Pour avancer dans l’inclusivité de nos pratiques, les ateliers entre professionnel·le·s de l’accompagnement (tout domaine) sont proposés de façon régulière.
Les ateliers avec un·e invité·e durent 2h (en soirée) et sont à prix libre entre 10 et 25 euros. L’invité·e est rémunéré·e si iel n’a pas de formation à vendre (j’enlève mes frais et divise le reste par deux ou j’enlève juste mes frais si pas assez de recette). Il s’agit d’écouter la parole d’une personne concernée sur son vécu de (non) inclusivité en accompagnement et en situations du quotidien.
Les ateliers d’accompagnement inclusif thématiques durent 1h15 (en journée) et sont à 10e.
A VENIR
Atelier #11, décembre 2024
Atelier #10- Atelier La parole aux concernées: Alda Mantisse (thèmes: travail du sexe, bdsm, littérature), novembre 2024
Atelier #9: Atelier d’accompagnement inclusif thématique: proposer un cadre safer pour utiliser la séance comme terrain d’entrainement des patterns (conscientiser les scénarios intérieurs qui se jouent dans le rapport et se servir de ce qui se passe en séance comme simulateur), octobre 2024.
PASSES
Si un atelier passé intéresse plusieurs praticien·ne·s je veux bien le reprogrammer. Il y a un résumé très en vrac (hors « la parole aux concerné·e·s, que je mettrai en podcast quand j’aurai le temps de les nettoyer) sur la page synthèse des ateliers d’accompagnement inclusif
Atelier #8: Atelier d’accompagnement inclusif: sécuriser l’expérience hypnotique: En sortant de formation, beaucoup se lancent dans l’accompagnement en cherchant des modèles de positionnement, de techniques et aussi de présentation de son travail. Or, les modèles visibles – celleux qui sont des pro de la communication médias – sont souvent plus dans la recherche d’efficacité que dans le care. Or, trop vite, trop fort ou à côté de la plaque, ça peut faire bien des dégâts. Pour au moins ne pas nuire, il est nécessaire de prendre en considération certains points. mai 2023
Atelier#6: Se présenter sur son site en tant que personne concernée par les oppressions systémiques et l’inclusivité (donc outée queer, handi, etc) ou allié·e clairement situé·e ou sensibilisé·e à l’inclusivité et en cours de déconstruction ou… …en évitant le pinkwashing, l’instrumentalisation des luttes (donc adéquation entre ce que je présente et comment je m’investis). Nov 2023
Atelier#5 Comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e sur le rapport (peur de l’accompagné·e d’être jugé·e ou rejeté·e ou disputé·e ou agressé·e… par l’accompagnant·e)? octobre 2023
Les ateliers 1-4 étaient des réponses aux questions amenées par les participant·e·s (pas de thématique globale).
par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose éricksonienne
Nathalie Bletterie, ses quatre chevaux et moi vous accueillons pour la cinquième année consécutive, dans la nature magnifique du Centre de médiation par le cheval Imala pour des traversées de vous-même, profondes et libératrices.
Visitez les nombreux témoignages envoyés par des participants aux stages « Se connecter à soi, au cheval, au monde, par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose » en 2017, 2018, 2019 et 2020.
En 2021, nous partagerons deux stages, qui peuvent être suivis séparément ou l’un à la suite de l’autre (avec une pause de trois jours sur place ou non).
5-6-7-8 aout
(((pause 9-10-11)))
12-13-14-15 août
Il y a minimum 4 et maximum 10 participant.e.s dans chaque session.
Les renseignements pratiques sont en bas de cette page.
Autohypnose à la rivière, avec Phoebus
Les traversées
La connaissance des chevaux n’est pas nécessaire
Il ne s’agit pas d’un stage d’équitation (non, on ne « monte » pas). Aucune connaissance préalable avec les chevaux n’est requise.
Les chevaux nous offrent des connexions avec nous-mêmes, avec eux-mêmes, avec l’environnement… ils ouvrent et guident.
L’outil hypnotique et le rêve éveillé permettent de vivre des expériences sensibles profondes, en toute sécurité.
Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons quatre ou huit jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’exploration, le nettoyage, le ressourcement, la compréhension profonde, la transformation, la libération… en accord avec votre objectif personnel et les axes respectifs des deux séjours.
Cheval miroir
Bienvenue dans un terrain propice à votre traversée
Nous mettons en place les conditions optimum pour votre traversée.
Tout d’abord, le contexte dans lequel vous explorez est particulièrement safe, car nous gérons l’ensemble avec de multiples techniques bien éprouvées et avec des chevaux spécialement éduqués à être de parfaits partenaires de médiation.
En outre, vous serez en contact avec une nature à la fois sauvage et accueillante. Le terrain comprend en effet une rivière magnifique dans laquelle on se baigne, une petite forêt ainsi que des arbres immenses.
Enfin, la collaboration particulièrement complice entre les accompagnantes (nous nous sommes rencontrées dans un contexte hypnotique, grâce à la jument Imala) assure la complémentarité des approches, des surfaces de projections, des modélisations… en plus de belles tranches de rire.
C’est une occasion tranquille de rencontrer nos parts intuitives, vos parties intérieures, vos forces profondes… (quel que soit leur nom), par l’intermédiaire de quatre chevaux partenaires, attentifs et bienveillants, et de progresser pas à pas avec eux, grâce à l’hypnose et au rêve, vers une présence ancrée dans l’ici et maintenant, vers une connexion intense à soi, à l’autre et à la nature qui nous accueille, dans ce lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières.
… sans oublier l’assistant au sourire fondant: le chien Zen-it!
Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie
Premier stage : se connecter à soi au cheval au monde
Dans ce stage du 5 au 8 août 2021, nous vous accompagnons vers une connexion profonde à soi.
Qui suis-je vraiment, lorsque je comprends mes peurs et en enlève des couches? Comment éclairer mes essentiels? Quels process limitants puis-je transformer pour me sentir pleinement vivant.e? Quels champs des possibles vais-je découvrir, en me réalisant?
Cette première traversée peut se suffire à elle-même, en prenant le temps d’intégrer les changements et de se retrouver.
Elle peut aussi se concevoir comme un élan vers la seconde, après trois jours d’intégration au creux de la rivière, des arbres et de l’énergie puissante de la montagne.
Phoebus dans la forêt qui mène à la rivière
Deuxième stage : réinventer sa vie
Dans cette traversée du 12 au 15 aout 2021, nous vous accompagnerons dans la clarification de vos choix, qu’ils soient amoureux, amicaux, environnementaux, professionnels… ou autres réinvention de vie qu’il est souvent difficile de réaliser pleinement.
Quel que soit le niveau de votre réflexion, vous prendrez l’espace-temps pour mettre en place une représentation des possibles qui correspond à vos essentiels, avec ses objectifs à court, moyens et long terme.
Quels sont mes processus habituels quand je suis face à un choix? Quels chemins mènent à un meilleure connaissance de la situation profonde, afin d’aménager la meilleure solution constructive possible? Comment je gère les étapes de ma nébulosité interne et aussi de ma clairvoyance, face à moi-même? Et face à l’autre ? Quelles peurs masquent ou tordent mes désirs profonds? Quelles stratégies peuvent me mèner à ce que je désire? Comment agir en congruence avec mes valeurs essentielles? Comment me libérer de croyances limitantes? Sur quel socle de sérénité puis-je m’appuyer pour prendre un élan? Comment réajuster mon intention tout en gardant le cap?
Bienvenue pour réaliser qui vous êtes. Dans les deux sens du terme.
Cette seconde traversée peut se suffire à elle-même.
Elle peut aussi se concevoir comme une suite de la première, après deux jours d’intégration au creux de la rivière, des arbres et de l’énergie puissante de la montagne.
Lipzou en miroir
Outils et formations des accompagnantes
Nos formations
Nathalie Bletterie est diplômée en médiation par le cheval, de l’école Ellipsy.
Spécialiste en éthologie, elle côtoie les chevaux depuis sa plus tendre enfance et a été jusqu’au galop 6 avant de préférer la rando, le dressage éthologique et le travail de médiation avec les chevaux. Elle vit au quotidien au Centre Imala, avec ses quatre chevaux, son chien, sa chatte et son mari.
Elle utilise également les techniques de la thérapie brève, appelée aussi « thérapie orientée solutions »: PNL, systémie, constellations, clean space, hypnose ericksonienne, mouvement…
Elle a en outre suivi de nombreuses formations dans divers domaines comme l’hypnose, le néochamanisme, le trantra, le massage, le théâtre, la danse, l’éthologie, l’écriture, le son, les arts visuels… et connait/côtoie les chevaux depuis l’enfance.
Elle partage ses pratiques dans des séances, stages et workshops ainsi qu’en création artistique et elle enseigne le rêve éveillé augmenté par l’hypnose (REAH) aux accompagnant.e.s.
Les quatre chevaux partenaires réagissent à la fois avec leur désir de travailler avec l’humain (ce qui n’est pas le cas du chat, très indépendant et trop celui du chien, en demande) et à la fois avec leur intuition, leur savoir-faire animal, leur ressenti profond.
Ils se positionnent subtilement « en miroir » de nos processus (réaction émotionnelle, énergie, action, regard, posture, film intérieur réalisé selon nos représentations, projections), ce qui permet de mettre à jour la construction de notre propre façon d’être et de réagir, sans masque.
Ils le font tous les quatre de façon sincère et selon leur caractère, très différent (Lipzou la douce attentive, Bryum le câlin malin, Phoebus le chef impatient, Juliette le doux pilier…).
Dans ce stage, chacun.e vit avec les chevaux qui travaillent des process du quotidien, sauf qu’ici ces process sont mis en évidence, à nus, et dénués d’intentions extérieures (le cheval fait simplement « miroir »).
