Je pratique des séances d’hypnose et de REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose) par skype.
Les conditions: un bon wifi, de la tranquillité, une progression dans le travail de façon à ce que vous gériez votre transe de façon confortable.
Je vous demanderai donc de prévoir une pièce calme où il n’y a pas d’irruption humaine ou animale, une connexion haut débit, avec câble plutôt que wifi, un écran stable (pas un téléphone en main) et, éventuellement, un casque avec micro.
Mes clients skype sont en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Maroc, Japon, Chine et Amérique du Sud… Tant qu’il y a du réseau, ça roule 🙂
Les séances durent environ 1h15 et sont facturées 75 euros ou environ 1h30-1h45 et sont facturées 90 euros. Vous me payez par virement. Pour une séance rapide (uniquement pour des habitué.e.s, qui ont une pratique régulière de voyage avec moi), il est aussi possible de travailler en 45 ou 60 minutes (tarif: 45 ou 60 euros).
L’horaire est à déterminer selon le décalage horaire et les plages où nous avons accès à internet et au calme.
Bienvenue!
Marie Lisel
Témoignages
J’ai rencontré Marie deux fois avant qu’elle ne me propose de réaliser une séance par skype.
Le côté pratique est évident : pas de trajets et un horaire flexible. Par contre, j’avais une appréhension quant à la mise en situation : me sentirai-je à l’aise? Le voyage vers mon monde intérieur sera-t-il possible? L’éloignement physique ne sera-t-il pas un facteur limitant?
A l’heure convenue, nous avons entamé notre conversation skype. Tout d’abord, nous avons fait le point sur mes progrès depuis notre dernière entrevue. J’ai mis l’accent sur les sentiments de solidité, d’ancrage, d’être « moi-même » que j’avais ressentis à la sortie de la séance. Sentiments que je voulais retrouver et intégrer profondément en moi. Un nouvel objectif était trouvé!
Une fois cet objectif clairement énoncé, Marie m’a proposé de fermer les yeux et de faire un scan de chaque partie de mon corps. Un inconfort étant présent dans la région de la gorge. J’ai écouté les besoins de cette zone et j’y ai apporté lumière et respiration jusqu’à ce la tension disparaisse. Toujours sous l’impulsion de Marie, je suis partie en voyage. Mon premier guide m’a accueilli. D’autres se sont relayés tour à tour jusqu’à ce que Marie me demande me concentrer sur mon 3e oeil. Cette région du front étant crispée, j’y ai fait entrer de la lumière, de la paix, de la détente tout en laissant pénétrer de la solidité dans chaque cellule de mon corps. Tout ce qui avait besoin d’être transformé ou éliminé l’a été grâce à ma respiration et mon dernier guide. Pour clôturer le voyage, j’ai fait un pacte avec moi-même : me poser ou me reposer 10 minutes par jour.
La séance s’était très bien passée, elle a été intense et surprenante (comme à chaque fois). Je me sentais bien et mes craintes n’avaient plus lieu d’être.
Grâce à ce voyage, j’ai abordé mon nouveau travail de manière sereine. La solidité est au rendez-vous! 🙂 Il est évident que je renforce tous les jours ce sentiment et que je respecte tous les termes de mon accord…
Un tout grand merci à Marie
***
J ai fait plusieurs séances avec Marie en face à face mais un jour je n’avais pas d’autre choix que d’en faire une par skype, il est vrai que j appréhendais cette séance, je me disais que ça n allait pas être pareil, puis je me suis quand même lancée…
Je n’ai très honnêtement pas fait la différence, Marie est 1000 fois présente, rien ne change, d ailleurs cette séance m’a débloqué une étape importante de mon cheminement. A ce jour je sais que je ne m arrêterai plus à ça, peut importe par quel biais se font les séances, Marie est très professionnelle, je lui fais entièrement confiance.
Merci Marie
***
Habitant loin des endroits où Marie reçoit habituellement, la seule façon d’effectuer des sessions était par Skype. Je n’ai donc pas hésité à prendre un premier rendez-vous.
Il est vrai que la première fois, j’ai tout de même eu des doutes sur ma capacité à entrer en transe de cette manière-là.
Mais, grâce au savoir-faire de Marie, tout s’est très bien passé. Je n’ai jamais ressenti que la distance était un frein quelconque à la qualité de la thérapie et suis vraiment enchanté de cette manière de faire. Il est vrai que j’aurais pu trouver un hypnothérapeute dans ma région, mais pouvoir pratiquer avec une personne qualifiée et de confiance était le plus important.
J’apprécie également la flexibilité que donne ce type de session et l’absence de perte de temps dans les transports.
Je ne peux que recommander Marie et ce type de sessions à distance.
Les prescriptions de tâche post-hypnotiques sont célèbres, notamment grâce à Milton Erickson. L’hypnose n’est pas la seule à l’utiliser, parmi les différents « hypnotiques » (techniques permettant de transformer la subjectivité). Les exemples en tarot de Jodorowsky sont d’ailleurs célèbres.
Il existe de nombreuses pages et des ouvrages expliquant comment et pourquoi utiliser des prescriptions de tâche selon des axes divers et variés. Je vous renvoie pour cela à l’article de ma collègue Céline Spreux. C’est un domaine vaste que de nombreux courants explorent chacun à leur manière. Par exemple, certain.e.s spécialistes utilisent de façon probante des prescriptions de tâches visant à aggraver le symptôme.
Pour ma part, je donne parfois des tâches d’observation, de recadrage (envisager une situation autrement, avec un sens nouveau et une émotion différente) et de transformation des comportements habituels, typiques des thérapies brèves, mais cela se fait la plupart du temps avant les séances, comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions. Cependant, je laisse le contrat de la tâche se conclure entre la personne et ses parties intérieures. Je ne signe aucun accord. Au-to-no-mi-e!
Dans les prescriptions de tâche qui prolongent les séances, j’accorde la priorité à la continuation du travail en cours (refaire seul.e une partie de la séance, en autohypnose), à l’intégration des ressources et des autorecadrages rêvés, à la connexion au corps, au passage de l’imaginal au réel partagé, à l’action, au soin-accueil-amour de soi, concrètement… tout simplement parce que ce sont les priorités que demandent les différentes facettes intérieures des personnes qui viennent me voir et que je ne suis qu’une accompagnante, qui cherche à parler le langage de chaque personne que j’accompagne dans son rêve à la découverte de ses essentiels.
Comment?
Lors de mes formations de base et formations continuées en hypnose, j’ai reçu des prescriptions de tâche en tant que sujet de séance. Je ne les ai pas réalisées. Cela m’a posé question car, dans chaque cas, mon objectif me tenait à cœur et la PDT était présentée comme un moyen d’y parvenir.
Alors pourquoi ? Parce qu’elle était inventée de toutes pièces par mon accompagnant.e et présentée comme un devoir obligatoire, avec plus ou moins de délicatesse, de défi, voire d’autorité et que je n’en « ressentais » pas le sens.
J’ai la conviction que la personne «en référence interne» (c’est à dire qui a besoin de décider de ses choix par elle-même, voire qui refuse ce qui ne vient pas d’elle), qui repart avec une tâche donnée non pas par un tiers mais bien par une ou des parties d’elle-même, aura bien plus d’enthousiasme et de ténacité à réaliser cette tâche que si elle reçoit une prescription extérieure sortie du chapeau de l’accompagnant.e, même adoucie par un « yes set« .
Quant aux personnes qui accepteraient n’importe quelle tâche de référent.e.s qui font autorité (professeur.e, thérapeute, spécialiste…), et que nous appelons en jargon «en références externes», c’est un bel apprentissage que de leur faire ajuster et valider à l’intérieur (par les dividus ou les organes du corps…) ce qui vient de l’extérieur, même si une prescription classique pourrait passer facilement. Sans compter qu’une prescription extérieure pourrait renforcer – encore – le côté influençable de la personne, ce qui nuirait à son autonomie.
De toute façon, quelle que soit la méthode employée par un hypno, il est important qu’elle soit alignée avec ses croyances profondes. Car la croyance et l’alignement sont des fondements de notre boulot. Il s’agit de cohérence, d’axe vertical (terre-ciel), d’ancrage… et chaque accompagnant.e a un univers qui lui est propre, tout en se synchronisant avec celui des personnes qu’iel accompagne. A chacun.e ses processus, dans la vie comme en thérapie. Autant d’hypnos, autant d’hypnoses!
Pour ma part, mes convictions penchent plutôt du côté de l’apprentissage de l’autonomie, de la liberté par rapport aux contraintes extérieures et intérieures (choisir ses contraintes et ses croyances et ajuster sans cesse), de la construction de la confiance en soi, de l’auto-ressourcement, de la créativité (trouver en soi ses propres solutions, créer sa vie) et de la connexion (quelque chose comme: « être soi en accord avec ses propres essentiels, être « en vie » et « en mouvement », faire partie de la vie, du grand tout, en lien, dans le respect et à sa juste place mouvante »… argh! c’est complexe à définir… je vais penser à un nouvel article!).
Dans mes propres séances, je joue dès lors avec l’univers de mes accompagné.e.s pour réclamer aux dividus des tâches qui leur font du bien ou pour en inventer sur mesure, dans une matière tirée du rêve, qui semble couler de source. Et je prends le temps d’affiner et d’ajuster chaque tâche en négociations de parties, sans tenir mordicus à ma proposition mais plutôt en cherchant « tou.te.s ensemble » ce qui serait le plus profitable à l’accompagné.e. et aux parties plus ou moins « conscientes ». Et puis le contrat se signe avec soi-même. Pas avec moi. Je ne suis que la médiatrice.
Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »
Par qui?
