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  • Témoignage de voyage en REAH: « Te manger toi ! »

    Témoignage de voyage en REAH: « Te manger toi ! »

    Ce texte est « le récit romancé de la première séance  » d’un.e client.e adepte des voyages intérieurs. Merci pour la permission de partage et bravo pour ce beau texte!

    Son blog est ici: Noscobates Aurotenia | Baragouinages hétéroclites

    « Une petite étincelle s’éveille dans mes entrailles. Jaune, brillante, elle crépite d’envie et d’excitation. Elle, c’est ma curiosité, maladive et avide de sensation forte. C’est celle qui veut découvrir, ressentir, expérimenter bref, vivre. Et vivre avec une intensité démesurée ! Elle n’a pas vraiment de considération pour moi ou pour ma santé. Ni pour mes proches d’ailleurs. Mais elle n’est pas malveillante pour autant ! C’est juste une enfant naïve, pure, inconsciente voire irresponsable, mais jamais mauvaise. Quelque part, c’est ma force vitale, celle qui m’anime et me fait me lever le matin. Simplement, c’est à moi de prendre soin d’elle, de l’entendre, la comprendre, la raisonner parfois. Mais son objectif coïncide parfaitement avec le mien. Alors étincelle, suis-moi, un étrange et intense voyage nous attends…

    Les phosphènes dans mes yeux se font plus intenses. Des cercles concentriques qui se referment au centre de ma non-vision. Je me concentre dessus, et soudain, tout apparait.

    Je suis dans un couloir fade et sans grand intérêt. Devant moi, se dresse une porte en bois ouvragé, surmontée d’une poignée en métal dorée qui jure avec le terne des murs. J’ouvre la porte, traverse son encadrure, et me voila dans le vide de l’espace.

    Je vois des étoiles au loin, quelques nuages spatiaux d’un rouge vif. Est-ce que je peux bouger ? Oui, je vole,en haut, en bas, comme bon me chante. En me déplaçant, je note que les étoiles et les nuages semblent particulièrement étrange, comme si je n’étais pas dans le vide de l’espace,mais à l’intérieur d’une bulle dont les parois seraient peintes pour en faire comme une illusion. Je cherche du regard un point particulier dans cet environnement étonnamment familier, et je repère une étoile plus brillante que les autres au loin. Je m’en approche, et alors que ma vision s’éloigne de mon corps et prend de la hauteur, je confirme que je suis bien dans une grande bulle. De l’autre côté de la paroi, derrière l’étoile, est présent un genre de bâtiment blanc. j’arrive à apercevoir vaguement le plan de ce bâtiment, comme s’il n’avait pas de plafond.

    Je me reconcentre sur mon corps, et sur cette petite étoile. Je lui offre humblement mon vœu le plus cher, et celle-ci grossit pour s’ouvrir comme un portail, que je traverse pour arriver dans le couloir blanc immaculé du bâtiment que j’ai pu voir plus tôt.

    Une fois dans ce nouveau lieu, je regarde de chaque côté pour y choisir ma prochaine destination. A gauche, le couloir blanc tourne pour arriver vers ce qu’il ma semblé plus tôt être une salle d’hôpital. Le blanc et la propreté de ces locaux sont beaucoup plus rassurant que ce que je peux apercevoir à droite : le couloir s’assombrit, se ternit, et semble se transformer en couloir froid et laid. Les murs et le sol passent d’un blanc impeccable et sans aspérité à des pierres brutes irrégulières, couvertes ça et là de mousse. L’obscurité s’y fait grandissante. Je me sens bien plus à l’aise à l’idée d’aller à gauche, mais je sais que je dois aller à droite. Plus question de se voiler la face. J’avance donc vers le côté obscur du couloir, et son aspect cryptique devient de plus en plus inquiétant.

    Au bout du couloir, un escalier en colimaçon descend dans une obscurité encore plus angoissante. Sur la gauche, une rambarde de métal complètement rouillé suit la pente irrégulière des marches sales et humide.

    Une fois en bas de l’escalier, je me retrouve face à une salle particulièrement effrayante. Le peu de lumière que je perçoit vient de l’escalier que je viens de descendre. Mon étincelle est toujours avec moi, mais ne parvient pas à éclairer la salle qui, elle, est tellement sombre qu’elle semble être remplie d’un liquide noir du sol au plafond. Pas question d’avancer la dedans. Je m’improvise Moïse et fend l’ombre de la salle en deux d’un coup de main, et la lumière dresse un passage jusqu’à l’autre extrémité de la salle. De chaque côté de ce couloir improvisé, je sens les ombres bouger, et se déplacer. En m’avançant un peu j’arrive à percevoir leur yeux rouges me regarder. Plusieurs d’entre elles m’attaquent, essaient de m’agripper, de me griffer, je sens leur haine et leur colère, et je m’immobilise au milieu de la salle, comme pétrifié de peur. Dans un élan d’apaisement, je brave mon inquiétude pour venir apposer mes mains sur le mur d’ombre à ma droite, puis à ma gauche. A chaque fois, je leur offre mon vœu le plus cher, et la plupart d’entre-elles se calment. Seules trois d’entre-elles continuent de m’attaquer. Je vais en voir une, et lui demande ce que je peux faire pour elle, ce qu’elle veut.

    “Te tuer ! Te faire souffrir !”

    Je comprends qu’elles ne sont pas douées de raison. Ces ombres sont une manifestation sans conscience de mes pulsions de mort. Je leur promet que je ferais mon possible pour les aider, et elles se calment et partent se renfermer dans un coin de la pièce. Dans leur regard rouge sang, l’espoir a remplacé la haine. Je calme mon inquiétude, et continue mon chemin. Après cette salle, un couloir tourne vers la gauche, et s’enfonce au loin dans le noir. Sur la droite, je vois trois autres couloirs. Sans vraiment savoir pourquoi, je comprends la configuration du lieu. Je dois emprunter chaque couloir de droite, l’un après l’autre, pour une certaine épreuve avant de finalement continuer dans le noir du couloir principal, comme un rite initiatique issu de mon inconscient.

    J’avance et m’engage donc dans le premier couloir. Dans celui-ci, une vieille porte en bois sur la droite, puis un peu plus loin le couloir tourne juste derrière la pièce. J’ouvre la porte ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. Je me retrouve dans une cellule crasseuse dans laquelle ne se trouve qu’un sommier à moitié pourris sans matelas. Dans un coin, un cadavre est recroquevillé en position fœtale. C’est un homme relativement âgé, dont les quelques cheveux longs ne cachent pas la calvitie avancée. Son corps est complètement nécrosé, dans des teintes de vert et de noir, et son torse est à moitié rongé par les vers, si bien qu’on aperçoit distinctement ses côtes. Je comprends qu’il ne s’agit pas d’un cadavre lorsqu’il se lève et s’approche vers moi. Je suis relativement inquiet, mais parviens quand même à lui demander ce que je peux faire pour lui.

    “Manger ! Te manger toi !”

    Bien décidé à corriger le malsain de mon inconscient, je décide de lui donner mon bras gauche. Il le dévore avidement, en croquant jusqu’à l’os. Il me regarde d’un air affamé, et je lui donne finalement le reste de mon bras, sans trop savoir si c’est une bonne idée. Il l’avale d’une traite et, fort heureux de cette mise en bouche, se jette sur moi pour me dévorer. Entièrement.

