Catégorie : Autohypnose

  • Connexion en/avec la nature

    Connexion en/avec la nature

    Au Bois de Vincennes et parfois aux Buttes chaumont (le parc est moins sauvage mais les vieux arbres sont magnifiques), les séances se font au grand air et en rapport avec les éléments. C’est une façon pour moi de prolonger mes stages en Cévennes et Lozère et pour les parisien.ne.s de se connecter à la nature et à soi-même à travers elle, à 5 minutes du métro 1 (Vincennes) et 6 (Porte Dorée) ou du tram 3a.

    En hiver, il suffit de s’équiper de vêtements adaptés. La nature est tout aussi accueillante et transitionnelle 🙂

    Les séances sont de longueur variable. La plupart du temps, nous partons pour 1h30-2h, au tarif de 1h30 dans le tableau. La balade de 15 minutes avant (prétalk) et après (débrief) nous permettent d’aller dans le bois, plus loin que le parc.

    Hypnose, rêve éveillé, rituel, chant, action, connexion avec la rivière, les arbres…, objets transitionnels naturels, mènent à des transes de transformation profonde et directement intégrées dans le corps.

    Ces séances peuvent varier: soit nous travaillons en déambulant, à la rencontre de miroirs et de déclencheurs, soit assis.e.s sur un tronc, comme en cabinet naturel, soit nous avançons par étapes, avec des arrêts en rêve éveillé ou en hypnose.

    Bienvenue au grand air!

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    Témoignage

    SEANCE EN NATURE

    De notre séance au bois de Vincennes, voici mon retour:

    Tout d’abord, il y a le plaisir d’une promenade dans la nature. Les sens en éveil. L’excitation d’une excursion hors-cadre. Et aussi une douceur. Comme si retrouver un coin de nature c’était pouvoir respirer à nouveau. 

    La séance commence là. Dans notre marche.  Le corps en action libère. Je raconte à Marie où j’en suis dans ma vie. Je me détends. Ce qui m’entoure est si beau. Prête pour de nouvelles perceptions.

    Une première halte devant l’eau. Choisir son endroit, là où je vais me poser, m’enraciner. Un exercice de respiration et un mouvement des bras qui amènent à un état de relaxation. L’eau, les lentilles vertes sur l’eau, les bestioles qui volent, les promeneurs qui discutent. Vont-ils me remarquer, faire un commentaire sur ce que je suis en train de faire? Ces pensées me traversent mais elles sont reléguées au second plan. En cet instant ma priorité est ailleurs. Sur le chant de Marie, sa voix, ses mots percutants, justes, qui me rassurent, sur les sensations de mon corps. 

    Marie me propose un code « mon corps penché en avant est un oui » « penché en arrière c’est un non ». Je me pose alors des questions et je laisse mon corps y répondre. C’est comme un jeu. 

    Puis nous poursuivons notre balade. Choisir un arbre, celui qui va me porter, m’abriter. L’enlacer, le regarder de toute sa hauteur. Je me sens si petite face à lui.  Là mon corps me fait mal, la position est inconfortable. Les bras autour du tronc, je m’étire tête en arrière. Avec le recul, je trouve que j’ai été trop sage dans cet exercice. J’ai appliqué la consigne de départ, sans me laisser vivre avec cet arbre, sans interagir. Une araignée m’a piqué au poignet. Comme pour me réveiller. Je l’ai sentie mais j’ai « tenu bon » sans céder à la douleur.

    Pourquoi « tenir bon » quand tout est possible et qu’il n’y a aucun enjeu, aucune perfection à réaliser?! Avec le recul, je me dis que j’aurais aimé chanter, tournoyer autour de l’arbre. 

    Cette résistance parle aussi de moi, de ma difficulté parfois à ne pas m’affranchir des codes, des consignes. Aussi de ma difficulté à poser mes limites. De ma soumission parfois (ce que je ressens est moins important que ce qui doit être, que ce que je crois devoir être).

    La dernière halte, assise sur un banc face à l’eau, Marie me fait faire un rêve éveillé. Mon regard se perd sur l’eau. Je retrouve les pistes de nos séances habituelles. Avec des ressources à convoquer. A ce moment-là, j’avais besoin de courage et de joie. 

    Je puise dans des souvenirs. Ces souvenirs génèrent une force, une énergie que je sens dans mon corps.L’énergie du courage se traduit en un geste de poings serrés sur les cuisses et ma tête penchée vers l’avant comme une guerrière qui va au combat, les armes serrées dans la main et la confiance sereine. 

    Pour la joie, Marie ne me guide plus, je fais le voyage à mon rythme. C’est un peu plus confus pour moi. En général, la voix de Marie m’aide à ne pas laisser les parasites mentaux prendre le dessus. Livrée à elles-mêmes les pensées divaguent. 

    Pourtant dans le désordre je ressens un bien-être très grand. Je m’attarde sur l’eau. Des associations d’idées me viennent comme ça, sans les forcer. Une réponse arrive venant éclairer une séance précédente. « Tiens c’est vrai, j’avais reçu comme consigne de m’asperger avec de l’eau! Je ne comprenais pas pourquoi. Et aujourd’hui je fais le lien. Ces dernières semaines je ne me suis jamais autant baignée dans la mer. Et j’en ai ressenti une telle joie! »

    Je suis bien, apaisée. Je pourrais rester là des heures. 

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    Entre ciel, terre et eau, j’ai plongé dans la mousse que j’aime tant. I <3 la Semois!
  • Prescription de tâches

    Prescription de tâches

    Pourquoi?

    Les prescriptions de tâche post-hypnotiques sont célèbres, notamment grâce à Milton Erickson. L’hypnose n’est pas la seule à l’utiliser, parmi les différents « hypnotiques » (techniques permettant de transformer la subjectivité). Les exemples en tarot de Jodorowsky sont d’ailleurs célèbres.

    Il existe de nombreuses pages et des ouvrages expliquant comment et pourquoi utiliser des prescriptions de tâche selon des axes divers et variés. Je vous renvoie pour cela à l’article de ma collègue Céline Spreux. C’est un domaine vaste que de nombreux courants explorent chacun à leur manière. Par exemple, certain.e.s spécialistes utilisent de façon probante des prescriptions de tâches visant à aggraver le symptôme.

    Pour ma part, je donne parfois des tâches d’observation, de recadrage (envisager une situation autrement, avec un sens nouveau et une émotion différente) et de transformation des comportements habituels, typiques des thérapies brèves, mais cela se fait la plupart du temps avant les séances, comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions. Cependant, je laisse le contrat de la tâche se conclure entre la personne et ses parties intérieures. Je ne signe aucun accord. Au-to-no-mi-e!

    Dans les prescriptions de tâche qui prolongent les séances, j’accorde  la priorité à la continuation du travail en cours (refaire seul.e une partie de la séance, en autohypnose), à l’intégration des ressources et des autorecadrages rêvés, à la connexion au corps, au passage de l’imaginal au réel partagé, à l’action, au soin-accueil-amour de soi, concrètement… tout simplement parce que ce sont les priorités que demandent les différentes facettes intérieures des personnes qui viennent me voir et que je ne suis qu’une accompagnante, qui cherche à parler le langage de chaque personne que j’accompagne dans son rêve à la découverte de ses essentiels.

    Comment?

    Lors de mes formations de base et formations continuées en hypnose, j’ai reçu des prescriptions de tâche en tant que sujet de séance. Je ne les ai pas réalisées. Cela m’a posé question car, dans chaque cas, mon objectif me tenait à cœur et la PDT était présentée comme un moyen d’y parvenir.

    Alors pourquoi ? Parce qu’elle était inventée de toutes pièces par mon accompagnant.e et présentée comme un devoir obligatoire, avec plus ou moins de délicatesse, de défi, voire d’autorité et que je n’en « ressentais » pas le sens.

