans « Acoustique de l’érotisme », création radiophonique de Franck Thoraval, à laquelle j’ai participé en tant que performeuse synesthète-kinesthésique, qui est en écoute sur le site de France Culture

    Vous pouvez aussi écouter la partie de bOa où je joue avec la synesthésie sous différentes formes.

    Work in progress!

    🙂

    Marie Lisel

  • Balade naturaliste & hypnotique, le 27 août 2017, à Martué (Gaume, Belgique)

    Balade naturaliste & hypnotique, le 27 août 2017, à Martué (Gaume, Belgique)

    Se promener dans la nature magnifique de Martué, en compagnie d’une guide nature habitant la région et d’une praticienne en hypnose, offre une occasion rare de connexion

    A la frontière de l’Ardenne et de la Gaume, la région est l’une des plus pures de Belgique au point de vue de la pollution chimique, atmosphérique, lumineuse et sonore. Je n’ose pas dire « la plus pure » par égard pour les Fagnes. A chaque visite, je suis émue par tant de présence!

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    Francine van den Abbeele, amoureuse de la Semois et de ses environ, guide nature certifiée, ornithologue… vous indique comment placer votre focus pour « voir, sentir et écouter » et répond à vos questions en éthologie et en botanique… à des moments précis, car la balade se fera en partie en silence pour privilégier la connexion.

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    Francine est formatrice pour Aves, pôle ornithologique de Natagora, qui étudie et protège l’avifaune. www.aves.be

    En tant que praticienne en hypnose – aujourd’hui parisienne en provenance des bois et des prés -, je vous accompagne dans des chemins inattendus, qui relient votre monde à la nature, tantôt par l’intuition profonde, tantôt par le voyage intérieur . Voyez mon travail dans la nature, avec les chevaux, avec les chats, dans les bois en hamac… ici.

     

    Ensemble, ouvrons-nous à l’eau, au vent, à la terre, au soleil, aux insectes, aux oiseaux, aux arbres, aux castors… et découvrons ce que cette intuition profonde nous révèle sur nous et sur notre capacité à être pleinement ici et maintenant.

    Date: dimanche 27 août

    Durée de 4 heures: accueil à 13h30, départ en balade à 14h, au revoir à 18h

    Prix pour 4h avec deux guides: entre 20 et 50 euros selon vos moyens, en pleine conscience.

    Lieu: Martué (près de Florenville)

    Inscription: écrivez-moi à l’adresse lisellesil@gmail.com en indiquant votre nom, votre numéro de téléphone et vos éventuelles questions.

    C’est l’occasion d’un weekend à la campagne: il y a différentes chambres d’hôte (de la plus simple à la plus luxueuse en bord de Semois) dans le village, voyez les possibles sur la page de la Gaumette ou du Soleil de Gaume.

    Prolongations: je vous reçois en séance individuelle à Martué (60 euros pour 1h, 75 euros 1h30, 90 euros 2h) ou en séance de groupes (prix selon la durée et le nombre de participants, thème à déterminer: rêve éveillé, trouver sa voix, rencontrer son arbre, apprentissage de l’autohypnose, faire la paix avec soi… ou autre… regardez les ateliers et partagez vos idées), entre le 23 et le 29 août… dans les bois, dans les prés ou au chaud si les éléments se déchainent. Pour prendre rendez-vous, écrivez-moi: lisellesil@gmail.com

    Septembre: rejoignez-moi en Lozère, chez Nathalie Bletterie, pour un stage de deux jours en connexion avec la nature et les chevaux.

    Je reçois également à Paris et à Bruxelles. et partout où je suis invitée à développer stages, séances et ateliers 🙂

    Bienvenue!

    © Marie Lisel

    Toutes les photos ci-dessous sont de Francine van den Abbeele (sauf une, devinez laquelle!).

     

    Quelques souvenirs de cet atelier 🙂

     

  • Les chats et l’hypnose

    Les chats et l’hypnose

    UN ARTICLE SUR LES CHATS?!

    Je sais, publier des photos de chats (en plus ici je me fais plaisir en illustrations) ce n’est pas très original… il y a pourtant bien matière à sujet: que font donc les chats dans nos mondes hypnotiques!?!

    De nombreux chats réagissent en effet fortement à l’hypnose: ils s’approchent, voire se collent au plus près du corps de l’accompagné.e, ils deviennent dingues et sautent partout dans la pièce,  ils arrivent et partent à des moments clés de séances, ils défoncent la porte pour entrer en début de séance, ils réagissent à une séance comme s’ils avaient capté ce qui se passait dans les profondeurs de la personne accompagnée, ils reçoivent un soin à travers un humain…

    Je ne suis pas particulièrement de tendance New Age… mais force m’est de constater par l’expérience qu’il y a là des phénomènes intrigants!

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    Dans Diamants sur canapé, Audrey Hepburn et son chat de gouttière

    CONNEXION ANIMALE?

    Comme je l’ai expliqué dans mon article Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger.

    L’hypnose permet l’expérience d’un autre mode de perception, qui met l’accent sur l’intuition, la lecture de la position, des mouvements, des microgestes, du ton de la voix, de la respiration, des odeurs, des vibrations, de la lueur dans le regard, du rougissement de la peau, du hérissement des poils, du tonus musculaire, de la chaleur corporelle, des tensions… L’animalité de l’humain est ainsi mise en éveil et la communication est amplifiée entre humain et animal, grâce à la transe.

    Mais il s’agit pas que de la fluidité de la connexion…

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    John Cage

    Nombre de chats viennent se coller à l’humain qui pratique l'(auto-)hypnose, comme pour entrer lui aussi dans le flux… nombre de fois, j’ai senti le chat d’une amie bien calé dans le creux de mes genoux à peine l’auto-induction terminée (quand je travaille couchée ^^).

    Compagnon de voyage? Bon vivant à l’affut d’énergies ressourçantes? Joueur? Soignant-assistant?

    J’ouvre (2017) ici un questionnement qui sera (encore) un work in progress, mis à jour régulièrement.

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    LES CHATS ONT-ILS ACCES A L’IMAGINAL

    En mars 2017, j’ai accompagné une amie en hypnose. Sa chatte est venue se positionner exactement là où elle en avait besoin, de son corps entier (elle est toute petite et angora) et du tapotement d’une patte (comme quand on joue à déplacer un objet sous un drap), pendant toute la séance.

    Quand j’ai proposé à mon amie (qui souffrait physiquement de la présence d’un corps étranger, d’un truc toxique pointu en elle, un pois(s)on…) d’appeler à l’aide à l’intérieur, elle s’est concentrée sur sa respiration, immobile et silencieuse.La chatte est alors passée immédiatement de ses pieds à son bassin et a modifié sa position et son attention tout au long du rêve, où un poisson vivant avec des grandes arrêtes pointues squattait le ventre, se réfugiait dans la cuisse, était expulsé-accouché, tentait de remonter…
    Comme si la chatte suivait très précisément le trajet et le voyait.
    J’ai limité mes interventions au minimum. Elles s’en sont sorties ensemble.

    J’ai l’habitude des chats qui viennent dans la transe. Mais là, j’ai rencontré ma première assistante féline!

    Gouzmi - Photography by Audrey Baschet.
    Gouzmi, Audrey Baschet

    CONNEXION FELINE PAR AUTOHYPNOSE

    En mai 2017, dans un parc de Bruxelles, j’observe une magnifique petite chatte tricolore, absorbée dans sa chasse ,qui fuit les humains tentant de l’approcher, pour ramper vers les oiseaux en frétillant de l’échine.
    Je m’arrête à quelques mètres, à côté d’un buisson, et me mets à ronronner en me connectant à l’environnement.
    Quelques minutes plus tard, la demoiselle chasse de plus en plus près, jusqu’à venir se poster entre mes pieds, toujours fixée sur les branches où elle entend/imagine ses proies, comme si elle ne me voyait pas. Je continue à ronronner sans bouger.
    Elle fonce dans un arbre (moi je ne vois pas d’oiseau), attaque l’air, s’arrête, puis s’engage tranquillement sur une branche qui vient vers moi, à hauteur de visage, me regarde pour la première fois et me lance un rrraouw? La conversation s’engage donc.
    Ensuite, nous jouons (à chats). Puis elle repart en chasse.  

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    LES CHATS RECEPTIFS A L’HYPNOSE?

    En avril 2017, j’ai donné une séance par skype à une amie. Elle est inquiète car sa chatte âgée, avec laquelle elle a une relation très forte, ne mange plus et est sous antibiotiques.

    Une fois le travail intégré (mon amie toujours en transe), je demande aux parties profondes de partager les ressources disponibles avec la chatte, qui est couchée sur ses genoux. Un temps passe puis… la chatte s’en va.

    Mon amie se réveille, prend le temps de s’étendre puis tourne l’ordinateur pour me montrer la scène: la chatte mange de bon appétit!

    Sourire général…

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    COMMUNICATION FELINE SOUS HYPNOSE

    En novembre 2017, je passe chez une amie. L’un de ses chats semble déprimé ou malade (depuis quelques temps: pas de signe physique, mais une lassitude dans le regard, comme éteint, et l’attitude qui manque d’entrain, de joie, d’énergie).Mon amie et moi avons l’habitude des séances d’exploration rapides et je m’entends bien avec ce chat.

    Nous prenons un petit moment pour savoir ce qu’il se passe chez ce matou.Mon amie met une main sur son chat, concentre son attention sur lui et ferme les yeux. Après une phase de connexion et de test, je commence à poser des questions, que les parties profondes de mon amie (sous hypnose) transmettent sous la forme d’images, sons, sensations… bref, en langage de chat. En même temps, elle accueille en elle les réponses également sous la forme d’images, sons, odeurs, sensations et elle me les décrit.Où est le problème? > une lourdeur s’installe dans la partie droite de la tête, au niveau de l’oreille. Il y a aussi des couleurs. Nous explorons cette lourdeur en sous-modalités.

    Ce problème est-il physique ou psychique? > la lourdeur disparait instantanément de la tête, comme évanouie, alors que les couleurs restent (nous en concluons que ce n’est pas physique).

    De quoi le chat a-t-il besoin pour aller mieux, retrouver sa forme? > …de pâtée!!!Nous éclatons de rire. La pâtée est rare, réservée aux grandes occasions (comme le retour d’un voyage). Et c’est l’image-odeur qu’il envoie quand elle s’inquiète pour lui. Coquin!

    Le chat se blottit contre elle comme un chaton mignon et prend visiblement du bon temps.Ok, prendre le temps des câlins et donner de la pâtée… finalement, c’est plutôt simple la santé d’un chat!

    Après cette séance express, il n’avait plus le même air. Ca allait visiblement déjà beaucoup mieux. Miaw!

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    Un rêve

    Un rêve qui ressemble comme deux moustaches à une séance d’autohypnose dans laquelle les ressources se présentent naturellement, avec une régression par apparition des parties, et s’intègrent profondément toutes seules!

    Dans une période noire de ma vie (maladie de mon père, entre autres), j’ai fait un rêve  des plus ressourçants, à la limite du lucide (je savais que je rêvais mais je n’agissais pas sur mon rêve, pas plus que dans le réel).J’étais devant un muret (face au petit côté, le muret va de moi à une façade, avec petit un tunnel) et j’attendais. Tou.te.s les chat.te.s de ma vie sont venu.e.s me rendre visite, l’un après l’autre, chacun.e avec ses façons d’être caractéristiques… J’ai beaucoup pleuré de bonheur de retrouver l’un puis l’une puis l’autre… les quelques (très) ancien.ne.s et les deux matous vivants, que je côtoie de temps en temps avec grand plaisir chez des amis, l’un à Bruxelles et l’autre à Paris. Douces et joyeuses retrouvailles. Magnifique.

