Catégorie : Autohypnose

  • Eliane Radigue: des musiques hypnotiques

    Eliane Radigue: des musiques hypnotiques

    ELIANE RADIGUE

    Eliane Radigue (née en 1932) utilise des sons continus, créés selon des techniques complexes, qui invitent à une écoute active, mais aussi à la méditation ou à l’hypnose.

    Elle est l’une des compositrices les plus influentes de ces 50 dernières années et l’une des références quasi unanimes des créateurs de musique électroacoustique. Je ne suis donc pas très originale en la présentant comme l’une de mes écoutes favorites.

    UN ETAT D’OUVERTURE DE CONSCIENCE

    La dernière fois que je me suis laissée aller à une écoute de son oeuvre, plusieurs heures d’affilée, en autohypnose, j’ai atteint cet état incroyable d’impression de faire partie du grand tout, cet état de sérénité parfaite, si précieux. Mais étrangement, ce n’était pas cette fois sous la forme de mollécules d’eau parmi les mollécules d’eau (mon « corps » dilué dans tout ce qui contient de l’H2O), existant indistinctement en mollécules entremêlées, mais sous la forme de grains de sables d’une colline ronronnante, un puma de sable immense. Comme d’autres musiques de transe minimalistes, la musique d’Eliane Radigue peut mener à cet état d’ici et maintenant, en harmonie, en paix, en lien avec le monde. Un des états de bonheur qui vaut bien de s’exercer un peu 🙂

    Je vous invite à vous laisser guider par sa musique – ou plutôt à laisser « vos autres » (voir l’article « Mon autre/Mes autres) projeter leurs rêves, émotions ou intentions dans ses sons, si subtils, riches et éclairants. Et peut-être un jour, à prolonger un état d’autohypnose préparé en séance dans ses sons pour vivre des expériences.

    Je me contenterai  ici d’une transcription d’une citation (tirée de son portrait), d’un portrait par Maxime Guitton, d’un autre par Jean-Claude Fraicher, d’un lien pour écouter Arthesis, et Geelriandre et de la description de la « Trilogie de la Mort ».

    Cette citation correspond à au moins un processus que l’on utilise en hypnose: créer son propre réel par le choix de ce sur quoi nous portons notre attention : « On peut très bien dans la rumeur de cette ville avec une certaine attention d’écoute, entendre des fréquences et créer sa propre musique. Quand j’étais jeune je faisais ça dans les avions, par exemple. Il y en avait certains qui étaient extrêmement musicaux, d’autres moins… mais on écoute toutes les fréquences et on crée… l’oreille se balade dans tout ça et crée sa propre musique ».

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

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    « La musique d’Éliane Radigue est une expérience envoûtante du temps et de l’espace. Composée d’amples flux de vibrations, elle est à la fois monumentale et infiniment discrète. Tel un miroir pour l’esprit, elle dévoile “ces étranges rivages de nos paix ignorées”, comme l’a écrit Gérard Fremy. Dès ses premières compositions à la fin des années 60, elle a développé une œuvre unique en son genre, en toute indépendance des esthétiques en vogue. Pionnière des musiques électroniques, elle a exclusivement travaillé avec ce médium jusqu’en 2000. Elle travaille aujourd’hui avec les sons acoustiques d’instruments classiques.« 

    Extrait du texte Un portrait d’Eliane Radigue par Emmanuel Holterbach

    « TRILOGIE DE LA MORT » D’ÉLIANE RADIGUE / MUSIQUE POUR ARP SYNTHESIZER

    CHAPITRE I (61’22) KYEMA
    États intermédiaires … À mon fils, Yves Arman Inspiré du texte-racine du Bardö-Thödol (Le Livre des Morts Tibétains), cette œuvre évoque les six états intermédiaires qui constituent la « continuité existentielle » de l’être.

    I – Kyene – Naissance

    II – Milam – Rêve

    III – Samten – Contemplation – Méditation

    IV – Chikaï – Mort

    V – Chönye – Claire Lumière

    VI – Sippaï – Traversée et Retour

    Achevé au studio de l’auteur, Paris, en octobre 1988. Kyema a été créé en décembre de cette même année au New Langton Arts à San Francisco.