Que ce soit en hypnose ou en REAH, l’accompagné.e est en contact avec différentes parties: dividus qui représentent des parties d’iel-même ou des membres de son entourage introjectés, comme le censeur qui répète « tu n’y arriveras pas, tu es ridicule, ça ne sert à rien d’essayer » ou l’oncle rebelle à la famille traditionnelle qui éveille d’autres possibles, ou des parties de paysage (volcan, arbre, cascade..), ou des parties du corps…
En hypnose, nous pouvons demander aux pieds de quoi ils ont besoin dans les jours et les semaines prochaines pour continuer à s’ancrer, par exemple. Ou le cœur peut demander un hug par jour ou… de se mettre au karaté. Ou ce qui serre et déserre la gorge peut réclamer de chantonner sous la douche, de secouer tout le corps ou d’arrêter le sucre. Parfois, les tâches sont clairement rationnelles. Parfois, leur logique est bien présente mais nous ne la percevons pas. Et c’est très bien comme ça!
En REAH, le dragon, l’enfant, le monstre apprivoisé, le cousin décédé, le lac, la sorcière, l’arbre, la partie créative… peuvent tou.te.s donner des tâches ciblées, surprenantes de subtilité et parfois d’humour. J’en suis souvent émue.
Et lorsque les parties restent silencieuses, je lance des pistes et attends de voir (ce) qui réagit et comment, pour ajuster, ciseler la tâche qui réunira l’ensemble du « je » dans l’amour et la solidarité. Car dans ma représentation, l’accompagné.e est une équipe qu’iel vient pour coordonner. Souvent, on se marre pas mal autour de mes propositions (saluées ou rejetées ou transformées). L’accompagné.e, moi et « les parties profondes » travaillons ensemble, dans la bonne humeur, jusqu’à ce que la tâche précise fasse l’objet d’un contrat interne.
Des exemples
Quelques exemples en vrac de tâches données par une ou des parties de l’imaginal: danser même seul.e chez soi / regarder un.e inconnu.e dans les yeux chaque jour / marcher à pieds nus sur le gazon / mettre une robe de princesse pour une soirée / nager en apnée / chanter / planter des graines de fleurs dans la ville / choisir un beau caillou, le garder le temps de le charger de tout ce qui est à laisser derrière, puis lui choisir un bel endroit, faire un rituel et le laisser / suivre un insecte dans la nature aussi loin que possible / écrire un poème ou une chanson pour un dividu et la lui chanter tous les matins / introduire une couleur particulière dans l’habitation / introduire « je n’en ai rien à faire, je trace » dans une conversation au travail / introduire des mots incongrus dans des conversations / acheter des bâtons de marches pour ancrer 4 pieds / dire le nom d’un ami décédé quand la panique arrive et caresser la main gauche de la main droite / se faire un bisou à soi-même (pour éviter de céder à la compulsion) / faire pipi dans une rivière / trier le garage, jeter-donner-ranger / aller rechercher une boite de souvenir chez une parente / déposer 3 oeufs dans la forêt / acheter une pierre de dragon (ou de lune ou oeil du tigre ou…) / chanter pour les pieds et pour le cœur, en laissant les paroles couler-rimer n’importe comment, et sourire / prendre la douche quotidienne avec un rituel de nettoyage intérieur / écouter une ritournelle tous les jours (sonnerie du réveil : « il en faut peu pour être heureux ») / dessiner l’imaginal rencontré / masser avec gestes doux et mots tendres une zone du corps / se rouler dans l’herbe et faire des galipettes / appeler un parent fui depuis des années / se faire des compliments en se regardant dans la glace / demander gentiment au censeur de transformer la suggestion négative en encouragement et lui laisser le temps d’y arriver / adopter un chat / lâcher une plume du haut d’un pont et l’observer / rouler les cloppes de l’autre main / ranger la cloppe roulée dans un étui et le refermer, ne la fumer que plus tard, si vraiment c’est criant / écrire et dessiner sans réfléchir sur une grande feuille en papier reyclé, puis une boulette, à enterrer ou noyer ou brûler / demander la permission de faire un bug à chaque personne amie ou connaissance bienveillante / porter un objet en poche ou au poignet, pour se souvenir d’une ressource (comme autrefois on faisait un noeud dans son mouchoir) / exercer son intuition en laissant le corps donner la direction à prendre (bascule avant-arrière, oui/non de la main)…
Stage au centre Imala, séquence « écouter son intuition pour diriger l’attention et l’action »
Un témoignage sur les PT
Lors de mes voyages hypnotiques guidés par Marie, différentes tâches m’ont été «prescrites» pour ancrer l’objectif de la séance. Ces injonctions variées me permettent de continuer le travail commencé et d’en ressentir les bienfaits au quotidien. Souvent, elles sont émises par un guide. Parfois par Marie.
Lors de la première hypnose, mon guide cacatoès m’a ordonné de peindre. Tâche facile à réaliser car je peins depuis 2 ans. Je me suis donc réinscrite à un atelier pour être sûre de me dégager du temps et évoluer dans ce domaine. Marie m’a aussi suggéré de représenter les guides rencontrés. A ce jour, le tableau est commencé mais loin d’être achevé!
A la deuxième séance, j’ai rencontré une fillette que j’ai accompagné dans l’eau. Métamorphosée en sirène, elle a demandé à ce que je lui rende régulièrement visite pour jouer avec elle ou la regarder jouer. J’accède donc à sa demande lors des petits voyages hypnotiques que je réalise chez moi.
Une autre requête a été faite par quelques guides : continuer à pratiquer l’autohypnose. J’applique cela au quotidien. Minimum une fois par jour juste avant de m’endormir. J’y rejoins deux ou trois guides, souvent les mêmes, qui m’accompagnent durant la phase d’endormissement. Depuis la mise en place de ce petit rituel, mes insomnies sont moins présentes.
Dans le but de continuer à me ressentir en tant que « moi », une des tâches post-hypnoses a été de continuer à inspirer la lumière et la solidité à travers le 3e oeil et de l’expirer dans tout le corps. L’autre tâche a été de prendre le temps de me (re)poser 10 minutes par jour. « Travail » plus compliqué, en ce qui me concerne, à appliquer au quotidien.
Les dernières tâches assignées l’ont été dans l’objectif de poser des limites. Dès la première scène du voyage, le message transmis par mon guide chauve-souris est clair : danser, chanter et faire le clown deviendra un rituel de fête à appliquer tous les jours. Ce moment fera la transition entre le boulot et la maison.
Le rituel d’abandon a été également ajouté par Marie : souffler tristesse/frustration/colère/autre sur une pierre/un morceau de bois et la/le jeter au loin. Depuis que je les applique, je me sens beaucoup plus calme et apaisée.
Toutes ces petites tâches ponctuent mes journées/semaines. Je ne les applique pas toutes à chaque fois mais par-ci par-là. Forcément les nouvelles en priorité pour bien les intégrer…
Un exemple expliqué de prescription donnée par l’accompagnante: LE RITUEL DU POIVRE
L’arrêt du tabac est l’une des demandes les plus répandues en séance d’hypnose. Comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions-addictions, c’est un sujet sur lequel je planche beaucoup.
Lors de sa première séance, un accompagné très motivé à travailler à tous les niveaux pour arrêter de fumer m’a confié que, d’un point de vue physique, la compulsion lui semblait venir de la bouche elle-même, comme si elle exigeait d’être remplie par la fumée et insistait jusqu’à obtenir son dû.
Nous avons d’abord veillé, en première séance à ce qui pouvait être mis en mouvement «dans le fond», dans la transformation des processus habituels (voir l’article. Ici: futurisation, séparation de l’intention positive et de la solution-cigarette, sous-modalités des deux parties, transformation d’un lien, intégration avec sensations dans le ventre).
Restait à gérer cet appel que la bouche n’a pas daigné négocier en transe, lors de cette première séance. L’idée m’est donc venue de proposer à la bouche un rituel à la hauteur de ce goût tant désiré (désiré et en même temps rebutant, car le goût de la clope et la lourdeur de la langue ont souvent un côté attraction-répulsion, en tout cas pour lui c’était le cas).
Prescription de tâche (négociée avec les parties): à chaque exigence de la bouche pour une clope, un grain de poivre sur la langue, sans croquer, en mettant tout le focus sur les sensations. Le rouler, jouer avec, jusqu’à avoir l’impulsion forte de le cracher au loin, l’expulsion étant accompagnée d’une intention claire d’expulsion de la compulsion.
Notez que le poivre de Sichuan fait vibrer les lèvres et les muqueuses. Son emploi est encore différent du poivre noir, rose ou blanc. C’est au choix ?
Essai concluant: « le je » s’amuse de l’observation de la stimulation, la compulsion est oubliée grâce au focus sur les sensations étranges, l’expulsion soulage. Et la bouche est ok avec le procédé transitionnel, qui l’intrigue et la distrait.
C’est une prescription qui a l’air de convenir aux accompagné.e.s intéressé.e.s par les expériences (cette prescription est loin de convenir à tout le monde!).
Dans l’arrêt du tabac, les étapes sont plus ou moins nombreuses et plus ou moins longues Certaines personnes arrêtent en une séance car elles ont bossé en amont par ailleurs mais, souvent, il y a du lourd à nettoyer au fil de quelques séances pour s’émanciper de l’habitude, de la fidélité…
Et comme les transformations, selon mes croyances, passent par le corps (changement de focus sur les sensations, changement de posture, d’appuis, de respiration…), autant le stimuler par une hypnose créative!
La complicité entre « le je » et « ce qui n’est pas ressenti comme je » (un dividu/ego-state, une partie du corps qui appelle la compulsion…) peut ainsi passer par l’accueil, l’écoute, la tendresse, mais aussi par le jeu et la taquinerie douce pour poser des limites et pour ouvrir d’autres stimulations et explorations.
par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose éricksonienne
Nathalie Bletterie, ses chevaux et moi vous accueillons pour des séjours « cheval-miroir et hypnose », dans la nature magnifique de Lozère, au Centre de médiation par le cheval Imala.
Les dates :
du samedi 7 juillet 9h30 au lundi 9 juillet 17h00. Il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique (parc naturel des Cévennes, hauts-plateaux, rivières, cascades, randonnées, spéléologie, vautours fauves, parapente…)
du samedi 18 aout au lundi 20 août 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
Notez-le dans votre agenda! Il y aura minimum 4 et maximum 8 participant.e.s dans chaque session.
En 2018, nous proposons des stages de trois jours chacun, qui sont abordables sans expérience ni avec les chevaux ni avec l’hypnose et que vous pouvez suivre indépendamment ou l’un à la suite de l’autre.