    J’ai la conviction que la personne «en référence interne» (c’est à dire qui a besoin de décider de ses choix par elle-même, voire qui refuse ce qui ne vient pas d’elle), qui repart avec une tâche donnée non pas par un tiers mais bien par une ou des parties d’elle-même, aura bien plus d’enthousiasme et de ténacité à réaliser cette tâche que si elle reçoit une prescription extérieure sortie du chapeau de l’accompagnant.e, même adoucie par un « yes set« .

    Quant aux personnes qui accepteraient n’importe quelle tâche de référent.e.s qui font autorité (professeur.e, thérapeute, spécialiste…), et que nous appelons en jargon «en références externes», c’est un bel apprentissage que de leur faire  ajuster et valider à l’intérieur (par les dividus ou les organes du corps…) ce qui vient de l’extérieur, même si une prescription classique pourrait passer facilement. Sans compter qu’une prescription extérieure pourrait renforcer – encore – le côté influençable de la personne, ce qui nuirait à son autonomie.

    De toute façon, quelle que soit la méthode employée par un hypno, il est important qu’elle soit alignée avec ses croyances profondes. Car la croyance et l’alignement sont des fondements de notre boulot. Il s’agit de cohérence, d’axe vertical (terre-ciel), d’ancrage… et chaque accompagnant.e a un univers qui lui est propre, tout en se synchronisant avec celui des personnes qu’iel accompagne. A chacun.e ses processus, dans la vie comme en thérapie. Autant d’hypnos, autant d’hypnoses!

    Pour ma part, mes convictions penchent plutôt du côté de l’apprentissage de l’autonomie, de la liberté par rapport aux contraintes extérieures et intérieures (choisir ses contraintes et ses croyances et ajuster sans cesse), de la construction de la confiance en soi, de l’auto-ressourcement, de la créativité (trouver en soi ses propres solutions, créer sa vie) et de la connexion (quelque chose comme: « être soi en accord avec ses propres essentiels,  être « en vie » et « en mouvement », faire partie de la vie, du grand tout, en lien, dans le respect et à sa juste place mouvante »… argh! c’est complexe à définir… je vais penser à un nouvel article!).

    Dans mes propres séances, je joue dès lors avec l’univers de mes accompagné.e.s pour réclamer aux dividus des tâches qui leur font du bien ou pour en inventer sur mesure, dans une matière tirée du rêve, qui semble couler de source. Et je prends le temps d’affiner et d’ajuster chaque tâche en négociations de parties, sans tenir mordicus à ma proposition mais plutôt en cherchant « tou.te.s ensemble » ce qui serait le plus profitable à l’accompagné.e. et aux parties plus ou moins « conscientes ». Et puis le contrat se signe avec soi-même. Pas avec moi. Je ne suis que la médiatrice.

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    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    Par qui?

    Que ce soit en hypnose ou en REAH, l’accompagné.e est en contact avec différentes parties: dividus qui représentent des parties d’iel-même ou des membres de son entourage introjectés, comme le censeur qui répète « tu n’y arriveras pas, tu es ridicule, ça ne sert à rien d’essayer » ou l’oncle rebelle à la famille traditionnelle qui éveille d’autres possibles, ou des parties de paysage (volcan, arbre, cascade..), ou des parties du corps…

    En hypnose, nous pouvons demander aux pieds de quoi ils ont besoin dans les jours et les semaines prochaines pour continuer à s’ancrer, par exemple. Ou le cœur peut demander un hug par jour ou… de se mettre au karaté. Ou ce qui serre et déserre la gorge peut réclamer de chantonner sous la douche, de secouer tout le corps ou d’arrêter le sucre. Parfois, les tâches sont clairement rationnelles. Parfois, leur logique est bien présente mais nous ne la percevons pas. Et c’est très bien comme ça!

    En REAH, le dragon, l’enfant, le monstre apprivoisé, le cousin décédé, le lac, la sorcière, l’arbre, la partie créative… peuvent tou.te.s donner des tâches ciblées, surprenantes de subtilité et parfois d’humour. J’en suis souvent émue.

    Et lorsque les parties restent silencieuses, je lance des pistes et attends de voir (ce) qui réagit et comment, pour ajuster, ciseler la tâche qui réunira l’ensemble du « je » dans l’amour et la solidarité. Car dans ma représentation, l’accompagné.e est une équipe qu’iel vient pour coordonner. Souvent, on se marre pas mal autour de mes propositions (saluées ou rejetées ou transformées). L’accompagné.e, moi et « les parties profondes » travaillons ensemble, dans la bonne humeur, jusqu’à ce que la tâche précise fasse l’objet d’un contrat interne.

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    Des exemples

    Quelques exemples en vrac de tâches données par une ou des parties de l’imaginal: danser même seul.e chez soi / regarder un.e inconnu.e dans les yeux chaque jour / marcher à pieds nus sur le gazon / mettre une robe de princesse pour une soirée / nager en apnée / chanter / planter des graines de fleurs dans la ville / choisir un beau caillou, le garder le temps de le charger de tout ce qui est à laisser derrière, puis lui choisir un bel endroit, faire un rituel et le laisser / suivre un insecte dans la nature aussi loin que possible / écrire un poème ou une chanson pour un dividu et la lui chanter tous les matins / introduire une couleur particulière dans l’habitation / introduire « je n’en ai rien à faire, je trace » dans une conversation au travail / introduire des mots incongrus dans des conversations / acheter des bâtons de marches pour ancrer 4 pieds / dire le nom d’un ami décédé quand la panique arrive et caresser la main gauche de la main droite / se faire un bisou à soi-même (pour éviter de céder à la compulsion) / faire pipi dans une rivière / trier le garage, jeter-donner-ranger / aller rechercher une boite de souvenir chez une parente / déposer 3 oeufs dans la forêt / acheter une pierre de dragon (ou de lune ou oeil du tigre ou…) / chanter pour les pieds et pour le cœur, en laissant les paroles couler-rimer n’importe comment, et sourire / prendre la douche quotidienne avec un rituel de nettoyage intérieur / écouter une ritournelle tous les jours (sonnerie du réveil : « il en faut peu pour être heureux ») / dessiner l’imaginal rencontré / masser avec gestes doux et mots tendres une zone du corps / se rouler dans l’herbe et faire des galipettes / appeler un parent fui depuis des années / se faire des compliments en se regardant dans la glace / demander gentiment au censeur de transformer la suggestion négative en encouragement et lui laisser le temps d’y arriver / adopter un chat / lâcher une plume du haut d’un pont et l’observer / rouler les cloppes de l’autre main / ranger la cloppe roulée dans un étui et le refermer, ne la fumer que plus tard, si vraiment c’est criant / écrire et dessiner sans réfléchir sur une grande feuille en papier reyclé, puis une boulette, à enterrer ou noyer ou brûler / demander la permission de faire un bug à chaque personne amie ou connaissance bienveillante / porter un objet en poche ou au poignet, pour se souvenir d’une ressource (comme autrefois on faisait un noeud dans son mouchoir) / exercer son intuition en laissant le corps donner la direction à prendre (bascule avant-arrière, oui/non de la main)…

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    Stage au centre Imala, séquence « écouter son intuition pour diriger l’attention et l’action »

    Un témoignage sur les PT

    Lors de mes voyages hypnotiques guidés par Marie, différentes tâches m’ont été «prescrites» pour ancrer l’objectif de la séance.  Ces injonctions variées me permettent de continuer le travail commencé et d’en ressentir les bienfaits au quotidien.  Souvent, elles sont émises par un guide.  Parfois par Marie.

    Lors de la première hypnose, mon guide cacatoès m’a ordonné de peindre. Tâche facile à réaliser car je peins depuis 2 ans. Je me suis donc réinscrite à un atelier pour être sûre de me dégager du temps et évoluer dans ce domaine.  Marie m’a aussi suggéré de représenter les guides rencontrés.  A ce jour, le tableau est commencé mais loin d’être achevé!

    A la deuxième séance, j’ai rencontré une fillette que j’ai accompagné dans l’eau. Métamorphosée en sirène, elle a demandé à ce que je lui rende régulièrement visite pour jouer avec elle ou la regarder jouer. J’accède donc à sa demande lors des petits voyages hypnotiques que je réalise chez moi.