    Je me réveille à nouveau hors de cet univers onirique. J’aperçois au loin la bulle-espace, et le bâtiment blanc qui y est accolé. Je repars de l’étoile que j’avais repéré, et retourne ou j’en étais. Les escaliers lugubres, la salle pleine d’ombres, qui ont l’air particulièrement excitée, mais qui ne me frôlent même pas et me laisse passer dans le chemin éclairé que j’avais ouvert plus tôt. Je continue, tourne dans le premier couloir. La porte de la cellule est fermée. Je continue un peu plus loin, et le premier couloir tourne puis s’arrête brutalement sur un cul de sac. Devant le mur qui me fait face, un lavabo blanc immaculé, qui jure avec la crasse humide des locaux. Un verre est posé sur son côté. Sans trop savoir pourquoi ce geste me parait évident, je remplit le verre d’eau, et je fais demi-tour. Je rouvre la porte de la cellule, dans laquelle le vieil homme-zombie se trouve à présent assit sur le lit. Je lui donne le verre d’eau, qu’il boit avidement, et il s’allonge, visiblement beaucoup plus serein qu’auparavant. Je reste quelques secondes observer la peau de son dos, qui reprend par endroit une couleur chair, comme si son repas l’avait régénéré. Finalement je le laisse dormir, et reviens sur mes pas pour passer dans le deuxième couloir.

    Deux salles sur la gauche. Dans la première, du mobilier en bois moisis, et un grand miroir sur le mur de gauche. Lorsque je regarde dedans, je vois mon reflet, et juste derrière un mur noir d’ombres similaire à la première salle de cet étage. Je n’ai pas vu ces ombres en arrivant, et je me retourne en sursaut face au mur noir. Sa surface ondule calmement, comme la surface d’un liquide huileux qui tiendrait miraculeusement  à la verticale.

    “Y a-t-il une ressource ici pour m’aider ?”

    A mon appel, un petit diablotin grassouillet sort du haut du mur et retombe sur le sol de la salle. Dès le premier regard il ne m’inspire pas confiance.

    “Je suis une ressource moi ! Je peux t’aider, suis moi !”

    Je le suis, méfiant. Il a un air narquois, un visage sur lequel on ne peut pas ne pas voir sa malignité. Il n’emmène dans la deuxième salle du couloir, complètement vide à l’exception d’un trou carré dans le sol.

    “Tu dois descendre ici !”

    Je jette un regard dans le trou. Une échelle descend dans les profondeurs, mais je ne distingue rien du bas de l’échelle. Circonspect, je fais appel à mon intuition pour m’aider. Elle se matérialise sous la forme d’une petite sphère lumineuse surmontée de deux paires d’ailes de libellules. Elle confirme mes doutes sur le bienfondé des conseils du diablotin en n’emmenant en dehors de cette salle. Je la suis jusqu’au troisième couloir.

    Dans celui-ci, trois salles, sur la gauche. Les portes en bois sont surmontée d’une petite lucarne à barreaux, de telle sorte que je peux voir l’intérieur des salles sans avoir à ouvrir les portes. Dans la première, une salle avec quelques jouets d’enfants : un ballon, un cheval à bascule, un tapis de jeu sur lequel repose quelques babioles diverses. Dans la deuxième, je ne vois rien : elle est remplie de ces mêmes ombres que j’ai déjà vu plusieurs fois. La troisième enfin, est une copie conforme de la salle que j’ai vu plus tôt avec le trou en son centre. Mon intuition me pousse à ouvrir la deuxième porte

    J’ouvre la porte, et tranche les ombres comme je l’ai fait plus tôt. Aucune agressivités chez celles-ci cette fois. J’aperçois au fond de la cellule un autre lavabo immaculé. Je m’interroge sur ces symboles qui se répètent dans mon périple, et m’approche du lavabo. Mon intuition plonge par l’évacuation d’eau. Je me sers un verre d’eau, le bois et je m’apprête à la suivre. Au moment de reposer le verre, je vois une petite pièce en or dedans. Un visage sur le côté face, mais rien de particulier. Je la met dans ma poche, et plonge dans le lavabo.

    Le décors change brusquement.

    Je suis assis sur un banc, à l’air libre, dans un parc dans lequel de nombreux enfants jouent. Je ne vois aucun adulte aux environs, par contre je me vois moi, très jeune, courir et me passer devant. Il me remarque et s’arrête, intrigué. Il a l’air si jeune que je me dit qu’il ne peut sans doute pas parler.

    “Si je peux parler !”

    Et aussi lire dans les pensées j’ai l’impression ! Je m’accroupis pour être au niveau du petit Choupinne, et lui demande si je peux faire quelque chose pour lui. Il semble vouloir me montrer quelque chose, me prends par la main, et m’emmène en dehors du parc.

    Il court sur quelques dizaines de mètres, rentre dans une boutiques, et m’emmène dans l’arrière salle, dans laquelle des étagères sont remplies de breloques et bibelot en tout genre. Il s’agit sans aucun doute d’une boutique d’antiquité. Je ne peux m’empêcher de penser à la boutique dans laquelle Billy récupère Gizmo le Mogwaï. Mini-Choupinne me demande de m’asseoir par terre, et de fermer les yeux. Je m’exécute tout en riant intérieurement du fait que je suis malgré tout parfaitement capable de le voir, car je perçois la scène de haut. Il enfile un masque de monstre, me demande d’ouvrir les yeux et se jette sur mois pour me faire peur. Son effet tombe complètement à l’eau, mais il rit de bon cœur. Je lui demande s’il veut me dire quelque chose avant que je m’en aille.

    “Tu as fais des grosses bêtises” me dit-il avec un air désolé.

    “Oui c’est vrai, mais j’ai aussi fait des choses super ! Et puis, les grosses bêtises, c’est aussi comme ça qu’on apprends, des fois, c’est important d’en faire !”

    Je me sens tellement désolé pour les choses qu’il aura à vivre plus tard que les larmes me viennent. Je lui donne la pièce que j’ai retrouvé plus tôt, et son visage s’illumine de bonheur. Il court la montrer à sa mère, et je reste là, fatigué, son masque dans les mains. Ce voyage commence à devenir vraiment éprouvant… Je décide de m’en aller.

    Chamboulement. Tout mon univers implose, se déforme, disparait, réapparait, change de couleurs, de formes, dans un méli-mélo cacophonique et incompréhensible. Je reste quelques secondes contempler ce chaos, puis, tout revient dans l’ordre.

    Je suis le vieillard de la cellule. C’était moi qui était aussi affamé et décomposé. Mon étincelle est toujours là. Un peu perdu par ce que cette nouvelle situation veut dire, je demande quelques derniers conseils à mon étincelles avant de pouvoir enfin me réveiller. Elle me dit que je dois être bienveillant avec moi, et ne pas oublier de me nourrir. Me nourrir d’évènements, de rencontres, de passions éphémères, et d’autres choses qui me feront sortir de mon cercle de confort. C’est comme ça que je pourrais concilier mes attentes avec les siennes.

    J’ouvre les yeux, humide des émotions qui m’ont étreintes dans cette expérience hors du commun. Je suis complètement abasourdi par l’émotion, et je sens les premières questions qui pointent le bout de leur nez. Mais pour l’instant j’ai surtout envie de dormir. »

    Plus de témoignage ici: Page des témoignages


  • Témoignage de REAH: « NETTOYAGE ABYSSAL »

    Témoignage de REAH: « NETTOYAGE ABYSSAL »

    Témoignage de REAH : « NETTOYAGE ABYSSAL »

    Marie m’invite à descendre retrouver les deux êtres dans mon ventre; qui m’attendent auprès du feu. Ils sont différents de la dernière fois, je ressens deux entités fortes qui m’attendent pour me soutenir. Ils me porte, je me sens léger. Flottant au dessus du feu, ils me transfèrent leurs énergies. Petit à petit, nous ne formons plus qu’une masse qui vibre. Je deviens une boule d’énergie qui s’enfonce petit à petit dans les abimes de mon inconscient.