Nos outils? Médiation par le cheval, médiation par le lieu (chien, chat, arbres, rivière…), rêve éveillé dirigé, ateliers d’exploration hypnotique, construction collective transitionnelle, balade hypnotique, marche, baignade, rêverie, sieste…
Le rond de travail et les trois chevaux au repos
Cheval miroir et hypnose?
Un stage « cheval miroir et hypnose »?
Il ne s’agit pas d’un stage d’équitation (non, on ne « monte » pas). Aucune connaissance préalable avec les chevaux n’est requise.
C’est une occasion tranquille de rencontrer nos parts intuitives, par l’intermédiaire de trois chevaux partenaires, attentifs et bienveillants et de progresser pas à pas avec eux, grâce à l’hypnose, vers une présence ancrée dans l’ici et maintenant, vers une connexion intense à soi, à l’autre et à la nature qui nous accueille, dans ce lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières.
Les chevaux nous offrent des connexions avec nous-mêmes, avec eux-mêmes, avec l’environnement… ils ouvrent et guident.
L’outil hypnotique permet de vivre des expériences sensibles profondes en toute sécurité.
Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons trois jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’éthologie, le nettoyage, le ressourcement, la transformation, le partage, en accord avec votre objectif personnel.
Les trois chevaux partenaires réagissent à la fois avec leur désir de travailler avec l’humain (ce qui n’est pas le cas du chat, très indépendant et trop celui du chien, en demande) et à la fois avec leur intuition, leur savoir-faire animal, leur ressenti profond.
Ils se positionnent subtilement « en miroir » de nos processus (réaction émotionnelle, énergie, action, regard, posture, film intérieur réalisé selon nos représentations, projections), ce qui permet de mettre à jour la construction de notre propre façon d’être et de réagir, sans masque.
Ils le font tous les trois de façon sincère et selon leur caractère, très différent (Lipzou la douce attentive, Bryum le câlin malin, Phoebus le chef impatient…).
Dans ce stage, chacun.e vit avec les chevaux qui travaillent des process du quotidien, sauf qu’ici ces process sont mis en évidence, à nus, et dénués d’intentions extérieures (le cheval fait simplement « miroir »).
L’hypnose et le rêve éveillé prolongent ensuite cette exploration, de façon à mettre à jour les fonctionnements, peurs, désirs, réactions, projections, émotions face à l’intention choisie en début de stage, pour explorer, apaiser, transformer, réconcilier, traverser…
Ici, Phoebus fouaille de la queue. La personne qui se donne à voir en miroir reçoit cette information et réagit émotionnellement, à sa manière.
Infos pratiques
Les dates:
du 18 au 21 mai (Pentecôte)
du samedi 7 juillet 9h30 au lundi 9 juillet 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
du samedi 18 aout au lundi 20 août 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
Nathalie et moi désirons y voir clair pour les inscriptions de juillet (7-9) et aout (18-20).
En effet, nous recevons de nombreuses demandes d’inscriptions qui ne se concrétisent pas en terme de bulletin et d’acompte.
Première mesure: nous offrons 15 pourcents sur le prix du stage et du logement (pas de la nourriture car elle est à prix coûtant) aux personnes qui s’inscrivent avant le 20 juin (pour le stage de juillet) et le 20 juillet (pour le stage d’aout).
Seconde mesure, pour les personnes venant à deux, une réduction de 15 pourcents est octroyée à la seconde personne, à condition de s’inscrire avant le 20 également.
Ces réductions s’additionnent et s’appliquent sur le stage et le logement.
La nourriture, elle est déjà vendue à prix coûtant (bio et végétarien).
Coût :
290 euros, pour trois jours de stage avec deux formatrices et trois chevaux. Si vous désirez vraiment venir mais que vous ne pouvez pas donner 290 euros, écrivez-nous. Nous trouverons une solution.
Vous pouvez rester un 4ème, 5ème jour…: vous avez la possibilité de prendre le temps d’intégrer votre expérience dans ce cadre magnifique, lire, vous promener, nager… ainsi que de bénéficier d’une récapitulation et/ou d’une séance individuelle supplémentaire, soit en cheval-miroir, soit en hypnose, soit les deux (environ 1h par séance).
Hébergement entre 5 et 30 euros (de votre tente dans le pré, aux chambres de deux lits + une individuelle dans la maison, en passant par l’espace commun de la yourte à 3 lits) et repas végétariens (prix coutant): paiement à part
En voiture: à 1h10 d’Alès, 2h de Nîmes, 2h des Vans, 2h30 de Montpellier, 2h30 d’Avignon, 2h40 de Montelimar, 3h de Valence, 4h de Lyon, 5h15 de Genêve, 6h30 de Paris…
Train Paris-Nîmes: en Ouigo, c’est 10 euros. Voir un exemple ici
A 5h30 de Paris tout compris:
TGV jusqu’à Nîmes
correspondance en train jusqu’à Ales
navette collective gratuite en voiture
Infos et inscription:
email de Marie: lisellesil@gmail.com
email de Nathalie: nathalie.bletterie@gmail.com
Bienvenue!
Témoignages
Les témoignages des participants au stage de septembre 2017, ci-dessous, vous donneront une idée de ce que vous avez la liberté de vivre dans les prochains stages de « se connecter à soi, au cheval, au monde ».
Témoignage de Léa Drouet
A la fin de l’été 2017, je me suis rendue à Azinières situé sur un flanc de colline du causse Méjean, en Lozère : « deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde ». Durant ce weekend end , les accompagnants, humains, chevaux chiens, chat, arbres, rivière, montagnes m’ont permis d’ouvrir doucement un espace intime et sensitif afin d’engager un lent travail d’exploration, de mise en circulation, de déplacement des représentations de soi, de l’autre, des relations.
A mon arrivée je suis accueillie par Zen-it, un chien blanc avec deux billes noires à la place des yeux, c’est un chien qui sourit.
Le sourire fait chien
La maison de Nathalie et de Pierre regarde les trois chevaux, et vice versa. Les arbres sont hauts, les montagnes nous entourent, tout ça nous regarde autant que nous les regardons. L’air est frais et calme. Ça a déjà commencé en quelque sorte, parce que dans ce paysage, à proximité des animaux, un autre espace intérieur s’ouvre que celui de la rationalité analytique. Je sens, je vois, je touche.
Le chien blanc Zen-it, la chatte Joséphine, les chevaux Phoebus, Bryum et Lipzou. La maison est très chaleureuse. Une grande baie vitrée fait le pont entre le dedans et le dehors, entre le chat couché sur le canapé, ronronnant et les chevaux.
Nous nous présentons les uns les autres. C’est drôle parce que Marie , l’hypnotiseuse, a des yeux de chat. Elle observe et travaille déjà.
Bryum, Lipzou et Marie
Nathalie, elle, a une douceur dans les yeux et un calme apparent, très apaisant.
Phoebus et Nathalie
Toutes les deux, chacune avec leur pratique respective nous proposent de nous accompagner durant le weekend end. Mais je sens que nous allons aussi être co-auteur de ce moment, et ça me plaît. J’ai de la place, je ne me sens pas infantilisée, excessivement administrée, ce weekend end ne sera pas une activité occupationnelle dirigées. Ouf.
Dans cette présentation, je sens déjà que tout à la même valeur, ou plutôt que rien n’a plus de valeur que le reste. Animaux, arbres, montagnes, humains, rivière. Pas d’anthropomorphisme donc, mais un jeu de miroirs perpétuel entre toutes ces choses vivantes.
Bryum s’est installé dans la sellerie
D’ailleurs quand j’y pense, c’est comme ça que je décrirais le stage que nous ont proposé Marie et Nathalie. Une sorte de voyage de deux jours dans un palais des glaces pour mettre à distance, refléter, révéler des parties de mon intériorité, parfois noueuse.
Nous allons tous ensemble vers la rivière en contre bas. Il faut descendre par un chemin un peu escarpé. C’est le chemin que prennent les chevaux pour boire. Il y a un arc en ciel.
L’arc-en-ciel de bienvenue, le vendredi soir
Là, des grands arbres. C’est un terrain submersible, inexploitable. Ça tombe bien, la notion d’exploitation, on le sent bien ici, est banni. Tous les rapports sont des rapports de collaboration, d’interaction. Entre les gens, entre les pratiques, les savoir-faire, les animaux, les végétaux et leur différent régime d’intelligence comme l’organique, l’intuition, l’analyse, le sensible, ou encore l’imagination…
Entre pluie et soleil près de la rivière, où les chevaux vivent dans un espace vaste
Je me sens dans une sorte de réseau de choses dans lequel je peux voyager assez librement, me nourrir de ce que l’on me donne, sans obligations. Nous sommes un petit groupe fait de singularités, nous allons interagir sans être soumis à une croyance particulière.
D’ailleurs quand Marie nous parle de l’hypnose, elle semble dire « voilà, ce sont des outils, il y en a d’autres, mon savoir-faire c’est celui-là, je le partage avec vous, faites en ce que vous voulez » . En d’autres termes, il ne s’agit pas de vrai ou de faux. Il y a un pragmatisme et une distance qui me met à l’aise tout de suite. J’ai de la place pour ce que je suis.
Nous poursuivons notre voyage. Je dis poursuivre parce que ça a commencé dès que j’ai posé le pied hors de la voiture. Nous ouvrons encore cet espace intérieur, celui de la rêverie, de l’intuition et du sensible. Nous sommes invités à choisir un arbre et entrer en contact avec lui. Tout ça fait partie de l’atterrissage. J’ai les yeux et les oreilles grands ouverts, la peau qui sent, les pensées qui se calment. Je suis progressivement et de plus en plus là.
La rivière, où l’on se baigne en été
Marie nous propose une séance « de rêve éveillé », un voyage hypnotique de groupe. Pour moi c’est une intensification de ce qu’il se passe déjà. L’objectif de cette séance, se mettre au contact de notre intention par l’intermédiaire de la rêverie hypnotique. En d’autres termes, pourquoi ai-je décidé d’être là, quelle question je veux me poser à moi-même, sur quoi je veux travailler. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, ce voyage n’est pas pour moi une balade d’exploration hasardeuse, une dérive sans but, il y des choses qui m’empêchent, que je veux mettre au travail.