L’hypnose et le rêve éveillé prolongent ensuite cette exploration, de façon à mettre à jour les fonctionnements, peurs, désirs, réactions, projections, émotions face à l’intention choisie en début de stage, pour explorer, apaiser, transformer, réconcilier, traverser…
Clowns en miroir
Les 3 axes de tous nos stages
Exploration
Quelle histoire nous racontons-nous? Comment interprétons-nous les éléments du contexte? Les « patterns » (sélection des captations, représentations, projections, réactions, émotions…) se sont construits et consolidés au fur et à mesure de nos expériences, depuis le début de notre existence, sans que nous nous rendions compte que ces mécanismes internes créent ce que nous croyons être « la réalité ». En laissant nos affects se révéler par la projection et par le cinéma intérieur, grâce au travail avec les chevaux et aux séances hypnotiques en connexion avec la nature, nous les rencontrons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons.
Conciliation
Le second fil est la conciliation entre les facettes (les dividus) composant un individu, entre ce qui en nous désire aller vers notre intention et ce qui est « plus fort que », ce qui résiste au changement.
Lorsque des tiraillements entre des émotions différentes, entre des désirs d’actions opposées, entre des élans a priori incompatibles amènent de l’inconfort, du stress, de la versatilité, des ruminations, voire de l’angoisse, il est intéressant de laisser la négociation du conflit se passer à un niveau intérieur, entre les différentes parties de nous-même, chacune reliée à des intentions, à des contextes, à des désirs et à des peurs, à des besoins singuliers…
Ces voyages intérieurs débouchent, si cela est approprié (car c’est différent pour chacun) sur un allégement-éclaircissement-apaisement ou sur une prise de décision ou – tout simplement – à une grande bouffée de tranquillité, en paix avec soi-même.
Transformation
Le troisième fil est la transformation par la mise en mouvement du corps réel et du cheval, mais aussi des objets transitionnels, des corps rêvés, des symboles et des paysages intérieurs.
Se donner du jeu pour quitter la sclérose, l’immobilité, le positionnement rigide, la répétition, le sillon fermé… Se donner du mouvement pour oser explorer et tester d’autres processus, en toute sécurité. Se donner de la joie, de la connexion, de l’accueil, du temps pour se mouvoir, s’émouvoir, en choisissant son cap et la modulation qui y mène.
Venez dérouiller vos processus, bouger vos corps et éprouver le champ de vos possibles!
Programme
Arriver et repartir
Nous commençons à 9h le premier jour et terminons à 17h le dernier.
Il est possible d’arriver la veille entre 18 et 20h et de repartir le dernier jour au soir ou le lendemain matin. Entre les deux stages, vous pouvez rester au centre pour vous reposer et randonner. Et pour ciels qui désirent séjourner plus longtemps dans la région, de nombreux logements (camping, chambres d’hôtes…) sont accessibles, pour profiter de cette nature magnifique (parc naturel des Cévennes, hauts-plateaux, rivière, cascades, randonnées, vautours fauves, parapente…).
Programme: exemple d’une journée type
Cet horaire est un exemple. Les journées varient, selon les envies, les possibles, la météo, le nombre de participant.e.s… A la fin du stage, vous aurez de toute façon bénéficié au moins de:
moments de construction transitionnelle collective
moments de débrief cadré quotidiens
moments de liberté et de repos
moments de travail d’auto-hypnose en connexion… avec la cascade, la rivière, la mare, les arbres…
1er temps de travail (9h -> 13h30)
Petit déjeuner
Séance collective en cheval-miroir (en 2 ou 3 groupes)
Séance collective en rêve éveillé augmenté par l’hypnose ou en apprentissage des outils d’auto-hypnose en connexion avec la nature
Débrief du matin
Pause (13h30-16h30)
Déjeuner
Temps libre pour la sieste, baignade, balade… et réalisation de tâches hypnotiques
Second temps de travail (16h30-20h30)
Séances individuelles en cheval-miroir / hypnose
Travail d’autohypnose dans la nature, personnel et au choix (ancrage, alignement, nettoyage, connexion, ressourcement, questionnement, conciliation, tranquillisation, énergisation, créativité, laisser-faire, positionnement d’observation de soi…)
Débrief de l’aprem
Diner à 20h30-21h
Lipzou s’invite à une conciliation
Aspects pratiques
Les dates:
En 2021, nous partagerons deux stages, qui peuvent être suivis séparément ou l’un à la suite de l’autre (avec 3 jours de repos au bord de la rivière entre les deux).
Voyez les explications sur le site de Nath pour arriver sans encombre: « en pratique »
Nombre de places par stage: minimum 4 et maximum 10.
Réductions:
15 pourcents pour une inscription au moins 8 semaines avant le stage
10 pourcents pour une inscription au moins 6 semaines avant le stage
5 pourcents pour une inscription au moins 4 semaines avant le stage
10 pourcents chacun.e, en venant à deux (inscriptions groupées)
10 pourcents en venant aux deux stages.
L’accumulation de ces réductions ne peuvent dépasser 15 pourcents. Ces réductions s’appliquent sur le stage (hors nourriture et logement).
Coût pour les stages
450 euros pour 4 jours
Si vous désirez vraiment venir mais que vous ne pouvez pas rassembler cette somme, écrivez-nous. Nous tenons à favoriser la mixité sociale et l’inclusion pour deux places. Priorité aux habitant.e.s de la région avec très petits revenus (voisin.e.s de Nath) et aux LGBTQIA+ (voisins de Marie).
Hébergement entre 5 et 30 euros par jour:
votre tente dans le pré ou votre camion sur le côté de la maison avec accès à la salle de bain et à la cuisine du bas: 5 euros par personne
tente+matelas+couvertures, le tout loué au centre avec accès à la salle de bain et à la cuisine du bas: 10 euros par personne
2 chambres de deux lits dans la maison: 20 euros par personne
1 chambres individuelles dans la maison: 30 euros
1 chambre individuelle avec sdb privative dans la maison 40 euros
1 chambre de deux lits dans la clède (petite maison): 20 euros par personne
Repas végétariens (prix coutant): paiement à part de 25 euros par jour pour 3 repas et des collations. Vous pouvez aussi utiliser la cuisine gratuitement pour vous préparer votre nourriture végétarienne perso. Il n’y a guère de temps pour préparer (nous passons à table juste après les débriefs), prévoyez alors des plats à réchauffer facilement ou des salades. Notez que ce stage est végétarien (pas de viande ni de poisson au frigo ou à table). Notez aussi que l’alcool n’est pas autorisé.
Trajet: calculez pour arriver entre 18 et 20h la veille du stage ou à 8h45 le jour-même. Pour repartir, le bus Florac-Alès est à 10h30 à l’ancienne gare de Florac, arrivée à 11h45 à Alès gare routière.
En voiture: à 1h10 d’Alès, 2h de Nîmes, 2h des Vans, 2h30 de Montpellier, 2h30 d’Avignon, 2h40 de Montelimar, 3h de Valence, 4h de Lyon, 5h15 de Genêve, 6h30 de Paris… Tout est indiqué sur le site de Nath: « en pratique ». Nous faisons le liens entre les stagiaires pour d’éventuels covoiturages.
En train-bus:
Train vers Nîmes (en Ouigo pas cher ou en TGV)
TER jusqu’à Alès: TER Occitanie, ligne Nimes/Alès/Clermont-Ferrand, www.ter.sncf.com/occitanie et 0800 31 31 31 (appel gratuit)
bus (il y en a peu, voir les horaires ici) ou covoiturage avec un.e autre stagiaire ou covoit blablacar ou autostop d’Alès à Florac (personnellement, j’arrive souvent d’Alès en stop chez Nath et Pierre, la Lozère est sympa avec les personnes qui n’ont pas de voiture) ou navette de Pierre (pour plusieurs arrivées en même temps)
Le Centre Imala est à 5h30 de Paris tout compris
Accompagnement des MagieS intérieures en nature (stage avec les chevaux, Lozère)
Infos et inscription
Pour convenir d’un entretien téléphonique afin de poser toutes vos questions, merci de contacter Nath par mail nathalie.bletterie@gmail.com ou sms au 0033 6 98 10 19 15
L’inscription est prise en compte à la réception de l’acompte de 150 euros, par virement ou par paypal. Cet accompte sera intégralement emboursé si le stage est annulé de notre fait (corona ou autre). Il ne sera pas remboursé suite à une annulation de stagiaire (en cas extrème, nous en discuterons ensemble).
Nath et Phoebus
Témoignages
Pour « imager » davantage ces séjours, lisez les nombreux témoignages de nos stages « se connecter à soi, au cheval, au monde ».
Quelques extraits:
« Ce stage m’a apporté la paix. Me pardonner, me recentrer, me reconnecter. C’est une façon de faire le point sur soi-même, nos attentes, nos envies, nos peurs, nos blocages… les exercices permettent d’évoluer. Ca peut être calme comme houleux. L’efficacité des outils m’a bluffée, de voir l’évolution personnelle de chaque stagiaire. J’ai pu enfin poser mes armes, après 20 ans de lutte. »
« J’ai apprécié la prise de conscience de l’alignement, à questionner régulièrement. Et aussi la force du groupe, le partage de vulnérabilités. Je suis surpris par la puissance constructive de l’inconscient individuel et collectif. C’est pour moi un voyage au coeur de soi, par l’intermédiaire de l’animal, une traversée en soi, avec soi et pour soi et aussi avec l’autre, les autres. Le concept est riche. Le binôme Nath-Marie est complémentaire. Le lieu est apaisant et ressourçant. »
« Les ressources pour moi ont été les outils de l’auto-hypnose, avec notamment la séance de rêve éveillé : un travail intense et profond, libérateur et réparateur, qui m’a permis d’aborder de façon nouvelle un aspect de mon histoire en lien avec une blessure, et de le traverser pour m’en libérer.«
« J’ai pu renouer avec ce contact fondamental qui me lie aux animaux et à la nature. J’ai pu oublier le temps et ne plus me sentir pressée d’être là la plupart du temps. J’ai pu redécouvrir des facettes de moi que j’aime. « « Ce stage m’a apporté un premier contact avec les chevaux. Une relation facilitée à l’animal dans un cadre d’une beauté rare, le privilège de me conforter dans l’idée que ma liberté, ma puissance et mes limites peuvent se conjuguer à l’envi. «
L’hypnose est pour moi une croisée. Pour les fonctionnements typiques, elle permet (entre autres) d’approcher certaines compétences que des atypiques présentent naturellement. Pour les atypiques, elle permet (entre autres) de comprendre en profondeur à piloter ces compétences, les apprivoiser, les adoucir, s’en servir de façon plus confortable, plus adaptée. Pour toustes, elle permet de s’éclater à créer sa vie, son oeuvre et son monde. Et aussi de trouver des points de convergence qui ouvrent des fenêtres sur nos compréhensions mutuelles. Youhou!