    Qui peut m’aider? Qui peut me montrer la voie ? Comment m’ouvrir? Je descends lentement. A un moment, je sens que je ne descends plus. Qui peut me guider?

    Il y a une présence. Un nouveau poisson, aux allures de requin, qui rode. Je lui pose ma question. Comment avoir plus confiance en moi ? Comment m’ouvrir ? Il me répond « Est-ce que tu le veux vraiment ? » Il a la répartie franche et directe, un trait de caractère que j’aime beaucoup. Il m’invite à le suivre. Nous arrivons dans un jardin où des algues surmontées de boules de lumières s’étendent. Puis, il me laisse. Seul. Je me promène et fixe mon attention sur une de ces algues. Là, je découvre que je peux enclencher cette boule de lumière, qui émet alors un rayon puissant qui relie mon ventre à ma tête. Je sens la présence de Marie qui m’observe et suis surpris de la voir en cet endroit. Surpris, mais pas gêné. Est-ce que cela est possible? En fait, tout est possible. Je joue un peu avec le faisceau, l’allumant et l’éteignant, comme un interrupteur mental. Puis je le laisse allumé et décide de me promener dans ce jardin. Pourquoi ne pas l’arranger un peu et le fleurir?

    A un autre niveau, plus bas, plus profondément, mon ventre me parle. Ce poisson qui vit en moi et discute avec son langage propre (mon ventre fait du bruit quand on lui pose des questions). Marier m’invite le rejoindre en respirant profondément pour atteindre cet autre niveau. Je me retrouve dans les abîmes, liquides. Je demande au « poisson brique » de me rejoindre. Il apparait furtivement, me sourit et disparait presque instantanément. Je sais intuitivement que derrière ce sourire se cache des conseils et la solution. Je le sens, mais je n’y ai pas accès.

    Marie lui pose des questions. Il lui répond. Il a la solution, il peut m’aider, mais soit il ne veut pas donner ses conseils, soit il me l’a déjà montré et je ne regarde pas. Elle lui demande de continuer à travailler. Les bruits, les réactions physiques sont toujours présentent, mais s’enfoncent peu à peu. Le travail de fond s’enclenche.

    Marie m’invite ensuite à déplacer mon attention sur le bas de mon dos, qui était, ce jour là, particulièrement douloureux. Respirer profondément pour se déplacer et atteindre d’autres niveaux.

    Quand j’y suis, tout n’est pas à sa place et je perçois la douleur sans la ressentir. J’ai envie de tout fixer, de tout réparer avec des cordes.

    Marie me propose plutôt de nettoyer cet endroit. Je dépoussière et gratte une forme de crasse blanche qui recouvre mes os. J’ai peur d’en avoir oublié. Elle suggère de demander de l’aide au poisson, qui s’active en passant dans le haut, le bas du dos, le bassin. Il est très actif et motivé. Déterminé et efficace.

    Mon ressenti est alors plus lumineux. Je me sens propre et léger. Je remercie tous les êtres qui font partie de moi.

    C’est la conclusion de mon rêve et je peux revenir, doucement, en forme, à mon état « normal ».

    Plus de témoignages: voyez la page consacrée aux témoignages des accompagné.e.s et à mes anecdotes à moi. 

  • Intervention hypnotique à « Question queer », 15 décembre 2018

    Intervention hypnotique à « Question queer », 15 décembre 2018

    Exploration queer sous hypnose

    L’atelier « Questions Queer » d’EFiGiES,  en décembre m’accueille pour une présentation intitulée : « Exploration queer sous hypnose ». Maison des Initiatives Étudiantes (MIE), 15/12/18.

    Descriptif: « L’hypnose et le rêve éveillé augmenté par l’hypnose emmènent l’accompagné.e à l’intérieur d’iel-même, de ses processus internes, de ses automatismes, du monde complexe qui constitue son identité, en partie consciente et en partie immergée. L’intervention de Marie Lisel (Maître praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice) présente ces outils et leurs applications à l’exploration des genres.
    Elle sera suivie dans les mois suivants d’un atelier pratique. »

    L’atelier aura lieu le samedi 15 décembre 2018, de 15h à 17h, au Labo 6, 76 bis rue de Rennes, 75006 Paris, salle Stockolm et Copenhague. Lien Facebook : https://www.facebook.com/events/299230377362067/

    Pour rappel :

    Cet atelier vise à ouvrir un espace à des chercheur·e·s et militant·e·s pour présenter leurs recherches/travaux s’inscrivant dans une perspective queer et/ou féministe.

    Cet atelier est transdisciplinaire. L’accent sera mis sur les sciences humaines et notamment l’histoire de l’art, l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, les lettres, etc.

    Il s’inscrit également dans une perspective transpériodique.

    La priorité sera d’ouvrir un espace de dialogue autour du sujet proposé.

    Cet atelier s’adresse à des personnes militant·e·s, masterant·e·s, (post)-doctorant·e·s, docteur·e·s, chercheur·e·s sans statuts. Les personnes en poste (MCF/professeur·e·s, etc.) sont les bienvenu·e·s sous couvert de bienveillance. Il leur est demandé notamment de prêter attention aux questions de dominations induites par ce statut.

    Les comportements cisnormatifs masculins oppressifs ne seront pas tolérés dans le cadre de cet atelier (notamment sur des questions de prise d’espace).

    Cet atelier vise à construire un cadre safe pour échanger avec bienveillance. Ainsi, tout propos/sous-entendu/comportements oppressifs (raciste, sexiste, homophobe, lesbophobe, bi/panphobes, ace/arophobes, transphobe, validiste, psychophobe, classiste, intersexophobe, body shaming, islamophobe, pro-culture du viol, putophobe, etc.) ne sera pas toléré.

    On veillera aussi à une distribution équitable de la parole.

    Le langage inclusif est fortement encouragé.

    Si vous avez besoin d’informations à ce sujet, vous pouvez contacter les personnes coordinatrices

    => questionsqueer@gmail.com

    => Evénement Facebook

    A lire aussi

    A lire aussi, ma présentation d’ateliers queer  et mon rapport aux Licornes

  • Workshop hypnotique aux Amandiers (Nanterre), pour le Festival « Mondes Possibles », le 13/05/2018 et écoute de bOa le 20/05/2018.

    Workshop hypnotique aux Amandiers (Nanterre), pour le Festival « Mondes Possibles », le 13/05/2018 et écoute de bOa le 20/05/2018.

    Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP)

    ATELIERS DE POLITIQUE TERRIENNE

    Théâtre Nanterre Amandiers du 11 au 20 mai

    « A l’invitation du festival MONDES POSSIBLES à Nanterre-Amandiers, le Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP) installe son village dans le théâtre et ouvre grand ses maisons.Lors de notre résidence, nous souhaitons éprouver avec les visiteurs un mode de vie ultraterrestre. Nos ateliers de politiques terriennes proposent de faire trembler nos identités et altérités, prendre soin du vivant, faire preuve d’hospitalité, et inventer, pourquoi pas, des diplomaties inter-espèces.

    Ces pratiques partagées nous invitent à diverses expériences sensibles, individuelles et collectives, à des moments d’expérimentations, à des ateliers d’écriture, des incarnations du vivant, des rêveries d’espaces, des négociations, des prises de parole et de positions. En s’occupant du commun nous ferons grandir ces petits mondes vers des utopies à vivre.

    En cheminant d’une maison à l’autre, les participants pourront inventer des maisons d’hôtes, faire corps avec la terre par une fertilisation réciproque, travestir leurs identités par le maquillage ou le masque, donner une matière à leurs songes, discuter du destin de nos plantes, prendre soin de leur jardin secret, s’ouvrir à des états de conscience modifiée : autant de dispositifs de recherches collaboratives, d’hybridations du soi, de mises en sons, en images, en formes, en corps, en impalpables, en tensions.