    J’attendais à la fin que la dernière, la plus attendue, vienne. Ma chatte adorée, d’il y a une vingtaine d’années. Elle n’arrivait pas. Le muret était devenu silencieux. Etait-ce vraiment la fin??? Alors j’ai appelé: Poule! Poule? Pouuuulllleee!!!!

    Et elle est venue, avec son strabisme, son petit corps tout rond, ses minis pas pressés avec les cris aigus qu’elle poussait quand je  rentrais de ma journée, sur le muret du jardin.

    Rarement des câlins m’auront fait autant de bien. Vive les rêves félins!

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    Herbert Tobias / Photograph by Peter Fuerst; @ 2014 Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

    VIDEOS, LIVRES, ARTICLES (je n’ai pas encore fouiné… à compléter)

    Jean-Yves Gauchet, auteur de « Mon chat et moi, on se soigne?! » (Editions Le Courrier du Livre) : « Ces vibrations sonores émises à de très basses fréquences, (entre 20 et 50 hertz), déclenchent des pics de sécrétions d’hormones comme l’endorphine et la sérotonine, entraînant relaxation et bonne humeur ».

    Véronique Aïache, « La Ronron thérapie », ces chats qui nous guérissent, (Editions Le Courrier du Livre). « Le ronronnement est un puissant antistress, un régulateur de la tension artérielle, un boosteur des défenses immunitaires et un soutien psychomoteur »

    Véronique Aïache: « Les substances que le chat sait détecter véhiculent des informations sur l’identité, l’état physiologique et émotionnel de l’individu qui les émet « . Le chat possède 200 millions de cellules olfactives, contre 5 millions chez l’homme. En outre, il dispose d’un organe situé dans la voute du palais, « l’organe de Jacobson », qui lui permet un décodage précis. Cet odorat surpuissant lui permet d’identifier les intentions de ceux qui lui font face, animaux ou humains, grâce aux phéromones (molécules chimiques) sécrétées.

    Véronique Aïache: « A fracture égale, le chat se rétablit trois fois plus vite que tout autre animal »

    Joël Dehasse, auteur et vétérinaire : « Les chats absorbent, sans en souffrir, les ondes négatives pour les humains »

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    L’école Candide dans le Vaucluse est la première à avoir intégré la libre circulation d’une dizaine de chats parmi ses élèves et s’en félicite

    Alison Daniels, consultante américaine en Feng Shui? : « observer son chat évoluer dans un lieu permet de repérer les espaces où la bonne énergie (qi) ne circule pas. Aussi étrange que cela paraisse, les chats auraient tendance à « nettoyer » ces endroits au « qi contrarié » et à nous inviter à les remettre en ordre ».

    Donner sa langue aux chats « Que se passe-t-il lorsque je me vois nu dans le regard d’un chat ? » Cette question, le philosophe Jacques Derrida l’a posée jadis dans un beau livre intitulé L’Animal que donc je suis

    Karlis Osis, chercheur en parapsychologie de la Société américaine de recherche psychique, a mené une expérience sur la télépathie?: un chaton, seul dans une pièce, a le choix entre deux coupelles de nourriture identiques quand, au même moment dans une pièce voisine, quelqu’un se concentre sur l’une des coupelles. Résultat?: 9 fois sur 10 le chaton s’oriente vers la coupelle à laquelle la personne pense.

    Dr Wayne O. Whitney, dans le Journal of the American Veterinary Medical Association?: «Quand un chat tombe d’une hauteur moyenne de 5 étages, il a 90 % de chance de s’en sortir vivant et de guérir».

    Entre autres articles, Le chat, un thérapeuthe au poil, dans Psychologie Magazine.

    De façon générale, la médiation animale a le vent en poupe.On ne compte plus les chats médiateurs de maisons de retraite, comme Tom, le chat qui aide les anciens combattants à s’en aller.Oscar, le chat qui veille les mourants.

    Le Dr David Dosa, gériatre qui a fait ses rondes avec Oscar, à la maison de retraite de Providence (Rhode Island), a écrit un article dans le New England Journal of Medicine qui a déclenché l’intérêt médiatique et aussi un livre sur ce compagnon qui se trompe rarement sur la mort prochaine d’un patient. 25 cas ont été avérés au cours des trois dernières années. L’hôpital a tenu à le remercier en faisant graver cette plaque, apposée dans le hall : « Un grand merci à Oscar le chat pour son aide compatissante. » (en français le livre s’appelle « Un chat medium nommé Oscar »).

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    Un documentaire sur le 6ème sens animal (dans lequel on retrouve Oscar)

    Une chatte noire nommée Perla a sauvé plusieurs fois la vie de sa maitresse atteinte d’une malformation cardiaque. Comment ? En donnant l’alerte dès que le cœur de sa jeune maitresse fait des siennes.

    Radamnez le chat soignant : « Radamenes est un vrai miraculé. Ce beau matou noir était dans un état très grave lorsqu’il est arrivé à la clinique vétérinaire du refuge pour animaux de Bydgoszcz, en Pologne. Ceux qui l’avaient apporté pensaient qu’il serait euthanasié tant il allait mal.Mais Lucyna Kuziel–Zawalich, l’une des vétérinaires travaillant avec le refuge, a eu un véritable coup de coeur pour ce chat et s’est refusé à l’endormir. Avec son équipe, elle a tout mis en oeuvre pour le garder en vie, rapporte TVN24. Pendant des semaines, le chat a été isolé en raison des parasites dont il était infesté.Mais aujourd’hui, le félin va bien, et après été soigné et choyé, c’est à son tour de s’occuper des autres. Radamenes semble s’être confié pour mission de soutenir les autres animaux de la clinique durant leur convalescence, surtout ceux ayant subi de lourdes interventions. »

    TEMOIGNAGES

    Ces témoignages sont des commentaires FB de mes collègues hypnos et autres proches de l’hypnose, suite à mes posts sur des groupe (rassemblant plus de 5000 personnes). Si certains préfèrent être cités (j’ai enlevé les noms par discrétion) ou que je supprime leur commentaire dans ces témoignages, écrivez-moi sur lisellesil@gmail.com et je modifie de suite.

    Si vous avez d’autres témoignages sur les chats et la transformation de la subjectivité, les chats et l’hypnose, les chats et le soin… envoyez… j’ajouterai vos histoires à mon article.


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    Ce matin je reçois une cliente, mon cabinet est chez moi mais on y rentre par une porte indépendante, je fais toujours attention à ce que mon chien et mon chat soient fermés dans le salon à l autre bout… pourtant ce matin pour la première fois ma cliente à fini avec le chat couché sur elle et le chien qui a peur de tous le monde assis à côté d elle ,le museau posé sur elle …je sais qu elle aime beaucoup les animaux elle en possède plusieurs …mais c est pas la seule cliente ..ils sont arrivés quand elle était en transe en plein travail et submergée d émotion… a son retour elle était étonnée de voir le chien qu elle avait pas entendu du tout entrer , (pourtant il fait 40 kilos et des claquettes à chaque pas ) elle se souvenait avoir ressenti une forte chaleur agréable qui se diffusait profondément en elle …c est pas faux ! 2 kg300 de fourrure vivante de chat … et vous , des anecdotes dans ce genre ? ..hasard ou instinct animal … à voir si ils recommencent à l avenir

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    Je connais une ostéopathe qui parle d un chat qu’elle a eu en terme de guérisseuse. Elle assistait à certaine séances comme si elle y participait. Elle en parle comme d’une assistante aussi.

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    Ma chatte participe souvent à mes séances de Reiki, Elle sait toujours exactement où se positionner, et à quel moment changer d endroit … C est magique !

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    Lors de séances, mon chat vient miauler à la fenêtre du cabinet. Alors que d’habitude il est toujours de l’autre côté de la maison. Il vient particulièrement lorsque la personne est en souffrance….

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    La mienne aime se pointer en séances à certains moments. Mais parfois c est plus pour réclamer de jouer avec moi… avant je la faisais participer à certaines séances. Ça dédramatise les choses.

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    Pour moi le mien aime dire à sa manière qu’il y a pire pendant dans la vie et que la vie est belle bien plus belle ! Quand je fais de l’auto-hypnose il adore venir à mes pieds et être en transe.

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    Il y a très longtemps, j’ai littéralement échoué chez un ami – coup dur émotionnel sur fond de délabrement physique. Il m’a fait allonger sur un lit, et le temps qu’il aille me chercher un verre d’eau ou un truc dans le genre, il a demandé à sa chatte de veiller sur moi. Ladite chatte s’est posée sur moi jusqu’à ce qu’il revienne. Pas étonnant que lorsqu’elle a eu des petits, deux d’entre eux sont venus vivre avec moi. Un lien très fort s’est créé dès le départ, mais tout de suite, ce lien est devenu encore plus intense entre la femelle et moi – physiquement, elle est presque la copie carbone de sa mère. Cela fait maintenant  longtemps que nous nous soignons mutuellement. Non seulement elle propose spontanément ses services, mais lorsque j’ai commencé à explorer différents types d’états modifiés de conscience, j’ai remarqué qu’elle apparaissait près de moi pile poil au moment où je « décollais », quel que soit l’endroit où elle se trouvait avant (maison de 3 étages, quand même…), et repartait discrètement lorsque je « revenais ». Donc pour moi, oui, elle a accès à l’imaginal, aucun doute. Dans ce dernier cas, elle ne venait pas particulièrement pour m’aider, mais pour « monter dans le même wagon » et profiter du véhicule disponible à travers moi, pour ainsi dire.

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    Andréanne Lupien
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    Heu j’ai tous les chats du quartier qui viennent devant la porte vitrée du cabinet, essayant de rentrer, et toujours quand j’ai un consultant qui est en transe. Je commence à me poser des questions

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    La petite chatte de là où j’habitais à Barcelone, Nina, a eu bien souvent le bon geste au bon moment, la patte sur le coeur quand il y avait besoin, littéralement, et même a brisé un objet derrière lequel était enfermé un secret découvert grâce à elle.

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    Je vivais chez des amis pendant une période et un soir pendant une séance d’autohypnose où j’ai libéré quelque chose de très important, la chatte qui d’habitude très hostile au genre humain mais avec qui j’avais pu tisser un tout petit lien de confiance, est venue se placer sur mon ventre au début du processus et est repartie dès que terminé. Ça a été la seule fois où elle est venue s’installer sur moi.

