Catégorie : Exploration

  • Recadrage par courant d’air

    Recadrage par courant d’air

    LE RECADRAGE, UN POINT COMMUN ENTRE ART ET HYPNOSE

    Documenta de Kassel 2012: des courants d’air provoqués par des souffleries invisibles traversent un énorme espace vide, accueillant ainsi le visiteur dans le bâtiment principal, le Fridericianum. L’oeuvre de Ryan Gander, sélectionnée par l’une des plus importantes manifestations d’art contemporain au monde, est en fait… de l’air.

    L’art interroge nos croyances, nos attentes, nos évidences, nos paradigmes, nos représentations, nos théories (le mot dépend des champs). Un événement aussi pointu que la Documenta peut, dès lors, se permettre un immense espace a priori vide, qui devient totalement plein, dès que/si le spectateur comprend qu’il respire l’oeuvre et se fait caresser par elle.

    C’est pour moi l’un des points de rencontre les plus fort entre l’art et l’hypnose: le recadrage. Car s’ils le permettent de façon différente, l’intention reste en partie la même: bousculer les certitudes, faire évoluer notre façon de voir le monde, nous sortir de nos zones de confort, de nos habitudes de percevoir, de ressentir, de penser, de fonctionner… pour permettre de se construire une réalité libérée.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

     

     

     

  • Explorer la nature sous hypnose

    Explorer la nature sous hypnose

    L’état d’hypnose permet d’accéder à une perception de la nature élargie, par une forme de sensorialité accrue, une compréhension profonde de l’environnement, un développement de l’intuition, une ouverture des réminiscences et des résonances, un éveil, …

    Les applications sont multiples: marcher en pleine conscience en forêt, regarder une fleur comme si c’était la première fois qu’elle s’offrait à notre  regard, se laisser dériver en rêve éveillé dans l’odeur des bruyères, focaliser son attention sur le chant d’un oiseau au point de ne plus entendre les autres sons environnants, planer au delà des flots, les pieds ancrés face à la mer, sentir la mousse sous les doigts avec une acuité émouvante, jouer avec l’association spontanée des sens, observer le corps choisir ses mouvements et déplacements, contempler le relief d’une écorce au point d’avoir l’impression de s’y inscrire, découvrir « l’art de ne rien faire », en goûtant simplement, naturellement, au confort de l’instant présent.

    Grâce à l’accompagnement en hypnose et à l’entrainement de l’autohypnose, l’immersion dans la nature donne également accès à une perception singulière de soi faisant partie du monde. Je me souviens particulièrement d’une halte, les pieds dans l’eau, en transe légère, où des petits poissons sont venus manger mes peaux mortes. Une partie de moi flottant dans l’air et la lumière douce du soleil, une partie en contact avec les pierres, dans l’eau, une partie virevoltant dans l’estomac d’autres êtres… et la compréhension si puissante, apaisante, rayonnante, de faire partie intégrante de cet univers en mouvement.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    Une stagiaire a pris des notes sur un atelier et me les as envoyées

    Marie nous donne les bases pour une séance hypnotique en macro :

    « Assise dans les herbes hautes du mois de mai, je fixe le sol, et tout d’abord je ne vois rien, peu habituée à ce niveau de perception. Mais là, devant moi, il y a… mais oui, une toute petite araignée perchée au bout d’une tige de folle avoine. Elle ne bouge pas. Je la fixe, attendant qu’elle fasse quelque chose. Rien. Et juste quand je détourne mon regard une seconde, elle disparait. En fait elle s’est décalée vers le bas, et je finis pa rla retrouver. Elle veut me faire éprouver ma patience, chose pour laquelle je ne suis pas douée naturellement.

    Comme j’ai repris l’effort de la fixer à nouveau pendant un long moment, elle m’a récompensée en tirant le premier fil de sa toile vers l’herbe d’à côté. Bon, me suis-je dit, là elle va tisser toute sa toile devant mes yeux éblouis ! Mais elle n’en a rien fait… Après cet effort elle s’est reposée en restant immobile à nouveau. Elle s’est moquée de moi. « je ne vais pas reprendre tout de suite, m’a-t-elle expliqué, avant il faut que je prenne soin de moi. »

    Et elle a commencé une petite toilette d’araignée, se lissant les poils avec une de ses pattes arrières. « tisser une toile est un ouvrage de longue haleine » a-t-elle repris, « et je n’arriverai pas au bout dans la précipitation. Toi aussi tu dois apprendre à construire la tienne tranquillement, en avançant chaque jour un petit peu, sans vouloir rien forcer. Alors les choses se présenteront d’elles mêmes, et comme tu seras reposée et ouverte, tu les verras. Tu pourras t’en saisir, une à une pour tisser la toile de ton projet. Comme cela tu auras quelque chose de bien solide, en plus d’être joli. Et tu pourras en profiter à fond en toute légèreté. »

    « Maintenant, j’ai fini de te parler » a-t-elle poursuivi, « tu peux me laisser je voudrais me reposer. Au revoir, fais attention quand tu verras d’autres araignées, il y aura des messages ».