Quand j’étais petite…
(ma marmite d’Obélix)
Pour pas mal de NA (neuroatypiques) de ma génération (né.e dans les 70′), l’enfance-adolescence a été un moment compliqué.
Pour ma part, en pleine campagne de l’Ardenne belge, j’ai apprécié les longues plages de lecture (j’étais boulimiques de mots, avec le bibliobus itinérant, j’ai vraiment pris mon pied), les balades dans les forêts, les expéditions à l’aveugle dans les prés enneigés baignés de brumes, l’omniprésence de la nature, la liberté de plonger dans des rêveries solitaires en compagnie des veaux ou des abeilles, l’apprentissage du chant accompagné à la guitare (autre rêverie, cette fois à partager!), le tourne-disque du salon et la place pour danser, la contemplation et l’exploration libre (plein de temps à soi – seule ou en bande mais surtout sans adulte – pour simplement être là, pour tester des trucs, pour oser, pour se raconter des théories fantastiques… les enfants d’aujourd’hui en manquent tellement, sans cesse sollicités, surveillés, commentés, limités, rationalisés…).
Ce fut notamment propice au développement de ma communication animale, de mon intuition et aussi de mon adaptation sociale: chercher comment être intégrée et appréciée par les gens de mon âge, tout en restant moi-même, c’est-à-dire en étant jugée « carrément bizarre » mais aussi « super attachante » et digne de construire des cabanes secrètes ou de faire des soirées à l’étang avec iels… un joli labo d’explorations sous la forme de sociétés d’enfants puis d’ados, autonomes dans certains espaces-temps.
En revanche, même si les bandes d’enfants puis d’ados m’ont incluse de bon gré, avec leur coaching maladroit permanent (« mais enfin Marie, c’est pas compliqué, si tu voulais… il suffirait… »), je me suis souvent sentie « toute seule » dans ma façon d’être au monde. Difficile de trouver des interlocuteurisses pour des discussions complexes et profondes. Aujourd’hui, ça a bien changé…
Du côté des adultes, tout en appréciant mon calme, on me reprochait mon côté « inquiétante étrangeté », et puis d’être « dans la lune », d’être atteinte de « sensiblerie », de « faire semblant de ne pas comprendre », de ne pas adhérer aux codes (des convenances, du féminin, des blagues, de l’autorité…), de ne pas sentir les limites, de ne pas faire d’efforts (cette injonction de devoir sourire et papoter de tout et de rien et aussi de carrément mentir pour faire plaisir, sans parler des bises obligatoires… argh!). Je passais pas mal de temps à essayer de capter comment réfléchissaient-réagissaient les adultes pour anticiper leurs comportements de façon à délimiter mes plages de liberté totale relativement sécures (certaines sanctions ou réactions ne me faisaient ni chaud ni froid en comparaison avec les bénéfices que je prenais avec le « je m’en fous ») et pour me barrer à temps quand les contextes me mettaient en insécurité (contact physique trash « pour rigoler », apprentissage de la dureté pour me guérir de ma « sensiblerie », recadrage brutal à propos de règles que je n’avais pas captée car implicites et évidentes pour les autres…).
Je n’étais pas la seule neuroatypique mais personne ne savait même que cela existait. Quand je repasse au crible les réactions et réflexions des adultes, je me dis que mon père a dû se sentir vraiment perdu, amoureux de littérature et de philosophie dans ce monde rural rude. Tous les soirs de mon enfance, il venait me lire des poèmes. Il ne jubilait qu’en m’amenant un nouveau livre ou en me montrant du doigt un détail caché dans une BD ou dans le paysage, au cours d’une balade (il commençait souvent par « c’est quand même marrant… » sans finir sa phrase et pointait le doigt vers l’oreille en signe qu’il fallait écouter ou vers un point à chercher du regard. Moments magiques!). A ses temps libres, il dévorait les romans et écoutait France Culture. Pourtant, selon lui, « il n’y connaissait rien » et refusait de soutenir la moindre discussion intello. Chacun.e à sa place. Et pour lui, sa place était dans sa bulle (ou dans sa caverne d’ours, en vieillissant), avec un strict minimum d’adaptation sociale et professionnelle, mais réalisée avec beaucoup d’exigence et d’application. La philo, c’était en catimini, uniquement en tête à tête, quasiment en silence, pendant la vaisselle… Il y a quelques années seulement, il m’a téléphoné et m’a annoncé comme une révolution que j’étais hypersensible, suite à l’écoute d’une émission de radio. Il était tellement abasourdi de me reconnaitre dans le propos de l’émission! Ce fut un doux moment. Oui papa… toi aussi. Et puis…
A la campagne dans les années 80, personne ne parlait de trouble ou de divergence ou de diversité et internet n’existait pas. Il était juste proposé « d’arrêter de faire son intéressant.e, de revenir les pieds sur terre et de faire comme tout le monde ». Contrairement à moi, qui suis devenue hypno et artiste (deux activités rêvées pour un.e NA!), le NA de la génération des années 50 à la campagne avait vraiment peu de chance de comprendre, d’assumer et de faire fructifier ses différences. La fuite ou bien l’adaptation et la bulle étaient les seules solutions.
Puis, j’ai migré vers la ville pour faire des études. Ce n’est qu’à 18 ans que j’ai rencontré une personne avec qui parler de cet univers qui était le mien. Une révélation: je n’étais donc pas la seule extraterrestre sur cette planète! Son univers était autre mais aussi étrange. Il assistait lui aussi à la vie sociale avec beaucoup de décalage, d’insécurité, le tout baigné de synesthésies incroyables. Je n’étais plus seule. Mais nous ne savions absolument pas que nous étions plus de deux ni comment mettre des mots, comprendre…
Milieu de la vingtaine, j’ai commencé une psychanalyse, ma première véritable thérapie: 45 minutes 3X/semaine, pendant 7 ans, chez ma psychanalyste freudienne orthodoxe, qui était aussi neuropsychiatre en hôpital à d’autres heures. Après quelques mois de cure, je n’en pouvais plus des remontées de rêves épuisants et d’un début de somnambulisme. Ma psychanalyste me disait de « laisser faire le travail » mais les effets étaient vraiment trop violents. Je suis donc allée voir un hypnothérapeute… en cachette (ouille, le transfert!).
Nous avons travaillé seulement en trois séances, avec des outils très simples (safe place, ancrage, sous-modalités…). Et là, seconde révélation: il était non seulement possible d’explorer mes process, mais aussi de diriger volontairement ces états qui me « tombaient dessus » sans que je puisse rien y faire. Yeah! Cet hypno pédopsychiatre m’avait fait une fleur en me prenant en consultation juste le temps de résoudre ce souci précis de sommeil, mais n’avait pas de place pour une adulte. J’ai donc interrompu mes expériences hypnotiques, en gardant bien à l’esprit qu’il faudrait y revenir après la cure.
Et je suis en effet retournée vers l’hypnose à la fin de mon analyse, mais sans succès car l’hypno disponible à ce moment là était dirigiste et fan de scripts. L’hypnose ne s’est développée que ces dernières années, il y avait peu de praticien.ne.s à cette époque. Et celle-là ne me convenait vraiment pas.
Puis, bien après, quand j’ai eu l’envie de réaliser une création radio hypnotique, j’ai suivi des cours dans une école d’hypnose à Bruxelles (INH), en tant qu’artiste (pas en tant qu’accompagnante de séances) au milieu du corps médical, pour m’immerger à fond. Et là, outre mes débuts d’hypnose artistique, j’ai vraiment exploré comment l’autohypnose pouvait m’offrir des outils pour valoriser tout mon matériel intérieur, si encombrant à l’état sauvage. J’évoque notamment ce que j’ai longtemps appelé « l’aquarium », mais aussi le voyage (rêve éveillé profond), l’hyperacousie, la synesthésie, l’hypersensibilité, le fait de ne pas arriver à rentrer dans des conduites de lissage social, la recherche de compréhension profonde permanente des leviers des comportements normés qui me semblaient si absurdes, le moulinage en arborescence…
En école d’hypnose parisienne (ARCHE), nouveau but (accompagner en séance), nouvelle méthode (beaucoup de pratique) et nouveau choc: oui, certain.e.s hypnos sont NA, mais non, pas toustes, loin de là! Car il est possible, quand on n’est pas « tombé.e dedans » à la naissance, de s’initier aux voyages qui me semblent tellement ressembler à ce que nous (moi et les NA de mon entourage) partageons de nos expériences. J’ai donc appris, en tant qu’accompagnant.e, à adapter mon accompagnement pour toustes, sans présupposer que c’était évident, puisque beaucoup découvraient tout juste leurs nageoires multidimensionnelles. Là, c’était un peu le monde à l’envers pour moi. A mon tour de me dire « m’enfin, iels font exprès, c’est pourtant si facile! ».