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    J‘ai eu une anecdote assez troublante également alors que j’accompagnais une amie en hypnose chez moi. Cette amie était au plus mal en arrivant, une transe intense, la visualisation de douceur, de légèreté à un moment.. je ne me souviens plus des détails… mais je me rappelle de la réaction de ma chatte (alors âgée de 16 ans, aujourd’hui décédée) qui s’est alors précipitée et lovée sur ses genoux… mon amie a continué sa transe avec la main (en lévitation) dans les poils du chat… un très joli moment. Mon amie m’a ensuite toujours dit qu’elle avait eu la sensation d’avoir eu une séance réalisée par moi et ma regrettée compagne qui s’appelait Plume

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    Le cheval est le miroir de l’homme. Si tu es joyeux, le cheval aussi. Si tu es en doute l’animal aussi. C’est ce qui fait la différence dans les concours hippiques… Le chat va lui, sur les différents points pour absorber les mauvaises énergies. C’est une grand nettoyeur…

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    Mon chat adorait venir contre moi quand je l ai eue et que je faisais de l’autohypnose. Elle était exceptionnellement très calme d ailleurs. Le catsitter qui me l a gardé quelques jours en août est hypno lui aussi et profite des moments où Il vient pour faire de l’autohypnose. Elle vient le voir à ce moment là. Se rapproche de lui car sinon très craintive et donc il lui faut bcp de temps pour arrêter de faire sa sauvage. Bon pour l imaginal je ne sais pas. Mais la méditation et l’autohypnose et autres décalages du point d assemblage de la conscience sont comme des aimants pour elle.
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    Etant môme, j’ai observé à maintes reprises (ma frangine en a eu plusieurs successivement) des chats cracher violemment dans une pièce, alors que depuis mon point de regard, il n’y avait rien, et que le chat était absolument seul dans la pièce. Je me suis appliqué depuis à retenir que les animaux, pourvus d’une système perceptif différent et d’une structuration de leur conscience différente de la nôtre, percevaient des choses que l’on ne percevait pas. Et que peut-être cela pouvait aussi arriver à des humains. Sauf que chez les humains, on s’empresse d’appeler ça « hallucinations ». Drôle de présupposé que tout le monde perçoit tout pareil, mais bon.
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    Ici aussi, les chats débarquent pendant les séances lorsque la personne est en transe. Un seul à la fois. Même la femelle qui est plutôt farouche. Souvent, elle se met sous le fauteuil du client, parfois elle se lève pendant le travail, met ses pattes sur le côté du fauteuil pour regarder la personne, puis retourne dessous quand la personne est bien. D’autres fois, elle s’installe sur le tabouret en face et regarde la personne pendant toute la séance en ronronnant. C’est rarement à la première séance.
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    J’ai un collègue, il a 4 chats dont un spécialiste des dépressifs. Lorsqu’il rentre dans la pièce et se met sur les genoux du client, même s’il ne l’a pas encore dit, tu peux être sûre qu’il vient pour une dépression.
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    Déjà constaté. Au début de ma pratique le comportement du chat semblait corréler au type de transe qu’ allait vivre la personne. Si la transe se développait plus facilement du côté mouvement, transe partielle, phenomene de légèreté ideomoteur, hyperesthesie: alors la bestiole était toute folle et excitée. Si elle s endormait comme une masse on était plutôt dans du fermez les yeux et … profondément… profond… transe avec plus de relâchement et de lourdeur.
    *
    Lors d’une séance à domicile, le chat s’est posé devant sa maîtresse sur le canapé, assis bien droit, comme la Bastet d’Egypte, me fixant d’un air sérieux de ses grands yeux jaunes pendant un grand moment puis a détalé tout d’un coup ! 
    *
    Mon chat m accompagne parfois dans les séances. ..il coince la main de la personne entre ses deux pattes et la carresse jusqu’à ce que elle se sente mieux…au départ j ai cru au hasard et après. ..J étais subjugué par cette sorte de danse …et surtout de voir le visage de la personne se detendre jusqu’au sourire…
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    Mes deux chats ont le chic de vouloir rentrer lorsque j’ai une séance d’hyonose avec une cliente. La plus jeune et moins caline très indépendante monte sur mes clientes qui parfois ressentent un poids évidemment sur l’estomac mais pas gênant plutôt reconfortant. J’ai beau fermer la portes, ils miaulent, grattent la porte et sont impossibles alors je demande à la cliente s’ils peuvent entrer. Ils montent sur moi, la cliente alors qu’ils sont habituellement librent ds leur environnement sans forcément nous câliner sauf le plus âgé et plus sage….. J’ai remarqué des réactions face à l’hypnose mais je pensais que cela venait de moi et que je faisais une fixation. Merci pour cet article, cela me rassure, je ne divague pas….. Mais j’avais déjà lu, les chats en maison de retraite et le pouvoir des animaux en général
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    Moi les miens comme par hasard surtout le mâle Doubha vient souvent sur mon plexus solaire et patoune quand je suis stressée ou quand j’ai des insomnies… Il devait être hypno et à chaque fois c’est à ce niveau que je suis fragile.La semaine dernière, je n’ai vu qu’une de mes chatte s’était cachée dans un meuble de ma salle de pratique (sophrologie). Et au milieu de la séance, alors que ma cliente était en pleine visualisation, cette coquine de minette est entrée et, n’en croyant pas mes yeux je l’ai laissée faire. Elle en a profiter pour sauter sur la dame et se coucher sur ses jambes, tranquille! Heureusement que cette dame aime bien les animaux …
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    Notre chatte savait avant nous que ma femme était enceinte… et elle vient dormir à certains endroits la nuit, je me demande toujours si c’est le « hasard ».

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    Mon chat saute sur les genoux de certains client juste un peu avant qu’ils entrent en transe. Je n’ai pas osé le laisser s’installer à ce jour. Sans doute prend il son rôle très au sérieux, parce que je dis à chaque nouveau client « je vous présente Gino mon assistant, il va assister à la séance … » ça m’amuse de voir les réactions des gens ..

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    Pareil il a pour habitude d’être sur les genoux en séance. Par contre je le laisse faire ce qu’il veut il est cher lui. Après pour les lévitations etc.. il a l’habitude avec moi donc pas de prob. Mais je dois dire que cela fait un petit moment que je n’utilise plus de lévitation mais prend les signaling déjà apparent de la personne. Ensuite comme je connais mon monstre et connais ses tendances, j’anticipe et l’intègre dans la séance. 

    Par contre chaque fois que j’ai voulu tester la respiration holotropique au moment où ma respiration commence par être dans un rythme automatique mon chat vient comme pour me stopper

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    Il n y a pas longtemps,j’ai reçu une personne suite à un burn out. Tres agitée et en colère contre son ex employeur , elle ne lâchait pas du tout prise pour laisser la transe s installer. A un moment, m’est venue l’idée d’évoquer la présence d un chat imaginaire. Sur mes suggestions, elle s’est mise à le caresser sur ses genoux. Et alors transe immédiate. A présent, la personne cherche à adopter un chat ……en attendant d’adopter le bébé.

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    La femelle de mes 4 chats, a une perception très fine de plein de trucs…. elle est étonnante. A chaque fois que qqun est malade, tu peux être tranquille qu’elle va se coller à lui/elle direct tout le temps de sa maladie, puis après elle s’en va faire ses trucs habituels.

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    Ma chienne (ca compte?) est tres receptive a l « hypnose ». Quand il y a transe en cours, elle se pose au plus près, ds un calme olympien. A tel point qu une fois, ds une séance alliant toucher sur des points accus canins (oui, semblerait ca existe) et transe, elle a littéralement dégouline du canapé au sol, tel un carambar fondu en plein soleil, sans émerger pour autant, langue pendante. (1h45mn qd meme)?Avant cette séance, suite à un accident avec moult blessures et la peur en decoulant, elle était devenue « agressive » (a en porter une muselière pdt 1 mois) depuis,elle est redevenue un bisounours. Et en perception qd j ai fait un AVC elle s est mise à s agiter, et a été chercher en aboyant mon compagnon 5mn avant je m aperçoive qu un truc n allait pas.

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    Un chat est venu sur mes genoux pendant une séance imaginal, j’avais du mal à terminer un rêve éveillé en cours (une version de moi enfant joueuse ne voulait pas revenir à l’intérieur de moi). Dès que le chat est venu sur moi, la petite a été ok pour rentrer, le chat était très très câlin (hors transe il n’a jamais daigné poser un oeil sur moi..), au sortir du rêve c’était assez drôle, le chat allongé/affalé sur moi, la tête posé dans ma main et complètement stone.

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    mon chat vient toujours se coucher contre moi lorsque je fais de l’auto-hypnose ou de la méditation et qu’il est dans la même pièce… Je me posais justement la question de savoir s’il percevait quelque chose de différent (sérénité, « énergie positive », etc.)…*

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    quand je fais de l’auto hypnose en mode signalling, il arrive très fréquemment qu’une de mes chattes se décide à venir me coller et se frotter à ma main ^^

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    Dernièrement chez une cliente, le comportement de son chat fut déroutant selon elle, il avait une attitude inhabituelle, il voulait s’incruster entre « un étranger » (moi) et sa maîtresse avec insistance et volupté!

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    J’ai un chat qui a le comportement que vous décrivez. Il entre avec certaines personnes, s’en va en fin de séance, bouge sur les moments importants. Il a même leché avec sa langue râpeuse une personne avec laquelle j’ai réalisé qu’elle voulait juste prouver que l’hypnose ne peut pas marcher sur lui..

    179mm x 130mm (whole)169mm x 122mm (image)
    Claude Cahun

    Mon chat qui passe son temps à vagabonder en extérieur surgit systématiquement lors de mes séances. Si je ne lui ouvre pas la porte il se met sur ses pattes arrières et gratte la porte jusqu’à ce que je lui ouvre…une fois à l intérieur il tourne autour de mon client et finit par se coucher à ses pieds… Étonnant 😉

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    Je pense qu’il est indéniable qu’il se passe réellement quelque chose, que ce soit l’hypnose ou la méditation, cela a bel et bien un effet sur eux. Alors la principale question que je me posent est surtout : « viennent-ils chercher quelque chose ou partager quelque chose ? »… ?

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    Je ne fais pas d auto hypnose et débute à peine la méditation pleine conscience depuis quelques soirs, et systématiquement lorsque je prends les écouteurs de mon téléphone pour me laisser guider par la vidéo YouTube que j ai choisie, mon sacré de Birmanie vient sur moi alors qu’il à déjà eu sa dose de câlins avant. Idem pour mon siamois, il vient se caler près de moi … je n ai pas réalisé avant de vous lire ?

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    Mes chats adorent l hypnose…2 maincoons……ils viennent près de moi…saitent sur moi en pleine séance voir sir vlients qui disent en retour j ai senti un poids sur l estomac effectivement la plus jeune fait 7kg. ……d habitude très calmes ils grattent la porte et font du bruit pour rentrer ds la piece…..
    Addict a l hypnose

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    Même comportement d’un de mes chats. Insistant derrière la porte. Pas toujours cependant. Ça dépend vraiment de l’intensité des émotions, des vibrations, etc … 
    ils sont réceptifs au négatif qu’ils absorbent (vont se coucher sur sac de sauge ensuite) ??