    Une autre requête a été faite par quelques guides : continuer à pratiquer l’autohypnose. J’applique cela au quotidien. Minimum une fois par jour juste avant de m’endormir.  J’y rejoins deux ou trois guides, souvent les mêmes, qui m’accompagnent durant la phase d’endormissement.  Depuis la mise en place de ce petit rituel, mes insomnies sont moins présentes.

    Dans le but de continuer à me ressentir en tant que « moi », une des tâches post-hypnoses a été de continuer à inspirer la lumière et la solidité à travers le 3e oeil et de l’expirer dans tout le corps.  L’autre tâche a été de prendre le temps de me (re)poser 10 minutes par jour.  « Travail » plus compliqué, en ce qui me concerne, à appliquer au quotidien.

    Les dernières tâches assignées l’ont été dans l’objectif de poser des limites.  Dès la première scène du voyage, le message transmis par mon guide chauve-souris est clair : danser, chanter et faire le clown deviendra un rituel de fête à appliquer tous les jours. Ce moment fera la transition entre le boulot et la maison.  

    Le rituel d’abandon a été également ajouté par Marie : souffler tristesse/frustration/colère/autre sur une pierre/un morceau de bois et la/le jeter au loin.  Depuis que je les applique, je me sens beaucoup plus calme et apaisée.

    Toutes ces petites tâches ponctuent mes journées/semaines.  Je ne les applique pas toutes à chaque fois mais par-ci par-là.  Forcément les nouvelles en priorité pour bien les intégrer…

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    Un exemple expliqué de prescription donnée par l’accompagnante: LE RITUEL DU POIVRE

    L’arrêt du tabac est l’une des demandes les plus répandues en séance d’hypnose. Comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions-addictions, c’est un sujet sur lequel je planche beaucoup.

    Lors de sa première séance, un accompagné très motivé à travailler à tous les niveaux pour arrêter de fumer m’a confié que, d’un point de vue physique, la compulsion lui semblait venir de la bouche elle-même, comme si elle exigeait d’être remplie par la fumée et insistait jusqu’à obtenir son dû.

    Nous avons d’abord veillé, en première séance à ce qui pouvait être mis en mouvement «dans le fond», dans la transformation des processus habituels (voir l’article. Ici: futurisation, séparation de l’intention positive et de la solution-cigarette, sous-modalités des deux parties, transformation d’un lien, intégration avec sensations dans le ventre).

    Restait à gérer cet appel que la bouche n’a pas daigné négocier en transe, lors de cette première séance. L’idée m’est donc venue de proposer à la bouche un rituel à la hauteur de ce goût tant désiré (désiré et en même temps rebutant, car le goût de la clope et la lourdeur de la langue ont souvent un côté attraction-répulsion, en tout cas pour lui c’était le cas).

    Prescription de tâche (négociée avec les parties): à chaque exigence de la bouche pour une clope, un grain de poivre sur la langue, sans croquer, en mettant tout le focus sur les sensations. Le rouler, jouer avec, jusqu’à avoir l’impulsion forte de le cracher au loin, l’expulsion étant accompagnée d’une intention claire d’expulsion de la compulsion.

    Notez que le poivre de Sichuan fait vibrer les lèvres et les muqueuses. Son emploi est encore différent du poivre noir, rose ou blanc. C’est au choix ?

    Essai concluant: « le je » s’amuse de l’observation de la stimulation, la compulsion est oubliée grâce au focus sur les sensations étranges, l’expulsion soulage. Et la bouche est ok avec le procédé transitionnel, qui l’intrigue et la distrait.

    C’est une prescription qui a l’air de convenir aux accompagné.e.s intéressé.e.s par les expériences (cette prescription est loin de convenir à tout le monde!).

    Dans l’arrêt du tabac, les étapes sont plus ou moins nombreuses et plus ou moins longues Certaines personnes arrêtent en une séance car elles ont bossé en amont par ailleurs mais, souvent, il y a du lourd à nettoyer au fil de quelques séances pour s’émanciper de l’habitude, de la fidélité…

    Et comme les transformations, selon mes croyances, passent par le corps (changement de focus sur les sensations, changement de posture, d’appuis, de respiration…), autant le stimuler par une hypnose créative!

    La complicité entre « le je » et « ce qui n’est pas ressenti comme je » (un dividu/ego-state, une partie du corps qui appelle la compulsion…) peut ainsi passer par l’accueil, l’écoute, la tendresse, mais aussi par le jeu et la taquinerie douce pour poser des limites et pour ouvrir d’autres stimulations et explorations.

    Il suffit d’oser!
    Marie Lisel

  • Stage: « L’autohypnose pour développer la conscience de soi et le mieux-être », Saint-Germain de Calberte (Cévennes), 16-17 juin 2018

    Stage: « L’autohypnose pour développer la conscience de soi et le mieux-être », Saint-Germain de Calberte (Cévennes), 16-17 juin 2018

    Apprendre l’autohypnose

    Ce stage vous permet de construire pas à pas vos propres techniques d’autohypnose (à poursuivre chez vous dans les mois à venir), en alternant des moments d’explication des notions de base, des exercices courts d’apprentissage technique, des exercices longs (exploration et modelage) guidés, des exercices d’intégration en solitaire et des moments de partage sur des questions de mise en place.

    Lors de ces deux journées, vous abordez différents outils de façon à ce que chacun.e se connecte en profondeur avec soi, à sa manière, tout en suivant un fil commun utilisant l’hypnose éricksonienne. Les exercices et constructions des outils se font à partir des mêmes matériaux, mais singularisés et autour d’objectifs individuels différents.

    Marie Lisel (Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, Arche), vous accompagne pas à pas dans la construction de vos outils adaptés à vos besoins et ajustés à vos processus intérieurs.

    Grâce à l’autohypnose, il est possible d’élargir le champ de sa liberté!

    Dreaming about freedom (Rêver de liberté) © Mahmoud al-Kurd.
    Dreaming about freedom, © Mahmoud al-Kurd.

    Les notions abordées (théorie et exercices)

    Mettre à jour les croyances, valeurs, représentations… et dogmes: notre façon de penser le monde influence nos émotions, nos réactions, notre posture, nos connexions aux autres… choisir de garder, de transformer ou d’abandonner une croyance limitante et de préciser une croyance aidante peut changer la vie. D’autre part, mettre le cap sur des activités et des relations en accord avec nos valeurs les plus profondes équilibre et allège. Une première étape est de sortir de la prison du dogme et de la vérité personnelle pour laisser émerger d’autres voies. A lire: Réaliser son film sous hypnose

    Penser en positif: si je vous dis « ne pensez surtout pas à un poisson orange », « n’imaginez en aucune façon que des poux pourraient avoir rejoint votre crâne », « ce n’est pas encore le moment de laisser la respiration devenir plus profonde, jusqu’au bâillement »… la suggestion passe sans la négation n’est-ce pas? Voilà pourquoi nous travaillons en exercices sur le fait de positiver!

    Accueillir ce qui nous constitue et ce qui nous traverse (pensées, émotions, sensations, compulsions, répulsions…), observer, laisser s’exprimer, apprivoiser (plutôt que de rejeter, combattre, chercher à anéantir… ce qui déplace les problèmes), laisser faire… A lire: Etablir une communication confortable avec son symptôme

    Modifier son état de conscience (et le piloter). Chacun.e fait l’expérience d’états modifiés de conscience, en étant immergé.e dans un livre, en contemplant une oeuvre d’art ou un paysage, en respirant l’odeur d’un être aimé, en dansant longuement, en relisant un texto émotionnellement fort… C’est un peu comme se plonger dans une bulle, en-dehors du monde extérieur. Apprendre l’auto-hypnose, c’est apprendre à utiliser les états de conscience pour se libérer, se ressourcer, se booster, se concentrer… bref, pour créer sa vie et son monde (nous ne disserterons pas sur la création artistique cette fois). A lire: L’état naturel ou induit d’hypnose

    Comprendre les processus intérieurs en profondeur (par le corps, les sensations, impressions, différents sens) et les faire évoluer selon ce que le « je » désire mettre en place.