J’ai assisté à la transformation personnelle (tout le monde est sujet de séance, ça brasse sec! Pour moi aussi…) et à l’apprentissage de la position d’accompagnant.e de beaucoup d’hypnos sans « base sauvage ». J’ai aussi expérimenté le fait d’être un sujet vraiment compliqué à accompagner pour iels, sans pouvoir leur simplifier la tâche (non, je ne fais pas exprès de ne pas proposer la réponse ou la réaction attendue ni de piloter mon vaisseau différemment que le ou la copilote).
Nous avons donc toustes appris les un.e.s des autres. Chouette!
Aujourd’hui je poursuis à la fois mes explorations hypnotiques (artistiques, expérientielles…) et mon travail thérapeutique personnel (pour moi, tout.e accompagnant.e se doit de continuer à être accompagné.e pour avancer, nettoyer, aligner…) et je partage mes découvertes en recevant en séances, en enseignant le REAH et la aussi créativité hypnotique dans divers stages et ateliers, pour mes collègues hypnos, pour mes collègues artistes et pour tout public.
Je précise que la créativité, inventivité, liberté a de nombreuses sources et que, donc, celle que j’évoque ici n’est pas la seule ni l’indispensable. Elle est simplement la mienne. Celle que je partage avec des NA. Et aussi celle que je reconnais à l’hypnose. Et elle est transmissible. Ca suffit pour que j’en fasse un article!
Finalement, l’hypnose est pour moi une croisée. Pour les fonctionnements typiques, elle permet d’approcher certaines compétences que des atypiques ont naturellement (et qui ne sont évidemment pas toutes les compétences de l’hypno, loin de là). Pour les atypiques, elle permet de comprendre en profondeur à piloter leurs compétences, les apprivoiser, les adoucir, s’en servir de façon plus confortable, plus adaptée. Pour toustes, elle permet de s’éclater à créer sa vie, son oeuvre et son monde.
Et aussi de trouver des points de convergence qui ouvrent des fenêtres sur la compréhension mutuelle!
Photo de Camille Schweickhardt Avec Couscous.
Envisager sous plusieurs angles, analyser,
inventer, détourner, reprogrammer…
L’hypnose exerce différentes capacités, notamment celles de ressentir autrement (hyperesthésie, synesthésie, hyperfocus…), d’atteindre un hyperéveil, de découvrir la psyché (que François Roustang décrivait comme recouverte d’un voile en état ordinaire), d’envisager les choses habituelles différemment, de s’émerveiller devant « l’ordinaire », de jouer concrètement avec des process, de développer l’introspection et l’intelligence intra-personnelle (comprendre de façon à la fois fine et profonde ce qui se passe dans l’esprit de l’autre), de développer la sensibilité, la créativité, l’empathique, d’expérimenter en « dé et re-cablant » ses propres automatismes psychiques, émotionnels et physiques, de créer du nouveau, de déclencher des rêves inouïs et même de sortir de soi…
Les personnes vivant de façon différente de la norme, autant dans leur façon de se représenter soi-même, sa relation à l’autre, sa position dans la société, son rapport au monde… – plongent dès lors naturellement dans son univers d’exploration et de création.
(((Oui, je parle de certain.e.s artistes, de personnes ayant conservé une belle part d’enfance et, spécialement ici… des neuroatypiques))).
Ceci expliquerait cela… les neuroatypiques (personnes qui présentent un fonctionnement cérébral particulier), dits « NA », voyagent comme des poissons dans l’eau hypnotique, à condition que l’accompagnant.e ne tente ni de leur faire suivre un chemin prédéterminé dans la séance (protocoles et scripts) ni de les faire rentrer dans ses normes (« vous êtes une femme, donc… ») ni d’interpréter leur façon de procéder au coeur du rêve (laisser entrer l’araignée dans l’oreille = beurk! >< hébénon pas du tout c’est super elle nettoie), ni d’inventer des métaphores à leur place, ni de projeter leurs propres émotions ou solutions sur leurs situations… La position d’accompagnement ultrabasse est nécessaire (pour ma part, ça m’a conduite à développer le REAH).
Le fonctionnement NA de façon générale reprend des caractéristiques comme « pensée en arborescence », « hypersensibilité »… (suivez les liens en bas de page pour en savoir plus). Cependant, il existe d’innombrables façons d’être atypique dans sa façon de percevoir et de ressentir le monde, de traiter les informations, de trouver des possibilités de fonctionnement social, de créer… Chaque NA est singulier.e.
Un point commun est que les NA, confronté.e.s sans cesse aux normes de la société dominante, qui ne leur correspondent pas ou peu, connaissent bien le mouvement de comparer leurs représentations à ce qu’iels perçoivent de celles des autres, de chercher leur positionnement et leur moyen de communiquer (ce qui est appelé « habiletés sociales« ), de se sentir en décalage avec les codes, les règles, les habitudes et… d’inventer des solutions!
Outre cela, les réactions des autres, la sensation d’être agressé par un environnement censé être « normal » (avec toutes ses lumières, ses sons, sa foule, ses règles illogiques, ses exclusions…) peuvent créer, en plus de la difficulté d’appréhension de la situation, un malaise, une angoisse, un sentiment d’injustice, d’insécurité, de désintérêt…
Certain.e.s en souffrent et se barricadent, se sentant seul.e.s au monde, d’autres apprennent les normes sociales et s’y adaptent par des compensations (recherche de consensus, invisibilisation de la différence) et/ou s’organisent en affirmant leurs complexités par des associations. Notons aussi qu’une personne peut basculer de l’un à l’autre de ces possibles ou les combiner, selon les contextes. Bref, toujours pas de généralités.
En ville et sur le web, des familles se forment. Ainsi, iels sont en nombre dans des champs comme le queer (qui réinvente les représentations de genres), le polyamour (qui réinvente les représentations de la relation amoureuse et même de la famille), le sexpositif (qui réinventent la façon de vivre la sexualité), les jeux de rôles (qui invente des mondes), les métiers de niche (ultraspécialité technique, recherche scientifique, recherche indépendante…), les arts contemporains (d’aujourd’hui donc, car l’historien.ne de l’art a déjà classé-étiqueté-normalisé les oeuvres précédentes), la programmation informatique, la création de réalités virtuelles…
Pour résumer, je dirais donc que, premièrement, les neuroatypiques nagent comme des poissons (toustes différent.e.s) dans l’océan hypnotique, tant qu’iels sont accompagné.e.s en liberté, ce qui demande un positionnement sans mailles de filet et que, deuxièmement, nombre de personnes fréquentant des champs « hors normes » sont atypiques (!j’ai pas dit toustes, hein, vraiment bien loin de là!).
Je termine cette partie par une conclusion personnelle: l’une des raisons principales pour lesquelles mes collègues m’adressent des accompagné.e.s est simple: je fais partie de la famille des poisson.ne.s libres créateurisses. J’accompagne donc bon nombre d’artistes, de zèbres, de licornes, de chercheurs indépendants, de thésard.e.s, de thérapeutes… et bien autres… pour en savoir plus, relisez donc mon texte de bienvenue.
A côté de cela, mon fonctionnement emmène tranquillement mes accompagné.e.s plus normés, neurotypiques, à la découverte de leur imaginaire, de leur créativité et de leur liberté… comme une stagiaire l’a si bien résumé dans la page des témoignages d’hypnos« Avec son sérieux et sa folie, Marie nous ouvre les portes du rêve qui permet d’avancer. »
Voilà pour répondre aux questions (qui me sont) fréquemment posées.
Après, on peut aller un peu plus loin… notamment dans la réflexion sur la richesse des différents fonctionnements et sur leurs revendications à exister tels qu’ils sont dans toute leur diversité, VERSUS la volonté de normalisation, c’est à dire que, pour être un sujet déclaré sain, normal, intégré, heureux… il faudrait correspondre à ce qui est édicté comme « normal » et que ce qui n’y correspondrait pas serait traité comme un trouble (psychiatrique, psychopathologique, médical, social…) qui provoque le rejet et/ou le traitement thérapeutique. Là aussi, les zèbres et les licornes ont des points communs!
Cet oiseau très rare est mi-mâle mi-femelle Ce phénomène est appelé le gynandromorphisme.
Neuroatypique, Aspi, Zèbre…
Les mots sont souvent confondus ou employés de travers. De nombreux sites et blogs permettent de s’en faire une idée claire. Voici mon résumé du résumé.
Pour ma part, je me ressens comme neuroatypique, inscrite dans le large spectre des zèbres. Car – pour moi – la zébritude n’est pas binaire mais spectrale aussi. Il y a tant de singularités zébrées! Le truc étrange, c’est que l’on se reconnait souvent instinctivement vite entre zèbres, même de types très différents, sans pouvoir expliquer comment. Il y a donc – tout de même – des points communs ressentis comme évidents.
Pour répondre à la sacrosainte question: non, je n’ai pas passé le test. Je n’en vois pas l’intérêt. Les traits sont présents, mais je subodore qu’ils ne sont pas suffisamment nombreux et intenses chez moi pour que ce soit qualifiable de TSA sur le plan médical.
Chloe Finch, par Peter Hujar, 1981
Neuroatypique
Il n’y a pas de limitation en matière de droit à se revendiquer « neuroatypique ». L’exigence tacite est que la personne éprouve, dans la vie quotidienne, une sensation de distance avec l’ensemble de la société dite “neurotypique”, reliée à des particularités de nature cognitive, perceptive, sensorielle et / ou neurologique.
Le terme s’est construit par opposition au terme « neurotypie » (norme dominante en ce qui concerne le fonctionnement neurologique) ou aux « neurotypiques » mot désignant toutes les personnes sans différence neurologique)
Ces termes sont reliés à la lutte pour la neurodiversité, contre le fait de transformer un comportement humain viable en trouble mental, comme l’ont déjà été l’homosexualité, le genre non-binaire, et comme le subissent encore les autistes avec le TSA (troubles du spectre de l’autisme).