Je ne sais pas si les autres sont dans la même démarche. Je sais que T. est plus dans la découverte et s’autorise la rencontre. Elle semble moins volontaire que moi. Question de nature. Tout est possible en tous cas. Nous sommes chacun là où nous sommes et rien n’est forcé.
Nous sommes installés à différents endroits, proche de la rivière, sous les arbres.
Phoebus descend à la rivière, où nous rêvons
La voix de Marie me guide, ouvre cet espace de représentations et d’images qui me peuple. C’est un équilibre entre le laisser faire et l’attention au surgissement de ces images crées par moi. Un exercice de dissociation qui me permet d’être lecteur d’une partie de moi-même, à distance, pour voir ce que je me raconte à moi-même de moi-même. L’hypnose nous permet de reléguer au second plan notre rationalité analytique, sans toutefois la faire disparaître.
Dans la continuité de cette première séance, nous remontons le chemin en adoptant le comportement-cheval, en nous mettant pour quelques minutes dans la peau du cheval. Nathalie nous a préalablement parlé des différences de perceptions entre un prédateur et une proie . Nous passons donc de l’un a l’autre. De l’homme, au cheval. C’est déjà un travail de décadrage, de changement de point de vue nécessaire à n’importe quelle remise en question. Nous nous exerçons au fait de nous décentrer, et nous nous donnons la possibilité par-là de nous déplacer, de changer quelque chose. Sans parler de révolution totale ( je ne le souhaite pas ) nous nous entraînons au « pas de côté ». C’est comme si on pétrissait la pâte de notre cerveau pour lui donner plus de plasticité, plus d’amplitude, plus d’air.
Toutes ces étapes nous préparent à notre première rencontre avec les chevaux: Nathalie nous invite à une séance de « cheval miroir ». Ils sont trois. Chacun leur caractère. Des singularités encore.
Bryum et Nathalie au travail
Chacun à notre tour nous devons aller à la rencontre de Phoebus , chargés de notre intention. A proximité de la bête, l’effet miroir est immédiat. J’observe ce que le cheval me renvoie ce que moi je lui envoie. Je ne décrirais pas ici ma rencontre avec Phoebus, je dirais seulement que ce qui a été touché a ce moment à fait mouche. Ca n’était pas forcement ce à quoi je voulais donner une place pendant ce weekend end et pourtant j’ai décidé d’accueillir ce travail. Ce fut profond, très intense. Ce que me renvoyait Phoebus était un point douloureux et fragile que nous avons décidé ensemble de regarder. L’accompagnement de Marie et Nathalie a été très structurant. Leur solidité permettait la confiance et le laisser-faire.
Phoebus interagit dans le rond, espace de travail où sont assis.e.s les stagiaires.
Après le déjeuner, nous nous sommes réunis pour un premier retour sur la matinée qui fut riche en émotions. Les besoins de chacun sont entendus et pris en compte. Le planning change, s’adapte aux besoins. Nous poursuivons ce travail de mise à distance des représentations qui nous habitent et que nous projetons sur notre environnement humain et non humain. Nous nous efforçons de regarder ces reflets qui nous sont renvoyés parfois avec force pour apercevoir les mécanismes dans lesquels nous pouvons être enfermés.
La journée se termine par un feu de cheminée, et une écoute de la pièce radiophonique bOa, un rêve éveillé de Marie, mis en musique et en voix. C’est encore du partage. Les formatrices ne sont pas à distance malgré leur statut très clair. Les interactions sont continues. Nous nous couchons tôt. Sommeil de plomb.
Le lendemain, nous alternons travail individuel avec les chevaux et séance individuelle d’hypnose. Cela me permet de continuer à creuser ce qui m’a été donné à voir la veille.
Pendant une pause, Pierre me parle de cette maison qu’ils ont voulue ouverte. Nathalie n’aime pas les portes fermés. Et ça se sent. Je m’y sens bien.
Nous terminons le weekend end tranquillement par un thé, débriefing . Nous nous disons au revoir.
Ce weekend end m’a permis de faire apparaitre des représentations qui incarnaient certaines de mes pensées ou de mes émotions et de pouvoir les bouger un peu, de les mettre en mouvement quand je les trouvais trop figées. Ce « pas de côté » c’est que qu’on peut appeler une tentative de changement. Il ne s’agit pas d’un désir de révolution mais d’un léger décalage dans la manière de percevoir le monde, une possibilité de se connecter à lui autrement. Je me suis donné le temps de rendre plus plastique la façon dont je perçois le monde, moi-même et les autres.
Quand l’analyse et la rationalité touche une limite, il m’a été possible dans cet espace temps d’emprunter d’autres chemins, d’aborder certaines problématique autrement en engageant mon imaginaire et mon corps. De jouer avec d’autres outils.
Il m’a été permis de le faire dans un cadre bienveillant et inspirant qui donnait encore une fois toute sa place à la singularité de chacun.
Léa Drouet
Séance de groupe
« Nous regardons les animaux et les animaux nous regardent. Nous faisons signe à un chat, par la voix, par le geste, le chat nous regarde et cligne des yeux. Il n’a pas la capacité d’exprimer des paroles selon le modèle humain, mais à sa manière il nous répond, par un clin d’œil. Que se passe-t-il dans ce clin d’œil ? Une communication s’établit, un échange a lieu. Nous regardons l’animal qui nous regarde. Que voyons-nous alors ? Le clin d’œil énigmatique nous pousse à regarder en nous-mêmes, comme dans un miroir » Le devenir Animal Gilles deleuze
Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie
Autre témoignages
– « l’atelier avec les chevaux c’était vraiment bien, des réponses! J’ai aimé la liberté dans chaque atelier. Belle initiative, à refaire avec beaucoup de plaisir et d’amour… »
– » le plaisir d’être ensembles autour d’une même envie. Se rapprocher encore de soi. Trouver des réponses, en consolider certaines. »
Lipzou en interaction
– « J’ai passé une très bonne journée, apaisante, avec des personnes différentes et intéressantes. Au fil des ateliers, mes questions se sont affinées, précisées. Bien sûr, j’ai les réponses, elles sont en moi, mais en fin de journée, les différents éléments ont trouvé leur place juste. Je souhaire recommencer! Un grand merci »
– « La multiplication des différents ateliers m’a permis d’avoir des réponses aux questions que je m’étais posées dans un atelier précédent. Le « turn over » des personnes et la déambulation des uns et des autres dans l’espace m’a donné l’impression que le lieu se chargeait de l’énergie que chacun y a déposé, tout en diffusant des ondes positives les uns envers les autres (animaux, arbres et pierres compris) »
Construction collective à partir d’objets transitionnels
Les 3 axes de nos stages 2018
Exploration
Quelle histoire nous racontons-nous? Comment interprétons-nous les éléments du contexte? Les « patterns » (sélection des captations, représentations, projections, réactions, émotions…) se sont construits et consolidés au fur et à mesure de nos expériences, depuis le début de notre existence, sans que nous nous rendions compte que ces mécanismes internes créent ce que nous croyons être « la réalité ». En laissant nos affects se révéler par la projection et par le cinéma intérieur, grâce au travail avec les chevaux et aux séances hypnotiques en connexion avec la nature, nous les rencontrons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons.
Conciliation
Le second fil est la conciliation entre les facettes (les dividus) composant un individu, entre ce qui en nous désire aller vers notre intention et ce qui est « plus fort que », ce qui résiste au changement.
Lorsque des tiraillements entre des émotions différentes, entre des désirs d’actions opposées, entre des élans a priori incompatibles amènent de l’inconfort, du stress, de la versatilité, des ruminations, voire de l’angoisse, il est intéressant de laisser la négociation du conflit se passer à un niveau intérieur, entre les différentes parties de nous-même, chacune reliée à des intentions, à des contextes, à des désirs et à des peurs, à des besoins singuliers…
Ces voyages intérieurs débouchent, si cela est approprié (car c’est différent pour chacun) sur un allégement-éclaircissement-apaisement ou sur une prise de décision ou – tout simplement – à une grande bouffée de tranquillité, en paix avec soi-même.
Transformation
Le troisième fil est la transformation par la mise en mouvement du corps réel et du cheval, mais aussi des objets transitionnels, des corps rêvés, des symboles et des paysages intérieurs.
Se donner du jeu pour quitter la sclérose, l’immobilité, le positionnement rigide, la répétition, le sillon fermé… Se donner du mouvement pour oser explorer et tester d’autres processus, en toute sécurité. Se donner de la joie, de la connexion, de l’accueil, du temps pour se mouvoir, s’émouvoir, en choisissant son cap et la modulation qui y mène.
Venez dérouiller vos processus, bouger vos corps et éprouver le champ de vos possibles!
Phoebus recule sur le pont, guidé par un stagiaire, sous le regard de Nath.
Avec Boundary Games Léa Drouet retourne au plateau qu’elle transforme en périmètre de jeu et d’expérimentation pour ses 6 performeurs. Tel un laboratoire social, la pièce teste les processus de fabrication et de dissolution des groupes. D’infinis (ré)agencements de corps, de sons et d’éléments scénographiques définissent de nouvelles règles sociales comme autant d’alternatives aux seuls principes d’inclusion et d’exclusion. Boundary Games fait voler en éclat la division binaire « nous/eux » auquel se réduit trop souvent notre rapport à l’autre. Elle ouvre un nouvel espace de négociation. Comment y circulerons-nous?
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Avec
Frédéric Bernier, Madeleine Fournier, Catherine Hershey, Simon Loiseau, Marion Menan & Bastien Mignot.