    J’ai cligné des yeux, un peu sonnée, et je suis revenue dans ce monde que nous croyons être la seule réalité, et reconnaissante envers Marie de m’avoir ouvert cet horizon.

    Quelques jours plus tard j’étais devant mon bureau au travail, et j’ai soudain lâché un gros soupir car je n’avais vraiment pas envie d’être là ce matin là, cela faisait de moins en moins sens pour moi. En levant mon regard de l’écran de l’ordinateur, j’ai regardé par la fenêtre qui donne sur les falaises du causse, et là j’ai vu, scintillante dans le soleil, une magnifique toile d’araignée qui me faisait un clin d’oeil … « patience ! », me disait-elle. »

  • Rêve lucide: en équilibre

    Rêve lucide: en équilibre

     

    Le rêve nocturne lucide suggéré par l’hypnose est magique et parfois même thérapeutique. Il se caractérise par la conscience d’être en train de rêver (« lucide ») et par la sensation de compréhension profonde d’une problématique par le fait de la vivre et de la résoudre symboliquement.

    Même s’il n’est pas évident de provoquer des rêves lucides, que ce soit par des techniques de jeu (les passionnés des rêves lucides ludiques ont monté des forums très complets et actifs) ou par l’hypnose, j’y parviens de temps à autre (en tant que sujet autohypnotisé et aussi en tant qu’hypno) et cela me ravit! Par exemple, dernièrement, un noeud bien serré s’est dénoué par un rêve lucide fort présent, qui me disait distinctement que ce rêve était important et qu’il allait changer ma vie. Au réveil, j’avais en effet pardonné: je ne ressentais plus aucune peur ni colère en pensant à l’adulte irresponsable qui avait provoqué une panique en moi quand j’étais enfant. En rêve, je lui avais parlé, j’avais bercé sa folie et sa détresse et je les avais acceptées, en tant qu’adulte forte et ancrée qui ne risquait plus rien. J’étais libérée d’un sacré poids! D’autres rêves sont plus énigmatiques ou moins radicaux. Mais tous sont précieux et mémorables. En voici un auquel je repense encore avec le sourire.

    En mai 2015, je me suis arrêtée un long moment dans l’exposition « Le bord des mondes », lorsque Bridget Polk a tranquillement réagencé ses sculptures de pierres (qui restent ensuite en équilibre, pour quelques minutes ou quelques heures, puis s’écroulent devant les spectateurs). La performance était bien sûr incroyable. Mais ce qui m’a le plus fascinée, c’est de sentir à quel point cette artiste était ancrée.

    Depuis longtemps, je demande à « Mon autre », en autohypnose, de jouer dans le théâtre des rêves nocturnes les questions importantes que je rencontre au quotidien. Si cela est bon pour moi, j’aime que le rêve soit lucide. Sinon, simplement présent au réveil (mémoire narrative mais aussi sensorielle et émotionnelle). Regarder Bridget Polk chercher l’équilibre m’a beaucoup touchée. Il était donc logique qu’un rêve survienne.
    Le lendemain, je suis retournée au Palais de Tokyo pour capter un son qui m’avait plu, dans une autre expo, alors que je n’avais pas de matériel. J’ai croisé Bridget Polk, par hasard, dans le hall, je l’ai remerciée et je lui ai raconté mon rêve :
    « Je suis une pierre d’une de vos sculptures, encore mouvante entre vos mains, oscillant pendant un très long moment, vous laissant chercher l’équilibre parfait par des micromouvements, me laissant faire, rassemblée sur moi-même, extrêmement concentrée sur mes sensations de pierre aérienne, connectée à vos mains et à la pierre sur laquelle deux cm2 de ma surface sont posés, comme « branchée » sur ces ancrages, que je prolonge. Quand le moment arrive – ce moment où vous reculez pour ne plus garder qu’un contact visuel et une intention si forte -, j’ai ressenti une immense liberté! En étant pleinement plongée dans ce rêve, je suis clairement consciente que cette expérience onirique ajuste encore mes possibles en terme de recherche d’équilibre. c’est aussi intense, présent, ouvrant que le meilleur workshop sensoriel »

    Merci Bridget ! Vive l’art contemporain!