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    Quand je m’entraînais sur mon amie, c’est son chat qui était trans-porté…

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    Une voisine voulait que mon chat reste avec nous, au moment où elle est partie en hypnose mon chat lui a croqué le doigt de pied. Du coup sortie de transe direct et énorme éclat de rire. Le chat a fini dans le jardin pour finir la séance…

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    Mon chien aussi, en séance à la maison il est hyper calme, alors que c’est un grand bavard d’habitude. Il vient s’asseoir à mes pieds, soupire ou grogne exactement au bon moment ?
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    Régulièrement Oui, les chats interviennent pendant les seances de mes clients en visio. La même chose est arrivée une fois avec deux chiens aussi.
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    J ai perçu la même chose chez une mouche qui est resté près d une semaine dans mon cabinet. Dès que l hypnose commençait elle se posait près du client. J ai remarqué aussi qu elle se frottait les pattes et les ailes aux moments clés de la séance. C était incroyable ! Les animaux sont d une intelligence phénoménale… ou alors c est nous qui sommes parfois assez crédule pour projeter sur eux nos attentes et notre caractère. Allez savoir.
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    Chaque fois que je fais une hypnose en visio ou en presence, mon chat vient dans la piece, se pose a côté soit de moi soit du client (j hesite souvent a la laisser venir, question allergie et aussi car parfois elle va gratter ou grimper sur la personne) et de même qd je prodigue des soins energetiques et reiki, et comme hypnose et magnetisme sont intimement liés… Je ne suis pas surpris ?
    *
    2 séances en visio pendant le premier confinement. Une fois le Persan et le Mainecoon de la cliente qui se promenaient sur son bureau, passaient sur le clavier, puis repartaient derrière elle dans une sorte de ballet de chats chelou. L’autre, un client dont le chat courait, sautait partout dans la pièce comme un dingue pendant toute la séance. Et aussi une fois, a 3h du matin pour elle, en France, une dame me demande d’appeler au téléphone sa fille en Espagne qui est en panique car elle est convaincue qu’il y a une sorte de fantôme chez elle, ce soir là, qui fait tomber des objets alternativement entre sa cuisine et son salon. Et là c’est mon propre chat qui a fait des trucs que je ne l’ai jamais vu faire. A couru à une vitesse que je ne pensais pas possible pour son corps de félin pendant 10 bonnes minutes partout, comme si elle était possédée, la pauvre bête, et en fin de course, il m’a attaquée les jambes !!! Pendant 10 bonnes minutes il faisait le dos ronds poids hérissés ( manquait plus que le feulement) et me sautait subitement sur une jambe en me mordant.
    *
    Le chat Jimmy, vagabond est toujours à la fenêtre pour venir m’ aider, je lui ouvre et s’ en va, la séance finie . Les chevaux que je connais mieux sont nos miroirs et de grands thérapeutes , un jour peut être ils feront le taf , moi j’ aurais juste à regarder leurs réactions.
    *
    Oui séance en visio la moitié de la séance j’ai eu un chat qui passait devant la caméra
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    Je confirme ouistiti est une vraie minette « thérapeute « aussi bien en presentiel que par visio
    Elle vient se coucher contre ou sur le client en début de transe et part quand tout s apaise. Pour la visio elle se posait sur le clavier de l ordinateur … comme si elle captait l énergie de la personne.
    *
    Je dis ça avec mes mots. oui idem de grands sensibles, je viens de faire un horse coaching, c’ est extraordinaire chez les chevaux.
    *
    séance de groupe, 9 personnes, 3 chats à l’écran (les accompagné.e.s ont les yeux fermés, moi je vois leur chat…)
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    Sandy Skoglund, « Radioactive Cats » (Chats radioactifs), 1980, Centre Pompidou

    CADEAUX!

    Vous êtes toujours là? Cadeaux!

    Etre à poil devant son chat »

    Chats jouant de la guitare

    When Cattitudes Become Form

    Sleeping cat with a microphone

    Et encore un! (moi, je l’adore!). Cliquez ici et branchez un bon casque ou des hauts-parleurs qui gèrent les basses et laissez-vous emporter: CAT’S PURR

    … il ne me reste plus qu’à accueillir la prochaine expérience, sans rien attendre, simplement être là 🙂

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    Photo de Camille Schweickhardt Avec Couscous.

    © Marie Lisel

  • L’imaginal de Ma Soeur

    L’imaginal de Ma Soeur

    Mardi 28 février 2017, j’ai passé mes 2h20 de voyage en belle conversation avec une religieuse, sympathique. Nous avons évoqué… les croyances, rituels, objets consacrés, prières et demandes (à quelque chose en moi ou à quelque chose en dehors de moi), ce qui agit (en moi et hors de moi), le focus, l’hypnose, la foi, le rêve lucide, le rêve éveillé, la délivrance, l’apparition et même le service d’exorcisme officiel de l’Eglise… Fantastique! Surtout que j’étais en route pour Paris, bien à l’heure pour hypnologie, où Cyrille a conclu son cours sur l’imaginal à l’Arche.

     

    SYNCHRONICITE / HASARD / PROVIDENCE

    • Rencontre
    • Hasard – destin – coïncidence – synchronicité – providence – …
    • Régler le degré d’(in)certitude de ses croyances selon les besoins

    L’OBJET ET SON RAPPORT A L’IMAGINAL

    • L’objet et son rapport à l’imaginal
    • Mes représentations internes
    • Projection d’une représentation sur un objet
    • Insight
    • Les filtres
    • L’objet et le rituel utilisés comme support et catalyseur

     

    1) SYNCHRONICITE / HASARD / PROVIDENCE

    Une rencontre surréaliste

    Mardi 28/02/17, vers 15h, ma Soeur et moi, toutes deux munies d’un « billet strapontin » (le billet du pauvre), attendions avec d’autres voyageurs le passage du contrôleur du train IZY Bruxelles-Paris pour recevoir (ou non) la permission de nous asseoir dans le wagon entièrement vide des premières classes (juste à côté) ou bien des instructions pour trouver une place en seconde plus loin ou bien un « non » bien sonné. Chacun.e est un peu stressé.e car certains chefs de trains refusent la moindre concession et le voyage est long sur ces mini-planchettes dans le couloir.

    Les personnes du groupe « strapontin » plaisantent (ben oui, on est encore à Bruxelles!) Un monsieur me demande de l’aider dans ses mots croisés… je tente de comprendre les mots sur sa feuille avant de me rendre compte qu’ils sont en serbe (c’était une blague). Une dame d’origine africaine très opulente se marre en râlant de ne pas pouvoir caler ses deux fesses sur ce « siège-string », etc. L’humeur est belle.

    Finalement, le chef de train arrive et engueule tout le monde en brusseleir, avant d’éclater de rire. Il nous invite en première et fait semblant de prendre les commandes des boissons de façon mondaine (il en fera d’autres, en interpellant un garçon plus loin, à qui il dira que vu sa tête il n’a pas le droit à un tel siège, avant de l’inviter à rejoindre la joyeuse assemblée, etc). Hilarité générale. Les personnes qui ne se connaissaient pas en entrant dans le wagon se rassemblent dans des sièges à 4 ou à 2 et papotent. Moi, je m’assieds en face d’une Bonne Soeur en habit, après lui avoir demandé si elle acceptait un brin de causette. Sourire.

    Et c’est parti pour une rencontre magnifique!

    Hasard – destin – coïncidence – synchronicité – providence – …

    Comment se représente-t-on le fait que quelque chose arrive pile quand et où cela a du sens pour soi-même?

    – Hasard (rien n’a de sens) et destin (tout et écrit) –

    Certains parlent de « pur hasard » ou de « coïncidence » (rencontre aléatoire, fortuite et vide de sens), d’autres de « destin » (je me souviens d’une conversation avec une personne qui m’affirmait que « tout est écrit »).

    – La Providence –

    Ma soeur, elle, appelle cela « La Providence« . Pour elle, ce qui arrive dans un contexte précis est « ce qui est permis par Dieu », comme le fait qu’elle a assisté la veille de notre rencontre au débitage d’un cèdre de la ville de Bruxelles abattu par la tempête, alors qu’elle rêvait d’entamer une sculpture dans ce bois (je précise qu’elle sculpte entre autres à la tronçonneuse! Je suis fan!), avec lequel elle a une longue histoire (elle en a récupéré un beau morceau dans son sac à dos).

    Sa définition « Ce qui est permis par Dieu » (il le permet mais ne le crée pas) est différent de ce que Le Larousse annonce comme Providence: Action par laquelle Dieu conduit les événements et les créatures vers la fin qu’il leur a assignée. Cela ressemble plus au destin. A creuser.

    – synchronicité par agents internes –

    Moi je parle de « synchronicité », d’abord sans aucune notion de mysticisme, « occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit ».

    Percevoir ces signes et leur mise en lien me met toujours en joie (même quand le signe indique une impasse), car cela signifie que ma sensibilité est ouverte, que mon système sensoriel est réglé sur un fonctionnement incluant la 3ème dimension (l’imaginal) en plus du monde sensible et du domaine conceptuel. Lorsque cela survient plusieurs fois d’affilée, je sais que « je vois », je suis capable de prendre en compte la partie du réel qui fait écho à un questionnement ou à une préoccupation interne, mais aussi à des représentations de mon monde intérieur. Cela se passe alors dans le champ de l’attention (« consciemment », je me rends compte que je suis sur ce mode) et hors de ce champ (le signe « surgit », de façon étonnante, capté par une partie de moi hors du champ de mon attention et prend un signification importante pour moi et difficile à transmettre à autrui).

    Par exemple, je cherche à comprendre les différents archétypes (représentations animales, personnes décédées qui ont compté pour moi, lieux…) rencontrés dans mon imaginal et notamment les signes catholiques que mon imaginal conserve et développe, malgré le fait que je ne ressente aucune « foi » et que les religions ne sont vraiment pas ma tasse de thé (notamment en rapport avec la place que la plupart accordent aux femmes). J’ai fini par accepter ces deux archétypes catholiques internes et par leur permettre de prendre leur juste place, en testant différents positionnements. Ma dernière autoprescription de tâche (reçue en voyage dans l’imaginal par quelque chose en moi qui n’est pas « je ») est de jouer avec les représentations dans l’imaginal mais aussi dans le monde sensible: symboles tangibles, objets, noms, rituels… d’expérimenter dans la vie de tous les jours, d’expérimenter dans l’imaginal et d’analyser tout cela (mettre en concepts)…

    Juste avant de prendre le train, je venais de dénicher sur la Place du Jeu de Balle, une icône qui me plaisait (ce qui n’est franchement pas évident!), une heure avant de me retrouver face à une personne qui la connaissait très bien. C’est ainsi que mon immaculée rencontra les mains de Ma Soeur!

    La notion de synchronicité peut donc être envisagée « en interne »: quelque chose à l’intérieur de moi communique par ce filtre, cette attention et cette projection sur l’événement extérieur. Quelque chose me préoccupe (dans la réalité sensible, l’imaginal, la construction conceptuelle), ce qui oriente mes capteurs sensoriels, consciemment ou non, vers les éléments intérieurs (discours intérieur…) et extérieurs (je vois, j’entends…) en relation directe ou indirecte avec ce thème (dans le réseau complexe des influences dans nos processus psychiques) et je projette alors sur ces éléments mes représentations internes. Ils m’apparaissent dès lors comme profondément porteurs de sens, s’intégrant dans un réseau de significations et passent par mon corps (impression d’expansion, d’alignement…).

    Finalement, c’est une sorte de surgissement de mon imaginal dans le quotidien, dans le monde sensible, à travers des objets extérieurs, d’où l’impression d’étrangeté voire de magie. C’est une impression étonnante, que j’aime ressentir! Il suffit pour cela de la laisser monter sans la contredire par un discours « rationnel », d’accueillir la fluidité, de laisser faire, laisser s’imprégner l’être entier sans privilégier le mental.

    – synchronicité interne ET connectée à “quelque chose de plus grand que moi” –

    Du coup, cette notion peut aussi être vécue et interprétée de façon plus mystique: ma version est « Je fais partie du grand tout, à l’intérieur duquel les éléments se connectent et communiquent » (j’en ai parlé dans les articles sur les rêves lucides, notamment le dernier).

    Pour d’autres, ce “quelque chose à l’extérieur de moi qui m’envoie un signe à travers les synchronicités” peut-être la Providence du dieu catholique comme bien d’autres croyances, du polythéisme aux extraterrestres.