Scénographie, costumes Gaetan Rusquet
Travail sonore Yann Leguay
Dramaturgie Camille Louis
Assistante à la mise en scène Laurie Bellanca
Lumières, régie générale Grégory Rivoux
Training hypnotique Marie Lisel
Chargée de production France Morin / AMA
Production Vaisseau
Coproduction Kunstenfestivaldesarts, Théâtre Les Tanneurs, Nanterre-Amandiers, Charleroi danse, Coop asbl
Avec le soutien d’Actoral – Festival & Bureau d’accompagnement d’artistes
Accueil en résidence Kunstencentrum Buda, La Bellone House of performing Art, Montevideo
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service du Théâtre, de Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse, de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge
22,23,24,25, 26 Mai 2018
Boundary Games – PREMIERE – Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts (BE)
20,21,22,23 septembre 2018
Boundary Games – Nanterre-Amandiers, Nanterre dans le cadre de Mondes Possibles (FR)
9, 10 octobre 2018
Boundary Games – Festival Actoral, Marseille (FR)
Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP)
ATELIERS DE POLITIQUE TERRIENNE
Théâtre Nanterre Amandiers du 11 au 20 mai
« A l’invitation du festival MONDES POSSIBLES à Nanterre-Amandiers, le Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP) installe son village dans le théâtre et ouvre grand ses maisons.Lors de notre résidence, nous souhaitons éprouver avec les visiteurs un mode de vie ultraterrestre. Nos ateliers de politiques terriennes proposent de faire trembler nos identités et altérités, prendre soin du vivant, faire preuve d’hospitalité, et inventer, pourquoi pas, des diplomaties inter-espèces.
Ces pratiques partagées nous invitent à diverses expériences sensibles, individuelles et collectives, à des moments d’expérimentations, à des ateliers d’écriture, des incarnations du vivant, des rêveries d’espaces, des négociations, des prises de parole et de positions. En s’occupant du commun nous ferons grandir ces petits mondes vers des utopies à vivre.
En cheminant d’une maison à l’autre, les participants pourront inventer des maisons d’hôtes, faire corps avec la terre par une fertilisation réciproque, travestir leurs identités par le maquillage ou le masque, donner une matière à leurs songes, discuter du destin de nos plantes, prendre soin de leur jardin secret, s’ouvrir à des états de conscience modifiée : autant de dispositifs de recherches collaboratives, d’hybridations du soi, de mises en sons, en images, en formes, en corps, en impalpables, en tensions.
Vous rencontrerez entre autres dans ce village SPEAP Bruno Latour, Grégory Quenet et ses étudiants de SciencesPo, Emilie Noteris, Marie Lisel, D. Graham Burnett, les étudiants de la New School de New York.
Et la participation de Emilie Noteris (travailleuse du texte) et Marie Lisel (Maître praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle) »
Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP): lien
Le REDAH (rêve éveillé dirigé augmenté par l’hypnose) se présente comme un moyen de voyager vers des dimensions intérieures cachées, que ce soit dans le corps, dans les mondes de l’imaginal communs à différentes cultures (monde du bas et monde du haut…), dans une symbolique particulière (licorne, sorcière, nid, vent…), dans ce que l’on imagine ici et maintenant du passé, dans une approche sensorielle de la relation au monde, dans une oeuvre d’art, dans un son, dans une émotion, dans une synchronicité…
D’autres mondes que celui dont les médias construisent « la réalité » désenchantée sont possibles.
Nous pouvons y avoir des accès de différentes manières, plus ou moins aisées ou difficiles, plus ou moins sécurisées ou risquées, plus ou moins fluides ou complexes, plus ou moins balisées ou libres.
La pensée magique, l’ailleurs interne, l’imaginal, se situe entre le monde sensible et le monde intelligible.
Les voies d’ouverture sur ce monde sont des catalyseurs de liberté, indispensables à l’évolution de soi et du monde, par le fait d’être absorbé par l’ici et maintenant en oubliant la rationalité, de ressentir pleinement, de mettre en mouvement, de laisser advenir et d’accueillir, d’inventer des possibles, de créer sa vie, son oeuvre, son monde.
Car l’imagination est créatrice de réel, comme nous le montrent des études sur les hypnotiques (chamanisme, hypnose, sorcellerie, religion, placebo…).
Marie Lisel, Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle, joue avec ses outils syncrétiques, pour offrir des expériences sécurisantes et ouvrantes d’hyperéveil, à la rencontre de vos intuitions enfouies de la plasticité de vos mondes.
Dimanche 13 mai –
Marie vous emmène à la rencontre de votre sorcière queer intérieure. Après un partage des représentations autour de la sorcière et une brève introduction à l’hypnose éricksonienne et au REAH, vous partirez confortablement à la recherche de votre archétype singulier de la sorcière queer, c’est-à-dire de la partie « sorcière » qui vit en vous.
Bienvenue dans cette rencontre de l’une de vos alliées intérieures les plus magiques!
« Une sorcière est un être déviant qui a réussi – du point de vue de la survie. Il existe un modèle culturel, idéologique et social de ce qu’il ne faut pas être, qui est, dans chaque société, conçu comme normal » (un terme perçu comme synonyme de naturel, ne l’oublions pas). La plupart des gens survivent parce qu’ils se conforment à ces modèles, c’est-à-dire qu’ils se comportent normalement. Cependant, tous ne se comportent pas « normalement » et ces personnes ont du mal à survivre, à cause de leur rejet du système et de tout ce qui le sous-tend, et habituellement elles s’enfoncent. On les qualifie alors « d’anormales » ou de « mésadaptées » ou d’autres adjectifs péjoratifs au regard de la norme. Puis surgit une personne déviante mais qui survit, et puisque celle-ci ne fonde pas son existence sur des modèles convenus – les seuls considérés comme naturels par les gens normaux -, il faut donc que cette déviance tire sa force vitale de quelque chose « d’inconnu » ou de « surnaturel ». Carnet de notes de Maya Deren (1947).
Dimanche 19 mai –
L’écoute collective du rêve hypnotique « bOa » vous fait voyager dans les énergies spirituelles, la grâce, la légèreté, la sensualité.
« Fantasmes » est une création radiophonique à ne pas à mettre entre les oreilles des personnes mineures ou sensibles.
Le dispositif d’exploration sous hypnose proposé par Marie Lisel repousse les limites de l’imaginaire bien au-delà de ce qu’il est possible ou autorisé de vivre dans le réel partagé.
Ce n’est que dans une dimension onirique que le fantasme, telle une caresse pour le cerveau, soulage la tension du désir.
Grâce à l’hypnose éricksonienne, non dirigiste, le champ des rêves s’ouvre et le paysage imaginaire se déploie
Le seul postulat de l’accompagnante étant de n’explorer que le territoire favorable à l’accompagné.e.
Marie Lisel met à disposition l’outil hypnotique qui éveille l’imagination active.
Elle accueille le rêve.
Elle tâche de rester au plus neutre dans ses suggestions de façon à offrir la plus grande liberté possible à la personne qui rêve.
L’accompagné.e jouit alors de ses pleines potentialités aventureuses et émancipatrices.
Vous allez rencontrer l’intimité des cinq protagonistes de Fantasmes, à travers des scènes situées dans leur paysage imaginaire plurisensoriel, dont iels nous font le récit au micro au fur et à mesure de leur voyage.
Les scènes rêvées que traversent les protagonistes ne sont entravées par aucun souci de cohérence, aucune barrière aux possibles, aucune limitation aux contingences techniques, aucun risque de faire du tort à qui que ce soit, aucune limitation légale ou morale.
Les personnages peuvent s’y transformer, s’y dédoubler, n’y être que purs concepts, y baigner dans l’allégresse des nuages, s’y jouer d’un retournement sur leur propre personne ou d’un renversement de leur désir en son contraire, y jouir d’un carnage, y ressentir des phénomènes d’attractions-répulsions, y jouer à l’intérieur d’eux-mêmes, y vivre l’inimaginable, … bien au delà du raisonnable, dans la liberté absolue de rêver.
Enregistrement et pratique hypnotique : Marie Lisel
Fantasmes sous hypnose : Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch
Chapeau et générique: Tristan Trémeau
Montage: Daniel Martin-Borret et Marie Lisel
Habillage sonore: Théo Harfoush
Mixage: Christophe Rault
Produit en 2018 par Marianne Binard, pour Halolalune
Avec l’aide de Carmelo Iannuzo pour l’Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles
Avec le soutien du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Un chaleureux merci à toutes les personnes qui ont participé à ce projet ainsi qu’à celles qui l’ont soutenu… et tout particulièrement aux cinq personnages de ce récit.
La première écoute publique de Fantasmes a eu lieu le dimanche 3 juin 2018, chez YIAP à Bruxelles. Puis à nouveau en écoute publique à Bruxelles le 21 octobre (Centre Culturel Jacques Franck) et en novembre ou décembre à Paris. Quant aux diffusions radios, je ne suis pas toujours prévenue.
Collaboratrices et collaborateurs
Je recommande vivement mes collaboratrices.teurs:
Daniel Martin-Borret
Daniel Martin-Borret vit en Cévennes. Il accueille dans de très bonnes conditions celles et ceux qui souhaitent fabriquer une création sonore. Son studio permet l’enregistrement sonore, le montage, le mixage et le mastering. La porte du studio s’ouvre sur la forêt cévenole, ce qui permet d’imprimer un rythme très naturel aux séances de travail. Il travaille en co-écriture, enregistrement, création sonore et/ou musicale, co-montage, co-réalisation…
Au mois de janvier 2018, pour la création radiophonique « Fantasmes » (50′ – production FACR/ACSR), j’avais déjà tenté deux versions de montage, à partir de très nombreux rushes collectés lors de séances d’hypnose. Cependant, toute cette matière enregistrée en transe était trop proche de moi pour que je puisse finaliser le montage toute seule.
J’avais déjà travaillé en juin 2017 avec Daniel Martin-Borret pour « Agogies » (16’49 »), expérimentation radiophonique qu’il a réalisée et dont je suis co-autrice et oreille extérieure. Comme cela s’était très bien passé, j’ai décidé de solliciter Daniel pour Fantasmes. Et nous avons poursuivi le montage chez lui, en Cévennes, dans son studio son qui surplombe la vallée.
Daniel est un réalisateur chevronné. Il connait parfaitement ses outils et les partage de façon généreuse et spontanée. En travaillant avec lui, j’ai pu me détacher des rushes, faire des choix, réussir à enlever.
