Catégorie : Pour mes collègues praticiens en hypnose

  • Ateliers d’accompagnement inclusif pour les accompagnant·e·s

    Ateliers d’accompagnement inclusif pour les accompagnant·e·s

    ATELIERS ZOOM D’ACCOMPAGNEMENT INCLUSIF

    POUR LES ACCOMPAGNANT·E·S

    Pour avancer dans l’inclusivité de nos pratiques, les ateliers entre professionnel·le·s de l’accompagnement (tout domaine) sont proposés de façon régulière.

    Les ateliers avec un·e invité·e durent 2h (en soirée) et sont à prix libre entre 10 et 25 euros. L’invité·e est rémunéré·e si iel n’a pas de formation à vendre (j’enlève mes frais et divise le reste par deux ou j’enlève juste mes frais si pas assez de recette). Il s’agit d’écouter la parole d’une personne concernée sur son vécu de (non) inclusivité en accompagnement et en situations du quotidien.

    Les ateliers d’accompagnement inclusif thématiques durent 1h15 (en journée) et sont à 10e.

    A VENIR

    Atelier #11, décembre 2024

    Atelier #10- Atelier La parole aux concernées: Alda Mantisse (thèmes: travail du sexe, bdsm, littérature), novembre 2024

    Atelier #9: Atelier d’accompagnement inclusif thématique: proposer un cadre safer pour utiliser la séance comme terrain d’entrainement des patterns (conscientiser les scénarios intérieurs qui se jouent dans le rapport et se servir de ce qui se passe en séance comme simulateur), octobre 2024.

    PASSES

    Si un atelier passé intéresse plusieurs praticien·ne·s je veux bien le reprogrammer. Il y a un résumé très en vrac (hors « la parole aux concerné·e·s, que je mettrai en podcast quand j’aurai le temps de les nettoyer) sur la page synthèse des ateliers d’accompagnement inclusif

    Atelier #8: Atelier d’accompagnement inclusif: sécuriser l’expérience hypnotique: En sortant de formation, beaucoup se lancent dans l’accompagnement en cherchant des modèles de positionnement, de techniques et aussi de présentation de son travail. Or, les modèles visibles – celleux qui sont des pro de la communication médias – sont souvent plus dans la recherche d’efficacité que dans le care. Or, trop vite, trop fort ou à côté de la plaque, ça peut faire bien des dégâts. Pour au moins ne pas nuire, il est nécessaire de prendre en considération certains points. mai 2023

    Atelier 7: la parole aux concernées -: Victor Lemaure (thèmes: transidentité, racisme, classisme, intersectionnalité, king), décembre 2023

    Atelier#6: Se présenter sur son site en tant que personne concernée par les oppressions systémiques et l’inclusivité (donc outée queer, handi, etc) ou allié·e clairement situé·e ou sensibilisé·e à l’inclusivité et en cours de déconstruction ou… …en évitant le pinkwashing, l’instrumentalisation des luttes (donc adéquation entre ce que je présente et comment je m’investis). Nov 2023

    Atelier#5 Comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e sur le rapport (peur de l’accompagné·e d’être jugé·e ou rejeté·e ou disputé·e ou agressé·e… par l’accompagnant·e)? octobre 2023

    Les ateliers 1-4 étaient des réponses aux questions amenées par les participant·e·s (pas de thématique globale).

    http://bafe.fr

    L’inclusivité en séance

    Page explicative: inclusivité en séance, thérapeute engagée

    Mon accompagnement.

    FB hypnose inclusive

    Licornes

    Zèbres à pois

    Queefriendly

    Les interstices

    SorqueerSx+

    Profil FB pro (bienvenue aux accompagnant.e.s)

    Page FB pro (bienvenue à toustes)

    Instagram (si tu veux découvrir mon univers)

    Instagram pro (en construction…): @marieliselpro

    Podcast #ITW 32. Marie Lisel – Le consentement dans l’accompagnement

    Mon Calendly

  • Zèbrures à pois & hypnose

    Zèbrures à pois & hypnose

    L’hypnose est pour moi une croisée. Pour les fonctionnements typiques, elle permet (entre autres) d’approcher certaines compétences que des atypiques présentent naturellement. Pour les atypiques, elle permet (entre autres) de comprendre en profondeur à piloter ces compétences, les apprivoiser, les adoucir, s’en servir de façon plus confortable, plus adaptée. Pour toustes, elle permet de s’éclater à créer sa vie, son oeuvre et son monde. Et aussi de trouver des points de convergence qui ouvrent des fenêtres sur nos compréhensions mutuelles. Youhou!

    Quand j’étais petite…

    (ma marmite d’Obélix)

    Pour pas mal de NA (neuroatypiques) de ma génération (né.e dans les 70′), l’enfance-adolescence a été un moment compliqué.

    Pour ma part, en pleine campagne de l’Ardenne belge, j’ai apprécié les longues plages de lecture (j’étais boulimiques de mots, avec le bibliobus itinérant, j’ai vraiment pris mon pied), les balades dans les forêts, les expéditions à l’aveugle dans les prés enneigés baignés de brumes, l’omniprésence de la nature, la liberté de plonger dans des rêveries solitaires en compagnie des veaux ou des abeilles, l’apprentissage du chant accompagné à la guitare (autre rêverie, cette fois à partager!), le tourne-disque du salon et la place pour danser, la contemplation et l’exploration libre (plein de temps à soi – seule ou en bande mais surtout sans adulte – pour simplement être là, pour tester des trucs, pour oser, pour se raconter des théories fantastiques… les enfants d’aujourd’hui en manquent tellement, sans cesse sollicités, surveillés, commentés, limités, rationalisés…).

    Ce fut notamment propice au développement de ma communication animale, de mon intuition et aussi de mon adaptation sociale: chercher comment être intégrée et appréciée par les gens de mon âge, tout en restant moi-même, c’est-à-dire en étant jugée « carrément bizarre » mais aussi « super attachante » et digne de construire des cabanes secrètes ou de faire des soirées à l’étang  avec iels… un joli labo d’explorations sous la forme de sociétés d’enfants puis d’ados, autonomes dans certains espaces-temps.

    En revanche, même si les bandes d’enfants puis d’ados m’ont incluse de bon gré, avec leur coaching maladroit permanent (« mais enfin Marie, c’est pas compliqué, si tu voulais… il suffirait… »), je me suis souvent sentie « toute seule » dans ma façon d’être au monde. Difficile de trouver des interlocuteurisses pour des discussions complexes et profondes. Aujourd’hui, ça a bien changé…

    Du côté des adultes, tout en appréciant mon calme, on me reprochait mon côté « inquiétante étrangeté », et puis d’être « dans la lune », d’être atteinte de « sensiblerie », de « faire semblant de ne pas comprendre », de ne pas adhérer aux codes (des convenances, du féminin, des blagues, de l’autorité…), de ne pas sentir les limites, de ne pas faire d’efforts (cette injonction de devoir sourire et papoter de tout et de rien et aussi de carrément mentir pour faire plaisir, sans parler des bises obligatoires… argh!). Je passais pas mal de temps à essayer de capter comment  réfléchissaient-réagissaient les adultes pour anticiper leurs comportements de façon à délimiter mes plages de liberté totale relativement sécures (certaines sanctions ou réactions ne me faisaient ni chaud ni froid en comparaison avec les bénéfices que je prenais avec le « je m’en fous »)  et pour me barrer à temps quand les contextes me mettaient en insécurité (contact physique trash « pour rigoler », apprentissage de la dureté pour me guérir de ma « sensiblerie », recadrage brutal à propos de règles que je n’avais pas captée car implicites et évidentes pour les autres…).

    Je n’étais pas la seule neuroatypique mais personne ne savait même que cela existait. Quand je repasse au crible les réactions et réflexions des adultes, je me dis que mon père a dû se sentir vraiment perdu, amoureux de littérature et de philosophie dans ce monde rural rude. Tous les soirs de mon enfance, il venait me lire des poèmes. Il ne jubilait qu’en m’amenant un nouveau livre ou en me montrant du doigt un détail caché dans une BD ou dans le paysage, au cours d’une balade (il commençait souvent par « c’est quand même marrant… » sans finir sa phrase et pointait le doigt vers l’oreille en signe qu’il fallait écouter ou vers un point à chercher du regard. Moments magiques!). A ses temps libres, il dévorait les romans et écoutait France Culture. Pourtant, selon lui, « il n’y connaissait rien » et refusait de soutenir la moindre discussion intello. Chacun.e à sa place. Et pour lui, sa place était dans sa bulle (ou dans sa caverne d’ours, en vieillissant), avec un strict minimum d’adaptation sociale et professionnelle, mais réalisée avec beaucoup d’exigence et d’application. La philo, c’était en catimini, uniquement en tête à tête, quasiment en silence, pendant la vaisselle… Il y a quelques années seulement, il m’a téléphoné et m’a annoncé comme une révolution que j’étais hypersensible, suite à l’écoute d’une émission de radio. Il était tellement abasourdi de me reconnaitre dans le propos de l’émission! Ce fut un doux moment. Oui papa… toi aussi. Et puis…

    A la campagne dans les années 80, personne ne parlait de trouble ou de divergence ou de diversité et internet n’existait pas. Il était juste proposé « d’arrêter de faire son intéressant.e, de revenir les pieds sur terre et de faire comme tout le monde ». Contrairement à moi, qui suis devenue hypno et artiste (deux activités rêvées pour un.e NA!), le NA de la génération des années 50 à la campagne avait vraiment peu de chance de comprendre, d’assumer et de faire fructifier ses différences. La fuite ou bien l’adaptation et la bulle étaient les seules solutions.

    Puis, j’ai migré vers la ville pour faire des études. Ce n’est qu’à 18 ans que j’ai rencontré une personne avec qui parler de cet univers qui était le mien. Une révélation: je n’étais donc pas la seule extraterrestre sur cette planète! Son univers était autre mais aussi étrange. Il assistait lui aussi à la vie sociale avec beaucoup de décalage, d’insécurité, le tout baigné de synesthésies incroyables. Je n’étais plus seule. Mais nous ne savions absolument pas que nous étions plus de deux ni comment mettre des mots, comprendre…

    Milieu de la vingtaine, j’ai commencé une psychanalyse, ma première véritable thérapie: 45 minutes 3X/semaine, pendant 7 ans, chez ma psychanalyste freudienne orthodoxe, qui était aussi neuropsychiatre en hôpital à d’autres heures. Après quelques mois de cure, je n’en pouvais plus des remontées de rêves épuisants et d’un début de somnambulisme. Ma psychanalyste me disait de « laisser faire le travail » mais les effets étaient vraiment trop violents. Je suis donc allée voir un hypnothérapeute… en cachette (ouille, le transfert!).

    Nous avons travaillé seulement en trois séances, avec des outils très simples (safe place, ancrage, sous-modalités…). Et là, seconde révélation: il était non seulement possible d’explorer mes process, mais aussi de diriger volontairement ces états qui me « tombaient dessus » sans que je puisse rien y faire. Yeah! Cet hypno pédopsychiatre m’avait fait une fleur en me prenant en consultation juste le temps de résoudre ce souci précis de sommeil, mais n’avait pas de place pour une adulte. J’ai donc interrompu mes expériences hypnotiques, en gardant bien à l’esprit qu’il faudrait y revenir après la cure.

    Et je suis en effet retournée vers l’hypnose à la fin de mon analyse, mais sans succès car l’hypno disponible à ce moment là était dirigiste et fan de scripts. L’hypnose ne s’est développée que ces dernières années, il y avait peu de praticien.ne.s à cette époque. Et celle-là ne me convenait vraiment pas.

    Puis, bien après, quand j’ai eu l’envie de réaliser une création radio hypnotique, j’ai suivi des cours dans une école d’hypnose à Bruxelles (INH), en tant qu’artiste (pas en tant qu’accompagnante de séances) au milieu du corps médical, pour m’immerger à fond. Et là,  outre mes débuts d’hypnose artistique, j’ai vraiment exploré comment  l’autohypnose pouvait m’offrir des outils pour valoriser tout mon matériel intérieur, si encombrant à l’état sauvage. J’évoque notamment ce que j’ai longtemps appelé « l’aquarium », mais aussi le voyage (rêve éveillé profond), l’hyperacousie, la synesthésie, l’hypersensibilité, le fait de ne pas arriver à rentrer dans des conduites de lissage social,  la recherche de compréhension profonde permanente des leviers des comportements normés qui me semblaient si absurdes, le moulinage en arborescence…

    En école d’hypnose parisienne (ARCHE), nouveau but (accompagner en séance), nouvelle méthode (beaucoup de pratique) et nouveau choc: oui, certain.e.s hypnos sont NA, mais non, pas toustes, loin de là! Car il est possible, quand on n’est pas « tombé.e dedans » à la naissance, de s’initier aux voyages qui me semblent tellement ressembler à ce que nous (moi et les NA de mon entourage) partageons de nos expériences. J’ai donc appris, en tant qu’accompagnant.e, à adapter mon accompagnement pour toustes, sans présupposer que c’était évident, puisque beaucoup découvraient tout juste leurs nageoires multidimensionnelles. Là, c’était un peu le monde à l’envers pour moi. A mon tour de me dire « m’enfin, iels font exprès, c’est pourtant si facile! ».

    J’ai assisté à la transformation personnelle (tout le monde est sujet de séance, ça brasse sec! Pour moi aussi…) et à l’apprentissage de la position d’accompagnant.e de beaucoup d’hypnos sans « base sauvage ». J’ai aussi expérimenté le fait d’être un sujet vraiment compliqué à accompagner pour iels, sans pouvoir leur simplifier la tâche (non, je ne fais pas exprès de ne pas proposer la réponse ou la réaction attendue ni de piloter mon vaisseau différemment que le ou la copilote).

    Nous avons donc toustes appris les un.e.s des autres. Chouette!

    Aujourd’hui je poursuis à la fois mes explorations hypnotiques (artistiques, expérientielles…) et mon travail thérapeutique personnel (pour moi, tout.e accompagnant.e se doit de continuer à être accompagné.e pour avancer, nettoyer, aligner…) et je partage mes découvertes en recevant en séances, en enseignant le REAH et la aussi créativité hypnotique dans divers stages et ateliers, pour mes collègues hypnos, pour mes collègues artistes et pour tout public.

    Je précise que la créativité, inventivité, liberté a de nombreuses sources et que, donc, celle que j’évoque ici n’est pas la seule ni l’indispensable. Elle est simplement la mienne. Celle que je partage avec des NA. Et aussi celle que je reconnais à l’hypnose. Et elle est transmissible. Ca suffit pour que j’en fasse un article!

    Finalement, l’hypnose est pour moi une croisée. Pour les fonctionnements typiques, elle permet d’approcher certaines compétences que des atypiques ont naturellement (et qui ne sont évidemment pas toutes les compétences de l’hypno, loin de là). Pour les atypiques, elle permet de comprendre en profondeur à piloter leurs compétences, les apprivoiser, les adoucir, s’en servir de façon plus confortable, plus adaptée. Pour toustes, elle permet de s’éclater à créer sa vie, son oeuvre et son monde.

    Et aussi de trouver des points de convergence qui ouvrent des fenêtres sur la compréhension mutuelle!

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    Photo de Camille Schweickhardt Avec Couscous.

    Envisager sous plusieurs angles, analyser,

    inventer, détourner, reprogrammer…

    L’hypnose exerce différentes capacités, notamment celles de ressentir autrement (hyperesthésie, synesthésie, hyperfocus…), d’atteindre un hyperéveil, de découvrir la psyché (que François Roustang décrivait comme recouverte d’un voile en état ordinaire), d’envisager les choses habituelles différemment, de s’émerveiller devant « l’ordinaire », de jouer concrètement avec des process, de développer l’introspection et l’intelligence intra-personnelle (comprendre de façon à la fois fine et profonde ce qui se passe dans l’esprit de l’autre), de développer la sensibilité, la créativité, l’empathique, d’expérimenter en « dé et re-cablant » ses propres automatismes psychiques, émotionnels et physiques, de créer du nouveau, de déclencher des rêves inouïs et même de sortir de soi…

    Les personnes vivant de façon différente de la norme, autant dans leur façon de se représenter soi-même, sa relation à l’autre, sa position dans la société, son rapport au monde… – plongent dès lors naturellement dans son univers d’exploration et de création.

    (((Oui, je parle de certain.e.s artistes, de personnes ayant conservé une belle part d’enfance et, spécialement ici… des neuroatypiques))).

    Ceci expliquerait cela… les neuroatypiques (personnes qui présentent un fonctionnement cérébral particulier), dits « NA », voyagent comme des poissons dans l’eau hypnotique, à condition que l’accompagnant.e ne tente ni de leur faire suivre un chemin prédéterminé dans la séance (protocoles et scripts) ni de les faire rentrer dans ses normes (« vous êtes une femme, donc… ») ni d’interpréter leur façon de procéder au coeur du rêve (laisser entrer l’araignée dans l’oreille = beurk! >< hébénon pas du tout c’est super elle nettoie), ni d’inventer des métaphores à leur place, ni de projeter leurs propres émotions ou solutions sur leurs situations… La position d’accompagnement ultrabasse est nécessaire (pour ma part, ça m’a conduite à développer le REAH).

    Le fonctionnement NA de façon générale reprend des caractéristiques comme « pensée en arborescence », « hypersensibilité »… (suivez les liens en bas de page pour en savoir plus). Cependant, il existe d’innombrables façons d’être atypique dans sa façon de percevoir et de ressentir le monde, de traiter les informations, de trouver des possibilités de fonctionnement social, de créer… Chaque NA est singulier.e.

    Un point commun est que les NA, confronté.e.s sans cesse aux normes de la société dominante, qui ne leur correspondent pas ou peu, connaissent bien le mouvement de comparer leurs représentations à ce qu’iels perçoivent de celles des autres, de chercher leur positionnement et leur moyen de communiquer (ce qui est appelé « habiletés sociales« ), de se sentir en décalage avec les codes, les règles, les habitudes et… d’inventer des solutions!

    Outre cela, les réactions des autres, la sensation d’être agressé par un environnement censé être « normal » (avec toutes ses lumières, ses sons, sa foule, ses règles illogiques, ses exclusions…) peuvent créer, en plus de la difficulté d’appréhension de la situation, un malaise, une angoisse, un sentiment d’injustice, d’insécurité, de désintérêt…

    Certain.e.s en souffrent et se barricadent, se sentant seul.e.s au monde, d’autres apprennent les normes sociales et s’y adaptent par des compensations (recherche de consensus, invisibilisation de la différence) et/ou s’organisent en affirmant leurs complexités par des associations. Notons aussi qu’une personne peut basculer de l’un à l’autre de ces possibles ou les combiner, selon les contextes. Bref, toujours pas de généralités.

    En ville et sur le web, des familles se forment. Ainsi, iels sont en nombre dans des champs comme le queer (qui réinvente les représentations de genres), le polyamour (qui réinvente les représentations de la relation amoureuse et même de la famille), le sexpositif (qui réinventent la façon de vivre la sexualité), les jeux de rôles (qui invente des mondes), les métiers de niche (ultraspécialité technique, recherche scientifique, recherche indépendante…), les arts contemporains (d’aujourd’hui donc, car l’historien.ne de l’art a déjà classé-étiqueté-normalisé les oeuvres précédentes), la programmation informatique, la création de réalités virtuelles…

    Pour résumer, je dirais donc que, premièrement, les neuroatypiques nagent comme des poissons (toustes différent.e.s) dans l’océan hypnotique, tant qu’iels sont accompagné.e.s en liberté, ce qui demande un positionnement sans mailles de filet et que, deuxièmement, nombre de personnes fréquentant des champs « hors normes » sont atypiques (!j’ai pas dit toustes, hein, vraiment bien loin de là!).

    Je termine cette partie par une conclusion personnelle: l’une des raisons principales pour lesquelles mes collègues m’adressent des accompagné.e.s est simple: je fais partie de la famille des poisson.ne.s libres créateurisses. J’accompagne donc bon nombre d’artistes, de zèbres, de licornes, de chercheurs indépendants, de thésard.e.s, de thérapeutes… et bien autres…  pour en savoir plus, relisez donc mon texte de bienvenue.

    A côté de cela, mon fonctionnement emmène tranquillement mes accompagné.e.s plus normés, neurotypiques, à la découverte de leur imaginaire, de leur créativité et de leur liberté… comme une stagiaire l’a si bien résumé dans la page des témoignages d’hypnos « Avec son sérieux et sa folie, Marie nous ouvre les portes du rêve qui permet d’avancer. »

    Voilà pour répondre aux questions (qui me sont) fréquemment posées.

    Après, on peut aller un peu plus loin… notamment dans la réflexion sur la richesse des différents fonctionnements et sur leurs revendications à exister tels qu’ils sont dans toute leur diversité, VERSUS la volonté de normalisation, c’est à dire que, pour être un sujet déclaré sain, normal, intégré, heureux… il faudrait correspondre à ce qui est édicté comme « normal » et que ce qui n’y correspondrait pas serait traité comme un trouble (psychiatrique, psychopathologique, médical, social…) qui provoque le rejet et/ou le traitement thérapeutique. Là aussi, les zèbres et les licornes ont des points communs!

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    Cet oiseau très rare est mi-mâle mi-femelle
    Ce phénomène est appelé le gynandromorphisme.

    Neuroatypique, Aspi, Zèbre…

    Les mots sont souvent confondus ou employés de travers. De nombreux sites et blogs permettent de s’en faire une idée claire. Voici mon résumé du résumé.

    Pour ma part, je me ressens comme neuroatypique, inscrite dans le large spectre des zèbres. Car – pour moi – la zébritude n’est pas binaire mais spectrale aussi. Il y a tant de singularités zébrées! Le truc étrange, c’est que l’on se reconnait souvent instinctivement vite entre zèbres, même de types très différents, sans pouvoir expliquer comment. Il y a donc – tout de même – des points communs ressentis comme évidents.

    Pour répondre à la sacrosainte question: non, je n’ai pas passé le test. Je n’en vois pas l’intérêt. Les traits sont présents, mais je subodore qu’ils ne sont pas suffisamment nombreux et intenses chez moi pour que ce soit qualifiable de TSA sur le plan médical.

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    Chloe Finch, par Peter Hujar, 1981

    Neuroatypique

    Il n’y a pas de limitation en matière de droit à se revendiquer « neuroatypique ». L’exigence tacite est que la personne éprouve, dans la vie quotidienne, une sensation de distance avec l’ensemble de la société dite “neurotypique”, reliée à des particularités de nature cognitive, perceptive, sensorielle et / ou neurologique.

    Le terme s’est construit par opposition au terme « neurotypie » (norme dominante en ce qui concerne le fonctionnement neurologique) ou aux « neurotypiques » mot désignant toutes les personnes sans différence neurologique)

    Ces termes sont reliés à la lutte pour la neurodiversité, contre le fait de transformer un comportement humain viable en trouble mental, comme l’ont déjà été l’homosexualité, le genre non-binaire, et comme le subissent encore les autistes avec le TSA (troubles du spectre de l’autisme).

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    L’apparence fantasmagorique de ce mammifère pondant des œufs, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d’un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l’eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l’ont découvert. En outre, c’est l’un des rares mammifères venimeux: le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de paralyser une jambe humaine ou même de tuer un chien.

    Syndrome d’Asperger: diagnostique médical d’un trouble du spectre de l’autisme  (TSA = troubles du spectre de l’autisme).

    • Notons qu’il y a débat sur l’appartenance des Asperger au spectre de l’autisme.
    • Certain.e.s rejettent aussi le classement TSA au nom de la lutte pour la neurodiversité (c’est un fonctionnement différent de la norme, pas une pathologie) et du désir de se débarrasser des étiquettes (qui enferment et reforment une nouvelle norme).
    • D’autres ont soulagé.e.s de mettre un nom sur leurs difficultés, d’échanger avec d’autres aspis, mais aussi de pouvoir partager cette explication officielle (diagnostique médical du syndrome d’Asperger) avec leur entourage. « La reconnaissance du syndrome peut être une étape libératrice qui permet à la personne Asperger de mieux se comprendre, de s’accepter et de pouvoir mettre clairement des limites aux attentes des autres, sans dévalorisation ni culpabilité. » (blog de Philosophine)
    • Les personnes autistes Asperger sont qualifiées d’autistes de haut niveau en opposition à l’autisme sévère (également nommé autisme de Kanner). Haut niveau et Haut Potentiel n’ont rien à voir. Les médias confondent souvent.
    • Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme définie cliniquement en 1981 par Lorna Wing, à partir de la « psychopathie autistique » décrite en 1944 par Hans Asperger. Ainsi distingué d’autres formes d’autisme, le syndrome d’Asperger intègre le DSM en 1994. Il est remplacé au cours des années 2010 par une approche plus évolutive: TSA.
    • Anna Pélut: « Syndrome d’Asperger (SA) T. Attwood et C. Gray (2010) ?proposent des critères diagnostics “positifs” du SA comparativement à la représentation sociale de l’autisme plutôt négative. Les personnes avec SA auraient des compétences cognitives élevées. Un second critère renvoie à l’utilisation d’un langage social (l’«Aspergerois»), caractérisé par une volonté de recherche de la vérité, et d’une conversation sincère sans motivation dissimulée. Ces auteurs ajoutent que leurs interactions sociales sont marquées par une grande loyauté, en raison d’un optimisme dans sa recherche de l’amitié véritable. Cet aspect relationnel et social tend à être problématique pour les personnes Asperger. Toutefois, selon Gena (2001), elles sont désireuses de créer des relations avec les autres, mais se retrouvent en difficulté une fois qu’il est question d’aborder une personne ou de maintenir une conversation avec elle. »
    • Aujourd’hui, en France, le diagnostic de TSA est établi par un docteur en médecine pour une reconnaissance de la MDPH (pour Maison Départementale des Personnes Handicapées).
    • Les diasgnostiques reconnus par la MDMH permettent de commencer des démarches pour recevoir des aides de l’état. La reconnaissance de « travailleur·se handicapé·e » est quasi automatique, dès lors que le dossier MDPH est dûment rempli par un médecin. Cependant, obtenir des aides de l’état (AAH, PCH, etc) est bien plus difficile, surtout pour les personnes autistes. En effet, l’autisme est trop peu / très mal connu des services de la MDPH, si bien que les répercussions du TSA dans la vie courante ne sont pas ou très difficilement reconnues. Ainsi l’ouverture de droits à l’AAH pour les personnes autistes, surtout pour les autistes type Asperger, est un parcours du combattant menant à des recours de décision au tribunal.
    • Voici un dossier en ligne: Troubles du spectre de l’autisme par la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie)
    • L’ADOS (Autistim Diagnostic Observation Schedule), créé par Catherine Lord en 1989 aux Etats-Unis, permet l’évaluation de la communication, de l’interaction sociale et du jeu ou de l’utilisation imaginative d’un matériel dans le cadre d’un dépistage de l’autisme. Ce test est dans la plupart des cas utilisé pour confirmer un diagnostic d’autisme, pour évaluer aussi l’impact du TSA dans la vie courante. Les résultats de ce test permettront aussi d’étayer le dossier auprès de la MDPH.
    • Le test de QI utilisé pour les grand ados & les adultes est le WAIS (pour Wechsler Adult Intelligence Scale). Notons que ce test est remis en question à bien des égards.
    • Selon les résultats de QI, les tests permettent d’intégrer MENSA, une association de personnes surdouées.

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    Cocon de papillon de nuit sur ma porte de yourte, Lozère, aout 2019.

    Zèbre

    Le « drôle de zèbre » est l’un des seuls animaux sauvages que l’homme n’a pu domestiquer. Son pelage rayé joue avec les ombres et la lumière.

    Le Zèbre est le nom usuel du HPI.

    Il y a aussi des THPI et des TTHPI, des TTTHPI… (T = très).

    Attention, il y a des personnes au QI élevé et neuroatypiques (Zèbres), des personnes à QI dans la norme et neuroatypiques, des personnes au QI élevé neurotypiques et des personnes au QI dans la norme neurotypiques!

    Le zèbre peut s’autoproclamer (en se reconnaissant à travers des lectures, par exemple, c’est souvent un début!), ou être désigné comme tel par des pairs, ou être validé par des batteries de tests. Ou  les deux ou les trois!

    Le zèbre (neuroatypique HPI) est doté de « surefficience mentale », de « douance ». Cela signifie  qu’iel fonctionne avec des capacités naturelles, un mode de pensée, une structure de raisonnement différents. C’est en cela qu’iel est appelé « un.e surdoué.e ».

    L’intelligence du zèbre et sa façon de penser le monde sont donc atypiques. C’est cette particularité qui rend, dans certains cas, difficile son adaptation scolaire mais aussi son adaptation sociale. L’expression de « surefficience mentale »,  illustre bien l’existence d’un potentiel, qui peut parfois se révéler encombrant et qui n’est pas nécessairement source d’efficacité relationnelle ni de bien-être existentiel.

    Rappelons encore que, quel que soit sont QI, chaque NA est singulier.e. Pas de généralisations ici non plus.

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    Zèbre à pois blancs Image: Frank Liu

    Pour en savoir plus sur la neurodiversité

    En plus des sites d’encyclopédies et d’associations, beaucoup d’NA écrivent des blogs.

    Vous pouvez déjà consulter des sites comme Neurodiversité.com, Atypique.orgDouance, MENSA, L’antre de la Chouette (70 articles de qualité), Zatypie, UnfilsAsperger, Tribulations d’une aspergirl, Rayures et stratures, Cahiers d’un zèbre, Philosophine, 52 semaines avec une personne asperger, page FB Zèbres info, Royaume Asperger, Autiste ovh, mais aussi des articles et videos comme « les ambiguïtés de la neurodiversité » sur m/s, intelligence hors norme sur Slate, La neurodiversité et sa relation aux neurosciences sur Inserm, des podcasts de la Chouette sur Soundcloud, des conférences sur les HPI sur la chaine Youtube de Mensa France…

    Des livres : Le Syndrome d’asperger (Tony Attwood), Différence invisible (Julie Dachez), Tribulations d’une aspergirl (Alexandra Reynaud), …

    En ce qui concerne les licornes…

    Pour éviter les amalgames, un mot sur les licornes!

    (j’aurais pu le faire aussi sur les artistes, mais pas mal de pages leur sont déjà consacrées sur ce blog).

    NA & Queer ont souvent bien des convergences (mais pas toujours, j’aurai assez insisté je crois ^^).

    Certaines licornes sont aussi des zèbres. Et d’autres sont neurotypiques.

    Par exemple, vivre une transition, c’est remettre en question la norme dominante genrée, donc être « atypique en terme de genre ». Mais ce n’est pas – nécessairement – relié à la neuroatypie.

    Pour plonger dans l’univers des licornes, voyez les nombreux liens en bas de ma page de présentation queer. Et si vous êtes hypnologue ou sophrologue ou praticien.ne PNL, je vous invite sur le groupe FB « Les représentations de genres dans le champ hypnotique« , où l’on partage des liens, des questionnements et des réflexions autour de la question des genres dans nos pratiques. Désolée, il est réservé aux accompagnant.e.s, je filtre à l’entrée.

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    Pandora Boxx

    Bienvenue

    Et on termine par le début: Licornes, zèbres, loutres, fées, nonnes, none… bienvenue!

    Des réactions? D’autres liens à ajouter?

    Ecrivez moi sur mon email lisellesil@gmail.com

    Sourire

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    Image: Gilles Berquet

  • Témoignage en REAH: « une compagne »

    Témoignage en REAH: « une compagne »

    La page qui rassemble les témoignages de séances est régulièrement mise à jour. N’hésitez pas à m’écrire (email: lisellesil@gmail.com) pour y contribuer, si nous avons voyagé ensemble.

    Voici le dernier, en REAH.

    ***

    UNE COMPAGNE

    Ma demande est de me sentir plus libre dans mon activité professionnelle, de davantage oser « me lâcher », m’autoriser à m’amuser.

    Je ferme les yeux tout de suite je sens quelque chose qui me sert la tête sur les côtés, comme un étaux en métal

    Et il y a quelque chose qui pousse entre les deux yeux pour me faire reculer, retenu par quelque chose à l’arrière et en bas de la tête.

    En explorant, je me rends compte que c’est une barre qui appuie. Et un mécanisme de chaque côté qui serre.

    J’ai la sensation d’être coincée, prisonnière…

    Marie me questionne : Coincée où ?

    Je me retrouve dans une boite transparente en plexiglass, qui entoure mon corps, avec la sensation d’être à l’étroit. A l’extérieur de la boite c’est noir, mais l’intérieur où je me trouve est bien lumineux comme si les parois renvoyaient de la lumière. Et c’est une lumière très vive, blanche et oppressante.

    Je veux sortir de cette boite. Marie me propose de remercier cette boite pour ce à quoi elle a servi jusque-là, peut-être me protéger, et qu’on va lui trouver une utilité. La boite s’agrandit. Puis je ressens le besoin d’allumer à l’extérieur. Je vois que je suis dans une pièce ancienne, avec des vieux meubles, une bibliothèque. L’ambiance et la lumière y sont plutôt chaleureuse. Alors je décide de sortir par une porte qui s’est dessinée sur la paroi. La boite me dit qu’elle peut être là à la demande si besoin.

    Puis je me retrouve dans une forêt, la nuit tombe et il y a un petit écureuil roux. Il commence à partir comme si il me faisait signe de le suivre, ce que je fais. Il me conduit à une grosse pierre, qui ne me semble rien avoir de particulier. Marie me propose alors de faire le tour, de voir si il y a quelque chose de spécial. Et en effet de l’autre côté, il y a un trou qui descend dans le sol, comme un terrier. Je dois rétrécir pour descendre voir dedans. L’écureuil me fait comprendre qu’il m’attend là, à l’entrée.

    Plus je m’enfonce et plus c’est sombre et je ressens le besoin de mettre de la lumière. Il y a pas mal d’insectes, de petites bêtes qui grouillent dans la terre et entre des racines. Et une coccinelle se distingue par ses couleurs très vives. Elle me dit de continuer à descendre, qu’il y a quelque chose en bas.

    J’arrive alors dans une caverne, où il y a un plan d’eau et une voûte magnifique verte et brillante. Je me penche au-dessus de l’eau et je vois mon reflet. Une émotion monte… C’est moi mais avec beaucoup plus de liberté et de gaieté… celle que je voudrais être… C’est beau et touchant et ça fait mal à la fois car ça me rappelle que je me sens prisonnière.

    Je dois plonger… et j’arrive dans une immense pièce qui ressemble à une salle de bal très luxueuse. Il n’y a personne, mais je sens qu’il y a quelque chose à trouver alors j’explore. Je tombe sur une petite boite en bois toute simple, qui renferme une mèche de cheveux, avec un ruban rose. Cette mèche je la connais !! C’est une mèche de cheveux de quand j’étais petite. Je comprendre instantanément que j’ai besoin de libérer une part enfant de moi, plus libre. Grosse émotion !

    Marie me propose de chanter, laisser sortir un chant, ma voix… Je ne suis pas très à l’aise mais je sens que ça fait partie de mon processus de libération… Je me sens apaisée au fur et à mesure que je chante.

    Je prends le temps d’intégrer et je commence à remonter et à revoir tous les éléments de mon rêve à qui Marie me propose à chaque fois de demander une action concrète :

    • Marie me propose de chanter régulièrement
    • Mon reflet dans l’eau me demande de retrouver cette mèche de cheveux, et de me connecter à elle le plus souvent possible.
    • La coccinelle me dit qu’il faut que je tienne mon engagement de faire ça tous les jours.. elle me connaît plutôt bien.. et elle dit « il te suffit de décider ! ».
    • L’écureuil me dit que pour m’engager dans ces tâches, j’ai besoin de les définir dans le temps. On négocie et nous arrivons sur 3 semaines.
    • Marie me propose un câlin avec cet écureuil. Il me dit qu’il s’appelle Spinkle. Il me glisse aussi à l’oreille d’être douce avec moi-même, de me dire « je t’aime », de faire ce que je fais avec les autres avec moi. Je lui demande si il a besoin de quelque chose et il me répond « des noisettes ».. ce qui me fait rire. Marie me propose de manger des noisettes régulièrement et de penser à lui.

    Je retrouve alors ma boite, qui est devenue une amie, une compagne. La porte est ouverte, et je ne ressens pas le besoins d’y rentrer. C’est simplement bien qu’elle soit là.

    Suite à ce rêve, je me suis mise à sentir plus d’Amour pour moi, à faire plus de choses pour prendre soin de moi, à mieux respecter mes besoins… après quelques semaines à commencer à faire les choses pour moi en priorité, pour ce qui est bon pour moi. Et je sens que la route continue chaque jour.

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    Boîte en Métal et Plexiglas par Gabriella Crespi, 1970

    D’autres témoignages sont ici 

    Pour comprendre les rêves éveillés, c’est

  • Pour un accompagnement créatif

    Pour un accompagnement créatif

    Libérer la créativité par la modélisation?

    La créativité de l’accompagnant.e dans ses outils et dans le rapport avec l’accompagné.e participe pleinement au travail, à condition de rester entièrement centré.e sur l’autre, ses besoins, ressentis, représentations… et non de créer un spectacle auto-centré. 

    L’hypnose et le rêve éveillé libèrent la créativité de l’accompagné.e pour lui permettre de transformer et de réorganiser ses représentations et processus de façon inédite.

    Or, bien des accompagnant.e.s travaillent en modifiant à peine des protocoles (un protocole est un travail rédigé ou pensé en étapes, imaginé par des thérapeutes ou des écoles), tout en copiant le ton, le regard, les tics de langages de leurs modèles. Et ça fonctionne déjà – en partie – (c’est le côté magique de l’hypnose!).

    En dehors de cette technique verbale basée sur des modèles plus ou moins bien imités, qu’en est-il de la modélisation de la créativité? Autrement dit, comment proposer un élan vers l’inventivité, quand on se cantonne soi-même à travailler de façon scolaire?

    Pour libérer et amplifier la créativité de la personne que l’on reçoit ne faudrait-il pas en avoir au moins un échantillon dans son cabinet?

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    La base: l’hypnose post-éricksonienne et le rêve éveillé

    L’hypnose post-éricksonienne et le REAH font partie des méthodes qui permettent de transformer la subjectivité en passant par un état modifié de conscience, de mettre en mouvement les représentations intérieures, de transformer la façon de s’envisager soi, avec les autres, dans le monde… ils prônent la transformation du sujet, l’invention des possibles, l’utilisation inouïe des ressources et des solutions internes.

    La boite à outil des hypnos et accompagnants de rêve éveillé est vaste. De nombreux chercheurs – théoriciens et de terrains – ouvrent sans cesse des pistes innovantes pour approfondir les connaissances.

    Mais comment rendre la pratique en cabinet (ou en forêt! en atelier!) plus créative tout en respectant le monde de l’accompagné.e?

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    Martin Hill

     

    Créativité par la contributions d’autres champs

    aux séances d’hypnose éricksonienne et de rêve éveillé

    J’emprunte la définition de l’hypnopraticien.ne.e à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».

    Les arts contemporains (je suis moins immergée dans les arts anciens) sont très proches du travail hypnotique. Ils sont dès lors les premiers à enrichir ma palette créative. D’emblée j’ajoute à cela le monde queer (comment s’inventer?), les rituels et la connexion animale. Et d’autres, tours à tours, s’ajoutent à la liste.

    Finalement, de nombreux domaines entrent dans mes « compositions de flux » en séance et permettent à la créativité de s’épanouir naturellement. Pour être créatif.ve,  il suffit de travailler avec ce que l’on est et d’enrichir ce que l’on est quotidiennement. 

    A chaque accompagnant.e ses domaines! La liste est loin d’être exhaustive…

    • Littérature
    • Voix, chant, sons
    • Espace transitionnel
    • Prescription de tâche à la façon des thérapies brèves et aussi à la façon psycho-magique
    • Néo-chamanisme
    • Energétique
    • Danse
    • Yoga, méditation
    • Art contemporain
    • Médiation animale
    • Rêve éveillé dirigé et rêve lucide
    • Cours d’hypnologie de l’Arche (depuis 3 ans)
    • Tantra
    • Anthropologie, sociologie
    • Sciences
    • Explorations sensorielles (comme la synesthésie)
    • Psychanalyse
    • Réalités virtuelles
    • Univers queer
    • Méthodes pédagogiques
    • Linguistique
    • PNL…

    Ces champs d’investigation s’intègrent à la pratique hypnotique de façon diverse et variée, pour créer des leviers de créativité dans la traversée de l’accompagné.e (« comment réagir autrement, changer de pattern, créer sa vie? »)

    • L’allusion métaphorique spécifique recadre
    • Le travail avec les objets transitionnels approfondit et autonomise
    • L’intervention des chevaux révèle
    • Les prescriptions de tâches prolongent
    • La voix (chant-cri-râle) induit, emmène, trace un fil
    • Les odeurs, la respiration, le mouvement entreprennent le travail par le corps.
    • L’analyse narratologique de Gérard Genette éclaire les multidissociations et les niveaux de récits.
    • Le REAH nettoie, nourrit, libère incroyablement, en douceur.

    La créativité grâce à d’autres champs augmente aussi la pratique de l’accompagnant.e. 

    • Donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement
    • Privilégie la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e
    • Augmente sa motivation par l’intégration de la matière hypnotique dans le quotidien (du jeu, du sens, des liens!)
    • Invite, par l’exemple créatif, l’accompagné.e à inventer ses propres outils d’émancipation.

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    Lygia Clark, Arquitetura fantástica bichos (Fantastic architecture critters), 1963. Gelatin silver print, 4 1/8 x 5 13/16 in. The Museum of Modern Art Archives, New York

     

    Utiliser sa créativité au service de la transformation de la personne que l’on accompagne est quasiment un outil en soi.

    Il demande de l’entrainement (nourrir ses rebonds), une mise en place des processus et territoires par l’hypnose et le rêve (utiliser ses propres outils sur soi et en jouer), de la confiance en l’autre (qui va trouver en iel ses solutions) et surtout un positionnement propre et bien ancré.

    Voilà un joli programme, que je commence tout juste à transmettre en formation!

    🙂

    © Marie Lisel

  • Stage de REAH pour praticien.ne.s en hypnose, décembre 2018 à Brenaz et avril 2019 à Marseille

    Stage de REAH pour praticien.ne.s en hypnose, décembre 2018 à Brenaz et avril 2019 à Marseille

    Stage de REAH: rêve éveillé augmenté par l’hypnose

    Les témoignages de décembre 2018 sont sur la page « témoignages des stagiaires REAH »

    L’hypnose créative

    L’hypnose éricksonienne est un moyen de transformation de la subjectivité efficace. En mettant en mouvement les représentations intérieures, chacun.e a le pouvoir de créer sa vie, son oeuvre, son monde.

    La boite à outil des hypnos est vaste. De nombreux chercheurs théoriciens et de terrains ouvrent sans cesse des pistes innovantes pour approfondir les connaissances  du socle hypnotique.

    Des contributions d’autres champs permettent, par ailleurs, de créer des leviers de créativité, non seulement dans la traversée de l’accompagné.e (« comment réagir autrement, changer de pattern? »), mais aussi dans la  pratique de l’accompagnant.e.

    J’emprunte la définition de l’hypnopraticien.ne.e à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».

    De nombreux domaines entrent dans mes « compositions de flux » en séance, à l’intérieur même des techniques d’hypnose ou en complément : cours d’hypnologie de l’Arche (depuis 3 ans), (néo-)chamanisme, tantra, anthropologie, art contemporain, musique acousmatique, énergétique, état animal, médiation animale, explorations sensorielles (comme la synesthésie), psychanalyse, travail de la voix, voyage rêvé à deux, techniques thérapeutiques diverses, réalités virtuelles, littérature, méthodes pédagogiques, rêve éveillé, rêve lucide…

    Mes champs d’investigation s’intègrent à ma pratique hypnotique de façon diverse et variée. L’allusion métaphorique spécifique (“Tiens, tu savais que certains oiseaux, comme le martin-pêcheur ou le faucon, ont dans les yeux des foveas pour voir les gros plans en mono (la fovéa superficielle) et un autre pour gérer la spatialité en binoculaire (la fovéa profonde)? Rien qu’en tournant la tête, ils peuvent entrer dans le microdétail puis prendre de la distance et situer précisément leur position et celle de la cible dans un vaste paysage”) interpelle bien plus qu’une métaphore éculée. Le travail avec les objets transitionnels – en cabinet ou dans la nature – libère l’intuition (et, souvent, l’insight!). L’intervention des chevaux accélère les prises de conscience des patterns dans l’émotion, puis apaise et réconcilie. Les prescriptions de tâches par les parties intérieures intègrent le changement de façon autonome. La voix (chant-cri-râle), les odeurs, la respiration, le mouvement entreprennent le travail en profondeur, par le corps. L’analyse narratologique de Gérard Genette éclaire les multidissociations et les niveaux de récits. Le REAH nettoie, nourrit, libère incroyablement, en douceur. Les exemples sont multiples…

    J’ai la croyance que la créativité de l’hypno dans ses outils et dans le rapport donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement, tout en privilégiant la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e, qui se trouve invité.e iel aussi à inventer ses propres outils d’émancipation et de création de son existence.

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    Lygia Clarck

    LE REAH: rêve éveillé augmenté par l’hypnose

    Parmi les hypnotiques, le rêve éveillé dirigé m’a particulièrement interpellée.

    Tout d’abord, il se mêle fluidement aux techniques de l’hypnose dont il est proche. En effet, sous-modalités, recadrage, régression, futurisation, ligne du temps, transformation de lien, nettoyage, recherche de ressources, modélisation, conciliation de parties, prescription de tâche, etc, peuvent être abordés spontanément ou avec une suggestion, dans la continuité du rêve. Inversement, pas mal de techniques hypnotiques peuvent se glisser naturellement dans la forme du rêve éveillé narratif.

    Ensuite, il privilégie l’univers intérieur de l’accompagné.e, sans le carcan de la stratégie préalable de l’hypno. La stratégie est alors synchro, avec des propositions de possibles « choses à faire » dans le paysage au fur et à mesure du voyage, plutôt que d’envisager un protocole après la DO et d’y emmener l’accompagné.e.

    Il est en outre exaltant pour l’accompagné.e, qui « ouvre un pan de réel caché » et se découvre peu à peu, au cours de ses voyages. L’aspect thérapeutique est entrainé par le côté ludique, exploratoire, passionnant et par le fait d’utiliser les outils du rêve pour d’autres domaines que la thérapie.

    Enfin, je suis étonnée de l’efficacité et de la profondeur de l’impact du rêve éveillé sur mes clients, même si le rêve était d’apparence tranquille. Grâce aux métaphores filées et allégories, les changements s’opèrent sans devoir entrer dans des souvenirs difficiles à traverser. Je reçois de nombreux messages pour m’expliquer à quel point telle représentation continue à agir et à quel point la rencontrer a changé la vie. Voici le dernier reçu à l’écriture de cet article: »Re-bonjour je voudrais te remercier pour cette séance. Je pense que le dieu de la mer était C. et j’ai enfin pu faire ce que j’ai toujours rêvé de faire avec lui: jouer, danser! Sans sexualité. Comme un père. Ça me libère et retourne tout. Quelle puissance! Quelle émotion! ».

    J’ai donc intégré le rêve dans mes séances lorsque le contexte s’y prêtait, jusqu’à créer peu à peu un outil que j’ai nommé REAH. C’est une partie de ma pratique que les accompagné.e.s affectionnent, même si certain.e.s sont davantage sensibles à l’hypnose PNListe, à l’hypnose post-Roustang ou aux outils de type chamanique.

    Je pratique le RED classique, selon la méthode de Robert Desoille, en atelier de recherche (aux séances d’Hypnologie de l’Arche nous sommes un groupe à expérimenter les techniques anciennes, autour de Cyrille Champagne). Vous trouverez des explications sur la page « Les techniques de rêve éveillé » et des liens sur la page « Sources sur les rêves« .

    En séance individuelle ou de groupe, je mêle RED & hypnose. Mon travail personnel en REAH utilise donc les notions d’imaginal, d’imagination active et pas mal de points soulevés par Robert Desoille et Henri Corbin, tout en libérant le RED de ses obligations, en lui ajoutant des techniques hypnotiques et en y mêlant différents outils, d’horizons divers. Voici donc le REAH (© Marie Lisel): rêve éveillé dirigé + outils hypnotiques + ressources singulières de chaque hypno au service du voyage de transformation.

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    TEMOIGNAGES DE REAH

    CONFIANCE

    Je visualise pour commencer un peuplier au tronc très large et très droit, vu de dessous.

    Je suis cet arbre, qui intègre l’eau, l’air, la lumière et la terre et qui est capable de toucher le ciel . J’ai de bonnes fondations : des racines pour aller chercher la nourriture dans le sol, qui sont superficielles et qui partent en étoile autour de moi. Et aussi des racines qui descendent plus profondément pour s’ancrer dans le sol. Ainsi je peux rester forte et droite.

    Marie me suggère que mes racines vont chercher mes ressources profondes. Je visualise une grosse racine qui part du milieu de l’arbre, sous la terre, pour s’enfoncer dans le sol. Cette racine ressemble à un python rouge avec des taches noires ocellées, et sa tête chercheuse qui descend a une petite collerette de dragon. Il est souple et puissant, et descend de plus en plus profondément en serpentant tranquillement et avec force. Marie m’encourage à le laisser descendre, même si je ne sais pas où il va…

    Soudain il débouche dans une petite grotte entièrement tapissée d’améthystes qui scintillent d’une chaude couleur violette. C’est magnifique. Sur le sol, au milieu de la grotte, un petit bouddha est assis en tailleur. Il médite. Je m’approche de lui et me penche. Je lui fait une bise sur le nez. Il me regarde en souriant et tend son index vers mon front que j’incline. Il touche du bout de son doigt mon troisième œil en disant «CONFIANCE». Je me sens traversée par un flot d’énergie et d’amour. Je vois alors ma jument blanche, morte au mois de mai,  qui a posé sa tête sur mon épaule. « je suis là, je m’occupe de tout. Confiance! » me dit-elle. « En cas de question ou de critique qui te met dans l’embarras, prononce les trois syllabes de mon nom. Je te donnerai ma force et mon calme de jument leader. »

    Je reviens ici et maintenant avec des larmes qui coulent sur mes joues. Marie est là pour m’accueillir.

    La séance m’a paru facile. Je suis vite partie « en voyage », en me laissant guider avec confiance par Marie qui relançait régulièrement par des questions. Le temps s’est effacé, et les images sont venues d’elle même sans qu’il y ait à forcer, et lorsqu’elles se faisaient un peu attendre Marie m’a rassurée.

    C’est comme une conversation entre moi et l’accompagnatrice, dans laquelle elle suggère et je réponds, mais qui a  lieu dans un autre monde, je ne sais pas où… un monde dans lequel tout est possible, et où je me sens en sécurité car accompagnée.

    La satisfaction de revenir avec des moyens d’aide comme la visualisation de ma jument  est réelle, mais ce n’est pas le seul résultat. Il y a aussi un effet de décantation au fil des jours qui suivent la séance, et au final le surcroît de solidité demandé en intention est bien au rendez-vous, avec le calme et la force promis, sans que je ne sache vraiment comment ça fonctionne… et ce n’est pas important au fond.

    ***

    UN ELAN POUR VISER UN CAP

    J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.

    Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.

    Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : je m’achetai des bâtons de marche et je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.

    Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !

    Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.

    Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là! Et les vertiges ont disparu.

    ***

    EN MOUVEMENT

    Je suis venue voir Marie un peu hantée : depuis mon enfance je connais des états de dissociation qui m’ont clairement permis de passer au travers de gros traumatismes mais ils m’encombrent aujourd’hui. Je n’arrive pas à me départir de la sensation que face à certains regards (et surtout ceux d’hommes que je désire) je coupe soudain mes sensations, je me sens jugée, minuscule et flottante, je n’ai plus de corps (je me dissocie). Une petite voix en moi se moque de moi et me paralyse, et je me déconnecte du réel.

    Marie m’a dit qu’elle n’aborderait pas les traumatismes de front, qu’elle n’est pas partisane de faire revivre un traumatisme pour le dépasser. Mais que par l’hypnose je pourrais petit à petit trouver mes outils pour dénouer ces sensations.

    Des le début de la séance s’est imposée l’image de mon beau-père, ce compagnon de ma mère à qui j’ai l’impression de devoir me soumettre éternellement, même si il a disparu depuis pas mal de temps. Son visage, sa barbe, sa moustache. En thérapie j’avais analysé sa perversion, bien réelle, mais ça m’enfermait dans la sensation d’être une victime impuissante, hurlant parfois pour me délivrer.

    Marie m’a proposé de penser à un paysage associé à lui. J’ai commencé à marcher avec lui comme en rêve, dans les prairies qui longeaient la rivière de mon enfance, et j’adorais ces longues marches que nous avons souvent faites ensemble lui et moi. Puis j’ai nagé dans la rivière et ressenti la liberté de nager nue et de marcher dans le courant avec une joie et une énergie immenses. Puis Marie m’a proposé d’associer un autre paysage plus récent à ces sensations. J’ai pensé à la plage qui longe la ville où je voyage souvent depuis quelques temps. Guidée par Marie, j’ai plongé nue dans la mer jusqu’à en toucher le fond, plein de plantes, de coraux et de poissons.

    Marie m’a demandé si il y avait une présence. J’ai répondu qu’il y avait le Dieu de la mer (son visage ressemblait furieusement à mon beau-père mais je ne m’en suis rendue compte qu’après). Marie m’a demandé si il me donnait ou me disait quelque chose et je me suis bloquée, comme prise de nouveau d’un sentiment d’absence, teintée de colère, elle a insisté, me proposant de zoomer sur le sol, de ressentir la matière du sol avant de revenir vers lui, et j’ai vu à nouveau toutes ces plantes marines bouger lentement dans l’eau, puis j’ai dit que non, il ne me donnait rien, c’est moi qui lui faisait une couronne d’algues pour cacher son manque de cheveux. Ensuite j’ai dansé avec lui, pensant d’abord que nous faisions l’amour, puis plutôt j’ai décidé que c’était une danse de joie, je dansais seule et ce Dieu de la mer me regardait de façon bienveillante, sans plus aucune intention sexuelle. Je me sentais présente, vivante. Il me souriait, me regardait, et je me sentais bien.

    Le soir m’est venu à l’esprit des idées que je n’avais jamais osé penser jusque là : j’ai beaucoup aimé mon beau-père, malgré ses moments de cruauté. J’ai passé cinq années quasi au quotidien seule avec lui, finalement beaucoup plus de temps que je n’en ai passé avec mes parents, et plus qu’il n’en a passé avec ma mère qui travaillait le soir. Jusque là je ne pouvais pas penser à lui sans être prise de vertige. Il m’a appris plein de choses, la guitare, la pêche, le poker, la cuisine, il avait un côté charismatique, drôle, fier et débrouillard qui me plaisait vraiment. Soudain je me suis dis que si je me suis soumise à lui c’était aussi pour continuer à l’aimer et entretenir un lien avec lui, et que me bloquer a été ma façon de supporter sa violence mais aussi de poser mes limites d’enfant et d’adolescente à une sorte de sexualité qu’il me proposait comme faisant partie du package de notre lien. Soudain j’ai perçu mon beau-père comme multiple, et moi aussi. Faible et fort à la fois, moi soumise et volontaire à la fois. Dans mon rêve je l’ai remis à sa place, cet homme trop enfant, il est devenu bienveillant.

    En regardant toutes les nuances de l’amour et du rejet, et toutes les ambivalences, la vie s’est remise à circuler. Plus comme un gros bloc impensable qui crée du vide, mais de l’intérieur, en mouvement.

    ***

    D’autres témoignages de REAH sont disponibles sur la page « Témoignages »

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    LA FORMATRICE

    Maitre praticienne en hypnose éricksonienne de l’Arche, Marie Lisel pratique une hypnose créative, autant pour pour des thérapies individuelles que pour des accompagnements d’artistes.

    Elle pratique également l’hypnose et le rêve en groupes, soit en ateliers thérapeutiques, soit en ateliers d’exploration, soit en performances artistiques participatives (avec une musicienne), soit en stages (hypnose et cheval miroir, notamment), soit en workshop en école supérieure d’art ou au sein d’une compagnie d’arts de la scène.

    Enfin, elle expérimente l’hypnose dans la création radiophonique depuis quelques années.

    Elle a en outre étudié la pédagogie et elle a enseigné de nombreuses années en Belgique  (cours littéraires et projets multidisciplinaires culturels et artistiques, en lycée, pour des élèves de 16-18 ans).

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    Rêve fantasmatique au Frac Lorraine, avec Valérie Vivancos et Marie Lisel, le 26/01/2018 : « La voix disait à peu près: écarte les plis »

    LE PROGRAMME

    Ce programme est susceptible d’être adapté. Le lundi matin est en supplément pour ciels qui peuvent rester.

    Première journée (samedi 8)

    10h-13h30 et 15h00-19h30

    Le RED selon Robert Desoille: bref historique et bibliographie, technique, démo, expérimentation progressive.

    Présentation brève de rêves éveillés dirigés post-Desoille.

    1. Le rêve éveillé dirigé directif (objectif: expérientiel). Extraits de la pièce radiophonique bOa

    2. Le rêve éveillé fantasmatique (objectif: expérientiel). Extraits de la pièce radiophonique Fantasmes

    3. Le rêve éveillé néo-chamanique

    4. Le rêve éveillé libre de Georges Romey (objectif: thérapeutique)

    5. Le rêve éveillé psychanalytique

    6. Autre rêve éveillé pratiqué par une.e Participant.e avec des client.e.s? Bienvenue pour quelques minutes d’explications.

    7. Le REAH (objectif: thérapeutique)

    Seconde journée (dimanche 9)

    10h-13h et 15h-18h

    Le REAH

    20h-22h

    Rêve éveillé dirigé collectif ou suite du REAH

    Lundi 10 matin (demi-journée en bonus pour ciels qui peuvent rester à BRENAZ)

    3h de travail au choix. Nous voterons en transe, par lévitation de mains 😉

    Exemples d’activités: balade en transe (si le temps le permet), approfondissement d’un point vu (trop) rapidement lors du weekend: connexion, ressenti kinesthésique de l’accompagnant, objet transitionnel, travail de la voix, sons divers et variés dans l’espace, lead&humour, jeu, enjeux…

    + débrief en transe et débrief rationnel

    Lundi 13h: fin du stage

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    Alice Liddell by Lewis Carroll.

    A FAIRE AVANT LE STAGE

    A lire et explorer:

    A écouter: créations radiophoniques 

    Attention: bOa s’écoute les paupières closes, avec un bon casque fermé ou avec des hauts-parleurs écartés l’un de l’autre et qui transmettent bien les basses, sinon vous manquez la moitié du travail sonore. Testez-le avec différentes intentions (une par écoute): une question personnelle à résoudre / l’endormissement / le voyage érotique / les sensations (de légèreté, de grésillement, etc) / l’amplification du visuel / l’analytique rationnel (en essayant de rester concentrée.e sur la technique, hé hé!)…

    • bOa, création radiophonique, rêve éveillé dirigé directif, disponible en entier sur bandcamp à prix libre conscient
    • Agogies, création radiophonique, séance d’hypnose avec régression, disponible en entier sur bandcamp
    • Fantasmes, création radiodiophique à partir de récit de rêve éveillé fantasmatique libre (seul un extrait est disponible)

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    Images: © Dominique Goblet

    Recherche personnelle:

    Notez vos rêves éveillés (autohypnose) et vos rêves nocturnes dont vous avez un souvenir dans un « carnet de rêve ». Repérez ce qui facilite vos rêves, le souvenir de vos rêves, la lucidité de vos rêves, les éléments récurrents… sans analyser!

    Listez vos ressources personnelles créatives à mêler au RED et à l’hypnose pour créer votre REAH.

    Revenez voir ici de temps en temps, je complèterai les infos 🙂

    STAGES PREVUS

    MARSEIILE

    Marseille (centre), 13-14 avril 2019, pas de logement prévu, écrire à Camille Schweickhardt camille.naturo@gmail.com

    BRENAZ

    Magnifique site de la Hutte Brenaz, en montagne  https://www.lahuttebrenaz.com les 8-9 décembre 2018 + matinée du 10 pour ciels qui peuvent.

    Contacts pour les renseignements et inscriptions:

    Nadège Thiolière <nadegethioliere@gmail.com>

    Julie Bayod julie.bayod@gmail.com

    POUR Y ARRIVER:

    65 km de Genève

    • En train: jusqu’à Bellegarde (25 minutes), puis navette en voiture 25km (taxi 8 places 65€)
    • En voiture: autoroute jusqu’à Chatillon de Michaille, puis suivre Billiat, Injoux, Col du Richmond, Sothonod et Brénaz (1h15)

    80 km de Lyon 

    • En train jusqu’à Virieu-leGrand (1h), puis navette en voiture 10 km (taxi 8 places 25€)
    • En voiture: autoroute jusqu’à St Martin du Fresne, puis suivre Grand Hebergement, Hotonne et puis Brenaz (1h30)

    50 km de Chambéry

    • En train jusqu’à Culoz et puis 18 km navette en voiture (taxi 8 places 45€)
    • En voiture passez par le tunnel du chat et puis Belley (1h)

     

    D’AUTRES DATES? D’AUTRES STAGES?

    Je n’organise pas de stages moi-même pour des collègues hypnos pour le moment. Je réponds simplement aux invitations qui me sont faites. Vous désirez organiser un weekend dans votre région? Faites-moi signe… minimum 6 hypnos, un weekend qui nous arrange tou.te.s, une salle et le tour est joué. Vous vous occupez des inscriptions, de la location, des repas végétariens… et moi du contenu des explorations 🙂

    Il y en a un prévu à Marseille en avril.

    En revanche, je coorganise des weekends tout public en Lozère et en Cévennes, de mai à septembre, avec les chevaux et dans le domaine hypno-pédagogique (à destination des enseignants), ainsi qu’en Bretagne (yoga et hypnose).

    Voyez les stages 2018-2019.

    Il suffit d’oser!

    © Marie Lisel

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  • Prescription de tâches

    Prescription de tâches

    Pourquoi?

    Les prescriptions de tâche post-hypnotiques sont célèbres, notamment grâce à Milton Erickson. L’hypnose n’est pas la seule à l’utiliser, parmi les différents « hypnotiques » (techniques permettant de transformer la subjectivité). Les exemples en tarot de Jodorowsky sont d’ailleurs célèbres.

    Il existe de nombreuses pages et des ouvrages expliquant comment et pourquoi utiliser des prescriptions de tâche selon des axes divers et variés. Je vous renvoie pour cela à l’article de ma collègue Céline Spreux. C’est un domaine vaste que de nombreux courants explorent chacun à leur manière. Par exemple, certain.e.s spécialistes utilisent de façon probante des prescriptions de tâches visant à aggraver le symptôme.

    Pour ma part, je donne parfois des tâches d’observation, de recadrage (envisager une situation autrement, avec un sens nouveau et une émotion différente) et de transformation des comportements habituels, typiques des thérapies brèves, mais cela se fait la plupart du temps avant les séances, comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions. Cependant, je laisse le contrat de la tâche se conclure entre la personne et ses parties intérieures. Je ne signe aucun accord. Au-to-no-mi-e!

    Dans les prescriptions de tâche qui prolongent les séances, j’accorde  la priorité à la continuation du travail en cours (refaire seul.e une partie de la séance, en autohypnose), à l’intégration des ressources et des autorecadrages rêvés, à la connexion au corps, au passage de l’imaginal au réel partagé, à l’action, au soin-accueil-amour de soi, concrètement… tout simplement parce que ce sont les priorités que demandent les différentes facettes intérieures des personnes qui viennent me voir et que je ne suis qu’une accompagnante, qui cherche à parler le langage de chaque personne que j’accompagne dans son rêve à la découverte de ses essentiels.

    Comment?

    Lors de mes formations de base et formations continuées en hypnose, j’ai reçu des prescriptions de tâche en tant que sujet de séance. Je ne les ai pas réalisées. Cela m’a posé question car, dans chaque cas, mon objectif me tenait à cœur et la PDT était présentée comme un moyen d’y parvenir.

    Alors pourquoi ? Parce qu’elle était inventée de toutes pièces par mon accompagnant.e et présentée comme un devoir obligatoire, avec plus ou moins de délicatesse, de défi, voire d’autorité et que je n’en « ressentais » pas le sens.

    J’ai la conviction que la personne «en référence interne» (c’est à dire qui a besoin de décider de ses choix par elle-même, voire qui refuse ce qui ne vient pas d’elle), qui repart avec une tâche donnée non pas par un tiers mais bien par une ou des parties d’elle-même, aura bien plus d’enthousiasme et de ténacité à réaliser cette tâche que si elle reçoit une prescription extérieure sortie du chapeau de l’accompagnant.e, même adoucie par un « yes set« .

    Quant aux personnes qui accepteraient n’importe quelle tâche de référent.e.s qui font autorité (professeur.e, thérapeute, spécialiste…), et que nous appelons en jargon «en références externes», c’est un bel apprentissage que de leur faire  ajuster et valider à l’intérieur (par les dividus ou les organes du corps…) ce qui vient de l’extérieur, même si une prescription classique pourrait passer facilement. Sans compter qu’une prescription extérieure pourrait renforcer – encore – le côté influençable de la personne, ce qui nuirait à son autonomie.

    De toute façon, quelle que soit la méthode employée par un hypno, il est important qu’elle soit alignée avec ses croyances profondes. Car la croyance et l’alignement sont des fondements de notre boulot. Il s’agit de cohérence, d’axe vertical (terre-ciel), d’ancrage… et chaque accompagnant.e a un univers qui lui est propre, tout en se synchronisant avec celui des personnes qu’iel accompagne. A chacun.e ses processus, dans la vie comme en thérapie. Autant d’hypnos, autant d’hypnoses!

    Pour ma part, mes convictions penchent plutôt du côté de l’apprentissage de l’autonomie, de la liberté par rapport aux contraintes extérieures et intérieures (choisir ses contraintes et ses croyances et ajuster sans cesse), de la construction de la confiance en soi, de l’auto-ressourcement, de la créativité (trouver en soi ses propres solutions, créer sa vie) et de la connexion (quelque chose comme: « être soi en accord avec ses propres essentiels,  être « en vie » et « en mouvement », faire partie de la vie, du grand tout, en lien, dans le respect et à sa juste place mouvante »… argh! c’est complexe à définir… je vais penser à un nouvel article!).

    Dans mes propres séances, je joue dès lors avec l’univers de mes accompagné.e.s pour réclamer aux dividus des tâches qui leur font du bien ou pour en inventer sur mesure, dans une matière tirée du rêve, qui semble couler de source. Et je prends le temps d’affiner et d’ajuster chaque tâche en négociations de parties, sans tenir mordicus à ma proposition mais plutôt en cherchant « tou.te.s ensemble » ce qui serait le plus profitable à l’accompagné.e. et aux parties plus ou moins « conscientes ». Et puis le contrat se signe avec soi-même. Pas avec moi. Je ne suis que la médiatrice.

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    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    Par qui?

    Que ce soit en hypnose ou en REAH, l’accompagné.e est en contact avec différentes parties: dividus qui représentent des parties d’iel-même ou des membres de son entourage introjectés, comme le censeur qui répète « tu n’y arriveras pas, tu es ridicule, ça ne sert à rien d’essayer » ou l’oncle rebelle à la famille traditionnelle qui éveille d’autres possibles, ou des parties de paysage (volcan, arbre, cascade..), ou des parties du corps…

    En hypnose, nous pouvons demander aux pieds de quoi ils ont besoin dans les jours et les semaines prochaines pour continuer à s’ancrer, par exemple. Ou le cœur peut demander un hug par jour ou… de se mettre au karaté. Ou ce qui serre et déserre la gorge peut réclamer de chantonner sous la douche, de secouer tout le corps ou d’arrêter le sucre. Parfois, les tâches sont clairement rationnelles. Parfois, leur logique est bien présente mais nous ne la percevons pas. Et c’est très bien comme ça!

    En REAH, le dragon, l’enfant, le monstre apprivoisé, le cousin décédé, le lac, la sorcière, l’arbre, la partie créative… peuvent tou.te.s donner des tâches ciblées, surprenantes de subtilité et parfois d’humour. J’en suis souvent émue.

    Et lorsque les parties restent silencieuses, je lance des pistes et attends de voir (ce) qui réagit et comment, pour ajuster, ciseler la tâche qui réunira l’ensemble du « je » dans l’amour et la solidarité. Car dans ma représentation, l’accompagné.e est une équipe qu’iel vient pour coordonner. Souvent, on se marre pas mal autour de mes propositions (saluées ou rejetées ou transformées). L’accompagné.e, moi et « les parties profondes » travaillons ensemble, dans la bonne humeur, jusqu’à ce que la tâche précise fasse l’objet d’un contrat interne.

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    Des exemples

    Quelques exemples en vrac de tâches données par une ou des parties de l’imaginal: danser même seul.e chez soi / regarder un.e inconnu.e dans les yeux chaque jour / marcher à pieds nus sur le gazon / mettre une robe de princesse pour une soirée / nager en apnée / chanter / planter des graines de fleurs dans la ville / choisir un beau caillou, le garder le temps de le charger de tout ce qui est à laisser derrière, puis lui choisir un bel endroit, faire un rituel et le laisser / suivre un insecte dans la nature aussi loin que possible / écrire un poème ou une chanson pour un dividu et la lui chanter tous les matins / introduire une couleur particulière dans l’habitation / introduire « je n’en ai rien à faire, je trace » dans une conversation au travail / introduire des mots incongrus dans des conversations / acheter des bâtons de marches pour ancrer 4 pieds / dire le nom d’un ami décédé quand la panique arrive et caresser la main gauche de la main droite / se faire un bisou à soi-même (pour éviter de céder à la compulsion) / faire pipi dans une rivière / trier le garage, jeter-donner-ranger / aller rechercher une boite de souvenir chez une parente / déposer 3 oeufs dans la forêt / acheter une pierre de dragon (ou de lune ou oeil du tigre ou…) / chanter pour les pieds et pour le cœur, en laissant les paroles couler-rimer n’importe comment, et sourire / prendre la douche quotidienne avec un rituel de nettoyage intérieur / écouter une ritournelle tous les jours (sonnerie du réveil : « il en faut peu pour être heureux ») / dessiner l’imaginal rencontré / masser avec gestes doux et mots tendres une zone du corps / se rouler dans l’herbe et faire des galipettes / appeler un parent fui depuis des années / se faire des compliments en se regardant dans la glace / demander gentiment au censeur de transformer la suggestion négative en encouragement et lui laisser le temps d’y arriver / adopter un chat / lâcher une plume du haut d’un pont et l’observer / rouler les cloppes de l’autre main / ranger la cloppe roulée dans un étui et le refermer, ne la fumer que plus tard, si vraiment c’est criant / écrire et dessiner sans réfléchir sur une grande feuille en papier reyclé, puis une boulette, à enterrer ou noyer ou brûler / demander la permission de faire un bug à chaque personne amie ou connaissance bienveillante / porter un objet en poche ou au poignet, pour se souvenir d’une ressource (comme autrefois on faisait un noeud dans son mouchoir) / exercer son intuition en laissant le corps donner la direction à prendre (bascule avant-arrière, oui/non de la main)…

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    Stage au centre Imala, séquence « écouter son intuition pour diriger l’attention et l’action »

    Un témoignage sur les PT

    Lors de mes voyages hypnotiques guidés par Marie, différentes tâches m’ont été «prescrites» pour ancrer l’objectif de la séance.  Ces injonctions variées me permettent de continuer le travail commencé et d’en ressentir les bienfaits au quotidien.  Souvent, elles sont émises par un guide.  Parfois par Marie.

    Lors de la première hypnose, mon guide cacatoès m’a ordonné de peindre. Tâche facile à réaliser car je peins depuis 2 ans. Je me suis donc réinscrite à un atelier pour être sûre de me dégager du temps et évoluer dans ce domaine.  Marie m’a aussi suggéré de représenter les guides rencontrés.  A ce jour, le tableau est commencé mais loin d’être achevé!

    A la deuxième séance, j’ai rencontré une fillette que j’ai accompagné dans l’eau. Métamorphosée en sirène, elle a demandé à ce que je lui rende régulièrement visite pour jouer avec elle ou la regarder jouer. J’accède donc à sa demande lors des petits voyages hypnotiques que je réalise chez moi.

    Une autre requête a été faite par quelques guides : continuer à pratiquer l’autohypnose. J’applique cela au quotidien. Minimum une fois par jour juste avant de m’endormir.  J’y rejoins deux ou trois guides, souvent les mêmes, qui m’accompagnent durant la phase d’endormissement.  Depuis la mise en place de ce petit rituel, mes insomnies sont moins présentes.

    Dans le but de continuer à me ressentir en tant que « moi », une des tâches post-hypnoses a été de continuer à inspirer la lumière et la solidité à travers le 3e oeil et de l’expirer dans tout le corps.  L’autre tâche a été de prendre le temps de me (re)poser 10 minutes par jour.  « Travail » plus compliqué, en ce qui me concerne, à appliquer au quotidien.

    Les dernières tâches assignées l’ont été dans l’objectif de poser des limites.  Dès la première scène du voyage, le message transmis par mon guide chauve-souris est clair : danser, chanter et faire le clown deviendra un rituel de fête à appliquer tous les jours. Ce moment fera la transition entre le boulot et la maison.  

    Le rituel d’abandon a été également ajouté par Marie : souffler tristesse/frustration/colère/autre sur une pierre/un morceau de bois et la/le jeter au loin.  Depuis que je les applique, je me sens beaucoup plus calme et apaisée.

    Toutes ces petites tâches ponctuent mes journées/semaines.  Je ne les applique pas toutes à chaque fois mais par-ci par-là.  Forcément les nouvelles en priorité pour bien les intégrer…

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    Un exemple expliqué de prescription donnée par l’accompagnante: LE RITUEL DU POIVRE

    L’arrêt du tabac est l’une des demandes les plus répandues en séance d’hypnose. Comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions-addictions, c’est un sujet sur lequel je planche beaucoup.

    Lors de sa première séance, un accompagné très motivé à travailler à tous les niveaux pour arrêter de fumer m’a confié que, d’un point de vue physique, la compulsion lui semblait venir de la bouche elle-même, comme si elle exigeait d’être remplie par la fumée et insistait jusqu’à obtenir son dû.

    Nous avons d’abord veillé, en première séance à ce qui pouvait être mis en mouvement «dans le fond», dans la transformation des processus habituels (voir l’article. Ici: futurisation, séparation de l’intention positive et de la solution-cigarette, sous-modalités des deux parties, transformation d’un lien, intégration avec sensations dans le ventre).

    Restait à gérer cet appel que la bouche n’a pas daigné négocier en transe, lors de cette première séance. L’idée m’est donc venue de proposer à la bouche un rituel à la hauteur de ce goût tant désiré (désiré et en même temps rebutant, car le goût de la clope et la lourdeur de la langue ont souvent un côté attraction-répulsion, en tout cas pour lui c’était le cas).

    Prescription de tâche (négociée avec les parties): à chaque exigence de la bouche pour une clope, un grain de poivre sur la langue, sans croquer, en mettant tout le focus sur les sensations. Le rouler, jouer avec, jusqu’à avoir l’impulsion forte de le cracher au loin, l’expulsion étant accompagnée d’une intention claire d’expulsion de la compulsion.

    Notez que le poivre de Sichuan fait vibrer les lèvres et les muqueuses. Son emploi est encore différent du poivre noir, rose ou blanc. C’est au choix ?

    Essai concluant: « le je » s’amuse de l’observation de la stimulation, la compulsion est oubliée grâce au focus sur les sensations étranges, l’expulsion soulage. Et la bouche est ok avec le procédé transitionnel, qui l’intrigue et la distrait.

    C’est une prescription qui a l’air de convenir aux accompagné.e.s intéressé.e.s par les expériences (cette prescription est loin de convenir à tout le monde!).

    Dans l’arrêt du tabac, les étapes sont plus ou moins nombreuses et plus ou moins longues Certaines personnes arrêtent en une séance car elles ont bossé en amont par ailleurs mais, souvent, il y a du lourd à nettoyer au fil de quelques séances pour s’émanciper de l’habitude, de la fidélité…

    Et comme les transformations, selon mes croyances, passent par le corps (changement de focus sur les sensations, changement de posture, d’appuis, de respiration…), autant le stimuler par une hypnose créative!

    La complicité entre « le je » et « ce qui n’est pas ressenti comme je » (un dividu/ego-state, une partie du corps qui appelle la compulsion…) peut ainsi passer par l’accueil, l’écoute, la tendresse, mais aussi par le jeu et la taquinerie douce pour poser des limites et pour ouvrir d’autres stimulations et explorations.

    Il suffit d’oser!
    Marie Lisel

  • Témoignage: explorer ses mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, par le REAH

    Témoignage: explorer ses mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, par le REAH

    EXPLORER SES MYTHES INDIVIDUELS

    Je voulais découvrir le Rêve Éveillé Dirigé – Marie s’est joliment proposée comme guide. Nous avons de nombreuses connaissances en commun, dans tous les sens du terme mais ne nous étions jamais croisées. Après avoir pris le temps d’échanger autour d’une tisane, nous avons lancé le rêve.

    Ma difficulté choisie ? L’impression d’alterner depuis des années des moments de grande liberté de mouvement dans lesquels je me sens très déracinée et quelques moments d’enracinement dans lesquels je perds ma liberté de mouvement. Nouvellement rendue mère par la naissance de mon fils, mon intention était de parvenir à mêler ce qui devait l’être. Marie m’a aidé à formuler cette intention de manière positive et claire pour pouvoir la répéter ensuite dans le voyage onirique.

    Le dessin s’est imposé dès le départ. Je vois un marais, eau et sable déphasés, séparés. Un jonc y pousse, jonc simplifié par le dessin, il semble simplement planté là. Des racines multidirectionnelles s’étirent puis battent comme une corolle de méduse. Marie m’engage à prêter attention à une racine plus particulièrement. Sort d’un sous-sol invisible une asperge (cela m’amuse et malgré la grande émotion produite par cette plongée dans mon imaginaire et au-delà, ainsi qu’un certain inconfort physique au-niveau de la respiration et de la déglutition, je m’amuse souvent tout au long du voyage – consciente des clins d’œil qui parsèment cet étrange paysage) au milieu des racines flottantes. Celles-ci se relient par des filaments, deviennent filet de pêche tandis que « l’asperge » se couvre de ce qui ressemble à des feuilles de liserons.

    Passage au noir. Grains de beauté comme des points à relier pour faire apparaître un dessin, ici, rien de plus que la représentation d’une constellation, que je ne reconnais pas.

    Apparition d’un hippocampe (sourire, cet l’animal dont le mâle porte les petits et le nom d’une partie du cerveau) que je veux suivre en mer. Je vois un poisson plat dissimulé sous le sable (je ne le reconnais pas sur le moment – je pense maintenant qu’il s’agit d’une limande). Il ne révèle rien mais s’est laissé voir… une forêt d’algues, un anneau qui brille sur le fond, l’hippocampe en fait le tour, c’est apaisant, l’anneau reste là. En revanche j’emporte une pousse d’algue ou une petite anémone.

    Je vois un œil, l’iris d’un œil, l’iris est protubérant comme un volcan et l’anémone est en son centre, elle est sa pupille. La lave semble rentrer par le cratère, je me dis que ce volcan s’auto-ingère, cela devient géométrique et abstrait, deux triangles rectangles dont les côtés sont en mouvement perpétuel. Une plaisanterie arrive, l’instrument de musique : le triangle dont, adolescente, je pensais qu’il était tenu par le musicien le plus libre, le plus téméraire de l’orchestre, celui qui ne se cache pas derrière une contrebasse ou un violoncelle, celui qui n’est ni pianiste ni violoniste… et qui est présent, debout, tout du long pour intervenir si peu. Cet instrument se réduit jusqu’à n’être qu’un trou qui permet d’autres métamorphoses, un arbre, de la mousse, un paysage sinusoïdal,  Ratatoskr – écureuil de la mythologie islandaise.

    A la fin, ma peau est très réactive, mes tatouages sont legèrement en relief [là, dans le réel présent], une cicatrice sur le bout de mon index me démange : c’est ici que je conserve mon anémone qui se mêle à la chair.

    Marie m’a accompagnée avec le sourire, en empêchant le voyage imaginaire de s’interrompre ce qui était sa tentation (et la mienne sans doute malgré le désir d’aller plus loin), sans ajouter ou retrancher quoi que ce soit. Elle a été présente et a partagé la durée de cette chose vécue sans insister, sans surajouter. Exactement comme c’était bien pour moi à ce moment-là. Je crois fortement que cela pourra être différent une autre fois et le serait forcément avec une autre personne que moi, moi de cet après-midi là.

    Je recommande son accompagnement à celles et ceux qui voudraient explorer leur mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, qui sont prêt.e.s à affronter l’intérieur ou qui veulent s’y ressourcer et je me prescris de retourner voyager avec elle. 

     

  • Les techniques de « rêve éveillé »

    Les techniques de « rêve éveillé »

    Mes séances se basent sur l’hypnose, telle que l’ont transmise Milton H. Erickson et aussi François Roustang. J’y ajoute d’autres outils, notamment le rêve éveillé, qui donne des voyages, mais aussi des résultats incroyables 🙂

    Je pratique le RED classique, selon la méthode de Robert Desoille, uniquement en atelier de recherche (aux séances d’Hypnologie, nous sommes un groupe à expérimenter les techniques anciennes).

    En séance individuelle ou de groupe, je mêle le RED à l’hypnose. Mon travail personnel en REAH (rêve éveillé amplifié/augmenté par l’hypnose) utilise donc les notions d’imaginal, d’imagination active et pas mal de points soulevés par Robert Desoille et Henri Corbin, tout en libérant le RED de ses obligations (je prends des libertés) et en lui ajoutant des techniques hypnotiques et parfois aussi différents outils, d’horizons divers.

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    RED

    Rêve éveillé dirigé (RED), selon Robert Desoille

    La technique de Robert Desoille est relativement simple : « Le sujet est invité à faire une rêverie. Pour faciliter celle-ci, il est bon de soustraire le patient à tout effort musculaire ainsi qu’à toute excitation lumineuse et sonore. La position horizontale, dans une pièce semi-obscure et loin du bruit, sera donc meilleure. Le sujet allongé se met en état de relaxation et ferme les yeux pour créer un scénario imaginaire dont il est lui-même le héros principal (ou unique). Le thérapeute intervient parfois pour faire préciser une partie de l’espace imaginaire ou une bifurcation possible du scénario.»

    Visitez ma  page consacrée au RED

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    Pour aller plus loin:

    RED de R. Desoille, synthèse de Wikipedia

    Robert DesoilleExploration de l’affectivité subconsciente par la méthode du Rêve Éveillé (1938), Le Rêve Éveillé en psychothérapie (1945), Théorie et Pratique du Rêve Éveillé Dirigé (1961)

    Gaston Bachelard lui consacre un chapitre intéressant dans l’air et les songes, Corti, 1943, chap IV (pdf en ligne)

    Mercier Elisabeth, Le rêve éveillé dirigé revisité, L’Harmattan, coll. « Psycholo-giques », 

    Guillaume Durant, L’imagination symbolique, P.U.F., 1993

    Les Amis de Corbin (pour la théorie de l’imaginal)

    Vidéos d’hypnologie sur l’Imaginal: 6ème cours en 2 parties

    Tel qu’on pratique le RED à Hypnologie, l’idée c’est de ne surtout pas influencer ni interpréter le rêve. L’accompagné.e vit son parcours selon une proposition de départ (un synopsis en étapes simples). Selon R Desoille, par exemple, 1: une prairie / 2: trouver la rivière / 3: la suivre en amont pour trouver la source / 4: entrer dans une cavité et descendre / …

    C’est aussi jouable en poursuivant la lecture que Cyrille Champagne nous fait d’Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll, dont les chapitres ressemblent étrangement aux habituels du RED. Par exemple: « 1: trouver l’accès et descendre / 2: dans le monde du bas, il y a une salle, avec une ou des portes fermées. / 3: Le moyen de passer de l’autre côté est dans la pièce. / 4: Et de l’autre côté…).

    L’accompagné.e vit ses insights et recadrages et l’accompagnant.e accueille.

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    Méthodes dérivées ou proches du RED

    Des élèves français de Robert Desoille, réunis dans le G.I.R.E.D.D. (Groupe international du rêve éveillé dirigé de Desoille, 1968) se sont divisé à propos de la place à accorder à l’inconscient, au transfert, à la directivité et à l’activation dans la cure des névroses.

    Le C.I.P.A.R.E. (Collège international psychanalytique et anthropologique du rêve éveillé) situe la cure « rêve éveillé » comme une psychanalyse spécifique.

    Le GIREP (groupe international du rêve éveillé en psychanalyse, 1987) prend en compte le concept d’inconscient (au sens freudien) dans la pratique et compréhension de la méthode. Il y a donc une interprétation du contenu des images et une analyse du transfert.

    Le daydream se développe aux USA avant de se diffuser en Europe et en Amérique latine sous forme de psychothérapies brèves.

    Le rêve éveillé dirigé revisité (Elisabeth Mercier)

    • Elisabeth Mercier est une référence importante dans la suite du RED de Desoille. Je vous conseille son livre.
    • Elle a commencé à pratiquer le RED de la façon la plus conforme à la méthode de Robert Desoille.
    • Néanmoins, une interprétation analytique des productions (le vase = la féminité…) est développée dans sa pratique. 

    Le REL (rêve éveillé libre de Georges Romey)

    • En REL de l’Adrel, le.a thérapeute prend note du récit
    • Après le rêve, iel décode les symboles en se basant sur le langage freudien et sur les archétypes identifiés par C.G. Jung. En effet, selon le REL, les représentations de l’inconscient collectif, « répétées » depuis des milliers d’années présentent un caractère d’universalité et offrent un guide pour orienter leur interprétation. La traduction des symboles qui émergent des séquences accélère la prise de conscience des enjeux intérieurs et rassure l’A/é.e lorsqu’iel recouvre sa “raison”. Les symboles sont répertoriés sur le site (la piscine, l’escargot…)
    • En REL de l’Adrel, le thérapeute prévoit environ 20-25 séances, ce qui est bien plus que la moyenne des accompagnements en hypnose (pour moi, entre 2 et 10 séances).
    • Pdf en ligne de l’INRES, « Le rêve éveillé libre« , par Frédérique Van Her

    • Exemple de technique de REL: REL de l’Adrel : école de Georges Romey. Livres: Romey Georges, Rêver pour renaître, R. Laffont, coll. « Réponses », Romey Georges, Le rêve-éveillé libre, Albin Michel, Romey Georges, Un escalier vers le ciel, Médicis, 

    • Interview de Georges Romey en 2017, sur You Tube (1h08)

    La psychothérapie AIRE (analyse integrative en rêve éveillé)

    La méthode AMPR®, Activation Métaphorique des Processus Régénératifs

    … il y a bien d’autres méthodes… inspiré.e.s de Robert Desoille ou développées ailleurs, dans diverses pratiques.

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    Le « Gros chêne franco-belge », arbre de mon enfance ardennaise

    Un cas particulier pour moi: le rêve éveillé en néo-chamanisme

    Le voyage néo-chamanisme européen (au tambour, en Europe), utilise également le rêve éveillé. Les différences majeures avec le RED ou le REAH:

    • le tambour et les rituels ouvrent l’espace temps du rêve
    • le/la chamane travaille dans et avec le monde intérieur de l’accompagné.e. Iel y intervient pendant que l’accompagné.e rêve.
    • certain.e.s chaman.e.s travaillent dans et avec des mondes différents de notre réel, mondes dont l’existence est conceptualisée de différentes façons (en RED il fait partie de l’accompagné.e, en néo-chamanisme, ça peut se développer ailleurs).
    • l’accompagné.e vit son rêve sans parler. Il ne le raconte qu’après, au réveil
    • l’intégration est souvent physique (par exemple, le/la chamane touche le corps de l’accompagné.e pour y incorporer un guide ou une autre partie)
    • le/la chamane interroge l’accompagné.e sur son rêve, puis raconte son propre rêve dans le monde de l’accompagné.e

    Le shamanisme natif va plus loin. « Le rêver » est un enseignement à part entière.

    Ces pratiques m’ont permis d’élargir mon expérience et donc de jouer plus finement avec le rêve éveillé car les trucs et astuces d’une baroudeuse des rêves et des transes sont bien utiles. D’autre part, les concepts de ces pratiques peuvent être entendus de différentes façons et à différents niveaux. Ils enrichissent les représentations. Et donc les possibles.

    A partir du moment où l’on ne s’enferme pas dans des croyances limitantes ou carrément dans la gouroutisation (en chamanisme, j’en ai rencontré), le tout est de vivre des expériences, d’intégrer des patterns, de nourrir l’imaginaire pour créer son monde, y voyager, y apporter les insights et transformations utiles aux mouvements.

    Pour explorer différents liens et documents, voyez la « Foundation for Shamanic Studies (FSS) ». En français c’est ici.

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    Exemples de mes propres créations de rêves éveillés

    Différences 

    • objectif : expérientiel, artistique (au service d’un projet à moi ou à un autre créateur ou en expérientiel dans un centre d’art…), thérapeutique…
    • déroulé : écoute d’un support audio / rêve de groupe / rêve individuel
    • positionnement de l’A/nt.e : guide qui donne le chemin à prendre ………>A/nt.e au service du rêve de l’A/é.e
    • outils : voix, sons, musiques, odeurs, visuels, objets…

    Le rêve éveillé dirigé directif (objectif: expérientiel et artistique). Pièce radiophonique bOa. Pas de séance hors support. Création sur support d’un rêve éveillé directif.

    Le rêve éveillé fantasmatique (objectif: expérientiel et artistique). Fantasmes. Séances individuelles (4h en cabinet). Création sur support à partir de rêves éveillés fantasmatiques individuels.

    Le rêve éveillé de groupe expérientiel et artistique (objectif: expérientiel et/ou artistique). Exemple: travail sur plateau de performance ou workshops ou performances participatives en FRAC (Thème: queer, fantasme, connexion, synesthésie, ou thème choisi abordé en école d’art ou en préparation de création scénique, comme le vertige, le nid, l’interstice…)

    Le rêve éveillé de groupe expérientiel et thérapeutique (objectif: expérientiel et thérapeutique). Exemple: workshops sur l’ancrage, la solidité et la souplesse ou voyage pour rencontrer sa soignante intérieure…

    Le REAH individuel (objectif: thérapeutique)…c’est la suite…

    Ce que je pratique en séance individuelle :

    REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose)

    REAH ?: idiosyncrasie composée des techniques de rêve éveillé classiques, augmentées par l’hypnose et autres outils (REAH est une appellation que j’utilise personnellement).

    La méthode de Robert Desoille est une base que j’aménage et à laquelle je mêle des techniques hypnotiques, mais aussi des représentations traditionnelles européennes ou chamaniques ou énergétiques ou de démarche artistique ou d’éthologie, des technique vocales, des odeurs, des objets transitionnels, de la médiation par la nature… différemment selon les contextes, les intentions, les personnes accompagnées.

    Je transmets les outils à l’accompagné.e pour faire ce qu’il y a à faire dans son imaginal. Souvent, je me présente par comme une boite à outil humaine (monitrice technique équipée). Nous allons parcourir ensemble le paysage des patterns et représentations, comme avec un.e guide de haute montagne avec ses cordes pour passages difficiles, ses piolets, sa connaissance de la montagne (mais pas de celle-la en particulier car je ne sais rien de ce paysage, j’ai juste les moyens que l’on s’y promène en toute sécurité et que l’on parte en quête) et des façons de poser les pieds sur tel ou tel terrain, de la météo et de l’observation de la faune et de la flore… et aussi la tranquillité, la fluidité, l’humour qui permet de s’amuser, d’être à l’aise dans l’aventure, de ne pas paniquer, de se dépasser, de traverser (oh, chouette, un ours, comment est-il? Bonjour! Faites-lui bon accueil).
    Je découvre ce paysage avec mon accompagné.e et je me contente de poser des questions et de donner des consignes d’observation plurisensorielle (y compris du corps en même temps que de l’imaginal: que dit le coeur? faut-il traverser en l’état ou réparer ou finir de briser ou laisser ce pont de singe ou…? allez donc demander au coeur en revenant dans le corps et revenez ici après), des réponses techniques en rappelant si c’est le cas l’outil déjà utilisé qui peut être bricolé, ajusté. (« Comment faire pour… »? Voyons l’outil ensemble et intégrez-le en le façonnant à votre manière. » Que faire? » -> Voyons ensemble les possibles. « Je ne peux pas… » -> de quoi avez-vous besoin pour… où est cette ressource dans le corps? Etc.). Mes interventions directes se limitent aux moments critiques (en cas de passage extrême, je peux être plus directive, voire agir directement au besoin).
    Je ne me permets pas de savoir ce qu’il faut faire. J’ai le savoir des outils pour arriver à ce que la personne va déterminer comme étant la voie à traverser. Et ces outils je les lui transmets, elle les transforme, les mixe et les intègre.
    Autonomie et créativité pour l’accompagné.e. dans sa quête.

    Même s’il y a des constantes dans les rêves éveillés, chaque voyage est passionnant à accompagner car l’imagination active est toujours surprenante. Se libérer des entraves d’un trauma d’il y a 20 ans en découvrant une créature répugnante tout au fond de la mer, en l’aidant à remonter vers la lumière puis à se transformer en poisson coloré qui joue avec les flots? Amadouer la peur de l’inconnu en transformant d’effrayants crocodiles (qui surgissent pour bouffer) en cygnes vigies élégantes (cris et pincettes) qui surveillent le passage vers le laisser-faire? Fusionner avec un élan pour aller vers son cap? Danser avec le soleil et se réénergiser en profondeur? Vaincre la peur du noir à l’aide d’une guide chauve-souris? Rassurer la petite voix intérieure et la câliner pour que l’agressivité se transforme en encouragements? Se réconcilier avec un parent disparu et lui laisser ses valises à emporter… autant de rêveuses et rêveurs, autant de solutions rêvées!

    Voici deux témoignages de REAH rédigés:

    CONFIANCE

    « Guidée par Marie, je visualise pour commencer un peuplier au tronc très large et très droit , vu de dessous.

    Je suis cet arbre, qui intègre l’eau, l’air, la lumière et la terre et qui est capable de toucher le ciel . J’ai de bonnes fondations : des racines pour aller chercher la nourriture dans le sol, qui sont superficielles et qui partent en étoile autour de moi. Et aussi des racines qui descendent plus profondément pour s’ancrer dans le sol. Ainsi je peux rester forte et droite.

    Marie me suggère que mes racines vont chercher mes ressources profondes en cas de besoin. Je visualise une grosse racine qui part du milieu de l’arbre, sous la terre, pour s’enfoncer dans le sol. Cette racine ressemble à un python rouge avec des taches noires ocellées, et sa tête chercheuse qui descend a une petite collerette de dragon. Il est souple et puissant, et descend de plus en plus profondément en serpentant tranquillement et avec force. Marie m’encourage à le laisser descendre, même si je ne sais pas où il va…

    Soudain il débouche dans une petite grotte entièrement tapissée d’améthystes qui scintillent d’une chaude couleur violette. C’est magnifique. Sur le sol, au milieu de la grotte, un petit bouddha est assis en tailleur. Il médite. Je m’approche de lui et me penche. Je lui fait une bise sur le nez. Il me regarde en souriant et tend son index vers mon front que j’incline. Il touche du bout de son doigt mon troisième œil en disant «CONFIANCE». Je me sens traversée par un flot d’énergie et d’amour. Je vois alors ma jument blanche, morte au mois de mai, qui a posé sa tête sur mon épaule. « je suis là, je m’occupe de tout. Confiance! » me dit-elle. « En cas de question ou de critique qui te met dans l’embarras, prononce les trois syllabes de mon nom et visualises-toi sur mon dos. Je te donnerai ma force et mon calme de jument leader. »

    Je reviens ici et maintenant avec des larmes qui coulent sur mes joues. Marie est là pour m’accueillir.

    La séance m’a paru facile. Je suis vite partie « en voyage », en me laissant guider avec confiance par Marie qui relançait régulièrement par des questions. Le temps s’est effacé, et les images sont venues d’elle même sans qu’il y ait à forcer, et lorsqu’elles se faisaient un peu attendre Marie m’a rassurée en me demandant ce que je voyais, et en relançant.

    C’est comme une conversation entre moi et l’accompagnatrice, dans laquelle elle suggère et je réponds, mais qui a lieu dans un autre monde, je ne sais pas où… un monde dans lequel tout est possible, et où je me sens en sécurité car accompagnée.

    La satisfaction de revenir avec des moyens d’aide comme la visualisation de ma jument est réelle, mais ce n’est pas le seul résultat. Il y a aussi un effet de décantation au fil des jours qui suivent la séance, et au final le surcroît de solidité demandé en intention est bien au rendez-vous, avec le calme et la force promis, sans que je ne sache vraiment comment ça fonctionne… et ce n’est pas important au fond. »

    UN ELAN POUR VISER UN CAP

    J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.

    Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.

    Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : le lendemain matin, je m’achetais des bâtons de marche et, dès l’après-midi, je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.

    Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !

    Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.

    Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là!

    Et un autre en dessin:

    Attestation INSEE 2
    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    A consulter

    Je vous souhaite de jolis voyages!

    © Marie Lisel

  • Les outils de la praticienne

    Les outils de la praticienne

    « Une thérapie réussie est une thérapie dans laquelle le patient devient l’artiste de sa propre existence » François Roustang

    Hypnose (post-)éricksonienne

    L’hypnose éricksonienne est une technique thérapeutique mise au point par le psychiatre et psychologue américain  Milton Erickson (1902-1980) au cours des années 50.

    Contrairement au patient de l’hypnose classique, l’accompagné.e de l’hypnose éricksonienne n’est pas passif, mais participe pleinement à sa mise en condition hypnotique et à son cheminement vers sa propre solution.

    L’accompagnant.e se synchronise pour suivre au plus près l’accompagné.e dans son voyage, en cherchant à éviter les projections, les interprétations et les suggestions qui ne collent pas avec l’intention, les processus, l’univers de l’accompagné.e.

    Plusieurs écoles ont poursuivi le travail de Milton Erickson. Celle que j’ai suivie, L’Arche, se situe dans la mouvance PNListe.

    Mon travail s’inspire aussi du génial François Roustang.

    Voyez la page « L’hypnose éricksonienne« , qui vous mènera à sa définition, à l’histoire des hypnoses, leurs différents champs, leur rapport aux sciences

    PNL

    P. pour « Programmation », N. pour « Neuro » et L. pour Linguistique. PNL.

    La PNL est une thérapie brève, mise au point dans les années 1970 aux Etats-Unis par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute.

    Quelques présentations:

    Présentation sur L’Express

    Long article avec une très grande biblio, fruit de plein de discussions entre PNListes de wikipedia

    L’Arche étant de tendance PNListe, mon hypnose en est teintée.

    RITMO

    La technique RITMO® est à base de stimulations visuelles, auditives ou corporelles (tapotements sur les mains, les genoux…) de gauche à droite, pendant que le sujet se replonge dans son souvenir.

    Ce processus permet d’activer les zones du cerveau impliquées jusqu’à « digérer » l’évènement traumatisant en le séparant de l’émotion ressentie. La perception du traumatisme change, l’évènement est enfin intégré puis dépassé.

    C’est un outil que j’intègre au coeur des séances, selon les besoins, plutôt par le son et/ou le tapotement que par les mouvements oculaires.

    Sources: le site de Lili Ruggieri

    REAH (appellation personnelle)

    Le rêve éveillé est un rêve lors duquel la rêveuse/le rêveur ne dort pas.

    Je travaille en REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose). De nombreuses séances mêlent l’hypnose et le rêve, ce qui donne des résultats vraiment étonnants! Voyez la page de témoignages.

    Les explications et sources de ce que j’utilise sont rassemblées sur la page « Techniques de rêve éveillé »

    Prescriptions de tâches

    J’utilise beaucoup de prescriptions de tâches, le plus souvent données par les dividus (//ego-states, parties intérieures…), mais aussi que j’invente en fin de séance à partir des matériaux du rêve, soit pour répondre par le décalage et/ou recadrage à un processus résistant, soit pour approfondir un mouvement initié en séance, tout en impliquant la personne au niveau de sa volonté, au niveau de son corps et au niveau de son apprentissage d’autohypnose (ou « comment gérer les transes spontanées en se les appropriant »).

    L’article sur les prescriptions de tâches vous permettra d’y voir plus clair.

    Espace transitionnel

    Comme l’imaginal est un monde intermédiaire entre le réel sensible et le monde des concepts, l’objet transitionnel est une aire intermédiaire entre le monde extérieur (perçu par d’autres) et le monde intérieur (créé par moi, par ma subjectivité). Les deux fonctionnent donc parfaitement ensemble.

    Un objet extérieur peut jouer un rôle dans nos processus psychiques internes, en rapport avec la notion d’imaginal. Un mouvement, une odeur, un acte aussi.

    La page qui développe tout cela est en cours d’écriture. En attendant, consultez L’imaginal de ma Soeur, qui décortique un cas concret 🙂

    Autres

    A cette base, je mêle mon idiosyncrasie, riche d’expériences diverses: néo-chamanisme, shamanisme natif, énergétique, connexion animale, création artistique, éthologie, chant et danse, rêve lucide, synesthésie, explorations sensorielles…

    Le chant, le dessin, les odeurs, le rapport à la nature… sont des outils que j’intègre ponctuellement aux séances. Tout dépend de la justesse de chaque ici et maintenant.

    Collaborations 

    Pour des stages « créer sa vie », je collabore avec Nathalie Bletterie, praticienne « cheval-miroir », avec Katia Feltrin, praticienne yoga, …

    En création artistique, mes collaborations sont sur la page dédiée.

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    Image: les Chlorophtalmus agassizi vivent en symbiose avec des bactéries luminescentes logées dans leurs yeux à lentille (là, on voit les yeux de cette bande de petits poissons)

  • Deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde (15-17 sept 2017)

    Deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde (15-17 sept 2017)

     

    Dans un lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières, nous vous invitons à la connexion.

    L’outil hypnotique permet de vivre des expériences sensibles profondes en toute sécurité.

    Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons deux jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’éthologie, le nettoyage, le ressourcement, la transformation, le partage.

    Bienvenue !

    LES INFOS EN BREF

    Les dates : du 15 septembre à 17h au 17 septembre à 17h
    La localisation : Azinières, 48400 Florac-Trois-Rivières

    Evénement FB: https://www.facebook.com/events/141162273114104/?active_tab=about

    Site de Nath: http://centre-de-mediation-par-le-cheval-imala.fr

    Site de Marie : https://test.under-construction.work/

    Coût : entre 200 et 300 euros (choisissez librement selon vos ressources, en conscience)

    Hébergement et repas végétariens (payement à part)

    A 5h30 de Paris tout compris: TGV jusqu’à Nîmes, correspondance en train jusqu’à Ales, puis navette collective gratuite en voiture.

    Séances individuelles le lundi 18 septembre (payement à part)

     

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    LE PROGRAMME

    – Vendredi : 17h-21h –

    Thé d’accueil de 17h à 18h

    18h-21h
    Présentation
    * des formatrices, du lieu, des chevaux et des arbres
    * du programme du week-end,
    * des règles de vie au cours de ce séjour
    Initiation à l’autohypnose dans la recherche de l’intention de chacun
    Installation

    Repas à 21h

    – Samedi: 9-13h / 15-19h –

    9h : Mise en mouvement énergétique

    9h30 : Petit déjeuner

    10h :
    Quelques explications éthologiques sur le caractère de chaque animal, la politesse des chevaux.
    Expérience sensible par l’outil hypnotique

    10h30: Rêve éveillé pour un nettoyage profond et un ressourcement

    11h-13h30: Premier contact avec les chevaux : le bonjour, « l’être cheval », la connexion

    13h30 : repas

    15h-17h (en bas à la rivière)
    Présentation du lieu
    Ouverture du cahier de transe-formation, de la ritournelle, du son, du mouvement… *

    17h00-19h00: Atelier d’autohypnose : « rencontrer son cheval intérieur »

    19h30 Repas du soir
    Soirée libre, et/ou travail sur la création *

    – Dimanche: 8h30-12h / 14-17h –

    8h30 : Mise en mouvement énergétique

    9h : Petit déjeuner

    9h30-13h : Second contact avec les chevaux : la connexion, l’ouverture de l’intention, l’accueil

    13h Repas

    14h : Elan vers la transe-formation

    14h30-17h: En bas à la rivière, partage de la transe-formation de chacun avec le cercle

    17h : Merci et au revoir aux chevaux.

    Temps libre pour ceux qui restent.

    – Lundi –

    6 soins individuels pour ceux qui le souhaitent (s’inscrire à l’avance et verser un accompte)

    Deux séances d’hippohypnose avec Marie et Nathalie et les chevaux (séance d’une heure et quart-100 euros) : une le matin à 9h30 et une l’après midi à 13h30

    Deux séances d’hypnose, avec Marie (séance d’une heure-70 euros) : une le matin à 11h et une l’après midi à 15h https://test.under-construction.work/

    Deux séances de travail avec les chevaux et Nathalie en atelier cheval-miroir (séance de 45 mn- 50 euros) : une le matin à 11h et une l’après midi à 15h http://www.developpement-personnel-imala.fr/428025458

    Il y a deux acomptes : un pour le stage, et un pour les séances individuelles, 20% de la somme à chaque acompte.

     

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    LES ACCOMPAGNATRICES

    Nathalie

    Ingénieure agricole, je travaille comme formatrice dans l’enseignement supérieur, en agronomie et en élevage, notamment sur des sujets comme le bien-être animal et la médiation animale.
    Parallèlement, la passion du cheval m’a menée jusqu’au niveau galop 6, ainsi qu’à une approche éthologique, allant jusqu’au travail en partenariat avec mes chevaux, pour aider l’humain à progresser sur son chemin.

    J’ai également exploré le travail au sol avec les chevaux, le « cheval miroir », les liens avec les arbres, la méditation…

    Des techniques à la spiritualité, en passant par le relationnel, je partage l’univers des chevaux, depuis de longues années. Aujourd’hui, j’offre à des participants mon savoir et mon attention ainsi que l’aide de mes chevaux, en séances individuelles vers le mieux-être.

    Pour des stages de plusieurs jours, je choisis les partenaires humains avec lesquels la fluidité et la joie se mêlent à l’efficacité et à la sécurité, dans une alliance ressourçante entre humains, chevaux, arbres, rivière…

    Bienvenue dans mon univers!

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    Marie

    Je suis praticienne certifiée en hypnose éricksonienne, en hypnose conversationnelle et en RITMO.

    J’ai été et je suis, par ailleurs, en formation dans divers domaines (hypnologie, énergétique, danse, création sonore, chamanisme, tantra, théâtre, littérature et écriture, cinéma, massage…).

    Bac +5 littéraire, longtemps enseignante titulaire pour des élèves de 15 à 19 ans, je possède une solide expérience en prise de parole, en pédagogie, en gestion de groupes et en gestion de projets transdisciplinaires collectifs créatifs.

    Artiste sonore (produite par Halolalune et l’ACSR) et spécialiste de la création par l’hypnose, je mets l’accent sur le potentiel de chacun à trouver ses propres solutions et à créer son changement.

    Je travaille en séances individuelles, en ateliers et en stages, autant en en cabinet que hors piste : sur le plateau d’arts de la scène, dans des expositions, en entreprise, en hamac dans un parc, en marche dans la montagne…

    Mon histoire avec les chevaux est longue et intense. Je remercie Nathalie pour son invitation qui me va droit au cœur !

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