L’apparence fantasmagorique de ce mammifère pondant des œufs, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d’un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l’eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l’ont découvert. En outre, c’est l’un des rares mammifères venimeux: le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de paralyser une jambe humaine ou même de tuer un chien.
Syndrome d’Asperger: diagnostique médical d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA = troubles du spectre de l’autisme).
Notons qu’il y a débat sur l’appartenance des Asperger au spectre de l’autisme.
Certain.e.s rejettent aussi le classement TSA au nom de la lutte pour la neurodiversité (c’est un fonctionnement différent de la norme, pas une pathologie) et du désir de se débarrasser des étiquettes (qui enferment et reforment une nouvelle norme).
D’autres ont soulagé.e.s de mettre un nom sur leurs difficultés, d’échanger avec d’autres aspis, mais aussi de pouvoir partager cette explication officielle (diagnostique médical du syndrome d’Asperger) avec leur entourage. « La reconnaissance du syndrome peut être une étape libératrice qui permet à la personne Asperger de mieux se comprendre, de s’accepter et de pouvoir mettre clairement des limites aux attentes des autres, sans dévalorisation ni culpabilité. » (blog de Philosophine)
Les personnes autistes Asperger sont qualifiées d’autistes de haut niveauen opposition à l’autisme sévère (également nommé autisme de Kanner). Haut niveau et Haut Potentiel n’ont rien à voir. Les médias confondent souvent.
Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme définie cliniquement en 1981 par Lorna Wing, à partir de la « psychopathie autistique » décrite en 1944 par Hans Asperger. Ainsi distingué d’autres formes d’autisme, le syndrome d’Asperger intègre le DSM en 1994. Il est remplacé au cours des années 2010 par une approche plus évolutive: TSA.
Anna Pélut: « Syndrome d’Asperger (SA) T. Attwood et C. Gray (2010) ?proposent des critères diagnostics “positifs” du SA comparativement à la représentation sociale de l’autisme plutôt négative. Les personnes avec SA auraient des compétences cognitives élevées. Un second critère renvoie à l’utilisation d’un langage social (l’«Aspergerois»), caractérisé par une volonté de recherche de la vérité, et d’une conversation sincère sans motivation dissimulée. Ces auteurs ajoutent que leurs interactions sociales sont marquées par une grande loyauté, en raison d’un optimisme dans sa recherche de l’amitié véritable. Cet aspect relationnel et social tend à être problématique pour les personnes Asperger. Toutefois, selon Gena (2001), elles sont désireuses de créer des relations avec les autres, mais se retrouvent en difficulté une fois qu’il est question d’aborder une personne ou de maintenir une conversation avec elle. »
Aujourd’hui, en France, le diagnostic de TSA est établi par un docteur en médecine pour une reconnaissance de la MDPH (pour Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Les diasgnostiques reconnus par la MDMH permettent de commencer des démarches pour recevoir des aides de l’état. La reconnaissance de « travailleur·se handicapé·e » est quasi automatique, dès lors que le dossier MDPH est dûment rempli par un médecin. Cependant, obtenir des aides de l’état (AAH, PCH, etc) est bien plus difficile, surtout pour les personnes autistes. En effet, l’autisme est trop peu / très mal connu des services de la MDPH, si bien que les répercussions du TSA dans la vie courante ne sont pas ou très difficilement reconnues. Ainsi l’ouverture de droits à l’AAH pour les personnes autistes, surtout pour les autistes type Asperger, est un parcours du combattant menant à des recours de décision au tribunal.
L’ADOS (Autistim Diagnostic Observation Schedule), créé par Catherine Lord en 1989 aux Etats-Unis, permet l’évaluation de la communication, de l’interaction sociale et du jeu ou de l’utilisation imaginative d’un matériel dans le cadre d’un dépistage de l’autisme. Ce test est dans la plupart des cas utilisé pour confirmer un diagnostic d’autisme, pour évaluer aussi l’impact du TSA dans la vie courante. Les résultats de ce test permettront aussi d’étayer le dossier auprès de la MDPH.
Le test de QI utilisé pour les grand ados & les adultes est le WAIS (pour Wechsler Adult Intelligence Scale). Notons que ce test est remis en question à bien des égards.
Selon les résultats de QI, les tests permettent d’intégrer MENSA, une association de personnes surdouées.
Cocon de papillon de nuit sur ma porte de yourte, Lozère, aout 2019.
Zèbre
Le « drôle de zèbre » est l’un des seuls animaux sauvages que l’homme n’a pu domestiquer. Son pelage rayé joue avec les ombres et la lumière.
Le Zèbre est le nom usuel du HPI.
Il y a aussi des THPI et des TTHPI, des TTTHPI… (T = très).
Attention, il y a des personnes au QI élevé et neuroatypiques (Zèbres), des personnes à QI dans la norme et neuroatypiques, des personnes au QI élevé neurotypiques et des personnes au QI dans la norme neurotypiques!
Le zèbre peut s’autoproclamer (en se reconnaissant à travers des lectures, par exemple, c’est souvent un début!), ou être désigné comme tel par des pairs, ou être validé par des batteries de tests. Ou les deux ou les trois!
Le zèbre (neuroatypique HPI) est doté de « surefficience mentale », de « douance ». Cela signifie qu’iel fonctionne avec descapacités naturelles,un mode de pensée, une structure de raisonnement différents. C’est en cela qu’iel est appelé « un.e surdoué.e ».
L’intelligence du zèbre et sa façon de penser le monde sont donc atypiques. C’est cette particularité qui rend, dans certains cas, difficile son adaptation scolaire mais aussi son adaptation sociale. L’expression de « surefficience mentale », illustre bien l’existence d’un potentiel, qui peut parfois se révéler encombrant et qui n’est pas nécessairement source d’efficacité relationnelle ni de bien-être existentiel.
Rappelons encore que, quel que soit sont QI, chaque NA est singulier.e. Pas de généralisations ici non plus.
Zèbre à pois blancs Image: Frank Liu
Pour en savoir plus sur la neurodiversité
En plus des sites d’encyclopédies et d’associations, beaucoup d’NA écrivent des blogs.
Des livres : Le Syndrome d’asperger (Tony Attwood), Différence invisible (Julie Dachez), Tribulations d’une aspergirl (Alexandra Reynaud), …
En ce qui concerne les licornes…
Pour éviter les amalgames, un mot sur les licornes!
(j’aurais pu le faire aussi sur les artistes, mais pas mal de pages leur sont déjà consacrées sur ce blog).
NA & Queer ont souvent bien des convergences (mais pas toujours, j’aurai assez insisté je crois ^^).
Certaines licornes sont aussi des zèbres. Et d’autres sont neurotypiques.
Par exemple, vivre une transition, c’est remettre en question la norme dominante genrée, donc être « atypique en terme de genre ». Mais ce n’est pas – nécessairement – relié à la neuroatypie.
Pour plonger dans l’univers des licornes, voyez les nombreux liens en bas de ma page de présentation queer. Et si vous êtes hypnologue ou sophrologue ou praticien.ne PNL, je vous invite sur le groupe FB « Les représentations de genres dans le champ hypnotique« , où l’on partage des liens, des questionnements et des réflexions autour de la question des genres dans nos pratiques. Désolée, il est réservé aux accompagnant.e.s, je filtre à l’entrée.
En échangeant avec plusieurs accompagné.e.s artistes ravi.e.s d’explorer leurs champs de recherche en séance individuelle, ainsi qu’avec le public lors des présentations de mes propres créations, l’idée a germé de proposer des ateliers d’exploration artistiques de groupe.
Danse, performance, cirque, arts visuels, arts sonores, littérature, cinéma… ouvrent le champ de leurs possibles grâce à l’auto-hypnose, à l’hypnose, au REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose) et autres outils
Après, il ne reste qu’à tisser ensemble les modalités…
Bruxelles, Paris et ailleurs, vous êtes minimum 10 et/ou vous avez une salle? Construisons ce partage ensemble.
MODALITES
Prérequis
Pour la cohérence du groupe, une pratique artistique professionnelle est un prérequis.
En revanche, aucune expérience hypnotique n’est demandée.
Minimum 3h – maximum 2X3h (+ débrief) sur une journée – plusieurs journées d’affilée possibles.
Donc cela va de 3h/ mois, à un stage de 3 jours de 2X3h en passant par une journée… discutons-en.
3h = 1 thématique à explorer
Prix
15 euros par personne pour 3h à Bruxelles (10 personnes minimum).
Paris et ailleurs, ça dépend si la salle est mise à dispo ou hors de prix…
Pour les journées et stages, voyons ensemble.
Salle
Studio de danse ou de yoga.
Ou salle avec de l’espace pour bouger (y compris au sol)
En belle saison, j’aime aussi travailler dehors.
Quelques thématiques parmi d’autres
jouer avec la synesthésie (son > sensation et mouvement, par exemple)
augmenter et transformer la sensorialité (synesthésie mais pas seulement…), avec soi et avec l’autre
explorer la concentration-expansion dans différentes parties de l’espace interne-externe
ressentir (plurisensorialité) les axes, vertical, horizontal, autres?
rendre les limites entre soi, l’autre et le monde poreuses et/ou mouvantes
devenir une poule
entrer dans une case de BD, en sortir, chercher une autre case…
parcourir le monde d’un début de scénario de cinéma
laisser une partie du corps ou un.e dividu.e écrire, dessiner, chanter… sans que « la partie qui dit je » intervienne
chanter pour l’oreille (l’organe étant alors représenté en tant qu’auditrice et territoire d’exploration)
jouer avec ses dividus incorporés (exemple: partie droite du corps: la liberté / partie gauche sécurité ou droite la baleine et gauche la puce ou droite le fimalent et gauche le torrent…)
parcourir l’univers caché derrière un tableau, une photo (« porte »)
devenir la prolongation d’un objet (et vice-et-versa)
danser le doré, l’arbre, l’intersection, la pomme, la constellation, la rate
ressentir les territoires (à moi, à nous, à toi, à vous, à eux-elles… mais aussi à certaines parties de moi et de toi, etc)
rencontrer sa puissance créative (REAH)
cartographier et explorer le territoire du lien, de l’attachement, du délitement, de l’abandon, du détachement, de la rupture…
transférer ses dividus dans des objets et les faire interagir entre eux pour explorer les sensations, émotions, impressions, conceptions du monde
… (ma mémoire flanche)
Thématiques au sein de votre projet (solo, compagnie, école d’art…)
Ecrivez moi à lisellesil@gmail.com pour un atelier ou un stage à Paris, Bruxelles et ailleurs!