J’ai aussi appris des gestes de montage, précis et précieux, qui m’ont été utiles pour les versions ultérieures.
La palette de Daniel est large, de l’approche technique à la proposition créative, sans oublier le soutien émotionnel.
Ensemble, nous avons tracé de nouveaux chemins, tranquillement, à l’écoute l’un de l’autre, en ne perdant jamais le fil de la création. Grâce à Daniel, « Fantasmes » a pris une dimension pleinement radiophonique.
Je suis rentrée à Paris avec des solutions et avec l’oreille attentive (même à distance) et disponible de Daniel. Cet élan m’a donné l’impulsion pour terminer le montage de la pièce.
Pause de co-montage, dans le studio de Daniel Martin-borret, au coeur des Cévennes.
Théo Harfoush
Musicien, compositeur, sound designer, réalisateur sonore, professeur de chant et de musique…, Théo a de nombreuses ficelles à son violoncelle.
Je suis ravie des sons qu’il a créés en écoutant attentivement mes désirs pour chaque personnage et chaque situation. C’est un plaisir de travailler ensemble!
Autrice et coautrice de BD, Dominique est aussi enseignante à l’Erg et à Saint-Luc Bruxelles. Certains de ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.
Image de Dominique Goblet pour Merci Madame (en écoute sur mon Bandcamp)
Halolalune
Halolalune Production est une A.S.B.L. créée en juillet 2003 dont l’activité principale est la production de films documentaires, de fictions et de documentaires radiophoniques.
Depuis 2011, l’association est la structure organisatrice de La Semaine du Son de Bruxelles.
Je suis heureuse de travailler avec Marianne Binard, dont l’enthousiasme et l’oreille attentive m’aident autant que le travail administratif.
Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles
L’acsr est une structure d’accueil pour la création sonore radiophonique. L’association a été créée en 1996 dans le but de développer un espace de réflexion et de résistance à la diminution alarmante de la création dans les instituts de radiodiffusion en Belgique francophone.
Structure d’accueil aux auteurs, réalisateurs, opérateurs, créateurs intéressés par la radio, elle met à disposition de ceux-ci des moyens techniques et financiers ainsi qu’un accompagnement artistique (une aide à l’écriture du projet, des écoutes de travail aux différentes phases de réalisation), une aide à la production et à la diffusion.
Merci à Carmelo pour les conseils avisés, le soutien moral et l’oreille attentive 🙂
Personnages
Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch, un immense merci pour votre confiance et votre mise en jeu!
La suite?
Je continue à enregistrer des volontaires pour ce projet. Si vous êtes intéressé.e.s, écrivez-moi à lisellesil@gmail.com.
Le principe est simple: vous voyagez gratuitement et moi je garde les rushes (dont vous me cédez les droits) pour mes créations sonores et installations.
Ce projet fait partie de mes créations. Je n’ai pas envie de le pratiquer de façon « normale » et régulière, en cabinet. Si exceptionnellement vous désirez vivre l’aventure sans être enregistré.e, prenez rendez-vous pour une séance de 3h en tarif de base (pas de réduction)
Les enregistrements donneront lieu à une installation sonore dans une expo collective (cf. cv hypnoartistique) et/ou à une création radio. Une performance est également envisageable. J’attends de rencontrer la ou le partenaire idéal.e.
Ce stage vous permet de construire pas à pas vos propres techniques d’autohypnose (à poursuivre chez vous dans les mois à venir), en alternant des moments d’explication des notions de base, des exercices courts d’apprentissage technique, des exercices longs (exploration et modelage) guidés, des exercices d’intégration en solitaire et des moments de partage sur des questions de mise en place.
Lors de ces deux journées, vous abordez différents outils de façon à ce que chacun.e se connecte en profondeur avec soi, à sa manière, tout en suivant un fil commun utilisant l’hypnose éricksonienne. Les exercices et constructions des outils se font à partir des mêmes matériaux, mais singularisés et autour d’objectifs individuels différents.
Marie Lisel (Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, Arche), vous accompagne pas à pas dans la construction de vos outils adaptés à vos besoins et ajustés à vos processus intérieurs.
Mettre à jour les croyances, valeurs, représentations… et dogmes: notre façon de penser le monde influence nos émotions, nos réactions, notre posture, nos connexions aux autres… choisir de garder, de transformer ou d’abandonner une croyance limitante et de préciser une croyance aidante peut changer la vie. D’autre part, mettre le cap sur des activités et des relations en accord avec nos valeurs les plus profondes équilibre et allège. Une première étape est de sortir de la prison du dogme et de la vérité personnelle pour laisser émerger d’autres voies. A lire: Réaliser son film sous hypnose
Penser en positif: si je vous dis « ne pensez surtout pas à un poisson orange », « n’imaginez en aucune façon que des poux pourraient avoir rejoint votre crâne », « ce n’est pas encore le moment de laisser la respiration devenir plus profonde, jusqu’au bâillement »… la suggestion passe sans la négation n’est-ce pas? Voilà pourquoi nous travaillons en exercices sur le fait de positiver!
Accueillirce qui nous constitue et ce qui nous traverse (pensées, émotions, sensations, compulsions, répulsions…), observer, laisser s’exprimer, apprivoiser (plutôt que de rejeter, combattre, chercher à anéantir… ce qui déplace les problèmes), laisser faire… A lire: Etablir une communication confortable avec son symptôme
Modifier son état de conscience (et le piloter). Chacun.e fait l’expérience d’états modifiés de conscience, en étant immergé.e dans un livre, en contemplant une oeuvre d’art ou un paysage, en respirant l’odeur d’un être aimé, en dansant longuement, en relisant un texto émotionnellement fort… C’est un peu comme se plonger dans une bulle, en-dehors du monde extérieur. Apprendre l’auto-hypnose, c’est apprendre à utiliser les états de conscience pour se libérer, se ressourcer, se booster, se concentrer… bref, pour créer sa vie et son monde (nous ne disserterons pas sur la création artistique cette fois). A lire:L’état naturel ou induit d’hypnose
Comprendre les processus intérieurs en profondeur (par le corps, les sensations, impressions, différents sens) et les faire évoluer selon ce que le « je » désire mettre en place.
Mettre en place les conditions optimums et le cap idéal (réaliste, positif, clair). A lire: Créer l’état idéal
Différencier les instances: ce qui veux en moi / ce sur quoi porte mon attention / ce qui agit en moi. Ex: « je veux que ça s’arrête, ce truc qui me pousse à… » ou « Quand ça me prend, je me sens si légère et si confiante, c’est comme si… ».
Jouer avec ce qui dit « je » (toujours en partie conscient, commente, prend des décisions, actif), déplacer le point d’assemblage, clarifier, intégrer.
Développer la position Meta pour prendre de la hauteur sur une situation.
Découvrir les représentations de différentes facettes en soi, accueillir ces représentations symboliques intérieures, leur permettre de délivrer leurs besoins et de trouver leurs place dans l’ensemble (discussions, arrangements, constructions entre parties). A lire: Mon autre, mes autres et Faire la paix avec soi
Mettre en mouvement, en transformation, en plasticité ce qui peut l’être à chaque ici et maintenant, à son rythme et en douceur. A lire: Créer sa vie
Dénouer, délester, dissoudre, détendre, nettoyer ce qui encombre, alourdit, ne circule pas…
Créer un lieu de ressourcement (safe place) et des processus qui réénergisent.
Jouer avec des objets transitionnels naturels et avec les rituels en autohypnose. A lire: L’imaginal de Ma Soeur
Tester différents types d’hypnose et autohypnose pour construire l’outil qui vous convient le mieux: directive (ordre à un automate), sujet passif / permissive (ma voix accompagne, c’est vous qui pilotez, sujet actif) / …
Synthétiser, améliorer, clarifier vos séquences d’autohypnose ajustées par vous et sur vous pour les ancrer (leur donner des portes d’entrée faciles) et les réutiliser chez vous après le stage.
Saint-Germain-de-Calberte, une terre d’accueil en plein cœur des Cévennes. Du Moyen Age à la Seconde guerre mondiale, ce village témoigne de l’histoire d’une vallée cévenole. Entouré de paysages façonnés par les habitants au fil des siècles, le hameau des Calquières en constitue l’un des sites les plus remarquables. Au centre du village, un monument rend hommage aux Cévenols et à tout peuple qui vit en harmonie avec la nature.
Coût: Entre 90 euros et 150 euros pour deux jours (15h d’ateliers), selon vos moyens, en pleine conscience (envoyez-nous un email pour en discuter)
Hébergement: 25€ la nuitée en chambre ou 12 euros en dortoir au grenier, 5 euros pour les draps (si vous n’avez pas les vôtres) et 5 euros d’adhésion à l’association « Graine d’humanité » qui nous accueille (suivre le lien sur « Hébergement » pour voir le lieu).
Repas: cuisine équipée tout confort. Repas partagés (en auberge espagnole) ou non, selon les désirs de chacun.e. Merci de ne pas apporter de viande ni poisson.
La suite? Après un stage sur l’autohypnose, avec des techniques PNL et éricksoniennes, il y aura un stage sur les bienfaits du rêve éveillé . Ce sont les deux outils principaux de la praticienne 🙂
« De la texture au présent », performance de Fabrice Cazenave (dessin sous hypnose, Paris, 19 mars 2018), dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire, sur une invitation d’Agnès Callu.
Fabrique médiatique de l’histoire: avec Fabrice Cazenave, Marie Lisel, François Réau, Catherine Mary-Houdin, Barbara Tannery, Napoli Davide, Françoise Perronno, Jean-christophe Norman, Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Philippe Kong, Alexis Yebra, Sépànd Danesh, Pia Rigaldiès, Christine Phal, Clara Roca, Ikonotekst Artistes Réunis, Antonella Tufano, Suzanne Tarasieve, Jean Bedez, Neal Fox, Marie Gayet, Sonia Fleishmann,Nathalie Tacheau, Marie Cantos, Clement Bagot, Vincent Corpet, Julius Horsthuis, Erwan Le Bourdonnec, Marco Schaufelberger, Ellen Tongzhou Zhao, Yang Chen.