    Régler le degré d’(in)certitude de ses croyances selon les besoins

    Personnellement, il m’arrive de laisser mes croyances flotter. Autrement dit, je laisse les deux se cotoyer. La synchronicité interne est de toute façon “vraie pour moi” et l’agentivité externe “je fais partie des connexions du grand tout” peut s’y ajouter ou non, à des degrés variables. Cet état fluctuant de flottement de croyances non tranchées permet d’accéder à un état, si riche et agréable, de ce que j’appelle la fluidité de la vie, en ouverture et en connexion.

    A certains moments, il est préférable pour moi de privilégier la notion “d’interne” et de laisser de côté la partie externe (pour faire de l’hypnose et PNL en entreprise, par exemple).

    A d’autres moments, il est intéressant de laisser la partie externe prendre une très large place, pour accéder à des expériences et les vivre pleinement (avec la capacité semblable à celle des enfants qui intègrent des croyances “on disait que…” et qui vivent dans un autre monde le temps d’un jeu). Pour comprendre de l’intérieur, pour entrer dans l’expérience, l’intégration de la croyance est essentielle.

    S’il s’agit de pousser à fond une croyance qui n’est pas du tout la mienne, alors c’est un jeu, toujours honnête et respectueux (assister à une cérémonie, interviewer une personne en entrant dans son univers).

    S’il s’agit de pousser à fond le curseur de l’une de mes croyances, c’est facile mais cela peut être un piège car il faut pouvoir s’en détacher, “revenir” et fonctionner à nouveau en rue. Car prendre le métro lorsque l’on est “ouvert et connecté” peut être très très fatigant!

    Encore faut-il pouvoir reprendre de la distance, de la hauteur, de la liberté, rendre possible le “passage” entre les croyances. C’est pour cela qu’il est important d’installer en amont les conditions d’une “connexion et d’une déconnexion”, avec un système de vigies et de fusibles, car s’il est simple de déconnecter cette croyance externe après une balade en forêt ou une rencontre magique (comme celle que je raconte ici, avec Ma Soeur qui me parle de l’Immaculée dans un train), cela l’est moins après un trip de plusieurs jours, comme un voyage à l’étranger ou un stage en immersion. Ainsi, la croyance « mystique » (je reçois des signes de l’extérieur) et la croyance plus carrée d’un fonctionnement de processus internes (mes préoccupations agissent sur mes filtres de perception et sur mes projections sur des éléments extérieurs) peuvent intervenir selon les besoins que demande mon positionnement, mon alignement, mon ancrage, différents dans chaque contexte, dans chaque « ici et maintenant ».

    Cela demande évidemment une pratique progressive dans les 3 domaines (sensible, qui implique le corps! / imaginal / intelligible): un véritable entrainement pratique dans la vie courante et dans les rêves éveillés et/ou lucides ainsi qu’une réflexion sur les concepts (merci aux lectures diverses et aussi au cours de Cyrille)… Cela en vaut la peine, surtout pour les hypnopraticien.ne.s 🙂

     

    2) L’OBJET ET SON RAPPORT A L’IMAGINAL

    Comment un objet extérieur peut-il jouer un rôle dans nos processus psychiques internes, en rapport avec la notion d’imaginal?

    Me voilà donc avec mon objet dans le train: une vierge avec enfant, de 15 cm environ, avec une couronne discrète, entièrement blanche… dans les mains de Ma Soeur, qui l’inspecte avec tendresse et m’explique les détails de la version « Marie Reine immaculée » de la Vierge Marie (car, je ne le savais pas, il y a plusieurs versions de la Vierge, avec des noms et des accessoires différents) et leurs significations.

    Mes représentations internes

    Dans mon imaginal, quelque chose s’impose à moi. Des représentations apparaissent en dehors de ma volonté et interagissent avec d’autres représentations. J’apprends au fil du temps à les connaitre. Si je ressens le besoin d’une transformation, je cherche de l’aide pour le faire en toute bienveillance (je ne force rien, je discute, interroge, cherche, demande, accueille ce qu’il est nécessaire que je traverse…), de façon à ce que les représentations de mon imaginal correspondent à mon alignement. Il peut s’agir par exemple de “la boule noire dans la gorge”, d’une terre dévastée par le feu, d’un animal guide, de la figure de ma sagesse, d’une chaine lourde qui me relie au rocher familial, de l’Immaculée… C’est un équilibre à trouver entre l’acceptation des découvertes de l’exploration et le travail de transformation des processus psychiques.

    En séance, l’hypnothérapeute se positionne en guide pour que la personne qu’iel accompagne explore et transforme ses représentations, avec les techniques d’hypnose éricksonienne et de PNL (la boule noire pâteuse devient de plus en plus claire, plus molle…) et avec d’autres techniques dont le rêve éveillé dirigé (rencontre d’une fée qui applique un onguent, discussion avec des ancêtres…).

    Projection d’une représentation sur un objet

    Dans la vie courante, je rencontre un objet avec lequel il se passe quelque chose de particulier. Il m’attire. Je le ressens comme mien. Quelque chose en moi dont je connais plus ou moins la représentation imaginale se projette dans un objet extérieur. J’accepte cet objet comme objet de transition et je peux dès lors m’adresser à une partie de moi à travers lui.

    Ce qui est plus étonnant, c’est qu’une personne extérieure puisse par un discours qui n’est pas le mien (dogme catholique), me donner des clés de lecture qui se révèlent non seulement intellectuelles (domaine intelligible) mais aussi reliées au domaine de mon imaginal. D’où l’insight!

    Insight

    L’éclairage de Ma Soeur sur mon objet a provoqué une série d’insight. Autrement dit, les explications liées au dogme catholique (que je connais peu) m’ont éclairée de façon profonde sur la fonction que cet archétype précis remplit dans mon imaginal personnel, permettant un état de compréhension profonde.

    Si cette représentation en tant qu’objet sur le marché aux puces m’a attirée et pas une autre (a attiré quelque chose en moi que j’ai laissé faire, disons… sur le mode flottant dont j’ai parlé plus haut), c’est qu’elle correspond à ma représentation intérieure et à sa fonction. Pourtant, cette correspondance n’était pas consciente pour moi. Je me demandais vaguement pourquoi un archétype catho dont je porte le prénom… et j’avais ignoré des détails (couronne, blanche…). Simplement, j’avais « senti » l’adéquation entre l’objet et ma représentation intérieure et la possibilité donc d’expérimenter des processus liés à l’imaginal avec cet objet.

    L’exploration de mes représentations interne s’enrichit donc de certaines explications extérieures, triées par mon filtre qui laisse passer ce qui correspond à cette représentation, consciemment ou non et qui s’intègre en provoquant l’insight. Les autres glissent au loin.

    Les filtres

    Outre le filtre interne qui trie les connexions, mon “je” a le pouvoir de refuser d’intégrer certaines connotations. Le “Ca, je ne prends pas”, des hypnos, entrainés à ne laisser passer que les suggestions positives, s’applique aussi à la construction des représentations.

    Par exemple, dans l’explication de la blancheur, j’ai retenu l’idée de “laver” de l’immaculée. Dans celle de la couronne, le “Marie Reine” a provoqué un insight (ma filleule m’appelle Marierraine: Marie + marraine) mais “la vierge reine qui règne sur le monde avec l’enfant” n’entre pas dans mon archétype personnel. Je l’ai donc laissé de côté. Il ne me concerne pas. J’ai carrément oublié une bonne part des explications car elles n’entraient pas en résonnance avec la représentation de mon archétype interne. Mes filtres conscients et inconscients font le tri de façon à ce qu’elle corresponde d’une part à ce que j’ai exploré dans mon imaginal (entité rencontrée lors de mes voyages), d’autre part à ce que je désire mettre en place avec une intention (ici, un processus qui me permet de ne garder que ce qui est à moi après un travail avec mes clients). Le “je” a donc aussi son mot à dire!

    Sans cela, les suggestions extérieures pourraient construire une représentation négative, qui transformerait les processus psychiques de façon inadéquate pour la personne ou carrément néfaste. L’intention (ce que je désire mettre en place), l’attention (focus) et l’entrainement sont des ingrédients incontournables.

    L’objet et le rituel utilisés comme support et catalyseur

    Parmi les processus qui permettent la transformation de la subjectivité (dont les techniques hypnotiques), le recours à l’objet et au rituel est utilisé comme un support et un catalyseur.

    En hypnose, les objets et rituels sont présentés comme supports de nos processus internes. Il n’y a rien de “magique”, spirituel ou religieux dans leur utilisation. Ils facilitent simplement notre exploration par des actes, des paroles, des objets… ce qui permet de passer par le corps, par le sensible, par les sensations, les impressions, le concret. Erickson utilisait d’ailleurs beaucoup les prescriptions de tâches pour favoriser et intégrer les transformations internes. D’autres praticien.ne.s utilisent des figurines, dessins, chansons, danses…

    Dans certaines pratiques, les objets et rituels sont présentés comme porteurs en soi de pouvoirs de transformation (qui viennent alors de l’extérieur de soi). Pierre, bourse de médecine, tisane, ascension d’une montagne, prière, autel, grigri, doudou d’enfant, slip porte-bonheur du footballeur, icônes, imposition des mains…

    Dans des pratiques intermédiaires, il est possible de donner un pouvoir à un objet ou à un rituel, en poussant le curseur de la croyance à fond, tout en gardant la possibilité, en sortant de l’expérience, de “remettre l’objet à sa place d’objet” et d’intérioriser complètement le processus. Pour reprendre l’exemple précédent, si le footballeur perd son slip avant un match, il peut alors concentrer ce qu’il y mettait dans un autre objet transitionnel ou s’adresser directement à sa représentation interne du “victorieux”. Alors que s’il a la croyance que seul ce slip a le pouvoir de lui donner la victoire, il se retrouve en état d’insécurité ou carrément de “prédiction d’échec” lors de la perte de l’objet, ce qui influence immanquablement sa performance (visualisation négative > modification des processus internes vers l’échec). Idem avec un rituel proposé dans un stage: si chacun reçoit de la part d’un guide, en positionnement d’accompagnant qui propose sans imposer ni interpréter, le pouvoir d’utiliser à sa manière le rituel et les objets, le changement peut se faire en toute autonomie et liberté. Si le gourou se présente comme seul porteur d’une transformation, avec son pouvoir et ses objets magiques, les participants deviennent dépendants. Il est alors facile pour un escroc de faire émerger des peurs et des problèmes pour vendre ensuite la solution que lui seul détient.

    En conclusion, comme l’interprétation des synchronicités, l’utilisation de l’objet et du rituel sont porteurs de liberté et de changements en autonomie si la personne qui les utilise les reconnait comme outils. Ils peuvent devenir sources de superstition, d’angoisse, d’échec et de gouroutisation si un élément extérieur en limite l’accès.

    Mon immaculée amplifie ma fonction interne de purification (pour laisser partir ce qui ne m’appartient pas après une séance). Si elle se brise, j’ai la liberté de passer par mes représentations internes et/ou de chercher un nouvel objet transitionnel. Je m’en servirai de temps en temps, pour l’expérimentation des processus de transformation de ma subjectivité. Mais j’ai l’habitude de travailler sans elle. La perte de l’objet ne peut entrainer la perte de la fonction.

    L’accompagnant (de soi-même ou de l’autre) n’est pas un gourou.

    Vive les hypnotiques!

    Et un très grand merci à Soeur Ezechielle!

    © Marie Lisel

     

  • Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal

    Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal

    Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.

    Je vous propose ici d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?

    Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée temporairement ou à long terme, seule ou en juxtaposition avec d’autres.