    Vous rencontrerez entre autres dans ce village SPEAP Bruno Latour, Grégory Quenet et ses étudiants de SciencesPo, Emilie Noteris, Marie Lisel, D. Graham Burnett, les étudiants de la New School de New York.

    Et la participation de Emilie Noteris (travailleuse du texte) et Marie Lisel (Maître praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle) »

    Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP): lien 

    Attestation INSEE 3
    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    Workshop hypnotique: – Rencontre avec ma sorcière queer intérieure – 

    Le REDAH (rêve éveillé dirigé augmenté par l’hypnose) se présente comme un moyen de voyager vers des dimensions intérieures cachées, que ce soit dans le corps, dans les mondes de l’imaginal communs à différentes cultures (monde du bas et monde du haut…), dans une symbolique particulière (licorne, sorcière, nid, vent…), dans ce que l’on imagine ici et maintenant du passé, dans une approche sensorielle de la relation au monde, dans une oeuvre d’art, dans un son, dans une émotion, dans une synchronicité…

    D’autres mondes que celui dont les médias construisent « la réalité » désenchantée sont possibles.

    Nous pouvons y avoir des accès de différentes manières, plus ou moins aisées ou difficiles, plus ou moins sécurisées ou risquées, plus ou moins fluides ou complexes, plus ou moins balisées ou libres.

    La pensée magique, l’ailleurs interne, l’imaginal, se situe entre le monde sensible et le monde intelligible.

    Les voies d’ouverture sur ce monde sont des catalyseurs de liberté, indispensables à l’évolution de soi et du monde, par le fait d’être absorbé par l’ici et maintenant en oubliant la rationalité, de ressentir pleinement, de mettre en mouvement, de laisser advenir et d’accueillir, d’inventer des possibles, de créer sa vie, son oeuvre, son monde.

    Car l’imagination est créatrice de réel, comme nous le montrent des études sur les hypnotiques (chamanisme, hypnose, sorcellerie, religion, placebo…).

    Marie Lisel, Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle, joue avec ses outils syncrétiques, pour offrir des expériences sécurisantes et ouvrantes d’hyperéveil, à la rencontre de vos intuitions enfouies de la plasticité de vos mondes.

    Dimanche 13 mai –

    Marie vous emmène à la rencontre de votre sorcière queer intérieure. Après un partage des représentations autour de la sorcière et une brève introduction à l’hypnose éricksonienne et au REAH, vous partirez confortablement à la recherche de votre archétype singulier de la sorcière queer, c’est-à-dire de la partie « sorcière » qui vit en vous.

    Bienvenue dans cette rencontre de l’une de vos alliées intérieures les plus magiques!

    « Une sorcière est un être déviant qui a réussi – du point de vue de la survie. Il existe un modèle culturel, idéologique et social de ce qu’il ne faut pas être, qui est, dans chaque société, conçu comme normal » (un terme perçu comme synonyme de naturel, ne l’oublions pas). La plupart des gens survivent parce qu’ils se conforment à ces modèles, c’est-à-dire qu’ils se comportent normalement. Cependant, tous ne se comportent pas « normalement » et ces personnes ont du mal à survivre, à cause de leur rejet du système et de tout ce qui le sous-tend, et habituellement elles s’enfoncent. On les qualifie alors « d’anormales » ou de « mésadaptées » ou d’autres adjectifs péjoratifs au regard de la norme. Puis surgit une personne déviante mais qui survit, et puisque celle-ci ne fonde pas son existence sur des modèles convenus – les seuls considérés comme naturels par les gens normaux -, il faut donc que cette déviance tire sa force vitale de quelque chose « d’inconnu » ou de « surnaturel ». Carnet de notes de Maya Deren (1947).

    Dimanche 19 mai –

    L’écoute collective du rêve hypnotique « bOa » vous fait voyager dans les énergies spirituelles, la grâce, la légèreté, la sensualité.

  • Création radiophonique hypnotique et fantasmatique

    Création radiophonique hypnotique et fantasmatique

    Fantasmes, création radiophonique hypnotique

    « Fantasmes » est une création radiophonique à ne pas à mettre entre les oreilles des personnes mineures ou sensibles.

    Le dispositif d’exploration sous hypnose proposé par Marie Lisel repousse les limites de l’imaginaire bien au-delà de ce qu’il est possible ou autorisé de vivre dans le réel partagé.

    Ce n’est que dans une dimension onirique que le fantasme, telle une caresse pour le cerveau, soulage la tension du désir.

    Grâce à l’hypnose éricksonienne, non dirigiste, le champ des rêves s’ouvre et le paysage imaginaire se déploie

    Le seul postulat de l’accompagnante étant de n’explorer que le territoire favorable à l’accompagné.e.

    Marie Lisel met à disposition l’outil hypnotique qui éveille l’imagination active.

    Elle accueille le rêve.

    Elle tâche de rester au plus neutre dans ses suggestions de façon à offrir la plus grande liberté possible à la personne qui rêve.

    L’accompagné.e jouit alors de ses pleines potentialités aventureuses et émancipatrices.

    Vous allez rencontrer l’intimité des cinq protagonistes de Fantasmes, à travers des scènes situées dans leur paysage imaginaire plurisensoriel, dont iels nous font le récit au micro au fur et à mesure de leur voyage.

    Les scènes rêvées que traversent les protagonistes ne sont entravées par aucun souci de cohérence, aucune barrière aux possibles, aucune limitation aux contingences techniques, aucun risque de faire du tort à qui que ce soit, aucune limitation légale ou morale.

    Les personnages peuvent s’y transformer, s’y dédoubler, n’y être que purs concepts, y baigner dans l’allégresse des nuages, s’y jouer d’un retournement sur leur propre personne ou d’un renversement de leur désir en son contraire, y jouir d’un carnage, y ressentir des phénomènes d’attractions-répulsions, y jouer à l’intérieur d’eux-mêmes, y vivre l’inimaginable, … bien au delà du raisonnable, dans la liberté absolue de rêver.

    En écoute à prix libre en conscience sur Bandcamp

    La liste de mes autres (co-)créations sonores et performances est ici.

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    Image: Dominique Goblet

    Générique

    Fantasmes, une création de Marie Lisel

    Durée: 52’45 »

    Images: Dominique Goblet

    Enregistrement et pratique hypnotique : Marie Lisel

    Fantasmes sous hypnose : Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch

    Chapeau et générique: Tristan Trémeau

    Montage: Daniel Martin-Borret et Marie Lisel

    Habillage sonore: Théo Harfoush

    Mixage: Christophe Rault

    Produit en 2018 par Marianne Binard, pour Halolalune

    Avec l’aide de Carmelo Iannuzo pour l’Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    Avec le soutien du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    Un chaleureux merci à toutes les personnes qui ont participé à ce projet ainsi qu’à celles qui l’ont soutenu… et tout particulièrement aux cinq personnages de ce récit.

    La première écoute publique de Fantasmes a eu lieu le dimanche 3 juin 2018, chez YIAP à Bruxelles. Puis à nouveau en écoute publique à Bruxelles le 21 octobre (Centre Culturel Jacques Franck)  et en novembre ou décembre à Paris. Quant aux diffusions radios, je ne suis pas toujours prévenue.