Sourire,
Marie
Autohypnose en nature (image choisie pour oublier le confinement)
cof
dig
Intervention « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre 2018, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
Accompagnement du groupe en hypnose dans la nature, lors du stage « Se connecter à soi, au cheval, au monde », au Centre Imala, été 2018
Insight profond en arrivant à la cascade du Pain de sucre à Brenaz, la veille du stage. Merci Julie!
Je chuchote à l’oreille de Bryum
Performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave: « de la texture du présent ». Sur une invitation d’Agnès Callu, le 19 mars 2018, dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire. Photo Barbara Tannery.
Performances participatives au FRAC Lorraine à Metz, avec Valérie Vivancos, le 26/01/2017: La voix disait à peu près: écarte les plis
Février 2020: Production/ la Biennale des arts numérique Némo / Coproduction / du label phonographique Labelle69/ Avec le soutien du Centre d’art contemporain de la Maréchalerie et du Phonomuseum de Paris.
Cette expérience artistique immersive s’est déroulée le samedi 8 février 2020, 14h30-16h30, Théâtre Berthelot, dans le cadre de la biennale d’arts numériques NEMO.
Une proposition ouverte à un public participatif pour une aventure hypnotique et collective d’un REAH (Rêve Eveillé Augmenté par l’hypnose) sous la conduite de l’artiste hypnologue Marie Lisel et la composition lumière et musicale de Jérôme Poret. Annonce sur Sonore Visuel
Cette proposition peut se renouveler sur invitation.
Témoignages des participant.e.s
I experienced a wonderful performance by Jérôme Poret, a future guest artist of Mayeur Projects Residency and Marie Lisel artist and hypnologist. We spent more than one hour in a collective hypnosis experience in Berthelot Theater in Montreuil, thanks to Marie’s texts and voice and Jérôme’s music. We opened large valleys and tiny houses inside of our minds and bodies. Hypnosis brought me to a flowered valley like the valleys you can follow near Mora, in our beloved Northern New Mexico. After that, my intimate journey made me meet a big wall of a grey massive building as you can find them in Berlin. I went inside and walked through large rooms with some dark corners, but no fear. It was more silent and intimate than scary. Suddenly I felt a big rock cliff moving to me and hurting me. It was the result of a sudden change. Marie’s low voice had been replaced by loud recordings of Jerome’s students telling the story of their dreams under hypnosis. One had become an elk refusing to enter a little house (his Self), another one had travelled in his mouth, squeezing between his teeth, then climbing into his nose… Fantastic experience. Thank you Jerome and Marie. (Mayeur Projects)
***
“L’allée est étoilée, dans les étoiles, éclairée en son centre…
le bleu dense de l’univers tout autour, aérien, infini.
L’allée mène à une villa romaine baroque, empesée d’ornements.
Aucun angle
Les pièces sont des grottes, des couronnes retournées
Entre or et indigo
Dans le boudoir
Les corps de marbre-cire du Bernin, entrelacés.
L’architecture est un archétype
Au cœur de ma maison charnelle, profonde vérité”
***
Merci pour ce voyage en profondeur poétique, cette ouverture intérieure. Bienvenue en soi, en son habitation. Ouverture aux immenses chemins d’un pays infini. Bravo à vous deux!
***
Quand il était question de chemin, j’ai imaginé une foret. Puis quand vous avez évoqué un édifice, j’ai tout de suite vu une grande maison entourée de forêt. Une grande demeure blanche de maître avec quelques marches pour rentrer. je me suis rendu compte que j’étais nue en rentrant. Le sol était en carrelages noirs et blancs, à damiers. il y avait un grand escalier. Et sur les murs des tapisseries anciennes et sombres.
J’ai vu un orifice anatomique, de chair, mais à une très grande échelle de la taille d’une porte. je suis entrée dedans, ça tournait en rond comme un manège (une roue tournante). Je ne pouvais plus en sortir, alors je me suis laissée aller dans le conduit. C’était comme un intestin, un long tuyau de chair serpentant. Ca a duré longtemps.
Je voyais des portes sur les côtés, le long des parois mais je n’avais pas le temps de les ouvrir.
Au bout du tunnel, les parois étaient recouvertes de piquants. Ils m’ont blessée. cela ne me faisait pas mal. Je suis arrivée dans une pièce sombre. j’étais en sang.
D’autres personnes nues étaient là, dans une sorte de creux d’arbre. Les contours ressemblaient à ceux d’une grotte mais de couler et de texture d’écorce.
je suis entrée dans une armoire en bois, le seul meuble de l’espace. je sentais son odeur de vernis et mes doigts touchaient la surface lisse du bois. J’ai vu une ouverture en haut de l’armoire. Je suis montée. Au dessus, il y avait une échelle. Mon corps volait à côté de l’échelle, je montais sans me tenir aux barreaux.
A ce moment, vous avez parlé de sortir du recoin alors que j’en étais déjà sortie. Alors j’ai essayé de redescendre dans l’armoire. Puis quand vous avez parlé de voler je n’y arrivais plus.
Je me suis éveillée. J’étais complètement éveillée quand les étudiants racontaient leurs visions.
Petit voyage où tout est laissé de côté pour passer un moment en totale déconnexion. C’est assez étrange. Quelque chose d’utile dans ce monde de brutes.
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Merci ! C’était une très belle expérience..et qui a bien fonctionné pour moi !
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Quel beau voyage, fabuleux et surprenant. Pensées conduites par les voix et les sons. Parfois déviées par des rêves annexes et des sensations corporelles. Quelle est la limite avant l’endormissement?
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J’ai assisté à votre performance avec Jérôme Poret samedi au théâtre Berthelot et elle m’a énormément marquée. Je voudrais vous remercier de tout coeur pour cette expérience magnifique.
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Je suis la maison corps. voyage intérieur, organique, dans des tons grisés, noirs. Les tissus sont durs au toucher. Le corps devient architecture. Je ne sais pas exactement le rapport aux sons. a un moment donné, je suis sortie de la maison et je pouvais la voir de très haut, petite comme une mue abandonnée. je voyageais très vite, dans le cosmos.
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L’allée était un couloir. C’était tout droit et finalement, il y avait d’autres chemins. des portes ouvertes partout sur des couloirs. Je tombais dans chacun d’entre eux. Il y avait une gravité changeante. Je ne savais pas ce qui était sol ou plafond. je cherchais ce qui était appelé « façade ».
Finalement, c’était moi la façade. J’étais immense et inerte. Pleine de fenêtres. je tombais dans ma gorge, un tunnel violet sans fond, mou, étroit. je tombais ou j’étais aspire, aucune idée. Pendant longtemps. jusqu’à me retrouver sur mon siège pour écouter les récits des étudiants.
***
Merci pour ce beau voyage!
Tout d’abord, l’allée s’est matérialisée par un splendide chêne qui découvrait une allée dorée, enluminée, bordée de bambous nimbés d’un halo de lumière jaune, flottant entredeux mondes.
Je m’attends à voir une facade de maison en bois. Quelle n’est pas ma surprise! L’allée deveint un tunnel de vitraux qui débouche sur une façade gigantesque, e cristal qui scintille tout en me révélant la pureté de sa vibration.
Le porche n’en est pas un. ce n’est pas une entrée classique. je ne coprends pas ce que je vois, comme des alvéoles, des pièces, des colonnes qui changent de luminosité sans arrêt. je m’avance jusqu’à un fauteuil trône. Je m’y asseois et je ressens toute ma puissance intérieure. C’est mon palais. Il n’y a pas de toit. Je flotte dans l’espace, connectée par des fils énergétiques à la terre, les planètes, l’univers, les autres…
Tout à coup, je comprends, je suis le commandant de mon vaisseau. mon palais intérieur est un vaisseau qui me permet de ressentir toute ma puissance intérieure. Mille merci pour ce très beau voyage!
J’ai vécu un moment d’une rare intensité. C’était une première pour moi et je peux dire que ma curiosité a été satisfaite.
Durant ce temps, je me trouvais dans la cour intérieure d’un chateau. Seul. Je levai les yeux et vis un couloir. Dans ce couloir, je ressentis un décalage par rapport à l’extérieur. Il semblait infini à l’intérieur alors que j’arrivais à en voir les deux extrémités à l’intérieur.
J’ignore ce que cela signifie. En tout cas, j’en ressors parfaitement relaxé. Un grand merci!
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J’ai survolé la mer, je suis devenue un chouca. ce fut un merveilleux voyage. un grand merci!
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Le noir. Un oeuf. des fils. l’arborescence des branches. L’épaisseur de la vapeur blanche. Et le saut. un flot d’étoiles. la paix. l’orgasme. un voyage.
***
Beau voyage. Je suis entré lentement dans un état second.
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Se mettre en vision. Prolonger la vallée des songes. L’ensemencer et l’enrichir. Et se laisser envelopper par elle.
Le couloir communique avec de nombreux mondes, ouvrant sur la façade noble.
La crypte est blanche et anguleuse.
Le recoin se joint au sol et aux arches. Il me défracte et me laisse pantois, flottant dans des sons qui faisaient mots.