    Mettre en place les conditions optimums et le cap idéal (réaliste, positif, clair). A lire: Créer l’état idéal

    Différencier les instances: ce qui veux en moi / ce sur quoi porte mon attention / ce qui agit en moi. Ex: « je veux que ça s’arrête, ce truc qui me pousse à… » ou « Quand ça me prend, je me sens si légère et si confiante, c’est comme si… ».

    Jouer avec ce qui dit « je » (toujours en partie conscient, commente, prend des décisions, actif), déplacer le point d’assemblage, clarifier, intégrer.

    Développer la position Meta pour prendre de la hauteur sur une situation.

    Découvrir les représentations de différentes facettes en soi, accueillir ces représentations symboliques intérieures, leur permettre de délivrer leurs besoins et de trouver leurs place dans l’ensemble (discussions, arrangements, constructions entre parties). A lire: Mon autre, mes autres et Faire la paix avec soi

    Mettre en mouvement, en transformation, en plasticité ce qui peut l’être à chaque ici et maintenant, à son rythme et en douceur. A lire: Créer sa vie

    Récupérer des ressources des expériences passées. A lire:  Rechercher des ressources et lâcher du leste

    Dénouer, délester, dissoudre, détendre, nettoyer ce qui encombre, alourdit, ne circule pas…

    Créer un lieu de ressourcement (safe place) et des processus qui réénergisent.

    Jouer avec des objets transitionnels naturels et avec les rituels en autohypnose. A lire: L’imaginal de Ma Soeur

    Tester différents types d’hypnose et autohypnose pour construire l’outil qui vous convient le mieux: directive (ordre à un automate), sujet passif / permissive (ma voix accompagne, c’est vous qui pilotez, sujet actif) / …

    Synthétiser, améliorer, clarifier vos séquences d’autohypnose ajustées par vous et sur vous pour les ancrer (leur donner des portes d’entrée faciles) et les réutiliser chez vous après le stage.

    Mettre en place un programme d’entrainement 😉

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    En pratique

    Dates: samedi 15 et dimanche 16 juin 2018

    Lieu: Saint-Germain de Calberte, cévennes, département de Lozère

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    L’espace mis à disposition est magnifique, en pleine nature, donnant sur la vallée, c’est un endroit des plus ressourçants!

    Organisation: Graines d’humanité

    Voir ce stage sur le site de Graines d’humanité

    Saint-Germain-de-Calberte, une terre d’accueil en plein cœur des Cévennes. Du Moyen Age à la Seconde guerre mondiale, ce village témoigne de l’histoire d’une vallée cévenole. Entouré de paysages façonnés par les habitants au fil des siècles, le hameau des Calquières en constitue l’un des sites les plus remarquables. Au centre du village, un monument rend hommage aux Cévenols et à tout peuple qui vit en harmonie avec la nature.

    Voir Saint-Germain de Calberte sur Destination Cévennes

     

     

    Horaire approximatif: 10-13h, 14-18h, 20-21h: facultatif / 9-13h, 14-17h

    Coût: Entre 90 euros et 150 euros pour deux jours (15h d’ateliers), selon vos moyens, en pleine conscience (envoyez-nous un email pour en discuter)

    Hébergement: 25€ la nuitée en chambre ou 12 euros en dortoir au grenier, 5 euros pour les draps (si vous n’avez pas les vôtres) et 5 euros d’adhésion à l’association « Graine d’humanité » qui nous accueille (suivre le lien sur « Hébergement » pour voir le lieu).

    Repas: cuisine équipée tout confort. Repas partagés (en auberge espagnole) ou non, selon les désirs de chacun.e. Merci de ne pas apporter de viande ni poisson.

    S’inscrire: Christine Beau: contact@grainesdhumanite.org

    La suite? Après un stage sur l’autohypnose, avec des techniques PNL et éricksoniennes, il y aura un stage sur les bienfaits du rêve éveillé . Ce sont les deux outils principaux de la praticienne 🙂

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    Bienvenue à tou.te.s

    Se renseigner:

    Adresse mail: lisellesil@gmail.com

    Tel: 07 82 56 52 06

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    Photo: Gilles Berquet
  • Atelier d’exploration hypnotique queer 1: « Une rivière entre deux rives », 22 février 2018, Bruxelles

    Atelier d’exploration hypnotique queer 1: « Une rivière entre deux rives », 22 février 2018, Bruxelles

    Ateliers d’exploration hypnotique de la fluidité du genre?

    Dans cette série d’ateliers, nous chercherons à ouvrir les possibles de nos représentations de la fluidité du genre et à les explorer par différents biais, axes, thématiques, jeux… HYPNOTIQUES:

    Atelier 1 (février 2018): une rivière entre deux rives

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    Atelier 2 (mars 2018): les couleurs de l’arc en ciel LGBTQI+ 

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    @ PAU BARRENA / AFP

    Atelier 3 (avril 2018): les secrets de ma licorne 

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    Jérôme Bosch Le Jardin des Délices, le Paradis, détail, 1480-1490

    Atelier 4 (mai 2018): Loutre, ours.e, ourson.ne, panda, loup.ve, chat.te, gerboise, crevette, moustique…  Qui seront vos guides d’exploration?

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    Atelier 5: Sorcière écoféministe queer

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    Witch dance

     

    Différentes techniques…

    • nous explorerons des paysages symboliques
    • nous jouerons avec des rituels singuliers
    • nous mettrons en mouvement ce qui est prêt à être transformé selon le « comment ça peut être encore mieux, maintenant et selon tel contexte? »
    • nous expérimenterons nos curseurs : si je pousse cette donnée à fond, je vois-entends-ressens quoi? plus de…? quel est le niveau optimal? comment ce réglage entre-t-il en interaction avec d’autres curseurs? Comment pourraient-ils se régler de façon automatique? Quel contrôle volontaire ai-je envie d’avoir? quand? comment?
    • nous papoterons avec les dividus qui tiraillent à l’intérieur
    • nous rencontrerons nos représentations profondes
    • nous dealerons avec nos besoins et désirs
    • nous travaillerons avec des objets transitionnels, des dessins automatiques, des sons et mouvements spontanés
    • nous optimiserons les liens et les représentations qui nous constituent en allant récupérer des ressources enfouies
    • nous nous laisserons divaguer… car la rêverie ouvre des possibles inouïs!
    • nous irons à la rencontre de nos fantasmes cachés
    • nous créerons notre vie et notre monde, chacun.e à sa façon, singulière 😉

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    Quand, où, combien, comment on s’inscrit?

     

    Quand?

    Une soirée par mois (pour le moment).

    Premier opus: le jeudi 15 février, de 19h à 22h.

     

    Où?

    Près de Madou, à Bruxelles, dans un lieu chaleureux et confortable.

     

    Combien?

    Prix: entre 10 et 30 euros, selon vos moyens financiers, en conscience.

     

    Nombre de places

    6 places minimum (en inscription ferme), 10 places maximum.

     

    Qui vous hypnotise?

    Regardez cette page

     

    Pour vous inscrire?

    Envoyez-moi un email à lisellesil@gmail.com

     

    Qui peut venir?

    Lisez le paragraphe qui suit.

     

    Chaud boulette?

    A vos mails!

     

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    Beth Ditto (www.bethditto.com) & Delphine von Kaatz (habille les fesses des filles qui n’ont pas froid aux yeux)

    A qui s’adresse ces ateliers?

    Ces ateliers mensuels s’adressent évidemment aux personnes qui se ressentent genderfluid, mais aussi à ciels qui désirent explorer cette part de fluidité qu’iels ne se sont pas encore autorisé.e.s à accueillir pleinement.

    La porte est dès lors ouverte à tou.te.s, à condition de respecter les habitus queer, pour garantir un espace safe, inclusif, non oppressif.