    Je suis (entre autres) un chat. Et vous?

    Se rendre sensible à son animalité par l’hypnose

    L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain vit sa très grande liberté de choix au risque de se perdre, de s’angoisser, de regretter…

    L’hypnose permet l’expérience d’un autre mode de perception que le mode habituel, un mode « animal », qui met l’accent sur l’intuition, la lecture de la position, des mouvements, des microgestes, du ton de la voix, de la respiration, des odeurs, des vibrations, de la lueur dans le regard, du rougissement de la peau, du hérissement des poils, du tonus musculaire, de la chaleur corporelle, des tensions… L’animalité de l’humain est ainsi mise en éveil.

    Même la personne la plus passive provoque des réactions (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention) chez ceux qui s’en approchent. Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont teintées d’influences réciproques. Un exemple évident : dans un même champ socio-culturel et avec un look semblable, pourquoi une personne inconnue nous apparaît-elle sympathique et une autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.

    L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humain est souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence. D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance…

    Explorer nos réseaux d’influence grâce à cet état d’animalité

    L’humain est régi par un réseau d’influence dont il n’a en grande partie pas conscience. Nous vivons au sein d’une multitudes de relations!

    En les explorant, en les traversant, en les transformant selon nos intentions, nous « mettons à jour » (dans les deux sens du terme) ce qui nous constitue.

    Grâce à l’état hypnotique, il est possible de focaliser l’attention sur ces perceptions infimes qui échappent à notre attention et de parcourir ce réseau d’influences qui guide nos pensées, émotions, réactions, actions, préférences, répétitions…

    Ainsi, ce qui engendre le symptôme n’est pas « effacé » mais relié autrement, en portant l’attention nécessaire à son réseau de déterminations relationnelles.

    En envisageant l’hypnose de cette manière, la peur de la perte de contrôle est renversée. Il n’est en effet pas question de perdre sa maîtrise (illusoire) mais bien de s’approprier les liens de dépendance et d’influence pour davantage de liberté et de responsabilité.

    Récupérer des ressources grâce à l’imagination active

    Chez Erickson, fondateur de l’hypnose qui porte son nom, « l’inconscient » n’est pas, comme en psychanalyse, un réservoir de refoulé générateur de pulsions menaçantes, mais bien un réservoir de ressources aidantes. Erickson proposait à ses patients de découvrir et d’activer ces ressources ignorées pour établir une modification dans leur fonctionnement. Il offrait les conditions à chacun de s’approprier librement (transformer, détourner…) le système des forces inconscientes. (Alors que les hypnotiseurs du temps de Freud plaçaient leurs patients sous hypnose pour leur suggérer l’abandon de leurs symptomes. Seul le praticien était actif dans l’opération).

    La recherche du « pourquoi le trouble est-il apparu? », à la manière psychanalytique, de même que l’interprétation des symboles, la compréhension rationnelle, la prise de conscience, ne font pas partie de ses outils. Au contraire, il privilégiait les métaphores, les actes symboliques, la confusion, pour aller vers le « comment améliorer l’existence? ».

    J’ajoute, sans développer, qu’Erickson a habité dans une ferme, dans le Wisconsin, non loin d’indiens hommes médecines, et qu’il a inclus des animaux dans le relationnel avec certains patients.

    Accéder au monde intérieur : « l’imaginal »

    Depuis le début de l’humanité, des humains se mettent en condition de diverses manière impliquant la transe, pour recevoir des présages, pour se mettre en lien avec la nature, pour deviner le bon choix… en orientant l’attention vers le ressenti intérieur, en suspendant les facultés volontaires.

    Ainsi, en focalisant sur les sensations, l’humain peut obtenir un grossissement de ce qui le parcourt sans être détecté en état de veille ordinaire.

    Pour permettre l’apparition de ce monde intérieur, la « conscience » (attention portée à des éléments habituels, volonté…) est limitée. Personnellement, je ne travaille pas en « perte de conscience » car je préfère les séances où une partie de la personne a conscience d’être en séance, observe ce qui se passe sans juger, accueille les informations délivrées, pose ses choix, reste vigilante, me parle… côtoie une autre partie qui explore son pays intérieur, comme dans un rêve. Ce double état ressemble d’ailleurs à celui du rêveur lucide.

    Dans ce monde, que nous nommons en hypnologie « imaginal », des images multisensorielles (ce que j’entends, vois, ressens, sens, goûte, etc) se déploient, engendrant des émotions et des compréhensions profondes (différentes des compréhensions intellectuelles). L’approche se fait donc par la présence au corps. Au présent.

    Les sensations opposées peuvent cohabiter de façon compatible. Les doubles sensations (lourd-léger, chaud-froid, doux-dur, agréable-désagréable, serré-ouvert, proche-lointain, sombre-lumineux, chuchoté-assourdissant…) sont d’ailleurs caractéristiques de l’état d’hypnose où la rationalité habituelle ne règne plus en maitre et où il ne nous reste plus qu’à goûter à ces mélanges, avec tous nos sens.

    Et, en traversant l’imaginal, en expérimentant ce qu’il y a à expérimenter, les changements s’opèrent…

    En hypnose éricksonienne, l’exploration ne se double pas fréquemment d’une symbolisation animale, contrairement au shamanisme, au néo-chamanisme ou à des propositions intermédiaires comme celle de S. Gallegos (dont vous pouvez consulter la conférence donnée à l’Arche, dans le cadre du cours d’hypnologie.)

    Sans généraliser pour autant cette pratique, pourquoi s’en priver ? Parcourir l’imaginal avec des capacités animales est autant efficace qu’exaltant 🙂

    Parcourir l’imaginal, avec nos pouvoirs sensoriels animaux, par l’hypnose

    Chez trop d’hypnotiseurs (que je ne cautionne pas), ces voyages sont dirigés, dans un monde imaginaire simpliste et imposé, selon des scripts (lecture de scenarios préécrits). Par exemple : « Vous êtes sur une plage de sable blanc. Le ciel est bleu. Il y a quelques nuages. Vous entendez les mouettes. Vous sentez le vent léger et l’air iodé. Avancez vers le rivage et écrivez avec l’index c-i-g-a-r-e-t-t-e sur le sable, puis regardez les vagues effacer le c, le i, le g… il ne reste plus que le mot…  arrête ». Argh !

    La variante est le script souple (préécrit, appris et non lu), qui s’adapte plus ou moins au sujet.

    En création sonore hypnotique fixée sur support, cette méthode devient un « rêve éveillé dirigé », qui peut être un parti pris artistique intéressant (que j’ai d’ailleurs appliquée à bOa), même si ce n’est pas la seule possibilité. En atelier avec des groupes, je m’oriente davantage vers la méthode « intermédiaire », plus ou moins libre selon les objectifs, le contexte et ce que je ressens du groupe. Parfois, l’atelier peut aussi être accompagné sur un mode libre, avec quelques balises et un travail préparatoire.

    En atelier ou en séance, une façon de faire intermédiaire est de passer l’entrée de l’imaginal avec une intention, comme fil conducteur de « ce qu’il y a à faire » dans le voyage. L’accompagnant, ici, laisse la personne en transe libre de ses choix et de ses actions, il n’impose pas le « paysage », mais il oriente le voyage selon un axe déterminé au départ (« se couper d’une relation toxique », par ex) et utilise des protocoles (structures de leviers de changement) qu’il adapte au plus près de l’accompagné. Il m’arrive souvent de travailler dans ce sens à un moment donné de la séance, en suggérant, par exemple, une réunion avec « tout ce qui et tous ceux qui » qui sont impliquées dans la résolution de l’intention, de façon à travailler en négociation de parties, ou encore une transformation du lien symbolisé par les sous-modalités, ou une RHV ou une modélisation ou… Quand? Lorsque je « sens » que c’est le moment.

    Une autre façon de travailler propose d’entrer dans l’imaginal avec une intention et de visiter différentes contrées spécifiques, apportant différents bienfaits, tout en laissant advenir les situations et les rencontres (les leviers de changement sont alors non-protocolaires).

    Une autre est d’entrer dans l’imaginal avec une intention et d’appeler des guides, les uns après les autres, pour avancer avec eux étape par étape.

    Une autre encore, propose d’entrer dans l’imaginal avec une intention puis de laisser advenir les situations et les rencontres.

    Les variantes sont innombrables. Voyez l’article sur le REAH

    Enfin, il est également possible d’entrer sans intention ni direction et d’accueillir ce qui vient. Le seul fait de se connecter avec ce qui, en nous, crée des liens, des ressources, des énergies nouvelles… permet de réparer, de transformer vers un mieux-être.

    Les scripts préécrits imposés sont pour moi rédhibitoires en séance. En ce qui concerne les autres façons de faire, je m’adapte à chaque fonctionnement et intention, sans forcer mais sans lâcher non plus, en accompagnant de façon plus ou moins affirmée, selon ce qui émerge pas à pas, de façon à ce que la personne jouisse d’un maximum de liberté tout en se sentant en sécurité, à l’aise. Parfois, une séance accompagnée « de plus près » est plus rassurante pour une personne peu habituée à prendre des initiatives. Parfois, il est intéressant de désigner un chemin pour faire un exercice d’écolage sympathique (apprendre à garder l’attitude accueillante et confiante, sans jugement, se servir de la « boite à outils », parler en transe, laisser le mouvement intuitif se faire, jouer…) avant d’emprunter une voie plus chaotique. Parfois, surtout pour les personnes bien ancrées qui préfèrent l’autonomie complète, je reste simplement là, disponible, attentive, connectée des coussinets aux vibrisses 😉

    Il suffit d’oser!                =^_^=

    © Marie Lisel

  • Exploration sensorielle et création artistique

    Exploration sensorielle et création artistique

    Lygia Clark définissait l’artiste « comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux ».

    L’hypnotiste pourrait également être défini en ces termes, n’est-ce pas? Comme la pratique artistique, la pratique de l’hypnose et d’autres expérimentations sensorielles donnent des accès éclairés à soi et au monde.

    Y voir plus clair, créer des ouvertures, atteindre un pan de clairvoyance, une épiphanie, un éveil, une compréhension profonde, un déclic… engage à ajuster précisément sa position propre, à laisser de la place pour l’inédit, à libérer son existence mais aussi sa créativité, son écriture, son mouvement, son souffle, sa voix, son trait… en dépassant les habitudes et les anciennes croyances limitantes.

    Pour moi, l’une des façons primordiales d’atteindre la connaissance vient de la simple expérience spontanée d’une situation décalée par rapport à mes situations de conditionnement, ce que l’on peut appeler « recadrage, surprise, décalage, saisissement, déroute ». Si j’accueille cette expérience, dans l’ici et maintenant, en étant simplement là, si je garde le focus sur ce qui se passe pour ne pas me laisser distraire ni embrumer par des éléments de circonstance, si je pose une intention sans rien forcer, sans préciser mes attentes ni présumer d’un résultat, si je prends de la distance en hauteur sans rester calée dans une position de recul conceptuel mais bien en plongeant dans l’expérience… alors j’accède à des pans qui m’étaient jusque-là inaccessibles et j’agrandis le champ de ma liberté. Et plus j’expérimente de situations hors pistes en posant des intentions sans anticiper ce qui est par définition inaccessible avant l’expérience ouvrante, plus j’ajoute des couleurs à ma palette, des degrés à mon élargissement, des possibilités de positionnement, des outils de gestion de troubles intenses, de décalages puissants, jusqu’à inverser le refus-réflexe et transcender l’inquiétude et même l’effroi avec confiance, en toute sécurité, pour en ressortir plus juste et mieux ancrée, moins entravée, plus disponible à soi, à l’invention, à la création, à la relation, à l’autre, au monde.