L’accepte l’aphasie, la perte et le flot.
Puisqu’il est sûr que magies et merveilles tissent la trame des mondes!
***
Expérience intéressante.
Mais l’enfermement dans ma maison ne m’a pas plu du tout! Encore moins dans le coin et le pli. La blatte m’est alors apparue, le « cafard », dans tous les sens du terme!
J’ai adoré la musique et le troisième oeil. Les bruits qui m’évoquaient la liberté.
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Merci pour cette expérience collective, il me semble que c’était un bon moyen de s’initier à la découverte des états de conscience modifiés. je ne crois pas avoir été hypnotisé mais je serais curieux de renouveler l’expérience dans un cadre plus préparé.
***
Je suis navré de vous dire que votre performance m’a surtout permis de faire une des meilleures siestes de ma vie. Elle avait sans doute plus de potentiel mais dans mon sommeil, un tiers éveillé, j’ai eu le temps d’apprécier votre set-up et les récits.
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J’ai bien aimé ce moment très relaxant, surtout la première partie où j’étais dans un état méditatif. Mais je ne m’attendais pas à être dans un état encore plus « modifié ».
***
Expérience douce et riche. Si dans un premier temps j’ai gardé un état de veille développant un vif imaginaire, je me suis à l’entrée des voix off, plongé dans un vrai sommeil. Merci vivement pour ce moment.
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Navré, mais je me suis reposé. Je n’ai pas réussi à voyager.
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C’était super. Un très beau moment bien accompagné. je ne m’attendais pas à voir des images aussi précises! Merci.
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Une expérience formidable à point nommé. Méditation. Sérénité. recharge d’énergie comme après 8h de sommeil profond. Restructurée. Regénérée.
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J’ai fini par ressentir une forte hallucination: j’ai vu un dragon me raconter des concepts éloignés et incohérents, avec une intention de lourdeur, comme si elle me racontait un traumatisme.
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Sommeil profond et calme. Maison familière avec inquiétude jusqu’au coin. puis noir complet. Réveil par les voix des étudiants. trou temporel, spacial. Quand Marie est-elle partie? lanterne magique.
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Merci pour ce beau voyage. J’étais dans un lieu secret, mon antre baobab sous la terre, avec ses racines. Souvenir de l’allée de bougies du 31 décembre, au sortir de la hutte de sudation. Une courbe dans la demi-foret par temps glacial.
Le coin m’a amenée à la chouette, au musée de la chasse et de la nature.
Expansion, condensation et repos profond.
***
Une tente, en Iran, avec son sable chaud et ses tissus colorés.
Ce stage vous permet de construire pas à pas vos propres techniques d’autohypnose (à poursuivre chez vous dans les mois à venir), en alternant des moments d’explication des notions de base, des exercices courts d’apprentissage technique, des exercices longs (exploration et modelage) guidés, des exercices d’intégration en solitaire et des moments de partage sur des questions de mise en place.
Lors de ces deux journées, vous abordez différents outils de façon à ce que chacun.e se connecte en profondeur avec soi, à sa manière, tout en suivant un fil commun utilisant l’hypnose éricksonienne. Les exercices et constructions des outils se font à partir des mêmes matériaux, mais singularisés et autour d’objectifs individuels différents.
Marie Lisel (Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, Arche), vous accompagne pas à pas dans la construction de vos outils adaptés à vos besoins et ajustés à vos processus intérieurs.
Mettre à jour les croyances, valeurs, représentations… et dogmes: notre façon de penser le monde influence nos émotions, nos réactions, notre posture, nos connexions aux autres… choisir de garder, de transformer ou d’abandonner une croyance limitante et de préciser une croyance aidante peut changer la vie. D’autre part, mettre le cap sur des activités et des relations en accord avec nos valeurs les plus profondes équilibre et allège. Une première étape est de sortir de la prison du dogme et de la vérité personnelle pour laisser émerger d’autres voies. A lire: Réaliser son film sous hypnose
Penser en positif: si je vous dis « ne pensez surtout pas à un poisson orange », « n’imaginez en aucune façon que des poux pourraient avoir rejoint votre crâne », « ce n’est pas encore le moment de laisser la respiration devenir plus profonde, jusqu’au bâillement »… la suggestion passe sans la négation n’est-ce pas? Voilà pourquoi nous travaillons en exercices sur le fait de positiver!
Accueillirce qui nous constitue et ce qui nous traverse (pensées, émotions, sensations, compulsions, répulsions…), observer, laisser s’exprimer, apprivoiser (plutôt que de rejeter, combattre, chercher à anéantir… ce qui déplace les problèmes), laisser faire… A lire: Etablir une communication confortable avec son symptôme
Modifier son état de conscience (et le piloter). Chacun.e fait l’expérience d’états modifiés de conscience, en étant immergé.e dans un livre, en contemplant une oeuvre d’art ou un paysage, en respirant l’odeur d’un être aimé, en dansant longuement, en relisant un texto émotionnellement fort… C’est un peu comme se plonger dans une bulle, en-dehors du monde extérieur. Apprendre l’auto-hypnose, c’est apprendre à utiliser les états de conscience pour se libérer, se ressourcer, se booster, se concentrer… bref, pour créer sa vie et son monde (nous ne disserterons pas sur la création artistique cette fois). A lire:L’état naturel ou induit d’hypnose
Comprendre les processus intérieurs en profondeur (par le corps, les sensations, impressions, différents sens) et les faire évoluer selon le cap que le « je » désire mettre en place.
Mettre en place les conditions optimums et le cap idéal (réaliste, positif, clair). A lire: Créer l’état idéal
Différencier les instances: ce qui veux en moi / ce sur quoi porte mon attention / ce qui agit en moi. Ex: « je veux que ça s’arrête, ce truc qui me pousse à… » ou « Quand ça me prend, je me sens si légère et si confiante, c’est comme si… ».
Jouer avec ce qui dit « je » (toujours en partie conscient, commente, prend des décisions, actif), déplacer le point d’assemblage, clarifier, intégrer.
Développer la position Meta pour prendre de la hauteur sur une situation.
Découvrir les représentations de différentes facettes en soi, accueillir ces représentations symboliques intérieures, leur permettre de délivrer leurs besoins et de trouver leurs place dans l’ensemble (discussions, arrangements, constructions entre parties). A lire: Mon autre, mes autres et Faire la paix avec soi
Mettre en mouvement, en transformation, en plasticité ce qui peut l’être à chaque ici et maintenant, à son rythme et en douceur. A lire: Créer sa vie
Dénouer, délester, dissoudre, détendre, nettoyer ce qui encombre, alourdit, ne circule pas…
Créer un lieu de ressourcement (safe place) et des processus qui réénergisent.
Jouer avec des objets transitionnels naturels et avec les rituels en autohypnose. A lire: L’imaginal de Ma Soeur
Tester différents types d’hypnose et autohypnose pour construire l’outil qui vous convient le mieux: directive (ordre à un automate), sujet passif / permissive (ma voix accompagne, c’est vous qui pilotez, sujet actif) / …
Synthétiser, améliorer, clarifier vos séquences d’autohypnose ajustées par vous et sur vous pour les ancrer (leur donner des portes d’entrée faciles) et les réutiliser chez vous après le stage.
Saint-Germain-de-Calberte, une terre d’accueil en plein cœur des Cévennes. Du Moyen Age à la Seconde guerre mondiale, ce village témoigne de l’histoire d’une vallée cévenole. Entouré de paysages façonnés par les habitants au fil des siècles, le hameau des Calquières en constitue l’un des sites les plus remarquables. Au centre du village, un monument rend hommage aux Cévenols et à tout peuple qui vit en harmonie avec la nature.
Coût: Entre 95 euros et 195 euros pour deux jours, selon vos moyens, en pleine conscience (envoyez-nous un email ou appelez Christine, pour en discuter)
+ adhésion à Graines : prix en conscience et obligatoire
Hébergement: 25€ la nuitée en chambre ou 12 euros en dortoir au grenier et 5 euros d’adhésion à l’association « Graine d’humanité » qui nous accueille (suivre le lien sur « Hébergement » pour voir le lieu).
Repas: cuisine équipée tout confort. Repas partagés (en auberge espagnole) ou non, selon les désirs de chacun.e. Merci de ne pas apporter de viande ni poisson.
L’hypnose éricksonienne est une méthode qui permet, par des techniques spécifiques, d’amener l’accompagné.e en état modifié de conscience, au coeur de son monde intérieur, en la·e dissociant du monde extérieur et de sa logique habituelle (faite de représentations), de façon à ce qu’iel récupère des ressources et trouve des solutions inédites pour résoudre un problème, répondre à une question…
L’hypnose éricksonienneest centrée sur la personne accompagnée, qui conserve tout son libre-arbitre pour son parcours, ses choix, ses transformations. L’accompagnant.e est quant à iel considéré.e comme une boite-à-outils humaine.
A quoi sert l’hypnose éricksonienne dans la création?
concentration, focus
augmentation des sensations, des émotions
compréhension profonde, par le corps (épiphanie, insight, éclair, eurêka)
changement de paradigmes, création de nouveaux liens, transformations
synesthésie
intuition, laisser-faire
autoprogrammation
installer les ressources de confiance, d’ancrage, de puissance, de joie, d’immobilité…
dépasser des peurs, traverser des difficultés (comme monter en scène ou présenter son travail à un.e commissaire)
trouver des issues à une problématique de création
…
Attention, les hypnoses ne se valent pas
Je vous déconseille fortement de monter sur la scène de Messmer ou de tester des techniques de Youtube…
Lorsque l’on parle d’hypnose, il est important de déceler de quelle hypnose il s’agit: permissive/autoritaire, conversationnelle/somnambulique, centrée sur les besoins et intentions du sujet / centrées sur le spectaculaire (ou la manipulation totale: vol en rue, drague de porcs…), faite par un.e professionnel.e / réalisée par un.e amateur.trice de vidéos… car l’hypnose n’existe pas au singulier.