    CHAPITRE II (56’08) KAILASHA
    La double source d’inspiration de cette pièce évoque le paradoxe de certains dessins d’Albers ou d’Escher dans lesquels un élément des volumes devient le sas ou l’interface/interphase qui livre l’accès à un autre espace volumétrique à la fois logique et paradoxal. D’abord intitulé « Hereafter », KAILASHA en réfère à une expérience puisée dans le réel vécu, mais est également la transposition d’un parcours imaginaire autour de la montagne la plus sacrée des Himalayas, le Mont Kailash, considéré comme l’une des voies d’accès à une autre sphère d’existence.

    Achevé en 1991 au studio de l’auteur, Paris, en 1991. Créé à l’Experimental Intermedia Foundation, New York, le 16 mars 1991.

    CHAPITRE III (51’17) KOUME
    « Ô Mort,où est ta victoire ? » (Corynthiens XV) Œuvre de cendres – Des cendres de l’illusion devenue lumière Des-cendres au plus profond des sources de la vie. Là où naît la Mort, où Mort devient Naissance. Activement re-commencement – Eternité d’un perpétuel de-venir.

    I – « Certainement l’homme se promène parmi ce qui n’est que l’apparence » (Psaumes XXXIV#7)

    II – « Qua resurget ex favilla judicandus homo reus » (Messe de Requiem)

    III – “Have lightning and thunders their fury forgotten” (Passion selon Saint Mathieu)

    IV – « Ô Mort, où est ta victoire ? » (Corynthiens XV)

    Commande réalisée au Studio CIRM à Nice en 1993. Création au MANCA, Nice, le 14 novembre 1993.

    Sa discographie:

    • E = A = B = A + B (2 x 7″ limited edition) (Galerie Yvon Lambert, 1969 reprise par Povertech Industries, 2000)
    • Songs of Milarepa (single disc) (Lovely Music, 1983)
    • Jetsun Mila (Lovely Music, 1987)
    • Kyema, Intermediate States (Experimental Intermedia, 1992)
    • Mila’s Journey Inspired by a Dream (Lovely Music, 1992)
    • Biogenesis (Metamkine, 1996)
    • Trilogie de la Mort (Experimental Intermedia, 1998)
    • Songs of Milarepa (two discs) (Lovely Music, 1998)
    • Adnos I-III (Table of the Elements, 2002)
    • Geelriandre / Arthesis (Fringes Archive, 2003)
    • Elemental II (Records of Sleaze Art, 2004)
    • L’Ile Re-sonante (Golden Nica, Ars Electronica 2006, Shiin, 2005)
    • Chry-ptus (Schoolmap, 2007)
    • Naldjorlak pour Charles Curtis, (Shiin, 2008)
    • ? 847 (Oral, 2013)
  • Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    L’ACOUPHENE

    En tant que créatrice sonore, je fréquente un grand nombre de personnes sujettes à des acouphènes, temporaires ou permanents. J’en ai moi-même de temps en temps, en sortant de concerts noise ou d’une longue session de travail au casque.  C’est pourquoi je me suis particulièrement penchée sur ce sujet.

    L’acouphène est une sensation auditive non liée à un son généré par une vibration d’origine extérieure à l’organisme et inaudible par l’entourage. Pour la personne acouphénique, le bruit est réel, envahissant, oppressant…

    Pour commencer, il est nécessaire de diagnostiquer médicalement la cause de l’acouphène, chez un médecin spécialiste. Parfois, l’acouphène est un problème physique, le symptome d’une blessure de l’oreille. Le plus souvent, l’acouphène est une manifestation psychosomatique. Pour le psychisme, c’est une façon d’exprimer une souffrance ou de se protéger.

    GERER L’ACOUPHENE PAR L’HYPNOSE

    Il y a différentes méthodes pour gérer l’acouphène avec l’hypnose: travailler sur ce message de souffrance (avec son terrain d’enracinement et son utilité consciente ou inconsciente), sur la boucle de l’acouphène, sur la dissociation au son de l’acouphène… selon chaque cas (acouphène d’origine physiologique ou psychosomatique, fonctionnement de la personne…).