    D’une autre façon, mon travail de création sonore offre, à sa modeste mesure, des expériences transformatrices à l’auditeur, dans le sens où il permet l’émergence d’une autre représentation (dans le cas du documentaire de création Merci Madame), d’un état modifié de conscience qui ouvre à un rêve dirigé par l’hypnose dans lequel les sensations étranges se succèdent (dans le cas de bOa) ou encore de la participation spontanée à un puzzle fantasmagorique collectif (dans Fantasmes)…

    Je propose également des séances d’hypnose éricksonnienne individuelles oeuvrant dans cette direction (voir les articles traitant de ce sujet).

    Et aussi des workshops (groupes de 4 à 30 personnes), mêlant hypnose, intuition, connexion, exploration sensorielle (notamment la synesthésie ou le questionnement queer) et création artistique, autant en école d’art qu’en académie de développement personnel.

    Mes recherches théoriques et pratiques sur les états modifiés de conscience, sur les effets des sons, sur les passages d’un sens à un autre, sur l’intuition, sur la connexion… rejoignent ce désir d’ouverture, de dépassement des réflexes et habitudes, par l’appréhension de processus divers et variés.

    Vous pouvez avoir un aperçu de mon laboratoire dans des articles ou à travers la création sonore de Franck Thoraval, à laquelle j’ai participé: ici

    Ce travail de déconditionnement et d’exploration est pour moi relié à la nature, aux sens (il y en a bien plus que 5 !) et notamment à notre perception des ondes sonores, aux arts et, enfin, aux pratiques singulières, notamment en matière de genres et de sensorialité ou sensualités. Je désire dès lors développer un travail dans la nature (collaboration: architecte paysagiste? gestionnaire de forêt? botaniste? ), un travail dans les lieux d’art contemporain (collaboration: avec des artistes mais aussi avec des écoles d’art, des galeries), un travail dans les micromondes où s’expérimentent d’autres façons d’être avec son corps,  son intuition, ses canaux de communications.

    Entre mon labo privé, les séances d’exploration individuelles, les workshops en groupe, les écoutes en ligne, les collaborations avec des créateurs… je cherche à développer et à partager les richesses de ces pratiques et à jouer avec ma position aux croisées de différents champs: l’hypnose éricksonienne, l’art contemporain, la création sonore acousmatique, l’exploration sensorielle, les études sur le genre…

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: Claude Cahun /

  • Stimuler la créativité

    Stimuler la créativité

    L’hypnose stimule la créativité et nous permet d’apprendre à nous en servir pour modeler un rapport au réel satisfaisant nos besoins et désirs profonds. Elle est aussi un outil de création artistique, comme si l’art était « augmenté » par l’hypnose (l’expression est de Catherine Contour et fait référence à la réalité augmentée par superposition d’un modèle virtuel).

    Dans la vie courante, les créatifs inventent des concepts, des machines, des histoires, des façons de traverser la ville, de s’habiller, de communiquer, d’être avec l’autre, de gérer le temps, d’accorder des aliments, de se jouer des vicissitudes… car la créativité est un état d’esprit : à chaque fois que nous prenons du recul par rapport à nos croyances, nos habitudes, nos conventions, nos réflexes, que nous ruons dans les brancards du conformisme et que nous faisons une proposition positive de dépassement de la routine, nous enclenchons un processus créateur.

    La créativité n’est pas l’apanage des artistes, même si certains artistes vouent leur vie entière à l’expression de cette attitude intérieure et la pousse donc à son paroxysme.

    Pas mal de magazines et webzines se sont interrogés dernièrement sur ce qui démarquerait les personnes créatives de celles qui se disent non créatives.

     En dressant la liste des caractéristiques relevées dans différents articles grand public, je me suis dit que l’on n’aurait pas parlé des bénéfices de l’hypnose autrement.

     Donc j’ai continué la liste commune (à poursuivre dans les mois qui viennent au gré de mes lectures et de vos propositions), en me restreignant dans mes allusions aux textes de John Cage, l’un de mes « maîtres es créativité », d’où sa photo, en pleine cueillette de champignons, comme illustration de cet article.

     Voilà : cqfd 🙂

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    John Cage

    Le goût de l’aléatoire ? Le fait de se servir du hasard ? Les opérations fortuites ?

    Le goût de l’inquiétante étrangeté ?

    La curiosité ?

    L’invention de réponses, solutions, réactions, représentations du réel, face à une situation nouvelle?

    La capacité à laisser (ad)venir ? à accueillir ce qui vient ? La capacité à laisser faire, à ne pas vouloir tout maitriser ?

    L’adaptabilité ? La capacité à surfer sur la situation qui se présente, même inconnue ou impromptue ? A être comme l’eau vive ?

    La capacité à zigzaguer ? Le fait de privilégier les bifurcations aux chemins présentés comme évidents ? Le fait de ne pas « aller droit » selon la croyance dominante du « droit chemin » ?

    La capacité à rebondir de façon ludique sur les mille et un petits tracas ?

    L’acceptation du risque ?

    La sérendipité – capacité à utiliser des éléments trouvés alors qu’on cherchait autre chose ?

    L’audace ? oser s’ouvrir à l’inconnu, au jamais vu, au jamais pensé

    Le fait de se permettre des tâtonnements, les coups pour rien, des erreurs, plutôt que d’attendre d’être parfaitement prêt pour créer (ce qui n’arrive jamais) ?

    L’utilisation des insatisfactions vers un dépassement ?

    Le fait de rester aux aguets, en recherche d’un au-delà de soi-même ?

    Le fait de se poser sans cesse des questions ?

    La capacité à discuter l’ordre apparemment naturel des choses, à ne pas se satisfaire des conventions, de la routine… de ne pas respecter scrupuleusement des modèles (écoles, parents, médias, croyances des proches)

    La déshinibition (et désobéissance non pas par principe d’être contre mais au cas par cas, pour suivre ses intuitions) ?

    La positivité (critique ET proposition positive) ?

    L’espace-temps désencombré accordé à ce qui pourrait se passer ? L’acceptation du vide vécu et non subi ou fuit?

    L’acceptation d’un temps de latence, où l’on reste en « jachère » sans forcer

    L’état de réceptivité et de sensibilité ? La captation d’éléments a priori cachés, l’amplification des sensations, l’intensification des émotions ?

    La confiance en soi ? L’estime de soi ? le fait de prendre ses décisions par soi-même ?

    L’empathie ? être en connexion avec l’autre, avec son for intérieur (rêverie, fantasmes, intuitions), avec chaque environnement (nature, conversation singulière entendue dans le métro, famille, musique…), comme une éponge qui donne et absorbe des informations très diverses.

    La transformation des éléments captés, leur mélange et leur association entre eux, pour en extraire une création personnelle nouvelle ?

    La capacité à réagir dans l’ici et maintenant, identifié à l’instant présent, sans la restriction du souvenir et de la projection (qui activent des peurs) ?

    La capacité à la rêverie active, au rêve éveillé, aux constructions imaginaires ?

    La connexion à soi ? L’écoute de l’intuition, du sentiment d’évidence, des impressions ? La prise en compte du « regard intérieur » ?

    La levée des contrôles intellectuels et rationnels, vers une sorte de « débranchement » des connexions habituelles, pour laisser émerger des connexions nouvelles qui sont habituellement censurées ?

    L’ouverture aux émotions ?

    L’aptitude à la prise de conscience, à l’épiphanie, au déclic mental, qui révèle ce qui restait caché ?

    La capacité au flottement, à la rêverie floue, à la dérive ?

    Le dépassement ou détournement des limites, des cadres, des codes, des conventions, des habitudes ?

    L’exaltation face à l’ouverture du champ des possibles ?

    Le goût du jeu ?

    L’observation de ce qui semble a priori peu important et qui révèle pourtant un monde ?

    L’originalité dans la manière de faire des liens, des connexions, des imbrications ?

    La faculté de vivre une infinité d’expériences, dans le cinéma intérieur (ce que je me raconte en mots, images, sensations), pour en tirer des réponses, des émotions nouvelles, des apprentissages, des essais… par l’imagination ?

    La capacité à laisser venir le chaos, pour laisser émerger par la suite un nouvel ordre, une nouvelle représentation, construite sur une autre logique que celle qui présidait ?

    La possibilité de changer de façon de fonctionner volontairement (programme personnel de précision, efficacité et confiance pour une tâche, puis lâcher-prise, puis créativité, par exemple)?

    La possibilité de transformer volontairement la représentation subjective d’un événement et l’état émotionnel qui l’accompagne (autrement dit, de changer l’histoire habituelle que l’on se raconte face à tel événement) pour en tirer une nouvelle expérience, découvrir une nouvelle partie du monde et de soi-même?

    La liberté que l’on s’accorde à soi-même?

     

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • L’état – naturel ou induit – d’hypnose

    L’état – naturel ou induit – d’hypnose

    L’état d’hypnose est un état modifié de conscience (parmi d’autres) auquel on accède par un procédé qui se nomme « induction », lors d’un accompagnement par un hypnotiste ou en autohypnose.

    LES ETATS MODIFIES DE CONSCIENCE QUOTIDIENS

    Chacun vit des états modifiés de conscience au quotidien, mais naturels ou du moins plus spontanés.

    Quel est le livre ou le film qui vous a embarqué tellement loin que vous avez ressenti un climat particulier, une sensation d’accélération, de vertige, de plongée, de ralentissement, d’étrangeté…, une émotion puissante, une impression d’immensité, une connexion avec le monde, comme avec davantage de clarté ?

    Avez-vous déjà passé en revue une conversation, un souvenir ou un fantasme avec tellement de concentration que vous avez alors eu l’impression de le vivre ?

    Avec quel degré de surprise avez-vous réalisé que vous étiez dans un endroit et dans une position que vous aviez oubliés en focalisant toute votre attention sur une tâche manuelle ou intellectuelle extrêmement précise, jusqu’à ce qu’une personne vous adresse la parole ou qu’un bruit soudain vous « ramène »?

    Quand est-ce la dernière fois que vous avez marché ou roulé jusqu’à votre destination, sans aucune idée du chemin parcouru pendant que vous étiez psychiquement ailleurs que sur la route ?

    Pouvez-vous vous souvenir d’un instant où la musique a fait bouger vos jambes, vos bras, votre corps entier, comme une mer de vagues sans que vous vous contrôliez ?

    Connaissez-vous ces instants où le temps semble se dilater, comme pour laisser à la balle le temps de l’immensité ou à la scène le temps d’être réalisée ?

    Reconnaissez-vous avoir expérimenté cet état d’ici et d’ailleurs, de mouvements spontanés, de commandes laissées au copilote pour laisser votre esprit s’occuper d’autres tâches, de déformation temporelle?

    Les enfants se fabriquent des mondes parallèles avec quelques objets et brindilles, se donnent des superpouvoirs, transforment leur identité… Certains adultes conservent cette faculté à jouer, rejouer, surjouer, déjouer ailleurs les désirs, sensations, manques, tensions, vibrations qui les habitent, grâce à leurs voyages imaginaires, aux jeux de rôles en ligne (testez les oculus rift !) ou IRL, à la création artistique ou simplement grâce à leur attitude et fonctionnement dans la vie.