    © Marie Lisel

    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

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    http://www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/bridget-polk

  • L’hypnose en toute sécurité

    L’hypnose en toute sécurité

     

    Malgré tous les aspects positifs bien connus de l’hypnose, se décider à aller en séance soulève parfois de légères appréhensions.

    Pourtant, les praticiens certifiés par des écoles reconnues, comme l’Arche, connaissent parfaitement leurs outils (y compris leur propre fonctionnement), signent une charte de déontologie stricte (pour moi, la charte de l’Arche), suivent des supervisions et sont connectés avec des collègues (rares sont ceux qui travaillent uniquement avec eux-mêmes) en plus de mettre évidemment en place un ensemble de techniques spécifiques afin de garantir la sécurité de leurs clients.

    Tout d’abord, certains sujets seront adressés à des collègues à la fois hypnotistes et psychiatre ou psychologues. Car la paranoïa, la schizophrénie, l’autisme et autres troubles sont des contre-indications à l’hypnose délivrée par un praticien non expert en psychopathologie.

    Ensuite, au début de la séance, le praticien accompagne le sujet dans la définition de son véritable objectif, ainsi que des étapes qui l’y mèneront. Ensemble, ils décodent où se situent les besoins (de sécurité, notamment), les résistances, les croyances, les valeurs importantes dans la vie du sujet, ainsi que les conséquences positives et négatives du changement… de façon à permettre au sujet d’affiner son objectif jusqu’à ce qu’il corresponde parfaitement à ce qu’il désire profondément mettre en place, en respectant tous les points précités. Cette étape se déroule à travers le dialogue, mais aussi à travers la traduction d’un ensemble de signes inconscients (langage, gestes, expressions) et, au besoin, au moyen de la futurisation (le sujet s’imagine dans le futur, avec le changement désiré opéré et constate ce qui a changé à différents niveaux dans sa vie) ou de la transe partielle (par exemple, un doigt pour oui et un autre pour non, de façon à dialoguer avec la partie profonde).  Ainsi, ce n’est que lorsque l’objectif est en parfaite adéquation avec la personne que le travail vers le changement commence.

    Ce chemin se trace de façon progressive, et cette progression permet au sujet de s’approprier peu à peu son fonctionnement interne, celui de son propre conscient, celui de son « copilote », celui de la communication entre les parties et notamment du langage symbolique qui lui est propre, des ancrages positifs, etc. Car ce serait idiot de commencer directement par la conduite sur route de montagne ou sur le périphérique, n’est-ce pas?

    En outre, au début de l’état hypnotique, un certain nombre de fusibles sont posés, selon le client, l’objectif et le processus qui va suivre. Tous ne sont pas utiles en toute circonstance. Il peut s’agir par exemple de « vous entendrez toujours ma voix et vous y réagirez », de « à la fin de cette séance, ce qui doit rester au passé reste au passé et vous ne reviendrez au présent qu’avec ce qui est positif pour votre cheminement », de « tout ce qui se passera dans cette séance sera bon pour vous, votre partie profonde pourra transformer tout ce que je dis pour que mes mots soient en parfaite corrélation avec vous » ou encore « il vous sera toujours possible de revenir ici et maintenant, si je vous dis « revenez » ou bien volontairement, en pensant à un objet que vous choisissez maintenant », etc. Ces fusibles, adressés autant au conscient qu’à la partie profonde, rassurent et protègent.

    Par ailleurs, la personne en  état d’hypnose ne dort pas, une partie d’elle reste en contact avec l’ici et maintenant, comme un observateur intérieur, qui commente, analyse et est capable de prendre des décisions personnelles et de sortir totalement de transe, alors qu’une autre partie d’elle explore son monde dans un rêve éveillé.

    Enfin, l’hypnotiste éricksonien est un accompagnant, qui se met de côté pour être aux côtés et au service de la personne qu’il accompagne, respectant ses valeurs, ses objectifs, ses décisions. Il ne cherche pas à comprendre le contenu du changement. Comme un guide de montagne, il « assure », rassure, encourage, encadre techniquement, choisit le chemin vers la destination que son client a choisie, assure sa sécurité, souligne un paysage ou un animal sur un rocher, lui propose des détours ou des raccourcis en cas de fatigue, lui explique comment poser le pied pour s’économiser, l’encorde ou lui tend la main en cas de passage difficile… mais il ne grimpe pas à sa place, ne le force en rien et ne l’interroge pas sur ce que signifie pour lui le sifflement de marmotte, la cascade, le pic, le couple de bouquetins… Il s’agit de travailler sur la structure, le codage et non sur le contenu (ce que le psychanalyste, lui, fait pendant les années de divan).