    Cela rejoint cet article du blog : L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Au-delà du soulagement en séance, il faut noter que la personne devient peu à peu autonome dans la gestion de ses acouphènes et peut influer seule sur eux, en choisissant quand et comment le faire.

    Parfois, il s’agit aussi de ne pas le faire, car certaines personnes préfèrent finalement conserver leur symptome. J’ai eu un cas comme cela, avec un acouphène qui protégeait le sujet du monde extérieur et qui est devenu un allié plutôt qu’un envahisseur, une fois le processus mis à jour. La personne ne désirait pas travailler sur sa phobie sociale. Elle était ravie de se retrouver avec un bouclier modulable. Nous avons donc joué à l’utiliser, le transformer. Libre à elle de revenir quand elle le désirera pour un autre objectif. C’est la personne qui décide ce qu’elle fait de son symptome, pas moi.

    JOUER AVEC L’ACOUPHENE

    Il est donc possible de créer un acouphène, de monter ou de descendre sa hauteur, de le changer d’oreille… et le son semble toujours bien réel.

    Je m’en sers personnellement pour dédramatiser mes acouphènes en les rendant ludiques, pour créer un test concret dans mes séances expérimentales d’auto-hypnose (en me servant de l’acouphène comme levier) et de ligne de focus pour la méditation lorsqu’il y a trop de bruit ambiant.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    LIENS

    Ecoutez le merveilleux acouphène de Sylvain Chauveau

    Cover of Lykke Li’s « I Follow Rivers » by Sylvain Chauveau
    From album « Post-Everything », out on Brocoli on 25.08.2017 (LP, CD, DL)
    Order here: http://www.brocoli.org/release/sylvai
    Sylvain Ch: vocals, programming
    Myriam Pruvot: backing vocals
    Geoffroy Montel: mixing
    www.sylvainchauveau.com
    www.brocoli.org
    https://www.youtube.com/watch?v=zLCccIvjmWg

    Voici quelques liens parmi d’autres, sur le soulagement des acouphènes par l’hypnose:

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/87-l-hypnose-une-therapie-positive-pour-l-acouphene

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/65-hypnose-et-acouphenes-mme-le-dr-ravo-teyssier

    http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140324.OBS1005/acouphenes-l-hypnose-contre-les-bruits-psychosomatiques.html

    http://acouphenesquebec.org/lhypnotherapie-quen-attendre-contre-lacouphene-et-lhyperacousie/

    http://acouphenes.ca/therapies-acouphenes/hypnose/hypnose-et-acouphenes.html

    http://www.blog-des-acoupheniens.fr/article-l-autohypnose-agit-en-douceur-sur-vos-acouphenes-122594366.html

    http://www.inctb.net/les-acouphenes.pdf

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

  • Explorer la nature sous hypnose

    Explorer la nature sous hypnose

    L’état d’hypnose permet d’accéder à une perception de la nature élargie, par une forme de sensorialité accrue, une compréhension profonde de l’environnement, un développement de l’intuition, une ouverture des réminiscences et des résonances, un éveil, …

    Les applications sont multiples: marcher en pleine conscience en forêt, regarder une fleur comme si c’était la première fois qu’elle s’offrait à notre  regard, se laisser dériver en rêve éveillé dans l’odeur des bruyères, focaliser son attention sur le chant d’un oiseau au point de ne plus entendre les autres sons environnants, planer au delà des flots, les pieds ancrés face à la mer, sentir la mousse sous les doigts avec une acuité émouvante, jouer avec l’association spontanée des sens, observer le corps choisir ses mouvements et déplacements, contempler le relief d’une écorce au point d’avoir l’impression de s’y inscrire, découvrir « l’art de ne rien faire », en goûtant simplement, naturellement, au confort de l’instant présent.