    Les maladresses seront relevées tranquillement, de façon à permettre la compréhension et l’évolution. Les attaques ou jugements, eux, ne seront pas tolérés. Les personnes qui se situeraient délibérément dans l’exclusion et l’oppression seraient priées de quitter le groupe.

    Pour cela, les personnes qui viennent pour découvrir leur fluidité sont invitées à prendre le temps d’observer et d’apprendre les codes (comme le langage inclusif, la manière de genrer une personne, le vocabulaire, les représentations non binaires…). Et les personnes qui jonglent avec ces notions sont invitées à se montrer tolérantes et pédagogues.

    Dans ce projet d’une série d’ateliers (j’accepte par ailleurs de travailler en groupes non mixtes, dans d’autres contextes. Ici, c’est un cadre parmi d’autres), je désire monter un groupe à la fois mixte et safe

    • pour faire progresser le débat idéologique par l’expérience de la fluidité, de la non binarité, de l’égalité, de l’inclusion… qui permet un partage de compréhension profonde, une ouverture, davantage de tolérance
    • pour permettre la rencontre entre des mondes (je suis souvent un pont) et faire circuler une suite d’expériences entre des personnes dont le point commun est le respect de l’autre et le désir d’ouvrir, d’explorer, de trans-former ses représentations pour créer sa vie et son monde de façon singulière et libre.

    Le genre est politique.

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    FloZif (activiste queer)

     

    En cas de maladresse dans cet article

    Si je suis maladroite (et non malveillante) dans l’expression ou le contenu de cet article, merci de le le dire gentiment (lisellesil@gmail.com). Je rectifierai selon les retours.

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    Cultures Queer?

    Chacun.e a la liberté d’être soi, au-delà des représentations genrées binaires de la société dominante, qui donne le pouvoir aux hommes cis blancs et somme chacun.e de correspondre dans ses comportements et ses représentations à: M/F, blanc/autres, corps normé (mince, jeune et musclé, vulve en prune, etc) / corps rejeté (pilosité, âge, poids, cicatrices, handicap, genre différent du sexe de naissance, modifications corporelles, orientations sexuelles autres que hétéro…), dominant/dominé…

    La revendication de la multiplicité des corps, des genres et des identités est donc aussi politique, pour la liberté de s’inventer hors des catégories pré-normées et pour l’égalité. Il revendique un autre fonctionnement que le patriarcat, ses conceptions binaires, sa domination masculine (selon les pouvoirs: économique, politique, symboliques, sexuels…). Notons que, en revanche, le système mainstream gay reproduit les normes sexistes et capitalistes. Notons également que le féminisme essentialiste ou différentialiste met en avant des « qualités spécifiques féminines » et les « qualités spécifiques masculines », de façon binaire. 

    Les cultures LGBTQI+, aux approche inclusive et inter-sectionnelle, gagnent à être partagées avec le plus grand nombre, autant que le tout public gagne à expérimenter les nouvelles formes d’expression de soi, les identités collectives en marge des catégories dominantes, l’état d’esprit de tolérance, d’inclusivité, d’acceptation de la personne telle qu’elle est et non telle que les normes lui demandent d’être, les solidarités communautaires...

    Il s’agit de sortir des cases dominantes préformatées pour s’inventer et de revendiquer la liberté de le faire.

    Ourit Ben-Haim
    « Underground New-York Public Library » par Ourit Ben-Haim

    LeS genreS non binaires/ genreS fluideS, ça concerne qui?

    LeS genreS non binaires/ genreS fluideS sont l’expression d’un continuum des genreS le long duquel les personnes sont libres d’évoluer vers une zone de confort qui ne dépend ni du sexe (génétique et constitution des organes de reproduction) ni des orientations sexuelles.

    En effet, on peut être à la fois homme cis gay biphobe… ou femme trans hétéro ou genderfluid nosex… (je ne rentre pas dans les mille et une nuances zébrées du vocabulaire sur le genre, la sexualité et les préférences émotionnelles des personnes neuroatypiques que je salue tendrement au passage).

    Un amalgame obligatoire entre le sexe et une identité de genre est encore très vivace, autant au niveau législatif, médical, administratif, social que culturel.

    La pression des représentations binaires s’oppose à la liberté de s’inventer en tant qu’intersexe, transexuel, transgenre, genderfluid… ce qui commence dès la naissance (opération des bébés intersexes), se poursuit dans l’éducation « en fille » ou « en garçon » à la maison et à l’école, se prolonge dans la rue, dans les médias, les administrations, dans le langage aussi…

    Elle a ont aussi un impact sur la vie de tou.e un.e chacun.e.!

    Le féminisme queer élargit la réflexion. La culture queer rassemble des personnes qui s’identifient à un genre fluide et des personnes qui s’identifient à un genre M ou F et qui refusent de se voir assignées à des représentations, des comportements, des devoirs, des positionnements selon leur genre, qui dépendrait « naturellement » de leur sexe.

    Libre à chacun.e d’explorer les genres, les orientations sexuelles, les orientations relationnelles… d’hybrider les représentations, de s’inventer!

    Par exemple, je suis personnellement de sexe biologique féminin, pronom féminin (ou neutre dans certains contextes), je ressens la fluidité du genre de façon différente selon les moments et les contextes ET je gère mes poils, mes cheveux, mon poids, mes fringues, ma gestuelle, mon vocabulaire, mon positionnement dans un groupe, mes activités, mes orientations sexuelles, mes relations (amicales, amoureuses, sportives et autres), mes interactions… selon ce que je ressens comme juste selon mon identité propre et non selon la pression patriarcale binaire qui me demande d’être « féminine » selon des représentations hétéronormées conservatrices. Je suis moi. Tu es toi. Chacun.e accueille l’identité de l’autre sans jugement, tant que cette identité n’exprime aucune oppression.

    En outre, dans mon positionnement d’accompagnante, je suis très attentive à accueillir chaque personne telle qu’elle est. A lire: « Licornes, zèbres, loutres, nonnes, none… bienvenue! »

    La culture queer, c’est surtout la liberté de s’inventer en dehors des diktats et dans l’égalité, l’inclusivité, la tolérance, ce qui a priori pourrait intéresser pas mal de monde… mis à part les personnes qui craignent de perdre leur position dans la société dominante ou bien de « ne plus s’y retrouver » et donc de perdre des repères rassurants et « ordonnés », même s’ils enferment.

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    Avida Bystroöm

    Un exemple médiatisé (notamment par LesInrocks), celui d’Avida Bystroöm (égérie d’Adidas).

    A la diffusion de la campagne, la mannequin se prend une volée de commentaires négatifs en référence à ses poils de jambes. Le site Madmoizelle en publie un petit florilège : « Va te raser », « Dégueulasse, proprement dégueulasse », « Si elle se rasait les jambes, ouais, je voudrais carrément la baiser ».

    Arvida, dont le travail photographique explore le thème de la féminité à force de coupes menstruelles, sex-toys, poils pubiens et clichés de sa cellulite, répond aux commentaires sur son compte Instagram : Ma photo pour la campagne Adidas Originals Superstar a reçu beaucoup de commentaires négatifs la semaine dernière. Moi, avec mon corps en bonne santé, blanc, cisgenre, dont le seul détail non conforme est un tout petit peu de poils. J’ai littéralement reçu des menaces de viol dans ma boîte de messages privés. Je ne peux même pas imaginer ce que ça doit être de ne pas avoir ces privilèges et exister dans le monde. Je vous envoie de l’amour et essayez de vous souvenir que tout le monde n’a pas la même expérience de vie. »

     

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    Couvent de Paname – Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence www.facebook.com/CouventDePaname

     

    Quelques sites, articles, émissions audio et vidéo à consulter, LGBTQI

     

    Médias tout public

    Tribune de Paul B. Preciado, Philosophe, dans Libération: Lettre d’un homme trans à l’ancien régime sexuel (15 janvier 2018)

    Slate: Le dictionnaire des 52 nuances de genre de fB

    LesInrocks: « Etre gender fluid, ça veut dire quoi? »

    Sur l’espace Agender de Selfridges, le genderfluid dans la pop culture et dans la mode: 20 minutes, FashionUnited

    Arvida Byström, l’égérie d’Adidas qui assume ses règles, ses poils, et tout le reste

    « Fluide, intersexe, trans, neutre, le champ lexical du genre s’élargit », sur TV5 

    Vocabulaire LGBTQI

    Ecriture inclusive

    Un clip du groupe The Knife, Pass this on (ci-dessous), que j’aime beaucoup.

     

    Sites spécialisés et/ou de recherche (bases de données)

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    Image: Quentin Houdas

     

    Audio et video de/sur Judith Butler

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    Associations de Bruxelles et de Paris

    Bruxelles

    Les associations sont reprises sur le site de la Maison arc-en-ciel, Rainbowhouse

    FB groupe: Transpédégouines Bruxelles

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    Paris

    Les associations, organisations, activités sont reprises sur le site Cultures LGBTI

    FB groupe: Queer Paris

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    …merci de m’envoyer des liens pour compléter et des réflexions pour ajuster cet article. Sourire. Marie

     

     

  • (ré)apprendre à rêver

    (ré)apprendre à rêver

    (RE)APPRENDRE A REVER

    Régulièrement, des personnes viennent en séance pour (re)trouver leurs rêves.

    Rêves nocturnes, rêves lucides, rêves éveillés libres ou simples rêveries sont en effet souvent encagés dans le quotidien fait d’agendas, de listes, de conversations repassées, de futurisations répétitives, de ruminations, d’angoisses… ou carrément d’amnésie ou d’espace vide.

    Où se cache donc l’imaginaire?!

    En expérimentant le rêve éveillé sous hypnose, une fenêtre s’ouvre déjà: le rêve est bien là. Il se déroule, s’ouvre, éclôt, offre des représentations (paysage, personnages, narration…), des cheminements, des transformations et des espaces-temps inédits qu’il est possible de retrouver seul.e par la suite (avec une porte, un ancrage, un appel…).

    En apprenant à jouer avec l’imagination volontaire (c’est-à-dire imaginer volontairement un élément, respirer pour aller vers tel espace temps, demander « + de… », etc.) et l’imagination active (laisser faire le rêve), chacun.e s’ approprie un outil magique d’entrainement, surtout au rêve éveillé et au rêve lucide.

    Et puis, en allant à la recherche du rêve comme une quête au trésor dans l’imaginal, des transformations s’opèrent, des éléments se dénouent, se nettoient, se ressourcent… et les personnages-représentations responsables des rêves négocient leurs besoins et désirs et se concilient pour « un rêver » à la fois agréable, ouvrant et libérateur.

    Personnellement, « le rêver » m’est indispensable, que ce soit seule ou en groupe. Car créer sa vie son oeuvre son monde permet non seulement de transformer sa propre réalité, mais aussi de transcender les peurs pour construire des représentations, des intentions, des idéaux collectifs, ensemble (comme exemple, voyez le « Rêvez l’obscur », Starhawk)

    Je cogite un stage sur le rêve nocturne, lucide, éveillé libre, éveillé dirigé (RED de Robert Desoille et adaptations), rêverie, rêve de groupe…

    En attendant, voyez mes articles sur le rêve lucide et sur le rêve éveillé, ainsi que les séances, workshops et performances participatives déjà mis en place.

    Il suffit d’oser!

    Marie Lisel

  • Atelier: « Créer son monde animal par l’hypnose », Bruxelles, 14 décembre 2017

    Atelier: « Créer son monde animal par l’hypnose », Bruxelles, 14 décembre 2017

    L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et  l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.

    L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.

    L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.

    Ces 4h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!

    Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!

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    « The Horse Problem » by Claudia Fontes, the exhibition of Argentina at the Venice Art Biennale 2017

    Nous envisagerons une suite animale ou pas, selon le déroulement de ce jeudi. Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂

    En pratique

    Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.

    Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.

    Qu’apporter? 

    • un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parts intérieures animales que vous connaissez ou pressentez
    • un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un animal réel
    • un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
    • feuilles et marqueurs
    • une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
    • des vêtements confortables (le serpent en jupette, c’est pas évident!)
    • un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?

     

    Pierre Huyghe
    Pierre Huyghe

    Enfiler sa croyance? Choisir son mode?

    Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.

    Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):

    • rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
    • explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
    • rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
    • visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
    • jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
    • capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
    • me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
    • entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
    • faire circuler l’énergie sous différents modes
    • transformer des sons en sensations
    • d’autres idées dans les articles et témoignages

    Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le  « on dirait qu’on serait… » de  l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.

    Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!

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    Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?

    L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».

    Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.

    L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humain est souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.

    Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.

    D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…

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    Comment se connecter?

    A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.

    Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.

    En gros, nous expérimenterons deux axes:

    • rencontrer son ou ses animaux intérieurs dans un rêve éveillé.
    • laisser l’un des animaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.

    Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).

    Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?

    Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.

    Parfois, je suis un chat. Et vous?

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  • Stage d’hypnoyoga avec Katia Feltrin et Marie Lisel (en mai 2018, à 2h30 de Paris)

    Stage d’hypnoyoga avec Katia Feltrin et Marie Lisel (en mai 2018, à 2h30 de Paris)

    UN STAGE D’HYPNOYOGA?

    C’est dans le cadre de paix et de beauté du Monastère Sainte-Marie que Katia Feltrin, professeur de yoga, et Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, vous proposent une immersion dans le yoga, la nature et la pratique de l’hypnose.

    Marie Lisel utilise l’outil hypnotique pour accompagner dans le changement des personnes qui désirent se libérer d’une addiction, d’angoisses ou autres symptômes, mais aussi pour explorer et/ou créer des mondes en connivence avec d’autres disciplines, comme l’art, la performance, le cheval-miroir, le massage et, ici, le yoga.

    Le yoga est une pratique millénaire, née en Inde, qui opère à la fois sur le corps et la conscience. Pour les yogis, toutes les manifestations de l’univers seraient issues de cette conscience, qu’ils appellent le « Soi ». L’un des objectifs du yoga serait de s’unifier avec cette conscience. « Sat Chit Ananda » « Etre, Conscience et béatitude » serait la définition de l’état du « Soi », ce « Soi » qui réside en chacun de nous.

    Pour parvenir à cet état, il existe des techniques, notamment de nettoyage interne, avec les kriyas, d’une part, les exercices de nettoyage des nadis (méridiens en sanskrit), des techniques de respiration (le pranayama en sanskrit, la discipline du souffle), d’autre part, des postures (asanas en sanskrit), des techniques de méditation (dhyana en sanskrit) que nous aborderont le matin lors du stage, et le jeudi après-midi après le déjeuner et la digestion.

    L’après midi, à la place du yoga nidra (le yoga du sommeil), pratiqué l’an dernier à cette période, nous explorerons les ateliers hypnotiques de Marie Lisel.

    Evénement FB

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    Katia et Marie

    Katia Feltrin débute le Hatha yoga avec Pierre Courtejoie à Versailles en 1990, puis étudie la danse (classique, contemporaine, moderne, africaine, orientale, buto) et explore divers arts martiaux (aïkido, taï chichuan, karaté, kung fu Pei Mei jusqu’en 2009). En 2009, Katia Feltrin se perfectionne en Ashtanga yoga auprès de Caroline Boulinguez au Samastithi Studio à Paris. Depuis 2013, elle se forme au vinyasa yoga auprès de Gérard Arnaud et suis en janvier 2016 une formation de professeur de yoga en Inde, puis

    en août 2016 en Bretagne, diplôme 200h. En 2014 et 2017, elle se forme au yoga nidra au Satyanandashram (Paris) et à l’école Akhanda (Paris). Depuis septembre 2009, elle enseigne un yoga dynamique mêlant les techniques de l’Ashtanga yoga, du Vinyasa yoga et du Kundalini yoga, dans les écoles élémentaires (école Lacordaire Paris 15e, à l’Ecole Château des Rentiers, Paris 13e, dans les entreprises (Axa, EDF, CNAM), à l’UCPA, à la MJC du Vésinet, aux Cercles de la forme…

    Depuis 2012, Katia Feltrin étudie en parallèle, pour connaître les nadis (les méridiens) et le corps énergétique, le massage shiatsu, le Qi Cong et la médecine chinoise, à l’E.S.T (Paris), l’école de shiatsu thérapeutique de Bernard Bouheret.
    Contact : katiafelt@gmail.com, Tél. +33 (0)666667562, facebook : chakras yoga

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    Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne certifiée par l’Arche, artiste sonore, exploratrice sensorielle, Marie Lisel décline l’outil hypnotique en cabinet, mais aussi avec des artistes, dans la nature, avec les chevaux et en collaboration avec d’autres professionnels.

    Loin de tout dogmatisme, l’hypnose pour créer sa vie (s’émanciper, s’épanouir, se centrer…), créer son oeuvre (réaliser, proposer, faire oeuvre…) et créer son monde (s’explorer, s’amplifier, se connecter…) est conçue comme une série d’expériences et d’outils que chacun.e s’approprie à sa manière pour être utilisée de façon ajustée et autonome. (https://marielisel.wordpress.com)

    Nous explorerons le rêve éveillé dirigé, l’initiation à l’autohypnose, l’exploration hypnotique, en rapport avec les thématiques du yoga (ouverture, circulation, élévation, ancrage…), la balade hypnotique et connexion avec la nature…

    Informations pratiques

    Evénement Facebook: ici

    Dates

    30 mai 2019 – 2 juin 2019

    Lieu

    Le Monastère Sainte Marie est situé à 5 km de la mer, de la forêt, et de Dieppe. Il dispose de chambres spacieuses et confortables, d’une belle salle de yoga et d’un grand parc.

    Monastère Ste Marie, 22 Chemin des meuniers, Thibermont, 76370 MARTIN-EGLISE, Tél : 02.35.04.66.90.

    A 2h2O en voiture de Paris.
    Accessible en train facilement (Paris-Dieppe: 2h, puis 5 minutes en taxi, environ 70 euros).

    Lieu

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    Horaire provisoire

    Jeudi (arrivée à partir de 11h)

    • Déjeuner
    • Hypnose (14h-15h30): ancrage et ascension
    • Temps libre
    • Yoga (17h-19h)
    • Diner
    • Hypnose dans la nature (30 minutes)
    • Temps libre

    Vendredi

    • Kriyas (nettoyage des méridiens), Pranayama (respiration), Méditation (7h45-8h30)
    • Petit déjeuner
    • Yoga asanas (9h30-11h45)
    • Déjeuner
    • Initiation à l’autohypnose (14h-14h30)
    • Temps libre (prolongation libre des exercices d’autohypnose)
    • Hypnose (17h30-19h): nettoyage et énergisation
    • Diner
    • Hypnose dans la nature (30’)
    • Temps libre

    Samedi

    • Kriyas (nettoyage des méridiens), Pranayama (respiration), Méditation (7h45-8h30)

    • Petit déjeuner
    • Yoga asanas (9h30-11h45)
    • Déjeuner
    • Initiation à l’autohypnose (14h-14h30)
    • Temps libre (prolongation libre de l’exercice d’hypnose)
    • Hypnose (17h30-19h)
    • Diner
    • Hypnose dans la nature (30’)
    • Temps libre

     Dimanche

    • Kriyas (nettoyage des méridiens), Pranayama (respiration), Méditation (7h45-8h30)
    • Petit déjeuner
    • Yoga asanas (postures) : 9h30-11h45
    • Déjeuner et temps de digestion
    • Hypnose (14h30-16h)
    • Temps de partage et départ (16h-17h)

    Possibilité de séances d’hypnose éricksonienne et de massage shiatsu individuelles d’1h15, sur rendez-vous, lors des temps libres (payement à part)

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    Matériel

    • Tapis de yoga antidérapant
    • Supports de yoga (2 briques et 1 sangle)
    • Châle, poncho ou couverture
    • Foulard pour occulter les yeux (pour un exercice)
    • Petit objet non périssable qui pourrait correspondre à votre intention pour ce stage
    • Carnet d’écriture-dessin

    Lectures conseillées

    • Hatha Yoga Pradipika, traduit par Tara Mickaël
    • Yoga Sutra de Patanjali (Spiritualités vivantes)
    • Yoga Upanishads
    • articles sur l’hypnose sur marielisel.wordpress.com

     

    Renseignements: katiafelt@gmail.com – Tél. 06 66 66 75 62

     

  • Explorer la synesthésie par l’hypnose?

    Explorer la synesthésie par l’hypnose?

    SYNESTHESIE

    La synesthésie est l’aptitude à associer spontanément et involontairement des sens de nature différente, comme par exemple «voir la musique», «goûter la rugosité d’une surface» ou «voir les chiffres en couleurs». Vécues à l’âge adulte seulement par certains, les correspondances sensorielles seraient pourtant présentes chez tout le monde dès la naissance. Cette définition vient du projet de Vincent Mignerot, Synesthéorie, qui rassemble les articles et liens sur la synesthésie.

    Quelques autres sites:

    cerveau-humain
    Représentation de neuro-imagerie

     

    L’art et la synesthésie

    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    Baudelaire (extrait de Correspondances, in Les Fleurs du Mal, 1857) est souvent cité pour illustrer la synesthésie.

    De nombreux autre artistes sont connus pour cette capacité à traduire les sons en couleurs ou les couleurs en sons, par exemple. Pour explorer ces univers, Synesthéorie comporte des liens sur L’art et la synesthésie

    Il y a de nombreux articles et émissions sur ce sujet. Par exemple, la synesthésie de Paul Klee, qui entend les couleurs, a fait l’objet d’une émission sur France Culture.

     

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    Kandinsky, Composition 8, 1923

    Lady Gaga est également synesthète.

    Lady Gaga

    Autres créateurs, sur Wikipedia

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    L’hypnose et la synesthésie

    En me basant sur le potentiel plus ou moins enfoui de chacun.e – car nous avons tou.te.s été synesthète enfant, à un degré variable – , je travaille sur la synesthésie amplifiée sous hypnose.

    La synesthésie ne peut que me passionner, vu mon travail hypnose-création-art-sensorialité. Je cherche à ouvrir des passages entre les différents sens (il y en a bien plus que 5!) et l’imaginaire, à mobiliser ensemble le corps et le psychisme, pour élargir nos possibles et… créer nos vies, nos oeuvres, nos mondes!

    Je démarre par ce que je connais le mieux: le rapport sonore-kinesthésique. Pour le moment, dans mes recherches, les mouvements spontanés et/ou les sensations physiques (chaleur, picotement, vague d’énergie, excitation, expansion, compression, chatouillis…) sont reliés à des sons, soit en collaboration avec un.e musicien.ne électroacoustique ou expérimental.le, soit en relation avec les voix des participants.

    Plus tard, j’élargirai. Le temps…

    Voyez ma proposition d’atelier d’exploration « Ecoute synesthésie des sons », proposé avec Valérie Vivancos, musicienne.

    Ainsi que mon intervention dans « Acoustique de l’érotisme », création radiophonique de Franck Thoraval, à laquelle j’ai participé en tant que performeuse synesthète-kinesthésique, qui est en écoute sur le site de France Culture

    Vous pouvez aussi écouter la partie de bOa où je joue avec la synesthésie sous différentes formes.

    Work in progress!

    🙂

    Marie Lisel

  • Balade naturaliste & hypnotique, le 27 août 2017, à Martué (Gaume, Belgique)

    Balade naturaliste & hypnotique, le 27 août 2017, à Martué (Gaume, Belgique)

    Se promener dans la nature magnifique de Martué, en compagnie d’une guide nature habitant la région et d’une praticienne en hypnose, offre une occasion rare de connexion

    A la frontière de l’Ardenne et de la Gaume, la région est l’une des plus pures de Belgique au point de vue de la pollution chimique, atmosphérique, lumineuse et sonore. Je n’ose pas dire « la plus pure » par égard pour les Fagnes. A chaque visite, je suis émue par tant de présence!

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    Francine van den Abbeele, amoureuse de la Semois et de ses environ, guide nature certifiée, ornithologue… vous indique comment placer votre focus pour « voir, sentir et écouter » et répond à vos questions en éthologie et en botanique… à des moments précis, car la balade se fera en partie en silence pour privilégier la connexion.

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    Francine est formatrice pour Aves, pôle ornithologique de Natagora, qui étudie et protège l’avifaune. www.aves.be

    En tant que praticienne en hypnose – aujourd’hui parisienne en provenance des bois et des prés -, je vous accompagne dans des chemins inattendus, qui relient votre monde à la nature, tantôt par l’intuition profonde, tantôt par le voyage intérieur . Voyez mon travail dans la nature, avec les chevaux, avec les chats, dans les bois en hamac… ici.

     

    Ensemble, ouvrons-nous à l’eau, au vent, à la terre, au soleil, aux insectes, aux oiseaux, aux arbres, aux castors… et découvrons ce que cette intuition profonde nous révèle sur nous et sur notre capacité à être pleinement ici et maintenant.

    Date: dimanche 27 août

    Durée de 4 heures: accueil à 13h30, départ en balade à 14h, au revoir à 18h

    Prix pour 4h avec deux guides: entre 20 et 50 euros selon vos moyens, en pleine conscience.

    Lieu: Martué (près de Florenville)

    Inscription: écrivez-moi à l’adresse lisellesil@gmail.com en indiquant votre nom, votre numéro de téléphone et vos éventuelles questions.

    C’est l’occasion d’un weekend à la campagne: il y a différentes chambres d’hôte (de la plus simple à la plus luxueuse en bord de Semois) dans le village, voyez les possibles sur la page de la Gaumette ou du Soleil de Gaume.

    Prolongations: je vous reçois en séance individuelle à Martué (60 euros pour 1h, 75 euros 1h30, 90 euros 2h) ou en séance de groupes (prix selon la durée et le nombre de participants, thème à déterminer: rêve éveillé, trouver sa voix, rencontrer son arbre, apprentissage de l’autohypnose, faire la paix avec soi… ou autre… regardez les ateliers et partagez vos idées), entre le 23 et le 29 août… dans les bois, dans les prés ou au chaud si les éléments se déchainent. Pour prendre rendez-vous, écrivez-moi: lisellesil@gmail.com

    Septembre: rejoignez-moi en Lozère, chez Nathalie Bletterie, pour un stage de deux jours en connexion avec la nature et les chevaux.

    Je reçois également à Paris et à Bruxelles. et partout où je suis invitée à développer stages, séances et ateliers 🙂

    Bienvenue!

    © Marie Lisel

    Toutes les photos ci-dessous sont de Francine van den Abbeele (sauf une, devinez laquelle!).

     

    Quelques souvenirs de cet atelier 🙂

     

  • Atelier d’autohypnose: « Tranquillisation », Bruxelles, 31 août 2017.

    Atelier d’autohypnose: « Tranquillisation », Bruxelles, 31 août 2017.

    Le jeudi 31 aout 2017, de 18h30 à 21h, chez Urban thérapy, rue de Flandre 80-84, Bruxelles, venez apprendre l’auto-hypnose pour la tranquillisation (gestion du stress, endormissement, etc.).

    Le suivant est programmé pour le 28/09.

    Je construis le déroulé des ateliers mensuels de façon à ce que les personnes qui les suivent tous trouvent différents outils complémentaires et enrichissent leur pratique au fur et à mesure. Néanmoins, les ateliers peuvent être suivis indépendamment les uns des autres.

    D’autre part, le planning des séances individuelles à Bruxelles, les 14-17 août, 30 aout-01 sept, 28-30 sept, est en ligne.

    Bienvenue 🙂

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    Atelier d’auto-hypnose?

    Les ateliers d’autohypnose (AA) sont différents des ateliers de pratique guidée(AP, comme l’atelier donné en mai chez Urban Therapy), ils durent 2h-2h30.

    En suivant ces AA, vous pourrez acquérir  des techniques pour travailler en autohypnose, en toute autonomie. Vous traiterez votre problématique une première fois durant l’atelier, mais aussi et surtout, vous intégrerez des exercices pour continuer ce travail de fond chez vous.

    Inversement, dans les ateliers de pratique guidée (AP), nous travaillons sur un thème en séance guidée. C’est-à-dire que les participants suivent une longue séance sans interaction, en écoutant ma voix et en se laissant voyager. Le travail se fait donc en profondeur pendant l’atelier. Il y a peu d’apprentissage de techniques.

    En stage d’une demi-journée à plusieurs jours, ou en suite d’ateliers (1X/mois), j’alterne les AA et AP de façon à ce que les participant.e.s vivent à la fois des voyages profonds et des apprentissages de techniques.

    « ATELIER D’AUTO-HYPNOSE :  TRANQUILLISATION »

    Cet atelier vise à trouver un état de calme, un point d’équilibre, un centre.

    • Introduction théorique et présentation
    • « Safe-place » (calme, sentiment de sécurité, bien-être, tranquillité, bonheur) + ancrage de ce ressenti
    • Position meta (j’observe la vrille que je suis en train de faire, je m’en dissocie, je prends de la hauteur, je choisis mon cap)
    • Nettoyage émotionnel 1 (respiration de récapitulation)
    • Nettoyage émotionnel 2 (prise terre-ciel)
    • Technique pour revenir à un état de conscience adapté à la rue, métro, voiture… en toute sécurité

    L’HYPNOSE ERICKSONIENNE: un outil d’émancipation

    L’hypnose est une technique qui permet d’aborder le changement par le biai de la créativité (par “l’imagination active”). Accompagner en hypnose, c’est, selon François Roustang: « susciter chez l’autre quelque chose qui va lui permettre, lui-même, de réorganiser son existence ».

    En transformant l’histoire que l’on se raconte, en mettant à jour les réseaux d’influences cachées, en négociant avec soi-même, en mettant à jour de nouvelles représentations plus constructives, en transformant les symboles, en communiquant avec les symptôme, en inventant de nouvelles solutions, chacun.e est capable de créer sa vie, en accord avec ses intentions.

    MARIE LISEL: praticienne en hypnose éricksonienne à Paris et Bruxelles

    Praticienne en hypnose éricksonienne, hypnose conversationnelle et RITMO certifiée par l’Arche, Marie Lisel exerce à Paris, à Bruxelles et ailleurs. Vous trouverez plus d’infos sur la page FB et le site . Le planing des rendez-vous de aout-septembre est ici

    OU? QUAND? COMBIEN?

    Le jeudi 31 aout, à 18h30 (attention: fermeture des portes à 19h pile pour la tranquillité de l’atelier) jusqu’à 21h.

    Concept store Urban thérapy, rue de Flandres 80-84, Bruxelles. Vous trouverez une présentation de l’espace dans un article de Elle

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    Urban Therapy, Rue de Flandre, 80-84, 1000 Bruxelles.

    Il y a 20 places disponibles.

    PREPAYEMENT chez Urban thérapy, rue de Flandre 80-84, pour celles et ceux qui veulent avoir leur place sûre et certaine en poche et aussi pour les groupes.

    Liste par email (lisellesil@gmail.com): le soir-même, je déduis des 20 places disponibles le nombre de places vendues en prévente. Sur ces places restantes, la priorité est donnée aux personnes inscrites sans payement, dans l’ordre d’inscription. Si 20 places sont vendues, il reste 0.

    Prix:

    • 20 euros pour tout public (minimum 10 places au tarif plein)
    • 12 euros pour les étudiants de – de 25 ans, personnes au chômage et statut d’artiste (maximum 10 places au tarif réduit)

    Bienvenue!

    © Marie Lisel