De la texture au présent, performance de Fabrice Cazenave (dessin sous hypnose), 20 mars 2018.
Mes séances se basent sur l’hypnose, telle que l’ont transmise Milton H. Erickson et aussi François Roustang. J’y ajoute d’autres outils, notamment le rêve éveillé, qui donne des voyages, mais aussi des résultats incroyables 🙂
Je pratique le RED classique, selon la méthode de Robert Desoille, uniquement en atelier de recherche (aux séances d’Hypnologie, nous sommes un groupe à expérimenter les techniques anciennes).
En séance individuelle ou de groupe, je mêle le RED à l’hypnose. Mon travail personnel en REAH (rêve éveillé amplifié/augmenté par l’hypnose) utilise donc les notions d’imaginal, d’imagination active et pas mal de points soulevés par Robert Desoille et Henri Corbin, tout en libérant le RED de ses obligations (je prends des libertés) et en lui ajoutant des techniques hypnotiques et parfois aussi différents outils, d’horizons divers.
Un âmi
RED
Rêve éveillé dirigé (RED), selon Robert Desoille
La technique de Robert Desoille est relativement simple : « Le sujet est invité à faire une rêverie. Pour faciliter celle-ci, il est bon de soustraire le patient à tout effort musculaire ainsi qu’à toute excitation lumineuse et sonore. La position horizontale, dans une pièce semi-obscure et loin du bruit, sera donc meilleure. Le sujet allongé se met en état de relaxation et ferme les yeux pour créer un scénario imaginaire dont il est lui-même le héros principal (ou unique). Le thérapeute intervient parfois pour faire préciser une partie de l’espace imaginaire ou une bifurcation possible du scénario.»
Robert Desoille, Exploration de l’affectivité subconsciente par la méthode du Rêve Éveillé (1938), Le Rêve Éveillé en psychothérapie (1945), Théorie et Pratique du Rêve Éveillé Dirigé (1961)
Gaston Bachelard lui consacre un chapitre intéressant dansl’air et les songes, Corti, 1943, chap IV (pdf en ligne)
Tel qu’on pratique le RED à Hypnologie, l’idée c’est de ne surtout pas influencer ni interpréter le rêve. L’accompagné.e vit son parcours selon une proposition de départ (un synopsis en étapes simples). Selon R Desoille, par exemple, 1: une prairie / 2: trouver la rivière / 3: la suivre en amont pour trouver la source / 4: entrer dans une cavité et descendre / …
C’est aussi jouable en poursuivant la lecture que Cyrille Champagne nous fait d’Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll, dont les chapitres ressemblent étrangement aux habituels du RED. Par exemple: « 1: trouver l’accès et descendre / 2: dans le monde du bas, il y a une salle, avec une ou des portes fermées. / 3: Le moyen de passer de l’autre côté est dans la pièce. / 4: Et de l’autre côté…).
L’accompagné.e vit ses insights et recadrages et l’accompagnant.e accueille.
Méthodes dérivées ou proches du RED
Des élèves français de Robert Desoille, réunis dans le G.I.R.E.D.D. (Groupe international du rêve éveillé dirigé de Desoille, 1968) se sont divisé à propos de la place à accorder à l’inconscient, au transfert, à la directivité et à l’activation dans la cure des névroses.
Le C.I.P.A.R.E. (Collège international psychanalytique et anthropologique du rêve éveillé) situe la cure « rêve éveillé » comme une psychanalyse spécifique.
Le GIREP (groupe international du rêve éveillé en psychanalyse, 1987) prend en compte le concept d’inconscient (au sens freudien) dans la pratique et compréhension de la méthode. Il y a donc une interprétation du contenu des images et une analyse du transfert.
Le daydream se développe aux USA avant de se diffuser en Europe et en Amérique latine sous forme de psychothérapies brèves.
Le rêve éveillé dirigé revisité (Elisabeth Mercier)
Elisabeth Mercier est une référence importante dans la suite du RED de Desoille. Je vous conseille son livre.
Elle a commencé à pratiquer le RED de la façon la plus conforme à la méthode de Robert Desoille.
Néanmoins, une interprétation analytique des productions (le vase = la féminité…) est développée dans sa pratique.
Le REL (rêve éveillé libre de Georges Romey)
En REL de l’Adrel, le.a thérapeute prend note du récit
Après le rêve, iel décode les symboles en se basant sur le langage freudien et sur les archétypes identifiés par C.G. Jung. En effet, selon le REL, les représentations de l’inconscient collectif, « répétées » depuis des milliers d’années présentent un caractère d’universalité et offrent un guide pour orienter leur interprétation. La traduction des symboles qui émergent des séquences accélère la prise de conscience des enjeux intérieurs et rassure l’A/é.e lorsqu’iel recouvre sa “raison”. Les symboles sont répertoriés sur le site (la piscine, l’escargot…)
En REL de l’Adrel, le thérapeute prévoit environ 20-25 séances, ce qui est bien plus que la moyenne des accompagnements en hypnose (pour moi, entre 2 et 10 séances).
Pdf en ligne de l’INRES, « Le rêve éveillé libre« , par Frédérique Van Her
Exemple de technique de REL: REL de l’Adrel : école de Georges Romey. Livres: Romey Georges, Rêver pour renaître, R. Laffont, coll. « Réponses », Romey Georges, Le rêve-éveillé libre, Albin Michel, Romey Georges, Un escalier vers le ciel, Médicis,
Interview de Georges Romey en 2017, sur You Tube (1h08)
La psychothérapie AIRE (analyse integrative en rêve éveillé)
La méthode AMPR®, Activation Métaphorique des Processus Régénératifs
… il y a bien d’autres méthodes… inspiré.e.s de Robert Desoille ou développées ailleurs, dans diverses pratiques.
Le « Gros chêne franco-belge », arbre de mon enfance ardennaise
Un cas particulier pour moi: le rêve éveillé en néo-chamanisme
Le voyage néo-chamanisme européen (au tambour, en Europe), utilise également le rêve éveillé. Les différences majeures avec le RED ou le REAH:
le tambour et les rituels ouvrent l’espace temps du rêve
le/la chamane travaille dans et avec le monde intérieur de l’accompagné.e. Iel y intervient pendant que l’accompagné.e rêve.
certain.e.s chaman.e.s travaillent dans et avec des mondes différents de notre réel, mondes dont l’existence est conceptualisée de différentes façons (en RED il fait partie de l’accompagné.e, en néo-chamanisme, ça peut se développer ailleurs).
l’accompagné.e vit son rêve sans parler. Il ne le raconte qu’après, au réveil
l’intégration est souvent physique (par exemple, le/la chamane touche le corps de l’accompagné.e pour y incorporer un guide ou une autre partie)
le/la chamane interroge l’accompagné.e sur son rêve, puis raconte son propre rêve dans le monde de l’accompagné.e
Le shamanisme natif va plus loin. « Le rêver » est un enseignement à part entière.
Ces pratiques m’ont permis d’élargir mon expérience et donc de jouer plus finement avec le rêve éveillé car les trucs et astuces d’une baroudeuse des rêves et des transes sont bien utiles. D’autre part, les concepts de ces pratiques peuvent être entendus de différentes façons et à différents niveaux. Ils enrichissent les représentations. Et donc les possibles.
A partir du moment où l’on ne s’enferme pas dans des croyances limitantes ou carrément dans la gouroutisation (en chamanisme, j’en ai rencontré), le tout est de vivre des expériences, d’intégrer des patterns, de nourrir l’imaginaire pour créer son monde, y voyager, y apporter les insights et transformations utiles aux mouvements.
Pour explorer différents liens et documents, voyez la « Foundation for Shamanic Studies (FSS) ». En français c’est ici.
Exemples de mes propres créations de rêves éveillés
Différences
objectif : expérientiel, artistique (au service d’un projet à moi ou à un autre créateur ou en expérientiel dans un centre d’art…), thérapeutique…
déroulé : écoute d’un support audio / rêve de groupe / rêve individuel
positionnement de l’A/nt.e : guide qui donne le chemin à prendre ………>A/nt.e au service du rêve de l’A/é.e
Le rêve éveillé dirigé directif (objectif: expérientiel et artistique). Pièce radiophonique bOa. Pas de séance hors support. Création sur support d’un rêve éveillé directif.
Le rêve éveillé fantasmatique (objectif: expérientiel et artistique). Fantasmes. Séances individuelles (4h en cabinet). Création sur support à partir de rêves éveillés fantasmatiques individuels.
Le rêve éveillé de groupe expérientiel et artistique (objectif: expérientiel et/ou artistique). Exemple: travail sur plateau de performance ou workshops ou performances participatives en FRAC (Thème: queer, fantasme, connexion, synesthésie, ou thème choisi abordé en école d’art ou en préparation de création scénique, comme le vertige, le nid, l’interstice…)
Le rêve éveillé de groupe expérientiel et thérapeutique (objectif: expérientiel et thérapeutique). Exemple: workshops sur l’ancrage, la solidité et la souplesse ou voyage pour rencontrer sa soignante intérieure…
Le REAH individuel (objectif: thérapeutique)…c’est la suite…
Ce que je pratique en séance individuelle :
REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose)
REAH ?: idiosyncrasie composée des techniques de rêve éveillé classiques, augmentées par l’hypnose et autres outils (REAH est une appellation que j’utilise personnellement).
La méthode de Robert Desoille est une base que j’aménage et à laquelle je mêle des techniques hypnotiques, mais aussi des représentations traditionnelles européennes ou chamaniques ou énergétiques ou de démarche artistique ou d’éthologie, des technique vocales, des odeurs, des objets transitionnels, de la médiation par la nature… différemment selon les contextes, les intentions, les personnes accompagnées.