    Collaboratrices et collaborateurs  

    Je recommande vivement mes collaboratrices.teurs:

    Daniel Martin-Borret

    Daniel Martin-Borret vit en Cévennes. Il accueille dans de très bonnes conditions celles et ceux qui souhaitent fabriquer une création sonore. Son studio permet l’enregistrement sonore, le montage, le mixage et le mastering. La porte du studio s’ouvre sur la forêt cévenole, ce qui permet d’imprimer un rythme très naturel aux séances de travail. Il travaille en co-écriture, enregistrement, création sonore et/ou musicale, co-montage, co-réalisation…

    Au mois de janvier 2018, pour la  création radiophonique « Fantasmes » (50′ – production FACR/ACSR), j’avais déjà tenté deux versions de montage, à partir de très nombreux rushes collectés lors de séances d’hypnose. Cependant, toute cette matière enregistrée en transe était trop proche de moi pour que je puisse finaliser le montage toute seule.

    J’avais déjà travaillé en juin 2017 avec Daniel Martin-Borret pour « Agogies » (16’49 »), expérimentation radiophonique qu’il a réalisée et dont je suis co-autrice et oreille extérieure. Comme cela s’était très bien passé, j’ai décidé de solliciter Daniel pour Fantasmes. Et nous avons poursuivi le montage chez lui, en Cévennes, dans son studio son qui surplombe la vallée.

    Daniel est un réalisateur chevronné. Il connait parfaitement ses outils et les partage de façon généreuse et spontanée. En travaillant avec lui, j’ai pu me détacher des rushes, faire des choix, réussir à enlever.
    J’ai aussi appris des gestes de montage, précis et précieux, qui m’ont été utiles pour les versions ultérieures.
    La palette de Daniel est large, de l’approche technique à la proposition créative, sans oublier le soutien émotionnel.
    Ensemble, nous avons tracé de nouveaux chemins, tranquillement, à l’écoute l’un de l’autre, en ne perdant jamais le fil de la création. Grâce à Daniel, « Fantasmes » a pris une dimension pleinement radiophonique.

    Je suis rentrée à Paris avec des solutions et avec l’oreille attentive (même à distance) et disponible de Daniel. Cet élan m’a donné l’impulsion pour terminer le montage de la pièce.

    Merci Daniel!

    Visitez son site et son mixcloud

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    Pause de co-montage, dans le studio de Daniel Martin-borret, au coeur des Cévennes.

    Théo Harfoush

    Musicien, compositeur, sound designer, réalisateur sonore, professeur de chant et de musique…, Théo a de nombreuses ficelles à son violoncelle.

    Je suis ravie des sons qu’il a créés en écoutant attentivement mes désirs pour chaque personnage et chaque situation. C’est un plaisir de travailler ensemble!

    Visitez son site

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    Christophe Rault

    Mister Mixer Miracle! Merci pour ta patience 🙂

    Christophe est ingé son, réalisateur, monteur, mixeur… visitez son site

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    Dominique Goblet

    Dominique Goblet accompagne de ses images mes créations radios depuis Merci Madame. Je suis enchantée par ses interprétations de mes divagations.

    Pour voir son travail, visitez le site d’Actes Sud, de l’Association et de Fremok

    Autrice et coautrice de BD, Dominique est aussi enseignante à l’Erg et à Saint-Luc Bruxelles. Certains de ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.

    Halolalune

    Halolalune Production est une A.S.B.L. créée en juillet 2003 dont l’activité principale est la production de films documentaires, de fictions et de documentaires radiophoniques.

    Depuis 2011, l’association est la structure organisatrice de La Semaine du Son de Bruxelles.

    Je suis heureuse de travailler avec Marianne Binard, dont l’enthousiasme et l’oreille attentive m’aident autant que le travail administratif.

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    Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    L’acsr est une structure d’accueil pour la création sonore radiophonique. L’association a été créée en 1996 dans le but de développer un espace de réflexion et de résistance à la diminution alarmante de la création dans les instituts de radiodiffusion en Belgique francophone.

    Structure d’accueil aux auteurs, réalisateurs, opérateurs, créateurs intéressés par la radio, elle met à disposition de ceux-ci des moyens techniques et financiers ainsi qu’un accompagnement artistique (une aide à l’écriture du projet, des écoutes de travail aux différentes phases de réalisation), une aide à la production et à la diffusion.

    L’acsr reçoit le soutien du Fond d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et est membre du Réseau des Arts à Bruxelles

    Ecoutez les sons en ligne sur le site

    Merci à Carmelo pour les conseils avisés, le soutien moral et l’oreille attentive 🙂

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    Personnages

    Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch, un immense merci pour votre confiance et votre mise en jeu!

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    La suite?

    Je continue à enregistrer des volontaires pour ce projet. Si vous êtes intéressé.e.s, écrivez-moi à lisellesil@gmail.com.

    Le principe est simple: vous voyagez gratuitement et moi je garde les rushes (dont vous me cédez les droits) pour mes créations sonores et installations.

    Ce projet fait partie de mes créations. Je n’ai pas envie de le pratiquer de façon « normale » et régulière, en cabinet. Si exceptionnellement vous désirez vivre l’aventure sans être enregistré.e, prenez rendez-vous pour une séance de 3h en tarif de base (pas de réduction)

    Les enregistrements donneront lieu à une installation sonore dans une expo collective (cf. cv hypnoartistique) et/ou à une création radio. Une performance est également envisageable. J’attends de rencontrer la ou le partenaire idéal.e.

    A suivre…

    Fantasmes!

    onirOQueer

  • Atelier d’exploration hypnotique queer 3: « Les secrets de ma licorne », Bruxelles, samedi 14 avril 2018 18h-20h

    Atelier d’exploration hypnotique queer 3: « Les secrets de ma licorne », Bruxelles, samedi 14 avril 2018 18h-20h

    Dans cet atelier de rêve éveillé dirigé, vous explorerez votre paysage intérieur à la rencontre de votre licorne singulière. On dit que sa corne est magique!

    La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Symbole de l’extraordinaire, de la pureté, de l’invisibilité, du composite, de l’intersexe, du merveilleux… en lien avec l’arc-en-ciel, ses connotations LGBTQI+ sont nombreuses.

    Mots-clés: licorne * unicorne * magie * narval * légende * unique * symbole * extra-ordinaire * pureté * virginité * puissance * invisible * merveilleux * arc-en-ciel * révélation * phallus * grâce * complicité * ralliement * peluche * mignon.ne * rayonnant.e * non binaire * composite * intersexe *

    A lire : l’introduction générale aux ateliers d’exploration hypnotiques queer (conditions, explications…)

    En pratique

    Où: Bruxelles (près de Madou et Botanique)

    Quand: 14 avril, 18-20h

    Combien: minimum 5 et maximum 10 places (la salle est douillette mais petite et je préfère travailler dans une certaine intimité). Réservez vite en m »écrivant à lisellesil@gmail.com

    Se préparer:

    • suivez les liens pour nourrir vos paysages intérieurs (articles, vidéos, audios…)
    • dans un carnet, prenez note en mots, dessin, collage… de ce qui vous interpelle en rapport avec la licorne (brainstorming personnel et résonances en écoutant-regardant les liens ci-dessous)
    • emmenez ce carnet avec vous, ainsi que des feutres et feuilles blanches
    • emmenez une bouteille d’eau et un truc à grignoter sans miette végétarien à partager
    • si cela n’est pas fait, consultez la page d’introduction aux ateliers queer!

    Prix: choisissez le prix juste pour vous selon vos moyens, pour 2h, entre 10 et 30 euros, en conscience.

     

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    Pandora Boxx

     

    «C’est un animal que l’on n’arrive pas à capturer, l’animal pur par excellence, attiré par la pureté et la virginité. Elle a des propriétés merveilleuses, c’est pour ça que les humains cherchaient à s’en emparer.» Michel Pastoureau

    Au Moyen Age, elle représentait également, par sa corne, la puissance (arme meurtrière), la révélation divine (flèche spirituelle, rayon solaire, épée de Dieu…) et l’antithèse de l’impur (qu’elle détecte et punit)…

    Sa corne phallique et sa grâce (rattachée à la Vierge Marie) en font un être unisexe, qui passionne des psychanalystes comme Jung et Lacan.