    Nous sommes constamment manipulés par des propos de nos proches (« tu n’es pas fait pour… », « il faut… », « tu serais si gentil si… », « tu n’es pas trop épuisé? »), par notre environnement (TV, affiches, stratégies marketing…), par les diktats sociaux, les croyances semées à tort et à travers par les médias d’information, les parades de séduction, de démarchage, d’intimidation… Et la suggestion est l’une des conditions de notre apprentissage! Dès lors, imaginer s’en défier à cent pour cent est un leurre!

    L’hypnose permet à chacun d’y voir plus clair dans ce qu’il est et dans ce qu’il désire, de faire des choix éclairés, de mettre en place les moyens d’atteindre ses objectifs, de repérer la façon dont notre personne fonctionne, avec ses entités et de s’en servir pour aller plus vite et plus loin, libre de refuser ou de prendre les suggestions sauvages dont est parsemé le quotidien. C’est un passeur d’autonomie et de liberté!

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: photo de Marie Curie

  • A la Croisée des sons

    A la Croisée des sons

    Dans ce groupe Facebook, des liens à partager :
    * création radio/sonore * installation/expérimentation sonore * musique expérimentale, improvisée, bruitiste * musique électroacoustique * poésie sonore * field recording * articles scientifiques sur l’ouïe, la voix, les effets du son, la recherche musicale et radiophonique…

    Bienvenue à tous. N’hésitez pas à publier, à commenter, à aimer, à inviter, à inventer sur La croisée des sons

     

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  • Hypnose en hamac

    Hypnose en hamac

    En autohypnose, je n’ai aucune limite de lieu ou de temps. Je pratique au quotidien dans le métro, dans une file d’attente, en forêt, en piscine, dans un musée, en concert… j’adapte mon état aux circonstances et je gère mes fusibles de façon à ne prendre aucun risque.

    En hétérohypnose, j’étais plus classique. Il me fallait le calme d’un cabinet ou d’un salon… jusqu’à ce qu’un enseignant d’hypnose et ami qui m’a beaucoup marquée, Antoine Garnier, me répète que s’habituer à recevoir et à donner des séances dans toutes les conditions est un atout intéressant à développer. En effet, suivant l’adage « qui peut le plus peut le moins », la capacité à donner et à recevoir des séances en toute circonstance ouvre le champ des possibles. Sans compter les créneaux horaires, bien plus nombreux. Et le plaisir de la transe au soleil!

    J‘ai d’ailleurs été son sujet à plusieurs reprises dans des parcs. Pour l’anecdote, il a un jour répondu à l’appel du gardien et couru après un lapin angora lâché avant les vacances d’été par des propriétaires peu soucieux des nombreux renards, à l’Abbaye de la Cambre de Bruxelles, alors que je trônais sur mon banc, flottant dans un état de grâce, le bras levé bien haut en catalepsie. J’ai adoré!

    Forte de cette expérience, j’ai tenté des séances en dehors des espaces confinés: au pied d’un arbre, en musée, en marchant dans la nature (l’hypnose en mouvement, les yeux ouverts, est magique), en hamac au Bois de Vincennes (mon grand hamac coloré en image ci-dessus est super confortable)…

    Ces séances sont singulièrement concentrées, efficaces et mémorables, autant pour moi que pour mes sujets.

    J’aime travailler en musée, galerie, répétition de concert, forêt, parcs, ateliers d’artiste…

    Et mon hamac n’attend que le beau temps pour bercer vos rêves 🙂

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance  https://test.under-construction.work/contact-et-formulaire/

    © Marie Lisel

     

  • bOa: création radiophonique hypnotique

    bOa: création radiophonique hypnotique

    bOa est disponible à la vente à prix libre sur Bandcamp. Autrement dit, l‘écoute est gratuite si vous êtes fauchés, sinon donnez en pleine conscience ce qui vous semble être le prix juste.

    bOa est une création radiophonique hypnotique datant de 2015, qui trouve son origine dans un rêve éveillé spontané (que j’ai fait dans un covoiturage de Paris à Bruxelles, à la suite d’un après-midi particulièrement agréable) que j’ai eu envie de mettre en ondes de façon à ce que l’auditeur puisse le vivre à sa manière.