    Grâce à l’accompagnement en hypnose et à l’entrainement de l’autohypnose, l’immersion dans la nature donne également accès à une perception singulière de soi faisant partie du monde. Je me souviens particulièrement d’une halte, les pieds dans l’eau, en transe légère, où des petits poissons sont venus manger mes peaux mortes. Une partie de moi flottant dans l’air et la lumière douce du soleil, une partie en contact avec les pierres, dans l’eau, une partie virevoltant dans l’estomac d’autres êtres… et la compréhension si puissante, apaisante, rayonnante, de faire partie intégrante de cet univers en mouvement.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    Une stagiaire a pris des notes sur un atelier et me les as envoyées

    Marie nous donne les bases pour une séance hypnotique en macro :

    « Assise dans les herbes hautes du mois de mai, je fixe le sol, et tout d’abord je ne vois rien, peu habituée à ce niveau de perception. Mais là, devant moi, il y a… mais oui, une toute petite araignée perchée au bout d’une tige de folle avoine. Elle ne bouge pas. Je la fixe, attendant qu’elle fasse quelque chose. Rien. Et juste quand je détourne mon regard une seconde, elle disparait. En fait elle s’est décalée vers le bas, et je finis pa rla retrouver. Elle veut me faire éprouver ma patience, chose pour laquelle je ne suis pas douée naturellement.

    Comme j’ai repris l’effort de la fixer à nouveau pendant un long moment, elle m’a récompensée en tirant le premier fil de sa toile vers l’herbe d’à côté. Bon, me suis-je dit, là elle va tisser toute sa toile devant mes yeux éblouis ! Mais elle n’en a rien fait… Après cet effort elle s’est reposée en restant immobile à nouveau. Elle s’est moquée de moi. « je ne vais pas reprendre tout de suite, m’a-t-elle expliqué, avant il faut que je prenne soin de moi. »

    Et elle a commencé une petite toilette d’araignée, se lissant les poils avec une de ses pattes arrières. « tisser une toile est un ouvrage de longue haleine » a-t-elle repris, « et je n’arriverai pas au bout dans la précipitation. Toi aussi tu dois apprendre à construire la tienne tranquillement, en avançant chaque jour un petit peu, sans vouloir rien forcer. Alors les choses se présenteront d’elles mêmes, et comme tu seras reposée et ouverte, tu les verras. Tu pourras t’en saisir, une à une pour tisser la toile de ton projet. Comme cela tu auras quelque chose de bien solide, en plus d’être joli. Et tu pourras en profiter à fond en toute légèreté. »

    « Maintenant, j’ai fini de te parler » a-t-elle poursuivi, « tu peux me laisser je voudrais me reposer. Au revoir, fais attention quand tu verras d’autres araignées, il y aura des messages ».

    J’ai cligné des yeux, un peu sonnée, et je suis revenue dans ce monde que nous croyons être la seule réalité, et reconnaissante envers Marie de m’avoir ouvert cet horizon.

    Quelques jours plus tard j’étais devant mon bureau au travail, et j’ai soudain lâché un gros soupir car je n’avais vraiment pas envie d’être là ce matin là, cela faisait de moins en moins sens pour moi. En levant mon regard de l’écran de l’ordinateur, j’ai regardé par la fenêtre qui donne sur les falaises du causse, et là j’ai vu, scintillante dans le soleil, une magnifique toile d’araignée qui me faisait un clin d’oeil … « patience ! », me disait-elle. »

  • Rêve lucide: en équilibre

    Rêve lucide: en équilibre

     

    Le rêve nocturne lucide suggéré par l’hypnose est magique et parfois même thérapeutique. Il se caractérise par la conscience d’être en train de rêver (« lucide ») et par la sensation de compréhension profonde d’une problématique par le fait de la vivre et de la résoudre symboliquement.

    Même s’il n’est pas évident de provoquer des rêves lucides, que ce soit par des techniques de jeu (les passionnés des rêves lucides ludiques ont monté des forums très complets et actifs) ou par l’hypnose, j’y parviens de temps à autre (en tant que sujet autohypnotisé et aussi en tant qu’hypno) et cela me ravit! Par exemple, dernièrement, un noeud bien serré s’est dénoué par un rêve lucide fort présent, qui me disait distinctement que ce rêve était important et qu’il allait changer ma vie. Au réveil, j’avais en effet pardonné: je ne ressentais plus aucune peur ni colère en pensant à l’adulte irresponsable qui avait provoqué une panique en moi quand j’étais enfant. En rêve, je lui avais parlé, j’avais bercé sa folie et sa détresse et je les avais acceptées, en tant qu’adulte forte et ancrée qui ne risquait plus rien. J’étais libérée d’un sacré poids! D’autres rêves sont plus énigmatiques ou moins radicaux. Mais tous sont précieux et mémorables. En voici un auquel je repense encore avec le sourire.

    En mai 2015, je me suis arrêtée un long moment dans l’exposition « Le bord des mondes », lorsque Bridget Polk a tranquillement réagencé ses sculptures de pierres (qui restent ensuite en équilibre, pour quelques minutes ou quelques heures, puis s’écroulent devant les spectateurs). La performance était bien sûr incroyable. Mais ce qui m’a le plus fascinée, c’est de sentir à quel point cette artiste était ancrée.

    Depuis longtemps, je demande à « Mon autre », en autohypnose, de jouer dans le théâtre des rêves nocturnes les questions importantes que je rencontre au quotidien. Si cela est bon pour moi, j’aime que le rêve soit lucide. Sinon, simplement présent au réveil (mémoire narrative mais aussi sensorielle et émotionnelle). Regarder Bridget Polk chercher l’équilibre m’a beaucoup touchée. Il était donc logique qu’un rêve survienne.
    Le lendemain, je suis retournée au Palais de Tokyo pour capter un son qui m’avait plu, dans une autre expo, alors que je n’avais pas de matériel. J’ai croisé Bridget Polk, par hasard, dans le hall, je l’ai remerciée et je lui ai raconté mon rêve :
    « Je suis une pierre d’une de vos sculptures, encore mouvante entre vos mains, oscillant pendant un très long moment, vous laissant chercher l’équilibre parfait par des micromouvements, me laissant faire, rassemblée sur moi-même, extrêmement concentrée sur mes sensations de pierre aérienne, connectée à vos mains et à la pierre sur laquelle deux cm2 de ma surface sont posés, comme « branchée » sur ces ancrages, que je prolonge. Quand le moment arrive – ce moment où vous reculez pour ne plus garder qu’un contact visuel et une intention si forte -, j’ai ressenti une immense liberté! En étant pleinement plongée dans ce rêve, je suis clairement consciente que cette expérience onirique ajuste encore mes possibles en terme de recherche d’équilibre. c’est aussi intense, présent, ouvrant que le meilleur workshop sensoriel »

    Merci Bridget ! Vive l’art contemporain!

    © Marie Lisel

    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

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    http://www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/bridget-polk

  • Gérer l’épuisement par l’hypnose

    Gérer l’épuisement par l’hypnose

    GERER l’EPUISEMENT

    D’autres articles envisageront l’amélioration du syndrome de fatigue chronique, du burn out, des insomnies et autres problèmes de fatigue. Celui-ci aborde un autre changement (même s’il y a évidement des point communs).

    L’hypnose permet d’apprendre à gérer un épuisement ponctuel répétitif, qui peut se traduire par des phases d’activités positives alternant avec des phases d’épuisement : système immunitaire attaqué, fatigue, larmes, découragement, difficultés à se concentrer, ruminations, versatilité, mal de crâne…

    AMELIORER LE SOMMEIL

    L’hypnose permet d’améliorer le sommeil: l’endormissement, le temps de sommeil (et donc les insomnies), la qualité de sommeil…

    Quelques liens sur le sommeil:

    Il est également possible, en apprenant une autohypnose, de faciliter la transition, pour passer du mouvement extérieur au calme intérieur et de se ressourcer par une sieste hypnotique.

    FAIRE SWITCHER LE CERVEAU

    Se reposer, c’est aussi mettre au repos des fonctions qui ont besoin de l’être, en dormant, mais aussi en reposant l’intellect ou le corps ou l’espace émotionnel tour à tour… L’hypnose (hétérohypnose) permet  d’apprendre à faire switcher le cerveau volontairement : se laisser aller à une tâche sportive en mettant l’intellect au repos, d’être totalement dans le rapport amical ou sensuel ressourçant plutôt qu’en glissant sans cesse dans l’écriture mentale d’un dossier, se concentrer sur une tâche précise qui occupe l’esprit et empêche l’hyperactivité (yoga, dentelle, cuisine, bouturage, écoute des oiseaux, sport de précision…).