     

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    Gustave Moreau, 1885.

     

    Signe de complicité, peluche rayonnante, fougueux animal magique, tueur sans pitié, lien avec le spirituel, genre non binaire par excellence… à chacun.e ses résonances.

    Bienvenue dans votre pays des licornes!

     

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    Jan Jonston, historiae Naturalis, 1651

     

    A lire, à regarder et à écouter sur les licornes:

    Le UnicornBrand Café de Bangkok

    Un article de Slate : Comment les licornes sont devenues un symbole LGBT

    Un article de Medium.comLa symbolique de la licorne et sa place dans la sémiologie du web ?

    Le livre de Michel Pastoureau

    Des émissions de France Culture: La dame à la licorne (2014), Le secret de la licorne (2013), Les mystères de la licorne (2013), La rebelle à la licorne (2016)

    Un article très fourni de Wikipedia pour les détails de sa naissance sur divers continents et pour toutes les passions qu’elle a déchainées.

    Un site d’un passionné

     

     

    A CONSULTER: l’introductions aux ateliers queer et les sources sont disponibles dans la page « Ateliers d’exploration queer« .

  • Atelier d’exploration hypnotique queer 2: « Les couleurs de l’arc-en-ciel », 22 mars 2018, Bruxelles

    Atelier d’exploration hypnotique queer 2: « Les couleurs de l’arc-en-ciel », 22 mars 2018, Bruxelles

    Dans cet atelier d’exploration par l’hypnose, nous jouons avec les innombrables représentations de l’arc-en-ciel et des couleurs pour explorer, transformer, amplifier, ajuster nos paysages intérieurs.

    Le premier drapeau arc en ciel LGBTQI+ comptait 8 couleurs (rose, rouge, orange, jaune, vert, turquoise, bleu, violet). Le drapeau actuel en compte 6 (le rose et le turquoise ont disparu).

    L’arc en ciel est aussi un photométéore, un phénomène optique qui se produit dans le ciel et qui rend visible le spectre continu de la lumière du soleil, quand il brille pendant la pluie. Il compte autant de couleurs que ce que l’œil peut en distinguer, soit au plus 150. Aujourd’hui en Occident, les représentations ont souvent cinq à sept couleurs.

    Dans plusieurs mythologies, l’arc en ciel est aussi présenté comme un pont ou chemin. Il peut être emprunté par des dieux, des chamans, sorciers ou des héros légendaires, pour circuler entre la terre et un autre monde ou entre deux points éloignés de la terre.

    On dit également qu’il annonce le renouveau, le beau temps après la pluie.

    Enfin, la chromothérapie base sa méthode sur la croyance du pouvoir des couleurs.

    Je me demande quelles couleurs composeront votre arc-en-ciel singulier dans votre imaginal et ce qu’elles révéleront en vous 🙂

    A CONSULTER: l’introductions aux ateliers queer et les sources sont disponibles dans la page « Ateliers d’exploration queer« .

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    Merci d’amener 
    • votre carnet (notes, dessins, extraits, collages…)
    • des couleurs et des teintes qui font vibrer quelque chose en vous
    • des feuilles blanches et crayons et/ou feutres de couleurs
    • un foulard pour vos yeux, plaid… ce que vous désirez pour rêver confortablement
    • une bouteille d’eau qui ferme bien (pas d’autre boisson dans la salle)
    • des fruits secs ou fruits frais ou autres à partager sans miettes (la salle doit rester impeccable, évitez les biscuits) après la séance.

    Pour vous préparer à ce workshop, réveillez vos représentations, lancez votre imagination intérieure en lui posant des questions et puis laissez-la faire

    Vous pouvez lire les articles si ce n’est déjà fait:

    https://test.under-construction.work/2018/03/01/atelier-dexploration-queer-les-couleurs-de-larc-en-ciel-22-mars-19h-22h-bruxelles/

    https://test.under-construction.work/ateliers-et-stages/exploration-queer/

    https://test.under-construction.work/2018/03/13/les-techniques-de-reve-eveille/

    Dans un carnet, listez des couleurs et en vrac: vos émotions-impressions-connotations-évocations spontanées les plus présentes (c’est tout à fait subjectif: je regarde le violet et je pense à… je ressens…) quand vous les regardez (visuel), idem quand vous écoutez leurs sons (son du nom de la couleur ou synesthésie: quel son a le jaune?), idem leur odeurs et goûts (si le bleu avait une odeur?), idem leur toucher-matière-texture-température-pression-altitude-mouvement…

    Parcourez des grilles d’ interprétation de couleurs et notez ce qui fait écho en vous uniquement

    Chakra http://www.guidedeschakras.com/chakra-couleurs

    Histoire: Michel Pastoureau https://www.ipefdakar.org/IMG/pdf/2_histoire_des_couleurs.pdf

    LGBTQI+: https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_arc-en-ciel

    Les 8 couleurs du drapeau, synthèse: rose (sexualité), rouge (vie et guérison), orange (santé et fierté), jaune (lumière du soleil), vert (nature), turquoise (magie, art), bleu (sérénité, harmonie), violet (esprit) deviennent 6 bandes (suppression du rose et du turquoise)

    Emportez avec vous des couleurs (ou des teintes, choisissez…) au choix sur papier ou tissus ou objets, qui vous font vibrer de différentes manières (ou simplement des feuilles de couleurs unies si ce n’est pas évident pour vous). Dans l’arc-en-ciel, il y en a 150 (voir présentation de l’atelier)!

    Qu’évoque pour vous l’arc-en-ciel LGBTQI+? quelle est l’histoire, l’anecdote personnelle, la représentation… que vous avez envie de partager

    Qu’évoque pour vous l’arc-en-ciel de façon générale? quelle est l’histoire, l’anecdote personnelle, la légende ou mythe, la représentation… que vous avez envie de partager?

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    Arc-en-ciel de début de stage « se connecter à soi, au cheval, au monde », en Lozère (sept 17)

    Arc-en-ciel de début de stage « se connecter à soi, au cheval, au monde », en Lozère (sept 17)

  • Témoignage de séances: « Orange, vert et violet »

    Témoignage de séances: « Orange, vert et violet »

    J’ai commencé à récolter des témoignages de séances en février 2017. N’hésitez pas à m’écrire sur lisellesil@gmail.com pour y contribuer, si nous avons voyagé ensemble! Et un tout grand merci aux quelques personnes qui ont déjà pris le temps de m’envoyer leur expérience par écrit.

     

    ORANGE, VERT ET VIOLET

    Les symboles que j’évoque me sont apparus sous forme de couleurs, comment dire que je n’ai rien découvert que je ne savais déjà mais que le fait d’établir un véritable dialogue avec eux m’aide à les faire négocier ensemble ce qui me convient dans le fond ou dans la forme.
    Je m’explique  :  mes symboles à moi sont des couleurs. Elles sont « arrivées » sous hypnose directement liées à mon environnement proche. J’ai cherché à faire dialoguer mon ancrage avec ma fantaisie. 

    Mon ancrage m’est apparu sous la forme d’un pied de vigne qui est dans mon jardin puis d’une violette qui se trouve au pied du pied de vigne  ;  mon ancrage est violet.

    Ma fantaisie, elle, m’est apparue orange, lors de nos premiers échanges, elle prenait beaucoup de place, elle m’a demandé à être matérialisée dans mon environnement entre une vierge orange en plâtre et une petite statue de Ganesh. Alors je lui ai fait une place, j’ai trouvé chez moi un angelot que j’ai habillé d’une fausse fourrure à poils longs et refermée par un grelot. 