    Ecoutez bOa de préférence sur des hauts-parleurs qui ont suffisamment de basses ou avec un bon casque fermé.

    Belle écoute!

    Marie Lisel

    PS: je suis enthousiaste à l’idée de refaire des écoutes publiques, avec coussins, transats et discussion après un bon moment de réveil. n’hésitez pas à me contacter.

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    Images: © Dominique Goblet

    bOa (création radiophonique hypnotique, 44’30’’)
    bOa vous invite à un rêve, érotique, dirigé, hypnotique. Erigez-vous à travers lui, dansez dans son apesanteur, jouez avec son énergie, explorez un monde intérieur…

    Réalisation : Marie Lisel
    Musique : Yannick Franck
    Voix : Catherine Salée et Tristan Trémeau
    Prise de son et mixage : Sébastien Schmitz
    Montage : Marie Lisel
    Image : Dominique Goblet
    Production : Une production de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-¬?Bruxelles.
    bOa est disponible à la vente, à prix libre, ici : https://marielisel.bandcamp.com/

    Diffusions:

    1/06/2015 – Campus Bruxelles
    31/08/2015 – Radio Ara (Luxembourg)
    du 27 au 30/08/2015: écoute individuelle au Festival Erosphère IN Paris
    2/09/2015 – première écoute collective au centre culturel Jacques Franck Bruxelles
    02/10//2015 – Radio Panik
    10 /10//2015: Radio En Construction: http://www.radioenconstruction.com/
    23-24 /10/2015 – Bivouac radiophonique, Phaune avec Radio Escapades, https://soundcloud.com/phaune-ra…/bivouac-radiophonique-2015
    9/11/2015 – Par Par ouï-dire – La Première RTBF
    5/12/2015 – Radio Scarpe Sensée
    décembre: Radio Grenouille
    24/01/2016: Récréation Sonore sur Radio Campus Paris
    04/02/2016: ADDOR pour le festival Longueur d’ondes, Festival de la radio et de l’écoute – Les Immédiatiques
    3/03/2016: Jet FM 91.2 …après… j’ai arrêté de noter les diffusions.

    Il suffit d’oser!

    Bienvenue en séance 

    © Marie Lisel

     

     

  • Recadrage par la création radiophonique

    Recadrage par la création radiophonique

     

    « Merci Madame », documentaire de création radiophonique est disponible à la vente, à prix libre, sur Bandcamp (l’écoute est gratuite si vous êtes fauchés 😉 )

    J’invite mes collègues hypnos et les curieux  à expérimenter le recadrage par le documentaire de création radiophonique.

    Le recadrage est une technique de PNL et d’hypnose, qui permet de changer de cadre (donc de voir différemment, avec un autre point de vue) et de faire évoluer des croyances et des comportements qui nous limitent.

    Lorsque j’ai rencontré Michael et Madame, dans une soirée freaks organisée dans un squat parisien (fermé depuis), je n’avais jamais assisté à une séance SM, et encore moins sur un homme atteint d’un handicap et habillé en robe… Ma première réaction a été la pitié et la révolte. La seconde a été de contempler et de mettre de côté ma réaction totalement étriquée, pour chercher à comprendre ce qu’ils vivaient ensemble et ce qui les faisait sourire et plaisanter entre deux raclées. Malgré mes appréhensions, je me suis alors approchée.

    Ce processus d’autorecadrage spontané est long à mettre en place, c’est une discipline de l’esprit. Mais il ouvre tellement la vision du monde et donc le champ des possibles! Encore une fois, l’hypnose peut en faciliter l’apprentissage.

    Marie Lisel

    Voici le synopsis:

    « Madame, je vais vous confier un secret. Je voudrais bien qu’un jour vous arriviez à me punir pour une véritable raison, que vous considériez que je mérite sincèrement de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la prochaine fois de me punir véritablement pour des raisons fondées et méritées, à vous de voir pourquoi en réfléchissant un peu, vous trouverez sûrement. »

    A 39 ans, Michael, infirme moteur cérébral, attend toujours que la vie passe. C’est alors qu’il rencontre Madame et son martinet préféré. Grâce à cette relation singulière, il entreprend une cure sévère de remise en forme physique et psychique, intègre un réseau social et réalise quelques pas – pour la première fois de sa vie – sans aide et sans béquilles. « Merci Madame » nous invite à partager ce processus étonnant de naissance à soi.