Autohypnose à la Roche du Chat (Sainte-Cécile, Belgique)
Le REAH
Qu’est-ce que c’est?
Le rêve éveillé dirigé est né dans diverses civilisations à diverses époques. Je l’ai rencontré à travers la méthode RED de Robert Desoille et à travers le néo-chamanisme.
Au fur et à mesure des séances, j’ai mêlé le RED à l’hypnose éricksonienne, à des notions de néo-chamanisme, à des techniques de voix et à des inventions personnelles et voilà le REAH, que j’utilise aussi bien en individuel qu’en collectif (et que j’enseigne)
Finalement, il s’agit d’un voyage au coeur de soi, narratif, évolutif, où l’on rencontre des parts de soi, des facettes, des représentations, des dividus, des symboles… sous diverses formes (paysages, dimensions, êtres, énergies).
Là, à nouveau l’accompagnant.e est une boite-à-outils, mais aussi un guide de voyage de l’accompagné.e, qui mène la personne là où elle le désire, en assurant sa sécurité, en lui désignant des points de vue à contempler et en la faisant passer par des sites incontournables. En gros, je ne connais pas vos montagnes ni vos mers, mais j’ai énormément baroudé et je suis super équipée pour traverser les paysages intérieurs. Explorer, c’est mon métier. Vous ne connaissez pas encore votre « imaginal » et vous avez besoin d’apprendre comment y circuler en sécurité et y trouver ce que vous cherchez. Nous voyageons ensemble. Peu à peu, vous acquérez des outils et avancez de plus en plus autonome. Youpi!
A quoi ça sert?
explorer ses paysages intérieurs
nettoyer, arranger, transformer sa machine à sons, à couleurs, à phrases…
rencontrer une facette de soi et danser, chanter, jouer avec / à travers elle
bOa, rêve éveillé radiophonique que j’ai réalisé avec l’aide du Fonds d’aide à la création radiophonique (FACR, CFWB, Belgique)
Fantasmes, création radiophonique en rêve éveillé, que j’ai réalisée avec l’aide du Fonds d’aide à la création radiophonique (FACR, CFWB, Belgique)
Accompagnement du groupe en hypnose dans la nature, lors du stage « Se connecter à soi, au cheval, au monde », au Centre Imala, été 2018
L’espace transitionnel
Qu’est-ce que c’est?
L’espace transitionnel peut être un objet, une image, un lieu, une odeur, un son, un geste… qui devient une partie de moi hors de moi par la projection de mon monde intérieur. Il me permet dès lors de transformer mes émotions, sensations, actions et autres réactions.
Un exemple? Quand j’étais adolescente, Billy, le chien de ma mère, a ramené de la forêt un bois de daguet (tombé quand il change de ramure). Ce cadeau est resté dans les tiroirs de la maison familiale pendant pas mal d’années… jusqu’à ce que mon imaginal le reconnaisse et lui donne le statut d’objet transitionnel. Depuis, il m’accompagne en atelier et performance et me permet de trouver mon positionnement juste, instantanément, quel que soit l’état dans lequel je me trouve avant. Il est en quelque sorte un « doudou de voyage dans l’imaginal en tant qu’accompagnante d’un groupe », formé à la fois d’un objet choisi-trouvé et de ma projection-création. Il ne m’est pas indispensable mais c’est un « raccourci » pratique et rassurant pour attiser ce que je me représente comme le pouvoir du cerf.
A quoi ça sert?
L’espace transitionnel peut servir d’outil pour aller vers mon espace de création (fluidité, concentration, flou, clarté, vitesse…), en tant qu’ancrage, par exemple.
Il peut aussi être au coeur de la création. Car l’objet, l’espace, le son, le geste « chargé » d’une projection, qui attise et concentre une représentation, est déjà une création en soi, seul.e ou en lien.
Voici nos 3 traversées 2019, avec la médiation par le cheval, l’hypnose le rêve éveillé, le rituel… dans un lieu naturel magnifique en Lozère.
du 29 juin au 1er juillet
du 3 au 5 août
du 15 au 18 août
Il y aura minimum 6 et maximum 8 participant.e.s dans chaque session de 3 jours (6-10 dans celle de 4 jours)
Les inscriptions sont ouvertes (il y a déjà des inscrit.e.s)
Notez qu’en vous inscrivant 4 mois avant, vous gagnez 20 pourcents sur le prix du stage.
Accompagnement d’un training hypnotique de groupe dans la forêt, août 2018 (au centre Imala, assistée par Zen It)
Nathalie Bletterie, trois chevaux médiateurs, un chien assistant et Marie Lisel (rêve éveillé et hypnose) vous accueillent à nouveau pour deux séjours de trois jours et un séjour de quatre jours, au Centre de médiation par le cheval Imala, pour une traversée accompagnée par la médiation par le cheval, le rêve éveillé, l’hypnose et par ce lieu naturel où des arbres centenaires et une rivière participent à vos mises en actions et rituels.
L’hypnose et le rêve éveillé sont des voies directes vers les mondes intérieurs, vers d’autres dimensions, vers des possibles inouïs.
Dans la sphère des arts contemporains français, voici quelques créateur.isse.s qui mêlent l’outil hypnotique et l’art, que ce soit dans la transmission et/ou dans la création. Si vous avez d’autres noms-oeuvres, faites-moi signe que je complète cette page, à lisellesil@gmail.com
Juste en-dessous, vous trouverez les liens spécifiques à mes propres créations et participations à des créations d’autres artistes.
J’ai choisi de ne reprendre ici que les créations des arts contemporains (et non du divertissement), qui utilisent l’hypnose en tant que technique (et non ceux qui ont des « effets hypnotiques », comme des oeuvres stroboscopiques, par exemple).
Je ferai l’historique prochainement. Work in progress!
Jérôme Poret, résidence d’artiste à Issoudun, 2011.
Quelques artistes contemporains qui utilisent l’hypnose dans leurs créations
Catherine Contour
Pionnière dans l’outil hypnotique (l’expression est d’ailleurs d’elle), Catherine Contour transmet une méthode pour les créateurs.trices et chorégraphie des Plongées sous hypnose.
Joris Lacoste a réalisé des installations, performances, créations radiophoniques, avec l’hypnose, dont le merveilleux Au Musée du sommeil.
Vous les trouverez rassemblées dans ses « Hypnographies », sur son site
Vincent Epplay
Vincent Epplay a créé un disque vinyle 25cm, « Le disque contre l’insomnie ».
« Le disque contre l’insomnie » (Hypnose) « Méthode douce pour choisir son niveau de réalité en période d’intense propagande démocratique », Disque vinyle, 25cm, Ed. PPT Stembogen 2007 et Le104 cent quatre. Graphisme et textes : Denis Chevalier.
Violaine Lochu, HypnoQueen, « Lors d’une résidence d’un an à l’école préparatoire les Arcades à Issy-les-Moulineaux financée par la DRAC Île de France, Violaine Lochu a mené une recherche sur l’hypnagogie – état modifié de conscience qui a lieu au moment de l’endormissement – avec une hypnothérapeute et une sophrologue. Lors de ces séances, elle a traversé des sensations, images, souvenirs qui ne lui appartenaient pas directement. Selon l’époque, la religion ou la culture à laquelle on appartient, on les appellera troubles sensoriels, archétype ou inconscient collectif, vies antérieures… A partir de cette expérience, Violaine lochu construit une performance mettant en scène les différents états traversés. Son corps devient tour à tour minéral, animal, végétal, machinique, hermaphrodite… remettant en question le principe d’une identité unique, de certains dualismes (nature / culture, masculin / féminin, humain/ animal), lui préférant l’interstice et le tremblement. »
Les soeurs Wilson Louise et Jane, artistes britanniques, se sont fait hypnotiser ensemble en performance (Hypnotic Suggestion 505, 1993).
Daniela Pellaud installe au mur des dessins, qui passent aussi sur l’écran d’un téléviseur, transposés en vidéo dont la bande-son est constituée des commentaires de l’artiste revenue de son expérience hypnotique (1992).
Untitled (Matt Mullican under Hypnosis: Zurich) est une vidéo d’une performance réalisée par Matt Mullican en 2003 à Zurich mettant en scène le double de l’artiste, That Person.
Pascal Rousseau, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a été commissaire d’une exposition Sous influence. Résurgences de l’hypnose dans l’art contemporain (Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, 2006)
Marie Lisel: créatrice hypnotique, mais aussi accompagnatrice de projets au service d’un.e créatrice.teur, coach de training hypnotique de groupe sur plateau (théâtre, danse, performance, cirque…), enseignante en workshops en école supérieure d’art. Le détail de mon travail en rapport avec l’art est ci-dessous.
Avec Valérie Vivancos, au FRAC Lorraine, « La voix disait à peu près: écarte les plis »
Mon rapport à la création hypnotique
J’accompagne des artistes dans leurs projets, avec l’hypnose et le rêve éveillé, Fabrice Cazenave, Léa Drouet, Théâtre de la mesure, Jérome Poret, Edouart Clément, Florentine Rey, …
Et j’ai commencé à collaborer avec Lisandre Casazza (Compagnie Nue), pour des stages de « La fabrique du corporêve » (le premier s’est déroulé en juillet-aout 2022). J’aimerais poursuivre des collaborations en stages et workshop car c’est un sacré enrichissement mutuel et une exploration inédite.
Hypnose, rêve éveillé, rituel, champ transitionnel, magie intérieure (et ses sorcières) me passionnent. Les mêler à la création est plus qu’un moyen. C’est aussi l’un de mes leitmotivs.
Performances participatives au FRAC Lorraine à Metz, avec Valérie Vivancos, le 26/01/2017: La voix disait à peu près: écarte les plis