    Violet, Orange et moi avons donc continué notre travail avec Marie. Après une séance de négociation entre les parties (sic) un négociateur est apparu dont le rôle à l’avenir sera d’être le partenaire diplomate, celui devant lequel violet et orange pourront se taire pour le laisset agir avec justesse. Le diplomate s’est symbolisé en un beau vert céladon. Celui-là même que je venais de trouver pour colorer un petit pot de peinture blanche pour ma cuisine.

    Les séances d’hypnose m’ont apporté beaucoup de cohérence entre mon environnement et l’organisation de mon monde intérieur qui rejaillit sur tout ce que je fais. 

    Avec Marie, j’ai fixé mes symboles dans des parties de mon corps auxquelles je fais appel pour les situations délicates ou sensibles de ma vie. 

    Depuis que j’ai commencé à cheminer dans mes ressources intérieures avec cette aide précieuse, je n’ai plus jamais éprouvé la peur d’être démunie.

    De nombreux récits sont rassemblés ici: page des témoignages et réflexions hypnotiques.

  • Atelier d’exploration hypnotique queer 1: « Une rivière entre deux rives », 22 février 2018, Bruxelles

    Atelier d’exploration hypnotique queer 1: « Une rivière entre deux rives », 22 février 2018, Bruxelles

    Ateliers d’exploration hypnotique de la fluidité du genre?

    Dans cette série d’ateliers, nous chercherons à ouvrir les possibles de nos représentations de la fluidité du genre et à les explorer par différents biais, axes, thématiques, jeux… HYPNOTIQUES:

    Atelier 1 (février 2018): une rivière entre deux rives

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    Atelier 2 (mars 2018): les couleurs de l’arc en ciel LGBTQI+ 

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    @ PAU BARRENA / AFP

    Atelier 3 (avril 2018): les secrets de ma licorne 

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    Jérôme Bosch Le Jardin des Délices, le Paradis, détail, 1480-1490

    Atelier 4 (mai 2018): Loutre, ours.e, ourson.ne, panda, loup.ve, chat.te, gerboise, crevette, moustique…  Qui seront vos guides d’exploration?

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    Atelier 5: Sorcière écoféministe queer

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    Witch dance

     

    Différentes techniques…

    • nous explorerons des paysages symboliques
    • nous jouerons avec des rituels singuliers
    • nous mettrons en mouvement ce qui est prêt à être transformé selon le « comment ça peut être encore mieux, maintenant et selon tel contexte? »
    • nous expérimenterons nos curseurs : si je pousse cette donnée à fond, je vois-entends-ressens quoi? plus de…? quel est le niveau optimal? comment ce réglage entre-t-il en interaction avec d’autres curseurs? Comment pourraient-ils se régler de façon automatique? Quel contrôle volontaire ai-je envie d’avoir? quand? comment?
    • nous papoterons avec les dividus qui tiraillent à l’intérieur
    • nous rencontrerons nos représentations profondes
    • nous dealerons avec nos besoins et désirs
    • nous travaillerons avec des objets transitionnels, des dessins automatiques, des sons et mouvements spontanés
    • nous optimiserons les liens et les représentations qui nous constituent en allant récupérer des ressources enfouies
    • nous nous laisserons divaguer… car la rêverie ouvre des possibles inouïs!
    • nous irons à la rencontre de nos fantasmes cachés
    • nous créerons notre vie et notre monde, chacun.e à sa façon, singulière 😉

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    Quand, où, combien, comment on s’inscrit?

     

    Quand?

    Une soirée par mois (pour le moment).

    Premier opus: le jeudi 15 février, de 19h à 22h.

     

    Où?

    Près de Madou, à Bruxelles, dans un lieu chaleureux et confortable.

     

    Combien?

    Prix: entre 10 et 30 euros, selon vos moyens financiers, en conscience.

     

    Nombre de places

    6 places minimum (en inscription ferme), 10 places maximum.

     

    Qui vous hypnotise?

    Regardez cette page

     

    Pour vous inscrire?

    Envoyez-moi un email à lisellesil@gmail.com

     

    Qui peut venir?

    Lisez le paragraphe qui suit.

     

    Chaud boulette?

    A vos mails!

     

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    Beth Ditto (www.bethditto.com) & Delphine von Kaatz (habille les fesses des filles qui n’ont pas froid aux yeux)

    A qui s’adresse ces ateliers?

    Ces ateliers mensuels s’adressent évidemment aux personnes qui se ressentent genderfluid, mais aussi à ciels qui désirent explorer cette part de fluidité qu’iels ne se sont pas encore autorisé.e.s à accueillir pleinement.

    La porte est dès lors ouverte à tou.te.s, à condition de respecter les habitus queer, pour garantir un espace safe, inclusif, non oppressif.

    Les maladresses seront relevées tranquillement, de façon à permettre la compréhension et l’évolution. Les attaques ou jugements, eux, ne seront pas tolérés. Les personnes qui se situeraient délibérément dans l’exclusion et l’oppression seraient priées de quitter le groupe.

    Pour cela, les personnes qui viennent pour découvrir leur fluidité sont invitées à prendre le temps d’observer et d’apprendre les codes (comme le langage inclusif, la manière de genrer une personne, le vocabulaire, les représentations non binaires…). Et les personnes qui jonglent avec ces notions sont invitées à se montrer tolérantes et pédagogues.

    Dans ce projet d’une série d’ateliers (j’accepte par ailleurs de travailler en groupes non mixtes, dans d’autres contextes. Ici, c’est un cadre parmi d’autres), je désire monter un groupe à la fois mixte et safe

    • pour faire progresser le débat idéologique par l’expérience de la fluidité, de la non binarité, de l’égalité, de l’inclusion… qui permet un partage de compréhension profonde, une ouverture, davantage de tolérance
    • pour permettre la rencontre entre des mondes (je suis souvent un pont) et faire circuler une suite d’expériences entre des personnes dont le point commun est le respect de l’autre et le désir d’ouvrir, d’explorer, de trans-former ses représentations pour créer sa vie et son monde de façon singulière et libre.

    Le genre est politique.

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    FloZif (activiste queer)

     

    En cas de maladresse dans cet article

    Si je suis maladroite (et non malveillante) dans l’expression ou le contenu de cet article, merci de le le dire gentiment (lisellesil@gmail.com). Je rectifierai selon les retours.

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    Cultures Queer?

    Chacun.e a la liberté d’être soi, au-delà des représentations genrées binaires de la société dominante, qui donne le pouvoir aux hommes cis blancs et somme chacun.e de correspondre dans ses comportements et ses représentations à: M/F, blanc/autres, corps normé (mince, jeune et musclé, vulve en prune, etc) / corps rejeté (pilosité, âge, poids, cicatrices, handicap, genre différent du sexe de naissance, modifications corporelles, orientations sexuelles autres que hétéro…), dominant/dominé…

    La revendication de la multiplicité des corps, des genres et des identités est donc aussi politique, pour la liberté de s’inventer hors des catégories pré-normées et pour l’égalité. Il revendique un autre fonctionnement que le patriarcat, ses conceptions binaires, sa domination masculine (selon les pouvoirs: économique, politique, symboliques, sexuels…). Notons que, en revanche, le système mainstream gay reproduit les normes sexistes et capitalistes. Notons également que le féminisme essentialiste ou différentialiste met en avant des « qualités spécifiques féminines » et les « qualités spécifiques masculines », de façon binaire. 

    Les cultures LGBTQI+, aux approche inclusive et inter-sectionnelle, gagnent à être partagées avec le plus grand nombre, autant que le tout public gagne à expérimenter les nouvelles formes d’expression de soi, les identités collectives en marge des catégories dominantes, l’état d’esprit de tolérance, d’inclusivité, d’acceptation de la personne telle qu’elle est et non telle que les normes lui demandent d’être, les solidarités communautaires...