    L’ETAT MODIFIE DE CONSCIENCE SOUS HYPNOSE

    L’état modifié de conscience sous hypnose est comparable à ces états modifiés de conscience quotidiens, à la différence qu’il n’arrive ni au hasard ni lors d’activités diverses, mais par le procédé de l’induction, qui permet de se connecter avec son moi (très) profond, en vue d’une interaction particulière, d’un apprentissage, d’un changement.

    EN CONNEXION AVEC MA/MES PARTIES INTERIEURE(S)

    Certains parlent d’inconscient, d’autres de copilote, moi profond, mon autre, ma partie cachée, mon intelligence supérieure… Certains l’envisagent comme une entité et d’autres comme différentes entités intérieures, qui cohabitent, prennent plus ou moins de place, émergent ou restent cachées selon les contextes, s’entendent, s’entraident ou se font la guerre.

    Les années 80 ont focalisé sur notre enfant intérieur. Est-il blessé ou explorateur ? Nous pouvons aussi être attentif à la façon dont la partie soignante protège et nourrit nous-même et notre entourage. Comment notre partie filoute (voire parfois légèrement perverse ?), s’amuse à gagner ses jetons. Quel animal nous représenterait lorsque nous nous sentons joyeux, heureux ? Quel animal sommes-nous en chasse, en tant que proie ou prédateur ? Comment serait le ou la sage qui tente de nous faire entendre raison ? Quelle vigie observe tout ce monde et analyse, prend de la distance, crée des liens, commente, voire donne l’alerte ? Quel ado contre tout ou furieusement en vie nous taraude ? Si j’étais des arbres, des fleurs, des animaux marins, des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des insectes, des héros et héroïnes de BD, de film, de légendes, de contes, des dieux et déesses ?… si j’étais…

    UNE CONNEXION SANS LES FILTRES DES CROYANCES ET ROUTINES

    Dans une autre façon de concevoir l’état hypnotique, le moi dans l’état ordinaire n’a de contact avec son psychisme, avec son environnement direct et avec le monde qu’à travers des filtres (nos représentations, paradigmes, représentations, habitudes, réflexes, présupposés… selon les contextes et selon les lexiques). La clarté est atteinte grâce un certain état modifié de conscience. Le monde apparaît alors différemment, sans les filtres personnels, familiaux, culturels, émotionnels. Ce serait comme une conscience élargie, une compréhension sensible augmentée, une illumination intuitive, l’impression de toucher là un point central, comme un aboutissement inopiné d’une série de questionnements.

    Dans cet état modifié de conscience, une connexion, à un niveau supérieur, est également possible : non seulement avec soi-même, mais aussi avec ses racines profondes, son environnement, la société, la nature… Il permet d’envisager le monde avec un point de vue inédit, d’explorer ses pays intérieurs, de dépasser les limitations des mécanismes appris et reproduits malgré soi, de quitter le piège de la routine pour avancer librement vers un objectif désiré, à un rythme choisi, par le chemin le plus adapté, d’un pas singulier.

    EN TOUTE LIBERTE

    A chacun sa représentation et ses attentes. L’état d’hypnose n’impose rien de l’extérieur. L’hypnotiste éricksonien, contrairement à l’hypnotiste classique (que l’on peut croiser en spectacle ou sur les plateaux télés), travaille sur et avec les croyances de son sujet. Le contenu lui importe peu. Les processus – la place des émotions, les liens entre un objet et une réaction, les symbolisations de la personne sous hypnose – sont la matière de ses séances, pour permettre l’évolution, la redécouverte de soi, pour davantage d’ancrage, de connexion et de liberté

    LES LIMITES FLOUES OUVRENT LE CHAMP DES POSSIBLES

    Quoi qu’il en soit, en état hypnotique, les limites deviennent floues et malléables. Entre le passé, le présent et le futur. Entre différents contextes. Entre moi et moi légèrement changé, entre le corps et l’esprit, entre la réalité partagée et l’imaginaire, entre moi et le monde, entre une représentation nouvelle et une habitude tellement usée qu’elle semble naturelle, entre la zone de confort et le champ des possibles…

    LE CHANGEMENT

    Cette clairvoyance dans la compréhension sensible et ce flou des limites offrent une palette infinie de possibilités et facilitent le changement.

    L’hypnose donne le moyen à chacun de transformer sa subjectivité, de choisir d’évoluer selon ses intentions et non coincé dans des schémas créés par des trauma-racines (et/ou accumulations de mini-traumas passés inaperçus), des routines, des croyances. il s’agit de réorienter l’esprit de changer de cap, d’apprendre à se servir de son esprit pour aller dans une direction choisie et de gérer les émotions liées à ce changement.

    SOUS HYPNOSE, ON NE DORT PAS

    Dans ce processus, une dissociation est en place. la personne sous hypnose ne « dort » pas. Une partie d’elle reste consciente et peut parler ou agir volontairement, une autre analyse ce qui se passe dans le voyage de façon différente du conscient (libéré des habitudes et réflexes), comme une vigie, un observateur intérieur, qui sait qu’elle est assise en séance, alors que d’autres parties vivent des expériences sous la forme de rêves éveillés, auxquels participent aussi bien le mental, que les émotions, les sensations, l’intuition…

    De nombreuses applications s’offrent à ce processus: l’hypnose à visée thérapeutique… le développement personnel par l’hypnose, l’hypnose d’exploration à visée expérimentale, artistique, ludique… le coaching par l’hypnose… les séances dénouent des tensions qui permettent à certains troubles physiques et psychiques de s’évacuer, ouvrent la créativité artistique, construisent l’innovation singulière au quotidien, transforment un enjeu en jeu, crée le rêve endormi ou éveillé…

    L’HYPNOSE LIBERE DES CONVENTIONS QUI RESTREIGNENT NOTRE VIE

    Dépasser sa phobie (de l’avion, des ascenseurs, de l’eau, de la foule, des démarches administratives…), régler un dysfonctionnement devenu automatique (bégaiement, posture inadaptée face à une personne en particulier…), gérer la douleur, moduler un acouphène, développer la confiance en soi, gérer le stress, être au top en vue d’un moment important (une compétition sportive, une réunion primordiale, un entretien d’embauche, un mariage, une naissance…), arrêter de fumer ou de se goinfrer, dépasser un deuil, développer une compétence (concentration, écoute, calme, délégation, apprentissage…), faire connaissance avec soi en anticipant un changement (changement de sexe, déménagement, tournant de vie), visiter sa bibliothèque intérieure ou la caverne de sa voix, tester un nouveau trait de caractère enfoui jusque-là, nettoyer la fatigue, tracer les émotions liées à un texte de théâtre ou de cinéma, conseiller et câliner l’enfant que l’on est en soi, suivre une mélodie et lui inventer des couleurs, prendre le pli de positiver, rétablir ou atténuer un lien émotionnel avec une personne que l’on a du mal à aimer, à supporter ou à quitter, faire émerger l’envie de se redécouvrir au travers de nouveaux ressentis, inventer un paysage à partir d’un portrait, prendre une décision en toute liberté et l’assumer dans la joie, vivre un rêve éveillé en toute sécurité, transformer les vibrations de la fraise du dentiste en recharge pour le chakra du sexe (inventé, testé et waou !), se projeter dans l’avenir en tant que prolongation de ce qui est mis en place au présent et dialoguer avec son être intérieur plus âgé, pour comprendre, apprendre et s’amuser avec soi, jouir du coude, écrire intuitivement, revivre un souvenir merveilleux, explorer un passage de vie, déprogrammer une association d’idée ou de date ou de lieu, transformer un son en mouvement, entrer dans une œuvre d’art et l’explorer, ressentir ses ailes pousser en chrysalide et puis s’envoler…

    Notre monde intérieur est profond, mouvant … et connecté directement à notre façon de percevoir, de ressentir, de se souvenir, de concevoir, d’agir dans l’ici et maintenant.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: Alice Liddell photographiée en 1872 par Julia Margaret cameron

     

  • Quel(le) artiste étiez-vous?

    Quel(le) artiste étiez-vous?

    REALITE ET IMAGINAIRE

    La régression dans les vies antérieures est un phénomène qui divise trop souvent les hypnos en « croyants et non croyants ».

    Or, en hypnose, la croyance du praticien est censée être mise de côté le temps de la séance.

    Et en ce qui concerne le sujet qui la reçoit, tout ce qui est vécu par le psychisme sous hypnose est traité comme la réalité par le cerveau. Quel que soit son degré de « réalité », la régression dans les vies antérieures nous emmène dans un autre monde, qui a un rapport profond avec ce que nous sommes et avec ce que nous avons à explorer, à comprendre profondément ou à dépasser. Que cet univers soit une réalité spacio-temporelle parallèle, une trace subjective d’un réel passé ou une symbolisation présente, cela fait-il une différence par rapport aux bénéfices que l’on peut tirer de ce vécu sous hypnose?

    Pour moi, il n’est pas nécessaire de croire en « les vies antérieures » pour utiliser et pour vivre cette pratique sous hypnose. Ni même de se demander en quoi on croit. Le simple fait d’accepter la vision subjective qui nous est offerte est ouvrant et propice au changement.

    Je vous propose dès lors de quitter ce débat de « vérité des vies antérieures » pour nous recentrer sur la réalité du vécu subjectif en état d’hypnose et de traiter ce vécu comme tout rêve éveillé, c’est à dire avec ouverture, curiosité, enthousiasme et plaisir.

    « Quel artiste étiez-vous? » est l’une des questions qui peut vous emmener  dans votre monde intérieur, quelles que soient vos croyances.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: Catarina van Hemessen,- 1528-1587- Peintre flamande Renaissance – Autoportrait.

  • Sois ton propre cheval

    Sois ton propre cheval

    Sois ton propre cheval

    Se ressentir comme totalement immobile et en même temps fulgurant, ou comme en équilibre sur un seul point, en contact avec un corps mouvant, ou comme en apesanteur, ou comme au point de concentration extrème où tout mouvement est contenu dans un arrêt, ou comme dans la justesse du relâchement dans la tonicité… ces états de grâce, je les ai connus à cheval et non en arts martiaux (car je les ai approchés sans aller jusque là, en kimono).

    J’ai compris leur importance lors d’un rêve, qui est survenu en Chine il y a longtemps, dans un contexte douloureux dans ma vie, où je me demandais « vers quoi/qui me tourner ».

    Ce rêve le voici : dans une cour intérieure ancienne de type romain, je galope, sur place, en carré, chevauchant un cheval de type andalou, dont je mesure toute la puissance grâce à ce rassemblé parfait, à la lenteur magique. Chaque foulée prends environ quatre secondes. Ses fers sonnent régulièrement sur le pavé. Mais dans un mouvement tellement lent, tellement suspendu, que j’ai l’impression de ressentir le centre de mon corps avec une intensité nouvelle, comme le centre de notre centaure, comme le centre où sont rassemblées en un point toutes les énergies, les mouvements si vifs, si justes, si précis… dans une tranquillité tonique, un relâchement énergique et le bonheur d’être présente entièrement à ce que je vis.

    Je n’ai jamais oublié ce rêve. Et, depuis, en état d’hypnose, j’appelle régulièrement ce que j’ai nommé « Sois ton propre cheval », qui me rassemble, me concentre, me tranquillise, me focalise, m’énergise.

    C’est une position utile pour la praticienne que je suis!

    A chacun.e ses états désirés et les métaphores de passage qui leur correspondent. L’important est de les connaitre et d’y accéder librement.

    Il suffit d’oser.

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel