Catégorie : Pour mes collègues praticiens en hypnose

  • Les chats et l’hypnose

    Les chats et l’hypnose

    UN ARTICLE SUR LES CHATS?!

    Je sais, publier des photos de chats (en plus ici je me fais plaisir en illustrations) ce n’est pas très original… il y a pourtant bien matière à sujet: que font donc les chats dans nos mondes hypnotiques!?!

    De nombreux chats réagissent en effet fortement à l’hypnose: ils s’approchent, voire se collent au plus près du corps de l’accompagné.e, ils deviennent dingues et sautent partout dans la pièce,  ils arrivent et partent à des moments clés de séances, ils défoncent la porte pour entrer en début de séance, ils réagissent à une séance comme s’ils avaient capté ce qui se passait dans les profondeurs de la personne accompagnée, ils reçoivent un soin à travers un humain…

    Je ne suis pas particulièrement de tendance New Age… mais force m’est de constater par l’expérience qu’il y a là des phénomènes intrigants!

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    Dans Diamants sur canapé, Audrey Hepburn et son chat de gouttière

    CONNEXION ANIMALE?

    Comme je l’ai expliqué dans mon article Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger.

    L’hypnose permet l’expérience d’un autre mode de perception, qui met l’accent sur l’intuition, la lecture de la position, des mouvements, des microgestes, du ton de la voix, de la respiration, des odeurs, des vibrations, de la lueur dans le regard, du rougissement de la peau, du hérissement des poils, du tonus musculaire, de la chaleur corporelle, des tensions… L’animalité de l’humain est ainsi mise en éveil et la communication est amplifiée entre humain et animal, grâce à la transe.

    Mais il s’agit pas que de la fluidité de la connexion…

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    John Cage

    Nombre de chats viennent se coller à l’humain qui pratique l'(auto-)hypnose, comme pour entrer lui aussi dans le flux… nombre de fois, j’ai senti le chat d’une amie bien calé dans le creux de mes genoux à peine l’auto-induction terminée (quand je travaille couchée ^^).

    Compagnon de voyage? Bon vivant à l’affut d’énergies ressourçantes? Joueur? Soignant-assistant?

    J’ouvre (2017) ici un questionnement qui sera (encore) un work in progress, mis à jour régulièrement.

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    LES CHATS ONT-ILS ACCES A L’IMAGINAL

    En mars 2017, j’ai accompagné une amie en hypnose. Sa chatte est venue se positionner exactement là où elle en avait besoin, de son corps entier (elle est toute petite et angora) et du tapotement d’une patte (comme quand on joue à déplacer un objet sous un drap), pendant toute la séance.

    Quand j’ai proposé à mon amie (qui souffrait physiquement de la présence d’un corps étranger, d’un truc toxique pointu en elle, un pois(s)on…) d’appeler à l’aide à l’intérieur, elle s’est concentrée sur sa respiration, immobile et silencieuse.La chatte est alors passée immédiatement de ses pieds à son bassin et a modifié sa position et son attention tout au long du rêve, où un poisson vivant avec des grandes arrêtes pointues squattait le ventre, se réfugiait dans la cuisse, était expulsé-accouché, tentait de remonter…
    Comme si la chatte suivait très précisément le trajet et le voyait.
    J’ai limité mes interventions au minimum. Elles s’en sont sorties ensemble.

    J’ai l’habitude des chats qui viennent dans la transe. Mais là, j’ai rencontré ma première assistante féline!

    Gouzmi - Photography by Audrey Baschet.
    Gouzmi, Audrey Baschet

    CONNEXION FELINE PAR AUTOHYPNOSE

    En mai 2017, dans un parc de Bruxelles, j’observe une magnifique petite chatte tricolore, absorbée dans sa chasse ,qui fuit les humains tentant de l’approcher, pour ramper vers les oiseaux en frétillant de l’échine.
    Je m’arrête à quelques mètres, à côté d’un buisson, et me mets à ronronner en me connectant à l’environnement.
    Quelques minutes plus tard, la demoiselle chasse de plus en plus près, jusqu’à venir se poster entre mes pieds, toujours fixée sur les branches où elle entend/imagine ses proies, comme si elle ne me voyait pas. Je continue à ronronner sans bouger.
    Elle fonce dans un arbre (moi je ne vois pas d’oiseau), attaque l’air, s’arrête, puis s’engage tranquillement sur une branche qui vient vers moi, à hauteur de visage, me regarde pour la première fois et me lance un rrraouw? La conversation s’engage donc.
    Ensuite, nous jouons (à chats). Puis elle repart en chasse.  

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    LES CHATS RECEPTIFS A L’HYPNOSE?

    En avril 2017, j’ai donné une séance par skype à une amie. Elle est inquiète car sa chatte âgée, avec laquelle elle a une relation très forte, ne mange plus et est sous antibiotiques.

    Une fois le travail intégré (mon amie toujours en transe), je demande aux parties profondes de partager les ressources disponibles avec la chatte, qui est couchée sur ses genoux. Un temps passe puis… la chatte s’en va.

    Mon amie se réveille, prend le temps de s’étendre puis tourne l’ordinateur pour me montrer la scène: la chatte mange de bon appétit!

    Sourire général…

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    COMMUNICATION FELINE SOUS HYPNOSE

    En novembre 2017, je passe chez une amie. L’un de ses chats semble déprimé ou malade (depuis quelques temps: pas de signe physique, mais une lassitude dans le regard, comme éteint, et l’attitude qui manque d’entrain, de joie, d’énergie).Mon amie et moi avons l’habitude des séances d’exploration rapides et je m’entends bien avec ce chat.

    Nous prenons un petit moment pour savoir ce qu’il se passe chez ce matou.Mon amie met une main sur son chat, concentre son attention sur lui et ferme les yeux. Après une phase de connexion et de test, je commence à poser des questions, que les parties profondes de mon amie (sous hypnose) transmettent sous la forme d’images, sons, sensations… bref, en langage de chat. En même temps, elle accueille en elle les réponses également sous la forme d’images, sons, odeurs, sensations et elle me les décrit.Où est le problème? > une lourdeur s’installe dans la partie droite de la tête, au niveau de l’oreille. Il y a aussi des couleurs. Nous explorons cette lourdeur en sous-modalités.

    Ce problème est-il physique ou psychique? > la lourdeur disparait instantanément de la tête, comme évanouie, alors que les couleurs restent (nous en concluons que ce n’est pas physique).

    De quoi le chat a-t-il besoin pour aller mieux, retrouver sa forme? > …de pâtée!!!Nous éclatons de rire. La pâtée est rare, réservée aux grandes occasions (comme le retour d’un voyage). Et c’est l’image-odeur qu’il envoie quand elle s’inquiète pour lui. Coquin!

    Le chat se blottit contre elle comme un chaton mignon et prend visiblement du bon temps.Ok, prendre le temps des câlins et donner de la pâtée… finalement, c’est plutôt simple la santé d’un chat!

    Après cette séance express, il n’avait plus le même air. Ca allait visiblement déjà beaucoup mieux. Miaw!

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    Un rêve

    Un rêve qui ressemble comme deux moustaches à une séance d’autohypnose dans laquelle les ressources se présentent naturellement, avec une régression par apparition des parties, et s’intègrent profondément toutes seules!

    Dans une période noire de ma vie (maladie de mon père, entre autres), j’ai fait un rêve  des plus ressourçants, à la limite du lucide (je savais que je rêvais mais je n’agissais pas sur mon rêve, pas plus que dans le réel).J’étais devant un muret (face au petit côté, le muret va de moi à une façade, avec petit un tunnel) et j’attendais. Tou.te.s les chat.te.s de ma vie sont venu.e.s me rendre visite, l’un après l’autre, chacun.e avec ses façons d’être caractéristiques… J’ai beaucoup pleuré de bonheur de retrouver l’un puis l’une puis l’autre… les quelques (très) ancien.ne.s et les deux matous vivants, que je côtoie de temps en temps avec grand plaisir chez des amis, l’un à Bruxelles et l’autre à Paris. Douces et joyeuses retrouvailles. Magnifique.

    J’attendais à la fin que la dernière, la plus attendue, vienne. Ma chatte adorée, d’il y a une vingtaine d’années. Elle n’arrivait pas. Le muret était devenu silencieux. Etait-ce vraiment la fin??? Alors j’ai appelé: Poule! Poule? Pouuuulllleee!!!!

    Et elle est venue, avec son strabisme, son petit corps tout rond, ses minis pas pressés avec les cris aigus qu’elle poussait quand je  rentrais de ma journée, sur le muret du jardin.

    Rarement des câlins m’auront fait autant de bien. Vive les rêves félins!

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    Herbert Tobias / Photograph by Peter Fuerst; @ 2014 Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

    VIDEOS, LIVRES, ARTICLES (je n’ai pas encore fouiné… à compléter)

    Jean-Yves Gauchet, auteur de « Mon chat et moi, on se soigne?! » (Editions Le Courrier du Livre) : « Ces vibrations sonores émises à de très basses fréquences, (entre 20 et 50 hertz), déclenchent des pics de sécrétions d’hormones comme l’endorphine et la sérotonine, entraînant relaxation et bonne humeur ».

    Véronique Aïache, « La Ronron thérapie », ces chats qui nous guérissent, (Editions Le Courrier du Livre). « Le ronronnement est un puissant antistress, un régulateur de la tension artérielle, un boosteur des défenses immunitaires et un soutien psychomoteur »

    Véronique Aïache: « Les substances que le chat sait détecter véhiculent des informations sur l’identité, l’état physiologique et émotionnel de l’individu qui les émet « . Le chat possède 200 millions de cellules olfactives, contre 5 millions chez l’homme. En outre, il dispose d’un organe situé dans la voute du palais, « l’organe de Jacobson », qui lui permet un décodage précis. Cet odorat surpuissant lui permet d’identifier les intentions de ceux qui lui font face, animaux ou humains, grâce aux phéromones (molécules chimiques) sécrétées.

    Véronique Aïache: « A fracture égale, le chat se rétablit trois fois plus vite que tout autre animal »

    Joël Dehasse, auteur et vétérinaire : « Les chats absorbent, sans en souffrir, les ondes négatives pour les humains »

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    L’école Candide dans le Vaucluse est la première à avoir intégré la libre circulation d’une dizaine de chats parmi ses élèves et s’en félicite

    Alison Daniels, consultante américaine en Feng Shui? : « observer son chat évoluer dans un lieu permet de repérer les espaces où la bonne énergie (qi) ne circule pas. Aussi étrange que cela paraisse, les chats auraient tendance à « nettoyer » ces endroits au « qi contrarié » et à nous inviter à les remettre en ordre ».

    Donner sa langue aux chats « Que se passe-t-il lorsque je me vois nu dans le regard d’un chat ? » Cette question, le philosophe Jacques Derrida l’a posée jadis dans un beau livre intitulé L’Animal que donc je suis

    Karlis Osis, chercheur en parapsychologie de la Société américaine de recherche psychique, a mené une expérience sur la télépathie?: un chaton, seul dans une pièce, a le choix entre deux coupelles de nourriture identiques quand, au même moment dans une pièce voisine, quelqu’un se concentre sur l’une des coupelles. Résultat?: 9 fois sur 10 le chaton s’oriente vers la coupelle à laquelle la personne pense.

    Dr Wayne O. Whitney, dans le Journal of the American Veterinary Medical Association?: «Quand un chat tombe d’une hauteur moyenne de 5 étages, il a 90 % de chance de s’en sortir vivant et de guérir».

    Entre autres articles, Le chat, un thérapeuthe au poil, dans Psychologie Magazine.

    De façon générale, la médiation animale a le vent en poupe.On ne compte plus les chats médiateurs de maisons de retraite, comme Tom, le chat qui aide les anciens combattants à s’en aller.Oscar, le chat qui veille les mourants.

    Le Dr David Dosa, gériatre qui a fait ses rondes avec Oscar, à la maison de retraite de Providence (Rhode Island), a écrit un article dans le New England Journal of Medicine qui a déclenché l’intérêt médiatique et aussi un livre sur ce compagnon qui se trompe rarement sur la mort prochaine d’un patient. 25 cas ont été avérés au cours des trois dernières années. L’hôpital a tenu à le remercier en faisant graver cette plaque, apposée dans le hall : « Un grand merci à Oscar le chat pour son aide compatissante. » (en français le livre s’appelle « Un chat medium nommé Oscar »).

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    Un documentaire sur le 6ème sens animal (dans lequel on retrouve Oscar)

    Une chatte noire nommée Perla a sauvé plusieurs fois la vie de sa maitresse atteinte d’une malformation cardiaque. Comment ? En donnant l’alerte dès que le cœur de sa jeune maitresse fait des siennes.

    Radamnez le chat soignant : « Radamenes est un vrai miraculé. Ce beau matou noir était dans un état très grave lorsqu’il est arrivé à la clinique vétérinaire du refuge pour animaux de Bydgoszcz, en Pologne. Ceux qui l’avaient apporté pensaient qu’il serait euthanasié tant il allait mal.Mais Lucyna Kuziel–Zawalich, l’une des vétérinaires travaillant avec le refuge, a eu un véritable coup de coeur pour ce chat et s’est refusé à l’endormir. Avec son équipe, elle a tout mis en oeuvre pour le garder en vie, rapporte TVN24. Pendant des semaines, le chat a été isolé en raison des parasites dont il était infesté.Mais aujourd’hui, le félin va bien, et après été soigné et choyé, c’est à son tour de s’occuper des autres. Radamenes semble s’être confié pour mission de soutenir les autres animaux de la clinique durant leur convalescence, surtout ceux ayant subi de lourdes interventions. »

    TEMOIGNAGES

    Ces témoignages sont des commentaires FB de mes collègues hypnos et autres proches de l’hypnose, suite à mes posts sur des groupe (rassemblant plus de 5000 personnes). Si certains préfèrent être cités (j’ai enlevé les noms par discrétion) ou que je supprime leur commentaire dans ces témoignages, écrivez-moi sur lisellesil@gmail.com et je modifie de suite.

    Si vous avez d’autres témoignages sur les chats et la transformation de la subjectivité, les chats et l’hypnose, les chats et le soin… envoyez… j’ajouterai vos histoires à mon article.


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    Ce matin je reçois une cliente, mon cabinet est chez moi mais on y rentre par une porte indépendante, je fais toujours attention à ce que mon chien et mon chat soient fermés dans le salon à l autre bout… pourtant ce matin pour la première fois ma cliente à fini avec le chat couché sur elle et le chien qui a peur de tous le monde assis à côté d elle ,le museau posé sur elle …je sais qu elle aime beaucoup les animaux elle en possède plusieurs …mais c est pas la seule cliente ..ils sont arrivés quand elle était en transe en plein travail et submergée d émotion… a son retour elle était étonnée de voir le chien qu elle avait pas entendu du tout entrer , (pourtant il fait 40 kilos et des claquettes à chaque pas ) elle se souvenait avoir ressenti une forte chaleur agréable qui se diffusait profondément en elle …c est pas faux ! 2 kg300 de fourrure vivante de chat … et vous , des anecdotes dans ce genre ? ..hasard ou instinct animal … à voir si ils recommencent à l avenir

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    Je connais une ostéopathe qui parle d un chat qu’elle a eu en terme de guérisseuse. Elle assistait à certaine séances comme si elle y participait. Elle en parle comme d’une assistante aussi.

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    Ma chatte participe souvent à mes séances de Reiki, Elle sait toujours exactement où se positionner, et à quel moment changer d endroit … C est magique !

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    Lors de séances, mon chat vient miauler à la fenêtre du cabinet. Alors que d’habitude il est toujours de l’autre côté de la maison. Il vient particulièrement lorsque la personne est en souffrance….

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    La mienne aime se pointer en séances à certains moments. Mais parfois c est plus pour réclamer de jouer avec moi… avant je la faisais participer à certaines séances. Ça dédramatise les choses.

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    Pour moi le mien aime dire à sa manière qu’il y a pire pendant dans la vie et que la vie est belle bien plus belle ! Quand je fais de l’auto-hypnose il adore venir à mes pieds et être en transe.

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    Il y a très longtemps, j’ai littéralement échoué chez un ami – coup dur émotionnel sur fond de délabrement physique. Il m’a fait allonger sur un lit, et le temps qu’il aille me chercher un verre d’eau ou un truc dans le genre, il a demandé à sa chatte de veiller sur moi. Ladite chatte s’est posée sur moi jusqu’à ce qu’il revienne. Pas étonnant que lorsqu’elle a eu des petits, deux d’entre eux sont venus vivre avec moi. Un lien très fort s’est créé dès le départ, mais tout de suite, ce lien est devenu encore plus intense entre la femelle et moi – physiquement, elle est presque la copie carbone de sa mère. Cela fait maintenant  longtemps que nous nous soignons mutuellement. Non seulement elle propose spontanément ses services, mais lorsque j’ai commencé à explorer différents types d’états modifiés de conscience, j’ai remarqué qu’elle apparaissait près de moi pile poil au moment où je « décollais », quel que soit l’endroit où elle se trouvait avant (maison de 3 étages, quand même…), et repartait discrètement lorsque je « revenais ». Donc pour moi, oui, elle a accès à l’imaginal, aucun doute. Dans ce dernier cas, elle ne venait pas particulièrement pour m’aider, mais pour « monter dans le même wagon » et profiter du véhicule disponible à travers moi, pour ainsi dire.

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    Andréanne Lupien
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    Heu j’ai tous les chats du quartier qui viennent devant la porte vitrée du cabinet, essayant de rentrer, et toujours quand j’ai un consultant qui est en transe. Je commence à me poser des questions

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    La petite chatte de là où j’habitais à Barcelone, Nina, a eu bien souvent le bon geste au bon moment, la patte sur le coeur quand il y avait besoin, littéralement, et même a brisé un objet derrière lequel était enfermé un secret découvert grâce à elle.

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    Je vivais chez des amis pendant une période et un soir pendant une séance d’autohypnose où j’ai libéré quelque chose de très important, la chatte qui d’habitude très hostile au genre humain mais avec qui j’avais pu tisser un tout petit lien de confiance, est venue se placer sur mon ventre au début du processus et est repartie dès que terminé. Ça a été la seule fois où elle est venue s’installer sur moi.

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    J‘ai eu une anecdote assez troublante également alors que j’accompagnais une amie en hypnose chez moi. Cette amie était au plus mal en arrivant, une transe intense, la visualisation de douceur, de légèreté à un moment.. je ne me souviens plus des détails… mais je me rappelle de la réaction de ma chatte (alors âgée de 16 ans, aujourd’hui décédée) qui s’est alors précipitée et lovée sur ses genoux… mon amie a continué sa transe avec la main (en lévitation) dans les poils du chat… un très joli moment. Mon amie m’a ensuite toujours dit qu’elle avait eu la sensation d’avoir eu une séance réalisée par moi et ma regrettée compagne qui s’appelait Plume

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    Le cheval est le miroir de l’homme. Si tu es joyeux, le cheval aussi. Si tu es en doute l’animal aussi. C’est ce qui fait la différence dans les concours hippiques… Le chat va lui, sur les différents points pour absorber les mauvaises énergies. C’est une grand nettoyeur…

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    Mon chat adorait venir contre moi quand je l ai eue et que je faisais de l’autohypnose. Elle était exceptionnellement très calme d ailleurs. Le catsitter qui me l a gardé quelques jours en août est hypno lui aussi et profite des moments où Il vient pour faire de l’autohypnose. Elle vient le voir à ce moment là. Se rapproche de lui car sinon très craintive et donc il lui faut bcp de temps pour arrêter de faire sa sauvage. Bon pour l imaginal je ne sais pas. Mais la méditation et l’autohypnose et autres décalages du point d assemblage de la conscience sont comme des aimants pour elle.
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    Etant môme, j’ai observé à maintes reprises (ma frangine en a eu plusieurs successivement) des chats cracher violemment dans une pièce, alors que depuis mon point de regard, il n’y avait rien, et que le chat était absolument seul dans la pièce. Je me suis appliqué depuis à retenir que les animaux, pourvus d’une système perceptif différent et d’une structuration de leur conscience différente de la nôtre, percevaient des choses que l’on ne percevait pas. Et que peut-être cela pouvait aussi arriver à des humains. Sauf que chez les humains, on s’empresse d’appeler ça « hallucinations ». Drôle de présupposé que tout le monde perçoit tout pareil, mais bon.
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    Ici aussi, les chats débarquent pendant les séances lorsque la personne est en transe. Un seul à la fois. Même la femelle qui est plutôt farouche. Souvent, elle se met sous le fauteuil du client, parfois elle se lève pendant le travail, met ses pattes sur le côté du fauteuil pour regarder la personne, puis retourne dessous quand la personne est bien. D’autres fois, elle s’installe sur le tabouret en face et regarde la personne pendant toute la séance en ronronnant. C’est rarement à la première séance.
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    J’ai un collègue, il a 4 chats dont un spécialiste des dépressifs. Lorsqu’il rentre dans la pièce et se met sur les genoux du client, même s’il ne l’a pas encore dit, tu peux être sûre qu’il vient pour une dépression.
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    Déjà constaté. Au début de ma pratique le comportement du chat semblait corréler au type de transe qu’ allait vivre la personne. Si la transe se développait plus facilement du côté mouvement, transe partielle, phenomene de légèreté ideomoteur, hyperesthesie: alors la bestiole était toute folle et excitée. Si elle s endormait comme une masse on était plutôt dans du fermez les yeux et … profondément… profond… transe avec plus de relâchement et de lourdeur.
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    Lors d’une séance à domicile, le chat s’est posé devant sa maîtresse sur le canapé, assis bien droit, comme la Bastet d’Egypte, me fixant d’un air sérieux de ses grands yeux jaunes pendant un grand moment puis a détalé tout d’un coup ! 
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    Mon chat m accompagne parfois dans les séances. ..il coince la main de la personne entre ses deux pattes et la carresse jusqu’à ce que elle se sente mieux…au départ j ai cru au hasard et après. ..J étais subjugué par cette sorte de danse …et surtout de voir le visage de la personne se detendre jusqu’au sourire…
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    Mes deux chats ont le chic de vouloir rentrer lorsque j’ai une séance d’hyonose avec une cliente. La plus jeune et moins caline très indépendante monte sur mes clientes qui parfois ressentent un poids évidemment sur l’estomac mais pas gênant plutôt reconfortant. J’ai beau fermer la portes, ils miaulent, grattent la porte et sont impossibles alors je demande à la cliente s’ils peuvent entrer. Ils montent sur moi, la cliente alors qu’ils sont habituellement librent ds leur environnement sans forcément nous câliner sauf le plus âgé et plus sage….. J’ai remarqué des réactions face à l’hypnose mais je pensais que cela venait de moi et que je faisais une fixation. Merci pour cet article, cela me rassure, je ne divague pas….. Mais j’avais déjà lu, les chats en maison de retraite et le pouvoir des animaux en général
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    Moi les miens comme par hasard surtout le mâle Doubha vient souvent sur mon plexus solaire et patoune quand je suis stressée ou quand j’ai des insomnies… Il devait être hypno et à chaque fois c’est à ce niveau que je suis fragile.La semaine dernière, je n’ai vu qu’une de mes chatte s’était cachée dans un meuble de ma salle de pratique (sophrologie). Et au milieu de la séance, alors que ma cliente était en pleine visualisation, cette coquine de minette est entrée et, n’en croyant pas mes yeux je l’ai laissée faire. Elle en a profiter pour sauter sur la dame et se coucher sur ses jambes, tranquille! Heureusement que cette dame aime bien les animaux …
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    Notre chatte savait avant nous que ma femme était enceinte… et elle vient dormir à certains endroits la nuit, je me demande toujours si c’est le « hasard ».

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    Mon chat saute sur les genoux de certains client juste un peu avant qu’ils entrent en transe. Je n’ai pas osé le laisser s’installer à ce jour. Sans doute prend il son rôle très au sérieux, parce que je dis à chaque nouveau client « je vous présente Gino mon assistant, il va assister à la séance … » ça m’amuse de voir les réactions des gens ..

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    Pareil il a pour habitude d’être sur les genoux en séance. Par contre je le laisse faire ce qu’il veut il est cher lui. Après pour les lévitations etc.. il a l’habitude avec moi donc pas de prob. Mais je dois dire que cela fait un petit moment que je n’utilise plus de lévitation mais prend les signaling déjà apparent de la personne. Ensuite comme je connais mon monstre et connais ses tendances, j’anticipe et l’intègre dans la séance. 

    Par contre chaque fois que j’ai voulu tester la respiration holotropique au moment où ma respiration commence par être dans un rythme automatique mon chat vient comme pour me stopper

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    Il n y a pas longtemps,j’ai reçu une personne suite à un burn out. Tres agitée et en colère contre son ex employeur , elle ne lâchait pas du tout prise pour laisser la transe s installer. A un moment, m’est venue l’idée d’évoquer la présence d un chat imaginaire. Sur mes suggestions, elle s’est mise à le caresser sur ses genoux. Et alors transe immédiate. A présent, la personne cherche à adopter un chat ……en attendant d’adopter le bébé.

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    La femelle de mes 4 chats, a une perception très fine de plein de trucs…. elle est étonnante. A chaque fois que qqun est malade, tu peux être tranquille qu’elle va se coller à lui/elle direct tout le temps de sa maladie, puis après elle s’en va faire ses trucs habituels.

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    Ma chienne (ca compte?) est tres receptive a l « hypnose ». Quand il y a transe en cours, elle se pose au plus près, ds un calme olympien. A tel point qu une fois, ds une séance alliant toucher sur des points accus canins (oui, semblerait ca existe) et transe, elle a littéralement dégouline du canapé au sol, tel un carambar fondu en plein soleil, sans émerger pour autant, langue pendante. (1h45mn qd meme)?Avant cette séance, suite à un accident avec moult blessures et la peur en decoulant, elle était devenue « agressive » (a en porter une muselière pdt 1 mois) depuis,elle est redevenue un bisounours. Et en perception qd j ai fait un AVC elle s est mise à s agiter, et a été chercher en aboyant mon compagnon 5mn avant je m aperçoive qu un truc n allait pas.

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    Un chat est venu sur mes genoux pendant une séance imaginal, j’avais du mal à terminer un rêve éveillé en cours (une version de moi enfant joueuse ne voulait pas revenir à l’intérieur de moi). Dès que le chat est venu sur moi, la petite a été ok pour rentrer, le chat était très très câlin (hors transe il n’a jamais daigné poser un oeil sur moi..), au sortir du rêve c’était assez drôle, le chat allongé/affalé sur moi, la tête posé dans ma main et complètement stone.

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    mon chat vient toujours se coucher contre moi lorsque je fais de l’auto-hypnose ou de la méditation et qu’il est dans la même pièce… Je me posais justement la question de savoir s’il percevait quelque chose de différent (sérénité, « énergie positive », etc.)…*

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    quand je fais de l’auto hypnose en mode signalling, il arrive très fréquemment qu’une de mes chattes se décide à venir me coller et se frotter à ma main ^^

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    Dernièrement chez une cliente, le comportement de son chat fut déroutant selon elle, il avait une attitude inhabituelle, il voulait s’incruster entre « un étranger » (moi) et sa maîtresse avec insistance et volupté!

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    J’ai un chat qui a le comportement que vous décrivez. Il entre avec certaines personnes, s’en va en fin de séance, bouge sur les moments importants. Il a même leché avec sa langue râpeuse une personne avec laquelle j’ai réalisé qu’elle voulait juste prouver que l’hypnose ne peut pas marcher sur lui..

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    Claude Cahun

    Mon chat qui passe son temps à vagabonder en extérieur surgit systématiquement lors de mes séances. Si je ne lui ouvre pas la porte il se met sur ses pattes arrières et gratte la porte jusqu’à ce que je lui ouvre…une fois à l intérieur il tourne autour de mon client et finit par se coucher à ses pieds… Étonnant 😉

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    Je pense qu’il est indéniable qu’il se passe réellement quelque chose, que ce soit l’hypnose ou la méditation, cela a bel et bien un effet sur eux. Alors la principale question que je me posent est surtout : « viennent-ils chercher quelque chose ou partager quelque chose ? »… ?

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    Je ne fais pas d auto hypnose et débute à peine la méditation pleine conscience depuis quelques soirs, et systématiquement lorsque je prends les écouteurs de mon téléphone pour me laisser guider par la vidéo YouTube que j ai choisie, mon sacré de Birmanie vient sur moi alors qu’il à déjà eu sa dose de câlins avant. Idem pour mon siamois, il vient se caler près de moi … je n ai pas réalisé avant de vous lire ?

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    Mes chats adorent l hypnose…2 maincoons……ils viennent près de moi…saitent sur moi en pleine séance voir sir vlients qui disent en retour j ai senti un poids sur l estomac effectivement la plus jeune fait 7kg. ……d habitude très calmes ils grattent la porte et font du bruit pour rentrer ds la piece…..
    Addict a l hypnose

    *

    Même comportement d’un de mes chats. Insistant derrière la porte. Pas toujours cependant. Ça dépend vraiment de l’intensité des émotions, des vibrations, etc … 
    ils sont réceptifs au négatif qu’ils absorbent (vont se coucher sur sac de sauge ensuite) ??

    *

    Quand je m’entraînais sur mon amie, c’est son chat qui était trans-porté…

    *

    Une voisine voulait que mon chat reste avec nous, au moment où elle est partie en hypnose mon chat lui a croqué le doigt de pied. Du coup sortie de transe direct et énorme éclat de rire. Le chat a fini dans le jardin pour finir la séance…

    *

    Mon chien aussi, en séance à la maison il est hyper calme, alors que c’est un grand bavard d’habitude. Il vient s’asseoir à mes pieds, soupire ou grogne exactement au bon moment ?
    *
    Régulièrement Oui, les chats interviennent pendant les seances de mes clients en visio. La même chose est arrivée une fois avec deux chiens aussi.
    *
    J ai perçu la même chose chez une mouche qui est resté près d une semaine dans mon cabinet. Dès que l hypnose commençait elle se posait près du client. J ai remarqué aussi qu elle se frottait les pattes et les ailes aux moments clés de la séance. C était incroyable ! Les animaux sont d une intelligence phénoménale… ou alors c est nous qui sommes parfois assez crédule pour projeter sur eux nos attentes et notre caractère. Allez savoir.
    *
    Chaque fois que je fais une hypnose en visio ou en presence, mon chat vient dans la piece, se pose a côté soit de moi soit du client (j hesite souvent a la laisser venir, question allergie et aussi car parfois elle va gratter ou grimper sur la personne) et de même qd je prodigue des soins energetiques et reiki, et comme hypnose et magnetisme sont intimement liés… Je ne suis pas surpris ?
    *
    2 séances en visio pendant le premier confinement. Une fois le Persan et le Mainecoon de la cliente qui se promenaient sur son bureau, passaient sur le clavier, puis repartaient derrière elle dans une sorte de ballet de chats chelou. L’autre, un client dont le chat courait, sautait partout dans la pièce comme un dingue pendant toute la séance. Et aussi une fois, a 3h du matin pour elle, en France, une dame me demande d’appeler au téléphone sa fille en Espagne qui est en panique car elle est convaincue qu’il y a une sorte de fantôme chez elle, ce soir là, qui fait tomber des objets alternativement entre sa cuisine et son salon. Et là c’est mon propre chat qui a fait des trucs que je ne l’ai jamais vu faire. A couru à une vitesse que je ne pensais pas possible pour son corps de félin pendant 10 bonnes minutes partout, comme si elle était possédée, la pauvre bête, et en fin de course, il m’a attaquée les jambes !!! Pendant 10 bonnes minutes il faisait le dos ronds poids hérissés ( manquait plus que le feulement) et me sautait subitement sur une jambe en me mordant.
    *
    Le chat Jimmy, vagabond est toujours à la fenêtre pour venir m’ aider, je lui ouvre et s’ en va, la séance finie . Les chevaux que je connais mieux sont nos miroirs et de grands thérapeutes , un jour peut être ils feront le taf , moi j’ aurais juste à regarder leurs réactions.
    *
    Oui séance en visio la moitié de la séance j’ai eu un chat qui passait devant la caméra
    *
    Je confirme ouistiti est une vraie minette « thérapeute « aussi bien en presentiel que par visio
    Elle vient se coucher contre ou sur le client en début de transe et part quand tout s apaise. Pour la visio elle se posait sur le clavier de l ordinateur … comme si elle captait l énergie de la personne.
    *
    Je dis ça avec mes mots. oui idem de grands sensibles, je viens de faire un horse coaching, c’ est extraordinaire chez les chevaux.
    *
    séance de groupe, 9 personnes, 3 chats à l’écran (les accompagné.e.s ont les yeux fermés, moi je vois leur chat…)
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    Sandy Skoglund, « Radioactive Cats » (Chats radioactifs), 1980, Centre Pompidou

    CADEAUX!

    Vous êtes toujours là? Cadeaux!

    Etre à poil devant son chat »

    Chats jouant de la guitare

    When Cattitudes Become Form

    Sleeping cat with a microphone

    Et encore un! (moi, je l’adore!). Cliquez ici et branchez un bon casque ou des hauts-parleurs qui gèrent les basses et laissez-vous emporter: CAT’S PURR

    … il ne me reste plus qu’à accueillir la prochaine expérience, sans rien attendre, simplement être là 🙂

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    Photo de Camille Schweickhardt Avec Couscous.

    © Marie Lisel

  • L’imaginal de Ma Soeur

    L’imaginal de Ma Soeur

    Mardi 28 février 2017, j’ai passé mes 2h20 de voyage en belle conversation avec une religieuse, sympathique. Nous avons évoqué… les croyances, rituels, objets consacrés, prières et demandes (à quelque chose en moi ou à quelque chose en dehors de moi), ce qui agit (en moi et hors de moi), le focus, l’hypnose, la foi, le rêve lucide, le rêve éveillé, la délivrance, l’apparition et même le service d’exorcisme officiel de l’Eglise… Fantastique! Surtout que j’étais en route pour Paris, bien à l’heure pour hypnologie, où Cyrille a conclu son cours sur l’imaginal à l’Arche.

     

    SYNCHRONICITE / HASARD / PROVIDENCE

    • Rencontre
    • Hasard – destin – coïncidence – synchronicité – providence – …
    • Régler le degré d’(in)certitude de ses croyances selon les besoins

    L’OBJET ET SON RAPPORT A L’IMAGINAL

    • L’objet et son rapport à l’imaginal
    • Mes représentations internes
    • Projection d’une représentation sur un objet
    • Insight
    • Les filtres
    • L’objet et le rituel utilisés comme support et catalyseur

     

    1) SYNCHRONICITE / HASARD / PROVIDENCE

    Une rencontre surréaliste

    Mardi 28/02/17, vers 15h, ma Soeur et moi, toutes deux munies d’un « billet strapontin » (le billet du pauvre), attendions avec d’autres voyageurs le passage du contrôleur du train IZY Bruxelles-Paris pour recevoir (ou non) la permission de nous asseoir dans le wagon entièrement vide des premières classes (juste à côté) ou bien des instructions pour trouver une place en seconde plus loin ou bien un « non » bien sonné. Chacun.e est un peu stressé.e car certains chefs de trains refusent la moindre concession et le voyage est long sur ces mini-planchettes dans le couloir.

    Les personnes du groupe « strapontin » plaisantent (ben oui, on est encore à Bruxelles!) Un monsieur me demande de l’aider dans ses mots croisés… je tente de comprendre les mots sur sa feuille avant de me rendre compte qu’ils sont en serbe (c’était une blague). Une dame d’origine africaine très opulente se marre en râlant de ne pas pouvoir caler ses deux fesses sur ce « siège-string », etc. L’humeur est belle.

    Finalement, le chef de train arrive et engueule tout le monde en brusseleir, avant d’éclater de rire. Il nous invite en première et fait semblant de prendre les commandes des boissons de façon mondaine (il en fera d’autres, en interpellant un garçon plus loin, à qui il dira que vu sa tête il n’a pas le droit à un tel siège, avant de l’inviter à rejoindre la joyeuse assemblée, etc). Hilarité générale. Les personnes qui ne se connaissaient pas en entrant dans le wagon se rassemblent dans des sièges à 4 ou à 2 et papotent. Moi, je m’assieds en face d’une Bonne Soeur en habit, après lui avoir demandé si elle acceptait un brin de causette. Sourire.

    Et c’est parti pour une rencontre magnifique!

    Hasard – destin – coïncidence – synchronicité – providence – …

    Comment se représente-t-on le fait que quelque chose arrive pile quand et où cela a du sens pour soi-même?

    – Hasard (rien n’a de sens) et destin (tout et écrit) –

    Certains parlent de « pur hasard » ou de « coïncidence » (rencontre aléatoire, fortuite et vide de sens), d’autres de « destin » (je me souviens d’une conversation avec une personne qui m’affirmait que « tout est écrit »).

    – La Providence –

    Ma soeur, elle, appelle cela « La Providence« . Pour elle, ce qui arrive dans un contexte précis est « ce qui est permis par Dieu », comme le fait qu’elle a assisté la veille de notre rencontre au débitage d’un cèdre de la ville de Bruxelles abattu par la tempête, alors qu’elle rêvait d’entamer une sculpture dans ce bois (je précise qu’elle sculpte entre autres à la tronçonneuse! Je suis fan!), avec lequel elle a une longue histoire (elle en a récupéré un beau morceau dans son sac à dos).

    Sa définition « Ce qui est permis par Dieu » (il le permet mais ne le crée pas) est différent de ce que Le Larousse annonce comme Providence: Action par laquelle Dieu conduit les événements et les créatures vers la fin qu’il leur a assignée. Cela ressemble plus au destin. A creuser.

    – synchronicité par agents internes –

    Moi je parle de « synchronicité », d’abord sans aucune notion de mysticisme, « occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit ».

    Percevoir ces signes et leur mise en lien me met toujours en joie (même quand le signe indique une impasse), car cela signifie que ma sensibilité est ouverte, que mon système sensoriel est réglé sur un fonctionnement incluant la 3ème dimension (l’imaginal) en plus du monde sensible et du domaine conceptuel. Lorsque cela survient plusieurs fois d’affilée, je sais que « je vois », je suis capable de prendre en compte la partie du réel qui fait écho à un questionnement ou à une préoccupation interne, mais aussi à des représentations de mon monde intérieur. Cela se passe alors dans le champ de l’attention (« consciemment », je me rends compte que je suis sur ce mode) et hors de ce champ (le signe « surgit », de façon étonnante, capté par une partie de moi hors du champ de mon attention et prend un signification importante pour moi et difficile à transmettre à autrui).

    Par exemple, je cherche à comprendre les différents archétypes (représentations animales, personnes décédées qui ont compté pour moi, lieux…) rencontrés dans mon imaginal et notamment les signes catholiques que mon imaginal conserve et développe, malgré le fait que je ne ressente aucune « foi » et que les religions ne sont vraiment pas ma tasse de thé (notamment en rapport avec la place que la plupart accordent aux femmes). J’ai fini par accepter ces deux archétypes catholiques internes et par leur permettre de prendre leur juste place, en testant différents positionnements. Ma dernière autoprescription de tâche (reçue en voyage dans l’imaginal par quelque chose en moi qui n’est pas « je ») est de jouer avec les représentations dans l’imaginal mais aussi dans le monde sensible: symboles tangibles, objets, noms, rituels… d’expérimenter dans la vie de tous les jours, d’expérimenter dans l’imaginal et d’analyser tout cela (mettre en concepts)…

    Juste avant de prendre le train, je venais de dénicher sur la Place du Jeu de Balle, une icône qui me plaisait (ce qui n’est franchement pas évident!), une heure avant de me retrouver face à une personne qui la connaissait très bien. C’est ainsi que mon immaculée rencontra les mains de Ma Soeur!

    La notion de synchronicité peut donc être envisagée « en interne »: quelque chose à l’intérieur de moi communique par ce filtre, cette attention et cette projection sur l’événement extérieur. Quelque chose me préoccupe (dans la réalité sensible, l’imaginal, la construction conceptuelle), ce qui oriente mes capteurs sensoriels, consciemment ou non, vers les éléments intérieurs (discours intérieur…) et extérieurs (je vois, j’entends…) en relation directe ou indirecte avec ce thème (dans le réseau complexe des influences dans nos processus psychiques) et je projette alors sur ces éléments mes représentations internes. Ils m’apparaissent dès lors comme profondément porteurs de sens, s’intégrant dans un réseau de significations et passent par mon corps (impression d’expansion, d’alignement…).

    Finalement, c’est une sorte de surgissement de mon imaginal dans le quotidien, dans le monde sensible, à travers des objets extérieurs, d’où l’impression d’étrangeté voire de magie. C’est une impression étonnante, que j’aime ressentir! Il suffit pour cela de la laisser monter sans la contredire par un discours « rationnel », d’accueillir la fluidité, de laisser faire, laisser s’imprégner l’être entier sans privilégier le mental.

    – synchronicité interne ET connectée à “quelque chose de plus grand que moi” –

    Du coup, cette notion peut aussi être vécue et interprétée de façon plus mystique: ma version est « Je fais partie du grand tout, à l’intérieur duquel les éléments se connectent et communiquent » (j’en ai parlé dans les articles sur les rêves lucides, notamment le dernier).

    Pour d’autres, ce “quelque chose à l’extérieur de moi qui m’envoie un signe à travers les synchronicités” peut-être la Providence du dieu catholique comme bien d’autres croyances, du polythéisme aux extraterrestres.

    Régler le degré d’(in)certitude de ses croyances selon les besoins

    Personnellement, il m’arrive de laisser mes croyances flotter. Autrement dit, je laisse les deux se cotoyer. La synchronicité interne est de toute façon “vraie pour moi” et l’agentivité externe “je fais partie des connexions du grand tout” peut s’y ajouter ou non, à des degrés variables. Cet état fluctuant de flottement de croyances non tranchées permet d’accéder à un état, si riche et agréable, de ce que j’appelle la fluidité de la vie, en ouverture et en connexion.

    A certains moments, il est préférable pour moi de privilégier la notion “d’interne” et de laisser de côté la partie externe (pour faire de l’hypnose et PNL en entreprise, par exemple).

    A d’autres moments, il est intéressant de laisser la partie externe prendre une très large place, pour accéder à des expériences et les vivre pleinement (avec la capacité semblable à celle des enfants qui intègrent des croyances “on disait que…” et qui vivent dans un autre monde le temps d’un jeu). Pour comprendre de l’intérieur, pour entrer dans l’expérience, l’intégration de la croyance est essentielle.

    S’il s’agit de pousser à fond une croyance qui n’est pas du tout la mienne, alors c’est un jeu, toujours honnête et respectueux (assister à une cérémonie, interviewer une personne en entrant dans son univers).

    S’il s’agit de pousser à fond le curseur de l’une de mes croyances, c’est facile mais cela peut être un piège car il faut pouvoir s’en détacher, “revenir” et fonctionner à nouveau en rue. Car prendre le métro lorsque l’on est “ouvert et connecté” peut être très très fatigant!

    Encore faut-il pouvoir reprendre de la distance, de la hauteur, de la liberté, rendre possible le “passage” entre les croyances. C’est pour cela qu’il est important d’installer en amont les conditions d’une “connexion et d’une déconnexion”, avec un système de vigies et de fusibles, car s’il est simple de déconnecter cette croyance externe après une balade en forêt ou une rencontre magique (comme celle que je raconte ici, avec Ma Soeur qui me parle de l’Immaculée dans un train), cela l’est moins après un trip de plusieurs jours, comme un voyage à l’étranger ou un stage en immersion. Ainsi, la croyance « mystique » (je reçois des signes de l’extérieur) et la croyance plus carrée d’un fonctionnement de processus internes (mes préoccupations agissent sur mes filtres de perception et sur mes projections sur des éléments extérieurs) peuvent intervenir selon les besoins que demande mon positionnement, mon alignement, mon ancrage, différents dans chaque contexte, dans chaque « ici et maintenant ».

    Cela demande évidemment une pratique progressive dans les 3 domaines (sensible, qui implique le corps! / imaginal / intelligible): un véritable entrainement pratique dans la vie courante et dans les rêves éveillés et/ou lucides ainsi qu’une réflexion sur les concepts (merci aux lectures diverses et aussi au cours de Cyrille)… Cela en vaut la peine, surtout pour les hypnopraticien.ne.s 🙂

     

    2) L’OBJET ET SON RAPPORT A L’IMAGINAL

    Comment un objet extérieur peut-il jouer un rôle dans nos processus psychiques internes, en rapport avec la notion d’imaginal?

    Me voilà donc avec mon objet dans le train: une vierge avec enfant, de 15 cm environ, avec une couronne discrète, entièrement blanche… dans les mains de Ma Soeur, qui l’inspecte avec tendresse et m’explique les détails de la version « Marie Reine immaculée » de la Vierge Marie (car, je ne le savais pas, il y a plusieurs versions de la Vierge, avec des noms et des accessoires différents) et leurs significations.

    Mes représentations internes

    Dans mon imaginal, quelque chose s’impose à moi. Des représentations apparaissent en dehors de ma volonté et interagissent avec d’autres représentations. J’apprends au fil du temps à les connaitre. Si je ressens le besoin d’une transformation, je cherche de l’aide pour le faire en toute bienveillance (je ne force rien, je discute, interroge, cherche, demande, accueille ce qu’il est nécessaire que je traverse…), de façon à ce que les représentations de mon imaginal correspondent à mon alignement. Il peut s’agir par exemple de “la boule noire dans la gorge”, d’une terre dévastée par le feu, d’un animal guide, de la figure de ma sagesse, d’une chaine lourde qui me relie au rocher familial, de l’Immaculée… C’est un équilibre à trouver entre l’acceptation des découvertes de l’exploration et le travail de transformation des processus psychiques.

    En séance, l’hypnothérapeute se positionne en guide pour que la personne qu’iel accompagne explore et transforme ses représentations, avec les techniques d’hypnose éricksonienne et de PNL (la boule noire pâteuse devient de plus en plus claire, plus molle…) et avec d’autres techniques dont le rêve éveillé dirigé (rencontre d’une fée qui applique un onguent, discussion avec des ancêtres…).

    Projection d’une représentation sur un objet

    Dans la vie courante, je rencontre un objet avec lequel il se passe quelque chose de particulier. Il m’attire. Je le ressens comme mien. Quelque chose en moi dont je connais plus ou moins la représentation imaginale se projette dans un objet extérieur. J’accepte cet objet comme objet de transition et je peux dès lors m’adresser à une partie de moi à travers lui.

    Ce qui est plus étonnant, c’est qu’une personne extérieure puisse par un discours qui n’est pas le mien (dogme catholique), me donner des clés de lecture qui se révèlent non seulement intellectuelles (domaine intelligible) mais aussi reliées au domaine de mon imaginal. D’où l’insight!

    Insight

    L’éclairage de Ma Soeur sur mon objet a provoqué une série d’insight. Autrement dit, les explications liées au dogme catholique (que je connais peu) m’ont éclairée de façon profonde sur la fonction que cet archétype précis remplit dans mon imaginal personnel, permettant un état de compréhension profonde.

    Si cette représentation en tant qu’objet sur le marché aux puces m’a attirée et pas une autre (a attiré quelque chose en moi que j’ai laissé faire, disons… sur le mode flottant dont j’ai parlé plus haut), c’est qu’elle correspond à ma représentation intérieure et à sa fonction. Pourtant, cette correspondance n’était pas consciente pour moi. Je me demandais vaguement pourquoi un archétype catho dont je porte le prénom… et j’avais ignoré des détails (couronne, blanche…). Simplement, j’avais « senti » l’adéquation entre l’objet et ma représentation intérieure et la possibilité donc d’expérimenter des processus liés à l’imaginal avec cet objet.

    L’exploration de mes représentations interne s’enrichit donc de certaines explications extérieures, triées par mon filtre qui laisse passer ce qui correspond à cette représentation, consciemment ou non et qui s’intègre en provoquant l’insight. Les autres glissent au loin.

    Les filtres

    Outre le filtre interne qui trie les connexions, mon “je” a le pouvoir de refuser d’intégrer certaines connotations. Le “Ca, je ne prends pas”, des hypnos, entrainés à ne laisser passer que les suggestions positives, s’applique aussi à la construction des représentations.

    Par exemple, dans l’explication de la blancheur, j’ai retenu l’idée de “laver” de l’immaculée. Dans celle de la couronne, le “Marie Reine” a provoqué un insight (ma filleule m’appelle Marierraine: Marie + marraine) mais “la vierge reine qui règne sur le monde avec l’enfant” n’entre pas dans mon archétype personnel. Je l’ai donc laissé de côté. Il ne me concerne pas. J’ai carrément oublié une bonne part des explications car elles n’entraient pas en résonnance avec la représentation de mon archétype interne. Mes filtres conscients et inconscients font le tri de façon à ce qu’elle corresponde d’une part à ce que j’ai exploré dans mon imaginal (entité rencontrée lors de mes voyages), d’autre part à ce que je désire mettre en place avec une intention (ici, un processus qui me permet de ne garder que ce qui est à moi après un travail avec mes clients). Le “je” a donc aussi son mot à dire!

    Sans cela, les suggestions extérieures pourraient construire une représentation négative, qui transformerait les processus psychiques de façon inadéquate pour la personne ou carrément néfaste. L’intention (ce que je désire mettre en place), l’attention (focus) et l’entrainement sont des ingrédients incontournables.

    L’objet et le rituel utilisés comme support et catalyseur

    Parmi les processus qui permettent la transformation de la subjectivité (dont les techniques hypnotiques), le recours à l’objet et au rituel est utilisé comme un support et un catalyseur.

    En hypnose, les objets et rituels sont présentés comme supports de nos processus internes. Il n’y a rien de “magique”, spirituel ou religieux dans leur utilisation. Ils facilitent simplement notre exploration par des actes, des paroles, des objets… ce qui permet de passer par le corps, par le sensible, par les sensations, les impressions, le concret. Erickson utilisait d’ailleurs beaucoup les prescriptions de tâches pour favoriser et intégrer les transformations internes. D’autres praticien.ne.s utilisent des figurines, dessins, chansons, danses…

    Dans certaines pratiques, les objets et rituels sont présentés comme porteurs en soi de pouvoirs de transformation (qui viennent alors de l’extérieur de soi). Pierre, bourse de médecine, tisane, ascension d’une montagne, prière, autel, grigri, doudou d’enfant, slip porte-bonheur du footballeur, icônes, imposition des mains…

    Dans des pratiques intermédiaires, il est possible de donner un pouvoir à un objet ou à un rituel, en poussant le curseur de la croyance à fond, tout en gardant la possibilité, en sortant de l’expérience, de “remettre l’objet à sa place d’objet” et d’intérioriser complètement le processus. Pour reprendre l’exemple précédent, si le footballeur perd son slip avant un match, il peut alors concentrer ce qu’il y mettait dans un autre objet transitionnel ou s’adresser directement à sa représentation interne du “victorieux”. Alors que s’il a la croyance que seul ce slip a le pouvoir de lui donner la victoire, il se retrouve en état d’insécurité ou carrément de “prédiction d’échec” lors de la perte de l’objet, ce qui influence immanquablement sa performance (visualisation négative > modification des processus internes vers l’échec). Idem avec un rituel proposé dans un stage: si chacun reçoit de la part d’un guide, en positionnement d’accompagnant qui propose sans imposer ni interpréter, le pouvoir d’utiliser à sa manière le rituel et les objets, le changement peut se faire en toute autonomie et liberté. Si le gourou se présente comme seul porteur d’une transformation, avec son pouvoir et ses objets magiques, les participants deviennent dépendants. Il est alors facile pour un escroc de faire émerger des peurs et des problèmes pour vendre ensuite la solution que lui seul détient.

    En conclusion, comme l’interprétation des synchronicités, l’utilisation de l’objet et du rituel sont porteurs de liberté et de changements en autonomie si la personne qui les utilise les reconnait comme outils. Ils peuvent devenir sources de superstition, d’angoisse, d’échec et de gouroutisation si un élément extérieur en limite l’accès.

    Mon immaculée amplifie ma fonction interne de purification (pour laisser partir ce qui ne m’appartient pas après une séance). Si elle se brise, j’ai la liberté de passer par mes représentations internes et/ou de chercher un nouvel objet transitionnel. Je m’en servirai de temps en temps, pour l’expérimentation des processus de transformation de ma subjectivité. Mais j’ai l’habitude de travailler sans elle. La perte de l’objet ne peut entrainer la perte de la fonction.

    L’accompagnant (de soi-même ou de l’autre) n’est pas un gourou.

    Vive les hypnotiques!

    Et un très grand merci à Soeur Ezechielle!

    © Marie Lisel

     

  • Elargir le champ de sa liberté

    Elargir le champ de sa liberté

    L’hypnose éricksonienne saisit la personne dans son environnement, dans et par rapport à son monde. En arrêtant la perception ordinaire, en mettant de côté les stimuli afférents, en rendant le regard « intérieur », elle installe un focus qui met à jour la totalité des paramètres de l’existence, les déterminations habituelles, les représentations, les appartenances, le réseau d’influences (bref, ce qui agit sur ce que je considère comme « moi »), qu’il est alors possible de faire évoluer.

    Grâce au passage vers l’état modifié de conscience de l’hyperéveil, l’imagination devient véritablement active et créatrice. La puissance du rêve révèle les relations qui nous constituent, sous la forme de films intérieurs multisensoriels fantastiques… et nous offre le pouvoir d’explorer notre monde par tous nos sens, de le développer, de le cartographier, de l’ordonnancer de le transformer à la manière qui nous est propre.

    Les témoignages proposent une explication concrète de ces processus. Mes articles en déclinent différentes facettes. Vous pouvez également consulter les présentations des séances et des ateliers.

    Loin de pousser à « sortir de la zone de confort » l’hypnose éricksonienne permet d’élargir les limites de notre liberté!

    Quelques exemples:

    • négocier avec des parties de soi-même de façon à recouvrer une paix intérieure, prendre une décision, oser agir avec la retenue appropriée (qui assure la sécurité sans brider)
    • demander à une/des parties intérieures une co-création d’œuvre (j’entends une musique en moi, ma main écrit, j’observe un mouvement, ça chante en moi…)
    • réparer des blessures, tranquilliser des peurs, de façon à ce qu’elles ne soient plus des obstacles
    • vivre une situation une fois l’obstacle dépassé, le problème réglé (je suis parfaitement à l’aise en donnant ma conférence en auditoire) et ramener avec soi ce vécu et cette expérience
    • approcher son symptôme (réaction, sensation, émotion, addiction…) pour en comprendre le fonctionnement et générer un comportement ou une émotion constructive, en accord avec les fonctions occupées par le symptôme gênant, qui devient dès lors inutile
    • rencontrer des parties de soi et les amplifier, expérimenter leurs ressentis, leurs ressources, leurs différences et apprendre à les gérer selon les situations (ex : enfant intérieur, sagesse, aventurier, défenseur, ado foufou…)
    • récupérer des ressources enfouies, les rendre disponibles, leur permettre de s’accorder entre elles et de sans cesse s’améliorer
    • se rencontrer « en mieux » et modéliser ce moi idéal
    • lâcher du lest, enterrer des regrets, se libérer d’influences insoupçonnées
    • réconforter l’enfant que l’on a en soi de façon à lui permettre de grandir en s’épanouissant (et donc de vivre mieux les situations où cette part de nous avait mal ou peur)
    • améliorer un processus ou un pouvoir (récupération d’énergie, position méta, communication intuitive, résonances artistiques…)
    • traverser une zone d’ombre, la dépasser, la sublimer
    • vivre des expériences transformatrices (peak experience, compréhensions profondes, épiphanies…)
    • mettre en lien des stimuli et des réactions de façon inhabituelle (synesthésie, érotisme de zones dites neutres…)
    • entrer dans la musique, dans un tableau, dans un arbre… et se laisser aller dans l’expérience

    Je conçois l’hypnose comme un outil à (apprendre à) utiliser au quotidien, autant avec parcimonie qu’avec intensité, pour créer sa vie vers un mieux être, créer son travail artistique et créer son monde intérieur, chacun à son rythme, selon ses intentions propres et en toute sécurité.

    Bienvenue en séance et en atelier.

    © Marie Lisel

  • Rêve lucide programmé par l’hypnose

    Rêve lucide programmé par l’hypnose

    Lorsque l’on est en contact intime avec son fonctionnement intérieur, il est possible de faire des demandes à ce que l’on peut se représenter (de façon archétypale ou allégorique) comme une sous-personnalité. Personnellement, après m’être connectée avec lui, en autohypnose, je m’adresse à mon « pilote intérieur » plus ou moins de cette façon (c’est un exemple) : «Je me sens anxieuse, je désire vivre un rêve lucide qui m’aide à débloquer la situation. Ceci dit, j’accueille ce qui vient, que cela corresponde à mon désir ou à une autre solution car je te fais confiance. Merci».

    Parfois, je pressens qu’un rêve lucide pourrait me faire avancer sur une question qui tourne en rond et je me concentre, avant de dormir, sur cette intuition.
    Mon archétype « pilote automatique » entend (ou pas) mon souhait de « rêver de façon lucide et de m’en souvenir au réveil ».

    Cette nuit, il l’a exaucé… Je me suis réveillée en paix. Ravie d’avoir vécu, en plus, un précieux moment de peak experience intense!

    Je suis derrière une vitre sans tain, dans une pièce dont la baie vitrée donne directement sur le coeur de la forêt. J’observe un gros nid, à la hauteur de mon nombril, où un oisillon coloré, qui ne tardera pas à s’envoler dans quelques jours selon l’état avancé de son plumage, attend le bec ouvert de recevoir sa nourriture.

    Un renard aux traits juvéniles arrive timidement. Il le regarde, curieux et gourmand, immobile car se demandant visiblement comment s’y prendre. Les deux animaux sont tout autant magnifiques l’un que l’autre.

    Mon réflexe est de contourner la vitre très longue qui nous sépare, pour intervenir et empêcher le sang de couler. Mais, en pleine course, mon pas se suspend (arrêt sur image, la scène sur pause, en véritable suspension dans l’air), le temps de me permettre de réaliser que le renard a aussi le droit de vivre et de se nourrir. L’oiseau, lui, mange bien des insectes et des vers… Je choisis de m’éloigner.

    Je vais alors me mettre en position de méditation dans une clairière, pour pleurer la vie qui part, mais aussi accueillir la vie qui grandit… pour laisser circuler les cycles à travers moi, les ressentir et accepter la mort de l’oisillon.

    Une temps incertain passe. L’oiseau-mère (je le suppose, je le sens) vole vers moi, autour de moi, de plus en plus près, me frôle en piqué. Je suis un canal. Je ressens sa colère (je n’ai pas sauvé son petit). Je ne protège pas mon visage de son bec ni de ses pattes. Les bras ouverts, j’accueille.

    Elle se transforme alors en femme et vient se blottir contre moi, le dos agité par les spasmes des pleurs. Sans un mot, elle lâche. La tempête se calme progressivement. Apaisée, elle s’endort. Je n’ai toujours pas bougé. Je (mon corps, ma chaleur, mon acceptation, mon accueil) suis un réconfort pour elle. Mais je continue à me laisser traverser, à ne rien faire, ni mots ni geste ni changement de position. Juste être.

    Je fais partie de l’univers, du grand tout, macrocosme et microcosme, anecdote et cycle long, aiguille de mélèze et étoile polaire, rosée, pierre, oiseau, renard, mouvement lunaire… Le ressenti est si puissant, l’équilibre est si juste, que je me sens pleinement centrée, sereine, connectée, traversée des mouvements du monde, de tout ce qui existe dans les « ici et maintenant » (avec la certitude qu’il y en a plusieurs, mais sans discerner comment cela procède).

    Après un temps impossible à mesurer vu le réseau de distorsions temporelles imbriquées les unes dans les autres, des oiseaux commencent à chanter.  La femme dans mes bras se réveille, s’étire, s’ébroue et s’élance vers le ciel, en petit oiseau coloré, vive.

    Je me réveille moi aussi, je remercie mon pilote intérieur d’avoir permis à ce rêve de se déployer et je rêvasse dans mon lit… c’est dimanche matin… cet après-midi, j’irai me balader au bois de Vincennes. Je souris.

    Il suffit d’oser… et de s’entrainer 😉

    © Marie Lisel

    Image: C. A. Vaucher (naturaliste)
    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

  • Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal

    Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal

    Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.

    Je vous propose ici d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?

    Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée temporairement ou à long terme, seule ou en juxtaposition avec d’autres.

    Je suis (entre autres) un chat. Et vous?

    Se rendre sensible à son animalité par l’hypnose

    L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain vit sa très grande liberté de choix au risque de se perdre, de s’angoisser, de regretter…

    L’hypnose permet l’expérience d’un autre mode de perception que le mode habituel, un mode « animal », qui met l’accent sur l’intuition, la lecture de la position, des mouvements, des microgestes, du ton de la voix, de la respiration, des odeurs, des vibrations, de la lueur dans le regard, du rougissement de la peau, du hérissement des poils, du tonus musculaire, de la chaleur corporelle, des tensions… L’animalité de l’humain est ainsi mise en éveil.

    Même la personne la plus passive provoque des réactions (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention) chez ceux qui s’en approchent. Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont teintées d’influences réciproques. Un exemple évident : dans un même champ socio-culturel et avec un look semblable, pourquoi une personne inconnue nous apparaît-elle sympathique et une autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.

    L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humain est souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence. D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance…

    Explorer nos réseaux d’influence grâce à cet état d’animalité

    L’humain est régi par un réseau d’influence dont il n’a en grande partie pas conscience. Nous vivons au sein d’une multitudes de relations!

    En les explorant, en les traversant, en les transformant selon nos intentions, nous « mettons à jour » (dans les deux sens du terme) ce qui nous constitue.

    Grâce à l’état hypnotique, il est possible de focaliser l’attention sur ces perceptions infimes qui échappent à notre attention et de parcourir ce réseau d’influences qui guide nos pensées, émotions, réactions, actions, préférences, répétitions…

    Ainsi, ce qui engendre le symptôme n’est pas « effacé » mais relié autrement, en portant l’attention nécessaire à son réseau de déterminations relationnelles.

    En envisageant l’hypnose de cette manière, la peur de la perte de contrôle est renversée. Il n’est en effet pas question de perdre sa maîtrise (illusoire) mais bien de s’approprier les liens de dépendance et d’influence pour davantage de liberté et de responsabilité.

    Récupérer des ressources grâce à l’imagination active

    Chez Erickson, fondateur de l’hypnose qui porte son nom, « l’inconscient » n’est pas, comme en psychanalyse, un réservoir de refoulé générateur de pulsions menaçantes, mais bien un réservoir de ressources aidantes. Erickson proposait à ses patients de découvrir et d’activer ces ressources ignorées pour établir une modification dans leur fonctionnement. Il offrait les conditions à chacun de s’approprier librement (transformer, détourner…) le système des forces inconscientes. (Alors que les hypnotiseurs du temps de Freud plaçaient leurs patients sous hypnose pour leur suggérer l’abandon de leurs symptomes. Seul le praticien était actif dans l’opération).

    La recherche du « pourquoi le trouble est-il apparu? », à la manière psychanalytique, de même que l’interprétation des symboles, la compréhension rationnelle, la prise de conscience, ne font pas partie de ses outils. Au contraire, il privilégiait les métaphores, les actes symboliques, la confusion, pour aller vers le « comment améliorer l’existence? ».

    J’ajoute, sans développer, qu’Erickson a habité dans une ferme, dans le Wisconsin, non loin d’indiens hommes médecines, et qu’il a inclus des animaux dans le relationnel avec certains patients.

    Accéder au monde intérieur : « l’imaginal »

    Depuis le début de l’humanité, des humains se mettent en condition de diverses manière impliquant la transe, pour recevoir des présages, pour se mettre en lien avec la nature, pour deviner le bon choix… en orientant l’attention vers le ressenti intérieur, en suspendant les facultés volontaires.

    Ainsi, en focalisant sur les sensations, l’humain peut obtenir un grossissement de ce qui le parcourt sans être détecté en état de veille ordinaire.

    Pour permettre l’apparition de ce monde intérieur, la « conscience » (attention portée à des éléments habituels, volonté…) est limitée. Personnellement, je ne travaille pas en « perte de conscience » car je préfère les séances où une partie de la personne a conscience d’être en séance, observe ce qui se passe sans juger, accueille les informations délivrées, pose ses choix, reste vigilante, me parle… côtoie une autre partie qui explore son pays intérieur, comme dans un rêve. Ce double état ressemble d’ailleurs à celui du rêveur lucide.

    Dans ce monde, que nous nommons en hypnologie « imaginal », des images multisensorielles (ce que j’entends, vois, ressens, sens, goûte, etc) se déploient, engendrant des émotions et des compréhensions profondes (différentes des compréhensions intellectuelles). L’approche se fait donc par la présence au corps. Au présent.

    Les sensations opposées peuvent cohabiter de façon compatible. Les doubles sensations (lourd-léger, chaud-froid, doux-dur, agréable-désagréable, serré-ouvert, proche-lointain, sombre-lumineux, chuchoté-assourdissant…) sont d’ailleurs caractéristiques de l’état d’hypnose où la rationalité habituelle ne règne plus en maitre et où il ne nous reste plus qu’à goûter à ces mélanges, avec tous nos sens.

    Et, en traversant l’imaginal, en expérimentant ce qu’il y a à expérimenter, les changements s’opèrent…

    En hypnose éricksonienne, l’exploration ne se double pas fréquemment d’une symbolisation animale, contrairement au shamanisme, au néo-chamanisme ou à des propositions intermédiaires comme celle de S. Gallegos (dont vous pouvez consulter la conférence donnée à l’Arche, dans le cadre du cours d’hypnologie.)

    Sans généraliser pour autant cette pratique, pourquoi s’en priver ? Parcourir l’imaginal avec des capacités animales est autant efficace qu’exaltant 🙂

    Parcourir l’imaginal, avec nos pouvoirs sensoriels animaux, par l’hypnose

    Chez trop d’hypnotiseurs (que je ne cautionne pas), ces voyages sont dirigés, dans un monde imaginaire simpliste et imposé, selon des scripts (lecture de scenarios préécrits). Par exemple : « Vous êtes sur une plage de sable blanc. Le ciel est bleu. Il y a quelques nuages. Vous entendez les mouettes. Vous sentez le vent léger et l’air iodé. Avancez vers le rivage et écrivez avec l’index c-i-g-a-r-e-t-t-e sur le sable, puis regardez les vagues effacer le c, le i, le g… il ne reste plus que le mot…  arrête ». Argh !

    La variante est le script souple (préécrit, appris et non lu), qui s’adapte plus ou moins au sujet.

    En création sonore hypnotique fixée sur support, cette méthode devient un « rêve éveillé dirigé », qui peut être un parti pris artistique intéressant (que j’ai d’ailleurs appliquée à bOa), même si ce n’est pas la seule possibilité. En atelier avec des groupes, je m’oriente davantage vers la méthode « intermédiaire », plus ou moins libre selon les objectifs, le contexte et ce que je ressens du groupe. Parfois, l’atelier peut aussi être accompagné sur un mode libre, avec quelques balises et un travail préparatoire.

    En atelier ou en séance, une façon de faire intermédiaire est de passer l’entrée de l’imaginal avec une intention, comme fil conducteur de « ce qu’il y a à faire » dans le voyage. L’accompagnant, ici, laisse la personne en transe libre de ses choix et de ses actions, il n’impose pas le « paysage », mais il oriente le voyage selon un axe déterminé au départ (« se couper d’une relation toxique », par ex) et utilise des protocoles (structures de leviers de changement) qu’il adapte au plus près de l’accompagné. Il m’arrive souvent de travailler dans ce sens à un moment donné de la séance, en suggérant, par exemple, une réunion avec « tout ce qui et tous ceux qui » qui sont impliquées dans la résolution de l’intention, de façon à travailler en négociation de parties, ou encore une transformation du lien symbolisé par les sous-modalités, ou une RHV ou une modélisation ou… Quand? Lorsque je « sens » que c’est le moment.

    Une autre façon de travailler propose d’entrer dans l’imaginal avec une intention et de visiter différentes contrées spécifiques, apportant différents bienfaits, tout en laissant advenir les situations et les rencontres (les leviers de changement sont alors non-protocolaires).

    Une autre est d’entrer dans l’imaginal avec une intention et d’appeler des guides, les uns après les autres, pour avancer avec eux étape par étape.

    Une autre encore, propose d’entrer dans l’imaginal avec une intention puis de laisser advenir les situations et les rencontres.

    Les variantes sont innombrables. Voyez l’article sur le REAH

    Enfin, il est également possible d’entrer sans intention ni direction et d’accueillir ce qui vient. Le seul fait de se connecter avec ce qui, en nous, crée des liens, des ressources, des énergies nouvelles… permet de réparer, de transformer vers un mieux-être.

    Les scripts préécrits imposés sont pour moi rédhibitoires en séance. En ce qui concerne les autres façons de faire, je m’adapte à chaque fonctionnement et intention, sans forcer mais sans lâcher non plus, en accompagnant de façon plus ou moins affirmée, selon ce qui émerge pas à pas, de façon à ce que la personne jouisse d’un maximum de liberté tout en se sentant en sécurité, à l’aise. Parfois, une séance accompagnée « de plus près » est plus rassurante pour une personne peu habituée à prendre des initiatives. Parfois, il est intéressant de désigner un chemin pour faire un exercice d’écolage sympathique (apprendre à garder l’attitude accueillante et confiante, sans jugement, se servir de la « boite à outils », parler en transe, laisser le mouvement intuitif se faire, jouer…) avant d’emprunter une voie plus chaotique. Parfois, surtout pour les personnes bien ancrées qui préfèrent l’autonomie complète, je reste simplement là, disponible, attentive, connectée des coussinets aux vibrisses 😉

    Il suffit d’oser!                =^_^=

    © Marie Lisel

  • Hypnologie

    Hypnologie

    Par quels moyens peut-on avoir accès à la transformation de la subjectivité?

    L’hypnologie – recherche interdisciplinaire sur les processus hypnotiques et les dynamiques de l’expérience subjective, menée par Cyrille Champagne- tente de répondre précisément à cette question.

    « Les cours d’hypnologie présentent des éléments de connaissances gravitant autour de l’hypnose : phénoménologie, sciences cognitives, psychologie, voies introspectives, anthropologie … Ils sont présentés sous un angle interdisciplinaire issu du département Recherches de l’Arche. Ces cours servent l’approfondissement théorique de l’hypnose, et sont orientés vers des grilles de lecture et des aspects concrètement applicables en accompagnement. Ils sont ouverts à tous, gratuitement les mardi soirs à Paris, où ils sont suivis d’un temps d’échange avec le public. » Arche Hypnose

    A consulter en ligne:

    Le cycle 2017/2018

    Cette année nous vous proposons :
    4 conférences d’invités spécialisés (retranscrites intégralement en vidéo)
    5 modules thématiques de 2 à 3 cours chacun (retranscrits en vidéo sauf questions-réponses) ,
    1 module de cours pratique (hors-vidéo)
    1 module participatif (hors-vidéo)

    Programme général 

      • Cours : L’expérience subjective du corps : corps vécu, représentations du corps, corps imaginal. // Septembre & Octobre 2017 // 
      • Cours : L’expérience subjective du temps : temporalité, agents et identité. // Novembre & Décembre 2017 // 
      • Cours : Les aprioris du mieux-être. // Janvier & Février 2018 // 
      • Cours : L’attribution d’agents : agentivités, moteurs d’actions, identité. // Mars & Avril 2018 //
      • Cours : Les suggestibilités internes et externes : un modèle hypnologique. // Mai 2018 //
      • Conférences : Raphael Milliere, Bernard Frit, Olivier Piedfort, et James Morley
      • Pratique du Reve Eveillé Dirigé , niveau 2, réservé aux étudiants du niveau 1. // Novembre 2017 à Février 2018 //
      • Module participatif expérimental : Séquençage de structures hypnotiques. // Juin 2018 //

     

    Modalités 

    Tous les cours sont gratuits, ouverts à tout public, en portes ouvertes à :
    ARCHE, 40 rue Louis Blanc à Paris 10ème, métro Louis Blanc
    (attention, le lieu est susceptible de changer en cours d’année) 

    Durée : 1h00 de cours + 1h00 de questions-réponses et de partage avec le public.
    Ouverture des portes : 19h00 . Le cours commence à 19h30 précises.

    Les annonces, modifications ou annulations éventuelles etc , sont exclusivement sur le groupe Facebook Hypnologie
    https://www.facebook.com/groups/hypnologie/.
    Les vidéos sont en ligne sur notre chaine Youtube et sont relayées sur ce même groupe Facebook.

    Pour les soirées « Invités » : une réservation weez-event est mise en place , l’entrée reste gratuite.
    Les informations de réservations de ces soirées sont également uniquement sur ce groupe Facebook.

     

    Programme et planning détaillé

     

    Cours : L’expérience subjective du corps : corps vécu, représentations du corps, corps imaginal. 

    Sensorialité, motricité, cartes somatosensorielles, proprioception, schémas corporels, énergie, représentation spatiale, … issues de disciplines différentes, de nombreuses approches du corps se complètent .
    Nous étudierons différentes dimensions de l’expérience du corps et leurs liens au domaine imaginal, des perspectives modernes pour accompagner les thématiques liées au corps, et des techniqes hypnotiques incluant le corps.

    – 12 Septembre : ! ATTENTION ! SOIREE ANNULEE ( Pour cause de grèves annoncées )  
    – 26 Septembre : L’expérience subjective du corps 1/2
    – 10 Octobre : L’expérience subjective du corps 2/2
    – 17 Octobre : Invité : Raphael Milliere, enseignant en philosophie à Oxford et affilié au Center for Subjectivity Research de Copenhague, il présentera un modèle en 3 variables de l’expérience subjective, établi depuis la phénoménologie des états modifiés de conscience.

     

    Cours : L’expérience subjective du temps : temporalité, agents et identité.

    Nous étudierons quelques modèles modernes sur les liens passé-identité-agentivité, intégrant régressions I-positions et stades de développement, dans la continuité du module de cours « La construction de l’identité » (Mai 2017) .
    Nous étudierons les rapports entre identité-présent et anticipations du futur, étayant l’intérêt des accompagnements « orientés vers la construction du futur ».
    Nous présenterons enfin un modèle synthétique de l’expérience subjective des 3 temps, mettant à jour les approches en « ligne du temps », pour des perspectives approfondies en accompagnement.

    – 21 Novembre : L’expérience subjective du temps 1/2
    – 05 Décembre : L’expérience subjective du temps 2/2
    – 19 Décembre : Invité : Bernard Frit , hypnothérapeute et gestaltiste, directeur de l’école La Tempérance, formateur en hypnose et PNL et auteur de « Transe Personnelle » , il présentera son modèle pratique de « Thérapie des Etats Dissociés » .

     

    Cours : Les aprioris du mieux-être

    Les chemins vers le bien-être et le mieux-être sont-ils des aprioris culturels et sociaux ? Quels étaient les modèles de bien-être dans le passé occidental ?
    Aujourd’hui, de nombreuses approches du bien-être s’opposent : performatives, contemplatives, individualistes, spiritualistes, pragmatiques, orientées réussite matérielle, orientées détachement émotionnel …
    Quelles en sont les racines historiques, éthiques et philosophiques ? Comment s’y situent les praticiens et comment évaluer les demandes des clients, leurs perspectives et leur écologie systémique ?
    Par une revue historique, philosophique et sociologique, nous traiterons ces différentes questions et prendrons des temps d’échange avec le public pour en soulever les paradoxes.

    – 16 Janvier : Les aprioris du mieux-être 1/3
    – 30 Janvier : Les aprioris du mieux-être 2/3
    – 13 Février : Les aprioris du mieux-être 3/3

     

    Cours : L’attribution d’agents: agentivités, moteurs d’actions, identité.

    Dans ce module, nous développons notre modèle cognitif en 3 processus distincts : attention, volition et attribution d’agents, modèle appliqué à l’hypnose d’accompagnement. Nous y montrerons cette année l’importance de « l’attribution d’agents » , et son utilisation en accompagnement.
    Ce cours poursuit et reprend les notions introduites dans les modules de cours « Un esprit dialogique dans la psychologie occidentale » (automne 2015) , « Psychosynthèse et psychodynamiques comparées » (automne 2016) et « Vers une imagination agente ? » (hiver 2017) . Il reste accessible à tout public : nous reprendrons les bases théoriques avant un approfondissement et des exemples concrêts.

    – 13 Mars : L’attribution d’agents 1/2
    – 27 Mars : Invité : Olivier Piedfort Marin, directeur de l’Institut Romand de Psychotraumatologie de Lausanne, co-auteur de « Psychothérapie des traumatismes complexes : Une approche intégrative basée sur la théorie des états du moi et des techniques hypno-imaginatives » 
    – 10 Avril : L’attribution d’agents 2/2

     

    Cours : Les suggestibilités internes et externes : un modèle hypnologique

    Ce module développera la notion de suggestibilité. Qu’appelons-nous suggestion, que recouvre ce terme ? Qu’est-ce que la suggestibilité et quelles sont ses dynamiques ? Nous présenterons un nouveau modèle des suggestibilités, basé sur un concept original de Kevin Finel, et appuyé par nos recherches en hypnologie.

    – 15 Mai : Les suggestibilités 1/2
    – 29 Mai : Les suggestibilités 2/2

     

    Module de pratique : Reve Eveillé Dirigé & Imaginal : niveau 2 

    !! Attention !! Ce module de pratique est exclusivement réservé :
    – aux étudiants en présentiel du module de cours « Vers une imagination agente ? » (hiver 2017) (à partir d’une participation pratique à ce précédent module au moins)
    – aux personnes ayant intégralement suivi le module « Vers une imagination agente ? » en vidéo , ET ayant mis en pratique les exercices des cours : « Entrainements à la visualisation » et « Imagery : le cas du Reve Eveillé Dirigé ».
    !! Attention !! Les personnes n’ayant pas ces pré-requis ne seront pas admises à ces soirées. Nous contacter pour toute précision.

    R.E.D. & Imaginal Niveau 2 : suite des pratiques réalisées en groupe à l’hiver 2017.

    – 14 Novembre : R.E.D Niveau 2 – 1/4
    – 12 Décembre : R.E.D Niveau 2 – 2/4
    – 9 Janvier : R.E.D Niveau 2 – 3/4
    – 6 Février : R.E.D Niveau 2 – 4/4

     

    Module participatif expérimental : Séquençages de Structures Hypnotiques 

    Dans ce module, nous étudions les ressorts hypnotiques de pratiques traditionnelles ou modernes.
    Les étudiants des cycles Hypnologie, accompagnés par Cyrille Champagne, sont invités à venir y présenter leurs travaux.

    – Tous les mardis du mois de Juin, selon travaux proposés par les étudiants.

     

    Invité : James Morley 

    James Morley est psychothérapeute, phénoménologue, et professeur de psychologie clinique à l’Université Ramapo du New-Jersey.
    Il présentera l’impact de la phénoménologie moderne et de l’imaginaire dans l’évolution de la psychothérapie aux Etats-Unis,
    et les échanges philosophiques incessants entre Europe et Amérique du Nord dans les évolutions historiques de la psychologie.

    Date à préciser dans le courant du printemps 2018 .

  • Lâcher-prise / Se prendre en main

    Lâcher-prise / Se prendre en main

    L’un des nombreux choix à opérer pour le praticien en hypnose est de permettre la passivité du sujet qui profite alors d’un trip qui se présente sans effort ou de le rendre actif ou de mêler les deux en laissant le choix au sujet ou de mêler les deux en énonçant un contrat avant la transe ou…

    L’hypnose est un outil qui s’utilise de façons différentes selon les possibilités de la personne, selon son objectif (thérapie, développement personnel, exploration et jeu, spectacle…), selon les obédiences (« règles » enseignées dans chaque école, pratique d’anciens que l’on admire…) et aussi, selon le praticien (qui l’on est, avec notre vécu et nos représentations).

    ***

    L’hypnose peut offrir une expérience où l’on se laisse-aller complètement. Je ne parlerai pas ici de l’hypnose de spectacle, en scène ou à la télé, ni de l’hypnose de rue, ni de l’hypnose anesthésique en hôpital (opérations sous hypnose), que je ne pratique pas.

    L’hypnotisé peut aussi être sollicité en tant que participant actif à son propre voyage, en parlant, en bougeant, en prenant des décisions, en se dépassant. Cette sollicitation peut être une simple invitation à une éventuelle participation selon l’envie ou faire partie du cadre. Elle est alors un accord pris entre le praticien et son sujet avant la transe.

    Je ne prétends pas énoncer de règles. La seule règle, pour moi, est de réfléchir, de chercher auprès de praticiens confirmés en hypnose et dans d’autres pratiques de transe, d’être à l’écoute, de se positionner, de remettre en question sa position selon les expériences.

    ***

    Commençons par le trip sans efforts. Dans des sessions d’hypnose d’exploration – en rêve éveillé dirigé, par exemple – , il m’arrive de proposer des expériences où le sujet se laisse aller complètement, au fil du courant doux de ma voix, qui l’emmène à la découverte d’un paysage intérieur.

    De toute manière, la partie consciente, volontaire, reste présente en état d’hypnose. Une partie du sujet observe et commente le trip, avec plus ou moins d’insistance alors qu’une autre partie le vit. C’est un peu comme lorsque l’on regarde un film et que l’on est « pris dedans » au point de vivre intensément les aventures du héros, puis distrait, suivant le film et en même temps commentant une coiffure ou réarrangeant un coussin. On sait que l’on est sous hypnose, en séance. On ne l’oublie pas. Pourtant, on est plongé dans le trip. La tâche du « conscient » peut être simplement d’observer ce qui survient sans intervenir et en tâchant de ne pas envahir l’espace par des réflexions, rationalisations, anticipations…

    La partie volontaire n’a qu’une tâche à accomplir : rester dans « l’ici et maintenant du rêve », laisser l’espace intérieur libre, désencombré, pour accueillir avec bienveillance, ce qui survient. Cela constitue déjà un travail pour bon nombre de personnes, qui apprennent progressivement comment déblayer les pensées du quotidien (agenda, rumination, projection, essai d’anticipation, recherche de sens de type psychanalytique, tentative de maitrise par la rationalisation, volontarisme), comment rester pleinement présent à leur paysage intérieur, comment ne rien vouloir sinon être là, comment avancer dans un terrain inconnu en se faisant confiance (ce dernier point est facilité par l’acquisition d’outils simples, comme le focus ou la mise à distance).

    Loin du conscient, la/les parties intérieures, quant à elle(s), travaille(nt) en profondeur pour permettre aux images, sons, sensations, goûts, odeurs, impressions, paroles… d’être captés par la partie volontaire. Car le fil de ma voix et des sons environnants ne donne qu’une direction. Si je dis « vous êtes debout face à un arbre. Plus vous tendez l’oreille et plus vous percevez les sons de l’arbre, de plus en plus distinctement », chacun vivra une scène singulière.

    Chaque hypno a sa propre position sur le sujet. Moi je privilégie la passivité du sujet dans les séances (individuelles ou de groupes) d’exploration, de découverte de parts inconnues de soi, de voyage et de jeu dans l’intention de passer un beau moment et de se connaître davantage soi-même, d’ouvrir son propre champ des possibles, et ce sans objectif précis de changement (même si ce genre de voyage est par définition transformateur, puisqu’il est ouvrant).

    Certaines de mes séances vers une amélioration de l’existence (douleur, phobies, confiance, acouphènes, vertiges, cigarette…), peuvent aussi passer momentanément par la passivité du sujet. Il peut s’agir de personnes très faibles ou très apeurées, pour lesquelles une séance où elles se laissent agréablement transporter vers un changement acceptable est profitable, avant un travail plus actif, comme un apprivoisement de l’état de transe. Il peut s’agir aussi de personnes qui ne parviennent pas à entrer dans leur espace intérieur à part en transe très très profonde, état dans lequel elles se laissent guider sans pouvoir répondre. Il peut s’agir d’un protocole qui ne s’adresse qu’aux parties intérieures et laisse totalement le conscient de côté (c’est bien plus rare, mais pourquoi pas, si cela correspond au cas qui se présente), etc.

    ***

    Dans les séances orientées vers le changement, je demande la plupart du temps au sujet d’être actif, de fournir les efforts nécessaires au travail à accomplir pour aller vers le changement qu’il désire.

    Cette demande fait l’objet d’un contrat, après la clarification de l’objectif à atteindre et avant la transe.

    Pendant la transe, je rappelle les consignes lorsqu’il y en a besoin, de façon à faciliter la tâche au sujet. Et je le fais la plupart du temps avec humour (parce que j’aime le jeu et que le travail d’équipe, chez moi, ça passe par la complicité du rire !). Quand le cadre est clair, ça aide 🙂

    Sa première action est à nouveau de faire ce qu’il faut pour être disponible: rester sur le fil du voyage même s’il est sinueux et saute d’un événement à un autre, comme un rêve), débarrasser l’espace intérieur de toute dérive quotidienne (rationalisation, liste de courses, volontarisme…), laisser le fil se dérouler sans tenter de le maitriser, accueillir ce qui survient avec bienveillance. Il s’agit donc de « vouloir ne rien vouloir sinon être hyperprésent à ce qui survient ».

    La seconde est de communiquer volontairement, même si cela demande un effort. Car sous hypnose, les croyances de certaines personnes les poussent au mutisme et à l’immobilité complète. Répondre à mes questions. Me dire les difficultés rencontrées (peur, enlisement, impuissance) de façon à ce que je puisse donner ou simplement rappeler les outils pour les dépasser ou les contourner (j’adore les trucs comme le potentiomètre, simple et efficace!). Me transmettre les informations importantes (pas les explications de contenu mais bien les éléments essentiels à la poursuite de la narration (Exemple : « ma mère console Moi-petite, à propos d’un truc qu’elle a fait à 5 ans » ; il n’y a pas besoin de savoir ce que la mère dit exactement ni ce qu’est « le truc » ni comment elle console la petite fille). Négocier à haute voix avec les dividus (parties intérieures), qui eux, répondent par des mouvements involontaires du corps à mes côtés ou par des mots, des images dans l’esprit du sujet, qui devra alors les transmettre s’ils sont utiles à l’avancée.

    La troisième est d’envisager les séances comme un travail vers le changement mais aussi comme un apprentissage du voyage intérieur autonome et donc d’oser essayer par soi-même les outils que je propose, de se les approprier, de les adapter, d’en inventer de nouveaux.

    La quatrième est de prendre ses responsabilités face à des résistances (la peur du changement est évidente) et de se booster au besoin, de prendre de l’élan et d’y aller, lorsque le cadre sécurisant est posé.

    Evidemment, tout cela se fait dans la douceur et la connivence et au rythme qui convient à la personne qui désire changer.

    ***

    Quoi qu’il en soit, chaque cas est différent et demande au praticien de s’adapter pour mettre en place une relation de partenaires avec la personne qu’il accompagne, en accord avec son objectif de la séance et avec ses possibles au moment de la séance.

    Dernièrement, mon attention a été attirée plusieurs fois par ce sujet. Une cliente (déjà bien autonome) s’est étirée en se frottant les muscles en sortant de la transe, en souriant avec un « Waw, quel boulot je viens encore de faire, là! ». Une autre (en première séance) calait dans son trip avant que je lui propose ma main pour la sécuriser, ce qui lui a permis de dépasser ses peurs de « prendre des murs de verre » et de s’engager pleinement dans le paysage qui s’offrait à elle. Une autre avait peur de tomber, avant que je lui demande ce qu’elle risquait à tomber. « Mourir ». « Et alors ? On peut mourir en rêve et se lever après la séance en pleine forme ». « Bon, ok… ». Et le travail a commencé, sans aucun incident, pour aboutir par une rencontre magnifique qui l’a aidée à se libérer d’un lien limitant. Un autre a vécu un parcours plein d’aventures qui l’exaltaient et ce à partir du moment où il a appelé, à chaque problème, sa partie intérieure qui pouvait le résoudre (ce qui a fini par donner une joyeuse équipe de dividus en quête de « trésors » selon la carte sortie de son objectif). Un autre était tétanisé de voir apparaître une personne qui lui a fait beaucoup de mal dans le passé. Après un exercice pour se centrer dans sa puissance bienveillante, il a pu lui parler et en sortir apaisé. Un autre passe toutes ses séances à discuter avec ses parties intérieures et s’habitue à parler à voix haute et à recevoir des réponses avec des doigts qui bougent tout seuls ou avec des images qui s’imposent. Aujourd’hui, c’est devenu normal et hyper rapide de résoudre un conflit intérieur. Il ne ne se fait accompagner que pour les « gros trucs »et gère le reste touS seulS 😉

    Outre le travail que ces personnes accomplissent en visitant de nouveaux paysages intérieurs, en rencontrant différentes parties d’elles-mêmes (qui vont parfois les accompagner longtemps), en se transformant, en réparant, en dénouant, en se libérant, en négociant… il y a le plaisir de l’exploration, du jeu, de se sentir de plus en plus à l’aise, de plus en plus en accord avec soi-même, de plus en plus centré, de plus plus en sécurité dans l’inconnu et le changement. De plus en plus libre, en somme.

    J’aime mon job!

    © Marie Lisel

    Photographies: Joel Sternfeld

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  • Apprendre l’autohypnose

    Apprendre l’autohypnose

    La plupart de mes clients utilisent rapidement des techniques d’autohypnose et ce, sans que je leur en donne les bases formellement. Je suis épatée de la façon dont ils apprennent juste en pratiquant, s’autonomisent et inventent des solutions inédites, en séance et en-dehors, dans la vie quotidienne.

    Il est évidemment possible de prendre des cours d’autohypnose (il y en a le jeudi soir à l’Arche, notamment). Moi je préfère la méthode d’une pierre deux coups: apprendre en pratiquant avec un accompagnant et s’autonomiser peu à peu. C’est tellement agréable de  se rendre compte que l’on est capable de prolonger une partie du travail tout seul!

    Ce qui suit est technique et s’adresse plutôt à mes collègues:
    En séance,
    -1- j’évoque la permission : « au fur et à mesure vous allez apprendre consciemment et inconsciemment à vous servir par vous-même de cet outil, à votre rythme, qui est différent pour chacun-e. Ce que vous en ferez sera bon pour vous car votre partie profonde vous veut du bien » + fusibles de base (à décliner au besoin surtout pour les personnes qui ont tendance à se dévaloriser ou pour les fonceurs)
    – 2- quand il y a une demande (in)directe d’un truc concret (c’est trop ceci ou je ne peux pas, ce serait plus facile si…) en transe, j’essaye le « faites-le vous même, vous pouvez le faire, souvenez-vous du ciel de la dernière fois, facile, demandez-vous! », si début de panique, j’ajoute le « comment allez-vous vous y prendre? » et si je vois que le challenge plait, je tente carrément le « je reviens, vous le faites pendant que je ferme la fenêtre? » Quand c’est fait je n’insiste pas sur le comment, c’est normal, ils sont capables, c’est tout, on continue. Ca marche bien notamment avec les sous-modalité: au début, je pose les sous-questions, puis de moins en moins, jusqu’à ce qu’ils me disent « attendez, je transforment le port-l’arbre-le pont-…, il pourrait être mieux, j’arrive »). Pour cela, une ambiance ludique (même dans un travail douloureux), aide à avoir confiance et à oser dans le plaisir du jeu.
    -3- j’évoque la prolongation du travail et aussi des apprentissages : « tout cela va continuer sans que vous vous en préoccupiez, la nuit, par exemple »
    -4- je pose un ancrage lié à un geste et à des respirations particulières, sur la connexion à une/des ressource(s) avant l’éveil : « à n’importe quel moment, vous pourrez retrouver… ». Tout cela se fait discrètement, dans le flux et non dans une partie de « cours d’autohypnose »
    -5- je demande des nouvelles en début de séance, de ce que la personne a réussi à changer, volontairement et/ou inconsciemment et/ou en demandant volontairement à son inconscient. De ce qu’elle a tenté de changer, V, I ou par demande de V à I et ce qui s’est passé. Etc.
    Parfois, les personnes me rapportent juste un exercice de relaxation pour dormir ou pour sortir d’un état désagréable (angoisse, douleur, acouphène, envie de clope…) ou pour créer artistiquement.
    Il peut également s’agir d’une connexion avec les parties intérieures que nous avons fait dialoguer en transe (« j’ai dû négocier avec la fofolle pour faire ça, on a rit »-> l’ambiance de la séance où les discussions entre parties sont teintées d’humour allègent les négociations en autohypnose, sans accompagnement), et certain(e)s, le font avec les mains qui « répondent » et trouvent ça naturel.
    Une cliente a aussi bercé la fillette qu’elle a été/est avant de s’endormir et a trouvé là un joli moyen de passer de douces nuits.
    D’autres inventent des ancrages « j’ai ma touche là, c’est cool ».
    J’aime mon job  🙂

    © Marie Lisel

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  • Mon autre / mes autres

    Mon autre / mes autres

    Mon autre, mon inconscient, mon moi profond, mon intelligence intérieure, mon co-pilote, mon alter ego, mon bon génie, mon ange gardien, mon guide, mon intuition, ma bienveillance profonde, mon grand Moi, mon subconscient… nombreuses sont les façons de nommer l’archétype de cette partie de nous qui nous dépasse et qui ne correspond pas, en hypnose, à l’inconscient freudien, même si le mot « inconscient » est encore souvent utilisé dans les textes et en séance.

    De façon quotidienne, nous pouvons nous rendre compte de l’existence de « ce qui agit en nous » lorsqu’un ami nous trouve (hé, tu fais ton...) « en phase de » prise de tête, fête, soignant prêt à aider la terre entière, bête enragée, enfant blessé, gosse malicieux, vieux ronchon… ou tout simplement lorsque nous circulons en pensant à autre chose pendant qu’une partie de nous guide notre véhicule à bon port. Sans compter les « c’ »est plus fort que moi! je ne me reconnais pas… je ne sais pas « ce qui » m’a pris… je veux que « ça » s’arrête et autres réflexions témoins de notre pluralité interne. Ces facettes de nous-mêmes, plus ou moins connues, plus ou moins acceptées ou étouffées, plus ou moins gérées, plus ou moins mises en avant, plus ou moins discrètes… forment ce que l’on peut considérer comme étant « moi ».

    Dans les voyages hypnotiques, ce qui « agit en moi » est souvent présent sous une forme sensible (personnage archétypale ou élément allégorique) ou sous la forme d’un mouvement (au fur et à mesure que la partie qui…  intègre… la main voyage et se posera là à l’endroit juste pour... Parfois, c’est plus épique… j’ai déjà papoté avec des gargouillis d’estomac très clairs dans leurs oui/non/je ne sais pas 🙂 )

    Il est possible d’appeler, d’observer, d’interagir avec « ce qui agit en moi ». Pour cela, il revient à chacun d’inventer ou, mieux encore, d’entendre le(s) nom(s) qui semble juste(s), en écoutant comment iel(s) désire(nt) être appelé(s).

    Personnellement, j’appelle l’archétype de ma partie unifiée « Mon autre », parfois « Mon amour » ou par un simple « Hey, toi! » complice, lorsqu’il se présente comme unifié et coopératif. L’image qui correspondrait le mieux à Mon autre – et c’est totalement subjectif – est un nuage d’étourneaux au moment des grands rassemblements, que l’on peut percevoir comme un tout ou bien comme un ensemble formé d’une multiplicité d’entités, autonomes et en même temps reliées par une même énergie, d’où parfois un nuage plus petit s’échappe pour virevolter autrement, pour un temps, puis tout se transforme encore…

    Lorsqu’un dividu (représentation subjective d’une partie de moi) émerge, alors je précise à quel membre je m’adresse, avec le ton qui correspond à la relation que j’ai établie avec iel.

    La représentation d’une partie ou les représentations de plusieurs parties (comme les animaux guides en chamanisme ou dans des thérapie de S Gallegos) devien(nen)t avec le temps de plus en plus précise(s), au fur et à mesure que l’on la/les connait de plus en plus intimement et que l’on a l’habitude d’interagir avec elle(s).

    Pour moi, il est primordial d’apprendre à le/les connaitre, de lui/leur parler avec clarté, respect, complicité, tendresse et fermeté. En plus, bien entendu, de l’/les écouter attentivement, de les mettre en condition de collaborer entre iels et de leur faire confiance!

    L’hypnose permet d’entrer en contact avec la partie profonde et ses dividus (qui portent d’autres noms dans d’autres pratiques, comme dans la thérapie « Ego State ». Moi j’aime bien « dividu »).

    Dans mes séances, la communication se fait (au moins) à trois, entre le conscient (ce qui « se rend compte de »), la/les partie(s) profonde(s) et la praticienne. Ainsi, la/les parties profondes et le conscient sont – ensemble et chacun à leurs manières – acteurs du changement et apprennent à communiquer entre eux, à collaborer, à s’entraider, à se laisser de l’espace, pour davantage de fluidité, de joie et de liberté. Parfois, les négociations entre parties sont tellement « réconciliantes » qu’une partie, appelée d’un nom péjoratif jusque-là, demande à changer de nom. Je demande alors au reste de l’assemblée d’accueillir chacun à son tour cette transformation, en souhaitant la bienvenue à ce(tte) renommé(e) de façon personnelle et positive. L’amour irradie carrément le cabinet dans ce genre de moments!

    Grâce à cette communication, il est possible de créer du mieux-être mais aussi des oeuvres.  Gérer des conflits intérieurs (désir de changer de vie et besoin de sécurité, envie de sortir et envie de se reposer, amour de son conjoint et instinct de chasse…par exemple), demander si telle intention ou situation est bonne pour soi à ce moment et donc de faire de meilleurs choix, apporter des solutions à un blocage, inventer un nouveau comportement plus positif pour remplacer celui dont on désire se séparer (fumer, se goinfrer, trembler devant une assemblée…), revisiter une scène pour la revivre positivement, de mettre en place une vigie efficace pour protéger le conscient quand il se laisse-aller,  chantonner une mélodie inédite correspondant à une sensation (comme la mélodie de la fluidité), laisser le sable en moi dessiner sur une feuille sans volonté consciente, me faire raconter une histoire par les étoiles…

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

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    https://www.facebook.com/Fubiz/videos/10153481537482746/?pnref=story