    Il s’agit de sortir des cases dominantes préformatées pour s’inventer et de revendiquer la liberté de le faire.

    Ourit Ben-Haim
    « Underground New-York Public Library » par Ourit Ben-Haim

    LeS genreS non binaires/ genreS fluideS, ça concerne qui?

    LeS genreS non binaires/ genreS fluideS sont l’expression d’un continuum des genreS le long duquel les personnes sont libres d’évoluer vers une zone de confort qui ne dépend ni du sexe (génétique et constitution des organes de reproduction) ni des orientations sexuelles.

    En effet, on peut être à la fois homme cis gay biphobe… ou femme trans hétéro ou genderfluid nosex… (je ne rentre pas dans les mille et une nuances zébrées du vocabulaire sur le genre, la sexualité et les préférences émotionnelles des personnes neuroatypiques que je salue tendrement au passage).

    Un amalgame obligatoire entre le sexe et une identité de genre est encore très vivace, autant au niveau législatif, médical, administratif, social que culturel.

    La pression des représentations binaires s’oppose à la liberté de s’inventer en tant qu’intersexe, transexuel, transgenre, genderfluid… ce qui commence dès la naissance (opération des bébés intersexes), se poursuit dans l’éducation « en fille » ou « en garçon » à la maison et à l’école, se prolonge dans la rue, dans les médias, les administrations, dans le langage aussi…

    Elle a ont aussi un impact sur la vie de tou.e un.e chacun.e.!

    Le féminisme queer élargit la réflexion. La culture queer rassemble des personnes qui s’identifient à un genre fluide et des personnes qui s’identifient à un genre M ou F et qui refusent de se voir assignées à des représentations, des comportements, des devoirs, des positionnements selon leur genre, qui dépendrait « naturellement » de leur sexe.

    Libre à chacun.e d’explorer les genres, les orientations sexuelles, les orientations relationnelles… d’hybrider les représentations, de s’inventer!

    Par exemple, je suis personnellement de sexe biologique féminin, pronom féminin (ou neutre dans certains contextes), je ressens la fluidité du genre de façon différente selon les moments et les contextes ET je gère mes poils, mes cheveux, mon poids, mes fringues, ma gestuelle, mon vocabulaire, mon positionnement dans un groupe, mes activités, mes orientations sexuelles, mes relations (amicales, amoureuses, sportives et autres), mes interactions… selon ce que je ressens comme juste selon mon identité propre et non selon la pression patriarcale binaire qui me demande d’être « féminine » selon des représentations hétéronormées conservatrices. Je suis moi. Tu es toi. Chacun.e accueille l’identité de l’autre sans jugement, tant que cette identité n’exprime aucune oppression.

    En outre, dans mon positionnement d’accompagnante, je suis très attentive à accueillir chaque personne telle qu’elle est. A lire: « Licornes, zèbres, loutres, nonnes, none… bienvenue! »

    La culture queer, c’est surtout la liberté de s’inventer en dehors des diktats et dans l’égalité, l’inclusivité, la tolérance, ce qui a priori pourrait intéresser pas mal de monde… mis à part les personnes qui craignent de perdre leur position dans la société dominante ou bien de « ne plus s’y retrouver » et donc de perdre des repères rassurants et « ordonnés », même s’ils enferment.

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    Avida Bystroöm

    Un exemple médiatisé (notamment par LesInrocks), celui d’Avida Bystroöm (égérie d’Adidas).

    A la diffusion de la campagne, la mannequin se prend une volée de commentaires négatifs en référence à ses poils de jambes. Le site Madmoizelle en publie un petit florilège : « Va te raser », « Dégueulasse, proprement dégueulasse », « Si elle se rasait les jambes, ouais, je voudrais carrément la baiser ».

    Arvida, dont le travail photographique explore le thème de la féminité à force de coupes menstruelles, sex-toys, poils pubiens et clichés de sa cellulite, répond aux commentaires sur son compte Instagram : Ma photo pour la campagne Adidas Originals Superstar a reçu beaucoup de commentaires négatifs la semaine dernière. Moi, avec mon corps en bonne santé, blanc, cisgenre, dont le seul détail non conforme est un tout petit peu de poils. J’ai littéralement reçu des menaces de viol dans ma boîte de messages privés. Je ne peux même pas imaginer ce que ça doit être de ne pas avoir ces privilèges et exister dans le monde. Je vous envoie de l’amour et essayez de vous souvenir que tout le monde n’a pas la même expérience de vie. »

     

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    Couvent de Paname – Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence www.facebook.com/CouventDePaname

     

    Quelques sites, articles, émissions audio et vidéo à consulter, LGBTQI

     

    Médias tout public

    Tribune de Paul B. Preciado, Philosophe, dans Libération: Lettre d’un homme trans à l’ancien régime sexuel (15 janvier 2018)

    Slate: Le dictionnaire des 52 nuances de genre de fB

    LesInrocks: « Etre gender fluid, ça veut dire quoi? »

    Sur l’espace Agender de Selfridges, le genderfluid dans la pop culture et dans la mode: 20 minutes, FashionUnited

    Arvida Byström, l’égérie d’Adidas qui assume ses règles, ses poils, et tout le reste

    « Fluide, intersexe, trans, neutre, le champ lexical du genre s’élargit », sur TV5 

    Vocabulaire LGBTQI

    Ecriture inclusive

    Un clip du groupe The Knife, Pass this on (ci-dessous), que j’aime beaucoup.

     

    Sites spécialisés et/ou de recherche (bases de données)

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    Image: Quentin Houdas

     

    Audio et video de/sur Judith Butler

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    Associations de Bruxelles et de Paris

    Bruxelles

    Les associations sont reprises sur le site de la Maison arc-en-ciel, Rainbowhouse

    FB groupe: Transpédégouines Bruxelles

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    Paris

    Les associations, organisations, activités sont reprises sur le site Cultures LGBTI

    FB groupe: Queer Paris

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    …merci de m’envoyer des liens pour compléter et des réflexions pour ajuster cet article. Sourire. Marie

     

     

  • Atelier: « Créer son monde animal par l’hypnose », Bruxelles, 14 décembre 2017

    Atelier: « Créer son monde animal par l’hypnose », Bruxelles, 14 décembre 2017

    L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et  l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.

    L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.

    L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.

    Ces 4h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!

    Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!

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    « The Horse Problem » by Claudia Fontes, the exhibition of Argentina at the Venice Art Biennale 2017

    Nous envisagerons une suite animale ou pas, selon le déroulement de ce jeudi. Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂

    En pratique

    Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.

    Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.

    Qu’apporter? 

    • un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parts intérieures animales que vous connaissez ou pressentez
    • un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un animal réel
    • un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
    • feuilles et marqueurs
    • une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
    • des vêtements confortables (le serpent en jupette, c’est pas évident!)
    • un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?

     

    Pierre Huyghe
    Pierre Huyghe

    Enfiler sa croyance? Choisir son mode?

    Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.

    Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):

    • rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
    • explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
    • rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
    • visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
    • jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
    • capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
    • me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
    • entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
    • faire circuler l’énergie sous différents modes
    • transformer des sons en sensations
    • d’autres idées dans les articles et témoignages

    Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le  « on dirait qu’on serait… » de  l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.

    Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!

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    Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?

    L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».

    Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.

    L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humain est souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.

    Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.

    D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…

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    Comment se connecter?

    A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.

    Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.

    En gros, nous expérimenterons deux axes:

    • rencontrer son ou ses animaux intérieurs dans un rêve éveillé.
    • laisser l’un des animaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.

    Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).

    Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?

    Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.

    Parfois, je suis un chat. Et vous?

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