    « Merci Madame », de Marie Lisel
    Durée: 28 minutes
    Mise en ondes: Sébastien Schmitz
    Musique: Emilie Patate
    Image: Dominique Goblet
    Générique: Tristan Trémeau
    Une production du fond Empreinte de l’ACSR, avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

    Il suffit d’oser!

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Images: © Dominique Goblet

  • Rêve de son

    Rêve de son

    Depuis que je pratique l’autohypnose comme gymnastique de l’esprit quotidienne, mes rêves sont devenus plus sensoriels, plus singuliers et plus facile à revivre au réveil. Certains restent ancrés, parmi mes meilleurs souvenirs. Le rêve du son en fait partie.

    Une nuit, j’ai rêvé d’un son qui m’a emportée.
    J’étais face à un portail métallique en carré, très haut, bleu ou vert, dont il fallait passer les deux portes à l’aide d’une carte électronique (un abonnement de métro?).
    J’avais passé la première, qui s’était refermée derrière moi et je patientais dans le carré, car une seule personne pouvait actionner la porte de sortie à la fois, quand l’alarme s’est mise en marche (un couple avait tenté de passer avec une seule carte).

    Le hurlement de la sirène était diffusé par la structure entière, il m’englobait, m’envahissait et je n’avais aucun moyen de lui échapper.
    J’ai alors fermé les yeux et lâché mes défenses pour me laisser porter et j’ai commencé à flotter dans sa matière, jusqu’à lever les deux pieds, puis jouer avec mon poids pour basculer, planer, virevolter…
    Depuis mon réveil, je garde les sensations de cette exploration mais j’ai perdu le son. Dommage, j’aurais aimé le partager.

    Bienvenue en séance!

    © Marie Lisel

    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

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  • Comment? Pourquoi?

    Comment? Pourquoi?

    J’ai connu, il y a longtemps, une très longue expérience en psychanalyse freudienne orthodoxe, plusieurs fois 45 minutes chrono par semaine, sur un divan Mies Van Der Rohe, face à un grand tableau abstrait, à horaire fixe, avec la même poignée de main, exactement le même « Bonjour Madame », les mêmes grincements du Lounge et toussotements derrière ma tête, l’évolution et l’analyse du transfert et tout l’arsenal traditionnel. Comprendre pourquoi j’étais tombée dans un trou a été éclairant. Je connais maintenant le récit que je me suis fait de cette histoire dans les moindres détails. J’ai zoomé sur bien des cailloux, gravillons, branches et brindilles ayant pu occasionner une chute, une blessure ouverte ou une simple grattouille entre les orteils. Et j’ai parfaitement intégré le phénomène de l’association libre et de l’écoute flottante, très intéressants à détourner, pour développer l’imaginaire et certains types d’exploration.

    Plus tard, je me suis intéressée à l’hypnose éricksonienne, d’abord pour régler un problème ponctuel, puis pour me former à l’accompagnement par l’hypnose éricksonienne de personnes désirant évoluer et, enfin, pour l’utiliser en création radiophonique et en workshops. Quelle découverte!

    Trouver rapidement les processus qui permettent de sortir d’un trou et même de ne plus avoir peur de me promener tout au bord et même de jouer avec la chute et la remontée et même de faire de n’importe quel trou un espace d’exploration constructif et créatif m’a semblé bien plus actif, libérateur, joyeux et ouvrant!

    C’est pourquoi j’ai choisi de me former en hypnose et non en psychanalyse, même si cette dernière a été une magnifique aventure intellectuelle, même si mon entourage compte quelques charmants férus de psychanalyse et même si j’ai été curieuse de découvrir l’hypnoanalyse, qui réconcilie hypnose et thérapie analytique, entrevue deux jours à Bruxelles en 2014, lors d’un séminaire donné par Edouard Collot.

    Bref, il s’agit dans l’accompagnement que je propose, d’arrêter le récit de la souffrance et se demander comment sortir des difficultés, d’éteindre la parole et de mettre en place les conditions où quelque chose peut se passer pour que le sujet puisse sortir de ses problèmes. L’objectif premier est l’amélioration de l’existence du sujet, pas la compréhension du trouble.  « Est-ce que vous voulez vous voulez changer ou est-ce que vous voulez répéter? Alors déposez les armes » est une expression de François Roustang que j’utilise fréquemment. Ancien psychanalyste, il est l’un des hypnos qui m’inspirent.

     

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    PS: un lien: « Pourquoi le fait de comprendre ne résout rien? »