Je transmets les outils à l’accompagné.e pour faire ce qu’il y a à faire dans son imaginal. Souvent, je me présente par comme une boite à outil humaine (monitrice technique équipée). Nous allons parcourir ensemble le paysage des patterns et représentations, comme avec un.e guide de haute montagne avec ses cordes pour passages difficiles, ses piolets, sa connaissance de la montagne (mais pas de celle-la en particulier car je ne sais rien de ce paysage, j’ai juste les moyens que l’on s’y promène en toute sécurité et que l’on parte en quête) et des façons de poser les pieds sur tel ou tel terrain, de la météo et de l’observation de la faune et de la flore… et aussi la tranquillité, la fluidité, l’humour qui permet de s’amuser, d’être à l’aise dans l’aventure, de ne pas paniquer, de se dépasser, de traverser (oh, chouette, un ours, comment est-il? Bonjour! Faites-lui bon accueil).
Je découvre ce paysage avec mon accompagné.e et je me contente de poser des questions et de donner des consignes d’observation plurisensorielle (y compris du corps en même temps que de l’imaginal: que dit le coeur? faut-il traverser en l’état ou réparer ou finir de briser ou laisser ce pont de singe ou…? allez donc demander au coeur en revenant dans le corps et revenez ici après), des réponses techniques en rappelant si c’est le cas l’outil déjà utilisé qui peut être bricolé, ajusté. (« Comment faire pour… »? Voyons l’outil ensemble et intégrez-le en le façonnant à votre manière. » Que faire? » -> Voyons ensemble les possibles. « Je ne peux pas… » -> de quoi avez-vous besoin pour… où est cette ressource dans le corps? Etc.). Mes interventions directes se limitent aux moments critiques (en cas de passage extrême, je peux être plus directive, voire agir directement au besoin).
Je ne me permets pas de savoir ce qu’il faut faire. J’ai le savoir des outils pour arriver à ce que la personne va déterminer comme étant la voie à traverser. Et ces outils je les lui transmets, elle les transforme, les mixe et les intègre.
Autonomie et créativité pour l’accompagné.e. dans sa quête.
Même s’il y a des constantes dans les rêves éveillés, chaque voyage est passionnant à accompagner car l’imagination active est toujours surprenante. Se libérer des entraves d’un trauma d’il y a 20 ans en découvrant une créature répugnante tout au fond de la mer, en l’aidant à remonter vers la lumière puis à se transformer en poisson coloré qui joue avec les flots? Amadouer la peur de l’inconnu en transformant d’effrayants crocodiles (qui surgissent pour bouffer) en cygnes vigies élégantes (cris et pincettes) qui surveillent le passage vers le laisser-faire? Fusionner avec un élan pour aller vers son cap? Danser avec le soleil et se réénergiser en profondeur? Vaincre la peur du noir à l’aide d’une guide chauve-souris? Rassurer la petite voix intérieure et la câliner pour que l’agressivité se transforme en encouragements? Se réconcilier avec un parent disparu et lui laisser ses valises à emporter… autant de rêveuses et rêveurs, autant de solutions rêvées!
Voici deux témoignages de REAH rédigés:
CONFIANCE
« Guidée par Marie, je visualise pour commencer un peuplier au tronc très large et très droit , vu de dessous.
Je suis cet arbre, qui intègre l’eau, l’air, la lumière et la terre et qui est capable de toucher le ciel . J’ai de bonnes fondations : des racines pour aller chercher la nourriture dans le sol, qui sont superficielles et qui partent en étoile autour de moi. Et aussi des racines qui descendent plus profondément pour s’ancrer dans le sol. Ainsi je peux rester forte et droite.
Marie me suggère que mes racines vont chercher mes ressources profondes en cas de besoin. Je visualise une grosse racine qui part du milieu de l’arbre, sous la terre, pour s’enfoncer dans le sol. Cette racine ressemble à un python rouge avec des taches noires ocellées, et sa tête chercheuse qui descend a une petite collerette de dragon. Il est souple et puissant, et descend de plus en plus profondément en serpentant tranquillement et avec force. Marie m’encourage à le laisser descendre, même si je ne sais pas où il va…
Soudain il débouche dans une petite grotte entièrement tapissée d’améthystes qui scintillent d’une chaude couleur violette. C’est magnifique. Sur le sol, au milieu de la grotte, un petit bouddha est assis en tailleur. Il médite. Je m’approche de lui et me penche. Je lui fait une bise sur le nez. Il me regarde en souriant et tend son index vers mon front que j’incline. Il touche du bout de son doigt mon troisième œil en disant «CONFIANCE». Je me sens traversée par un flot d’énergie et d’amour. Je vois alors ma jument blanche, morte au mois de mai, qui a posé sa tête sur mon épaule. « je suis là, je m’occupe de tout. Confiance! » me dit-elle. « En cas de question ou de critique qui te met dans l’embarras, prononce les trois syllabes de mon nom et visualises-toi sur mon dos. Je te donnerai ma force et mon calme de jument leader. »
Je reviens ici et maintenant avec des larmes qui coulent sur mes joues. Marie est là pour m’accueillir.
La séance m’a paru facile. Je suis vite partie « en voyage », en me laissant guider avec confiance par Marie qui relançait régulièrement par des questions. Le temps s’est effacé, et les images sont venues d’elle même sans qu’il y ait à forcer, et lorsqu’elles se faisaient un peu attendre Marie m’a rassurée en me demandant ce que je voyais, et en relançant.
C’est comme une conversation entre moi et l’accompagnatrice, dans laquelle elle suggère et je réponds, mais qui a lieu dans un autre monde, je ne sais pas où… un monde dans lequel tout est possible, et où je me sens en sécurité car accompagnée.
La satisfaction de revenir avec des moyens d’aide comme la visualisation de ma jument est réelle, mais ce n’est pas le seul résultat. Il y a aussi un effet de décantation au fil des jours qui suivent la séance, et au final le surcroît de solidité demandé en intention est bien au rendez-vous, avec le calme et la force promis, sans que je ne sache vraiment comment ça fonctionne… et ce n’est pas important au fond. »
UN ELAN POUR VISER UN CAP
J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.
Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.
Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : le lendemain matin, je m’achetais des bâtons de marche et, dès l’après-midi, je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.
Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !
Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.
Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là!
Et un autre en dessin:
Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »
A consulter
stage REAH pour les praticien.ne.s en hypnose (décembre 2018)
« Une thérapie réussie est une thérapie dans laquelle le patient devient l’artiste de sa propre existence » François Roustang
Hypnose (post-)éricksonienne
L’hypnose éricksonienne est une technique thérapeutique mise au point par le psychiatre et psychologue américain Milton Erickson (1902-1980) au cours des années 50.
Contrairement au patient de l’hypnose classique, l’accompagné.e de l’hypnose éricksonienne n’est pas passif, mais participe pleinement à sa mise en condition hypnotique et à son cheminement vers sa propre solution.
L’accompagnant.e se synchronise pour suivre au plus près l’accompagné.e dans son voyage, en cherchant à éviter les projections, les interprétations et les suggestions qui ne collent pas avec l’intention, les processus, l’univers de l’accompagné.e.
Plusieurs écoles ont poursuivi le travail de Milton Erickson. Celle que j’ai suivie, L’Arche, se situe dans la mouvance PNListe.
Voyez la page « L’hypnose éricksonienne« , qui vous mènera à sa définition, à l’histoire des hypnoses, leurs différents champs, leur rapport aux sciences
PNL
P. pour « Programmation », N. pour « Neuro » et L. pour Linguistique. PNL.
La PNL est une thérapie brève, mise au point dans les années 1970 aux Etats-Unis par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute.
Long article avec une très grande biblio, fruit de plein de discussions entre PNListes de wikipedia
L’Arche étant de tendance PNListe, mon hypnose en est teintée.
RITMO
La technique RITMO® est à base de stimulations visuelles, auditives ou corporelles (tapotements sur les mains, les genoux…) de gauche à droite, pendant que le sujet se replonge dans son souvenir.
Ce processus permet d’activer les zones du cerveau impliquées jusqu’à « digérer » l’évènement traumatisant en le séparant de l’émotion ressentie. La perception du traumatisme change, l’évènement est enfin intégré puis dépassé.
C’est un outil que j’intègre au coeur des séances, selon les besoins, plutôt par le son et/ou le tapotement que par les mouvements oculaires.
Le rêve éveillé est un rêve lors duquel la rêveuse/le rêveur ne dort pas.
Je travaille en REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose). De nombreuses séances mêlent l’hypnose et le rêve, ce qui donne des résultats vraiment étonnants! Voyez la page de témoignages.
J’utilise beaucoup de prescriptions de tâches, le plus souvent données par les dividus (//ego-states, parties intérieures…), mais aussi que j’invente en fin de séance à partir des matériaux du rêve, soit pour répondre par le décalage et/ou recadrage à un processus résistant, soit pour approfondir un mouvement initié en séance, tout en impliquant la personne au niveau de sa volonté, au niveau de son corps et au niveau de son apprentissage d’autohypnose (ou « comment gérer les transes spontanées en se les appropriant »).
Comme l’imaginal est un monde intermédiaire entre le réel sensible et le monde des concepts, l’objet transitionnel est une aire intermédiaire entre le monde extérieur (perçu par d’autres) et le monde intérieur (créé par moi, par ma subjectivité). Les deux fonctionnent donc parfaitement ensemble.
Un objet extérieur peut jouer un rôle dans nos processus psychiques internes, en rapport avec la notion d’imaginal. Un mouvement, une odeur, un acte aussi.
La page qui développe tout cela est en cours d’écriture. En attendant, consultez L’imaginal de ma Soeur, qui décortique un cas concret 🙂
Autres
A cette base, je mêle mon idiosyncrasie, riche d’expériences diverses: néo-chamanisme, shamanisme natif, énergétique, connexion animale, création artistique, éthologie, chant et danse, rêve lucide, synesthésie, explorations sensorielles…
Le chant, le dessin, les odeurs, le rapport à la nature… sont des outils que j’intègre ponctuellement aux séances. Tout dépend de la justesse de chaque ici et maintenant.
Collaborations
Pour des stages « créer sa vie », je collabore avec Nathalie Bletterie, praticienne « cheval-miroir », avec Katia Feltrin, praticienne yoga, …
En création artistique, mes collaborations sont sur la page dédiée.
Image: les Chlorophtalmus agassizi vivent en symbiose avec des bactéries luminescentes logées dans leurs yeux à lentille (là, on voit les yeux de cette bande de petits poissons)