    ECONOMISER SON ENERGIE

    L’hypnose permet aussi d’économiser son énergie: en apprenant à profiter des courants pour se laisser porter, à ne pas s’obstiner à avancer à contrecourant, à éviter les pompeurs inutiles (surcharge d’activités, entourage lourd…), en amoindrissant les angoisses et autres débordements émotionnels inutiles qui dispersent et gaspillent… D’autant plus que c’est un cercle vicieux : plus je suis fatigué et plus je suis sujet aux émotions négatives et ouverts aux suggestions extérieures (je me laisse alors « entrainer » par ce que les autres attendent de moi, plutôt que de décider de ce qui est juste pour moi).

    RECHARGER SES BATTERIES A TEMPS

    Il est nécessaire d’adapter les entrées et sorties d’énergie pour permettre au « réservoir » de fonctionner autrement que sans cesse sur la réserve, en allant jusqu’au bout de ses forces. Notre système est semblable à une bulle d’énergie, gonflée après le repos et dégonflée après l’effort. Trop de pression dans la bulle peut occasionner des déchirures et des fuites. Trop peu donne l’impression désagréable de se trainer. Pour être en forme (gérer des tâches complexes, sans générer des angoisses qui fatiguent, avec entrain et souplesse), sans alterner activité et épuisement, la recharge doit être suffisante et réalisée bien avant de passer sur la réserve du « capital énergie ».

    Un changement par l’hypnose peut être positif rien que dans la capacité de « lire le tableau de bord » et de réagir aux signes qui s’y inscrivent, car ignorer les voyants (il ne s’agit pas seulement de la jauge du « carburant », mais aussi des alertes diverses de fonctionnement), c’est risquer la panne ou l’accident.

    L’HYPNOSE CONJUGUE DIFFERENTS PROCESSUS

    Pour gérer un épuisement ponctuel répétitif, l’hypnose conjugue différents processus: optimiser le repos (séances de « recharge », meilleure qualité de sommeil), éliminer les gaspillages d’énergie (stress, peur de ne pas y arriver, rage d’être trop fatigué, difficulté à dire non…), éclaircir les intentions que l’on désire privilégier et celles que l’on rejette, utiliser les éléments sans s’y opposer (recevoir l’air et le canaliser, en faire une direction, même s’il arrive presque de face, on glisse rapidement par frottement, comme pour la navigation sur un voilier), choisir l’état dans lequel je désire être (se reposer vraiment, sans ruminer ou au contraire focaliser totalement sur une tâche de façon optimale), reprogrammer la prise en compte des signaux de façon à se ressourcer à temps

    Il ne s’agit pas seulement de développer la sensibilité mais aussi l’autonomie (décider, organiser, exécuter). Plus la machine/le cheval/le psychisme est performant(e) plus la maitrise de son fonctionnement est primordial pour éviter l’embardée ou l’épuisement et pour atteindre des objectifs élevés.

    APPRENDRE LES REGLES DU JEU POUR ALLER PLUS VITE ET PLUS LOIN

    Grâce à l’hypnose, mon « copilote » se met à mon service, de la manière dont je l’ai décidé, et fait en sorte de construire des comportements adaptés, de construire des changements qui aillent dans le sens de me rapprocher de ce que je veux et de l’éloigner de ce que je ne veux plus. Il me protège, en captant les signaux, en m’aidant à m’organiser en rapport avec ma fatigue, même si j’ai l’impression d’avoir de l’énergie car boosté par un projet ou une rencontre. Le conscient peut alors cesser d’être vigilant et se concentrer sur ce qu’il a à faire, puis récupérer de différentes manières, avec plaisir, sans culpabiliser ni tergiverser, lorsque le besoin se fait sentir, avant de relancer l’intention, enthousiaste et plein d’énergie.

    Comme l’a dit Einstein: « Apprenez les règles du jeu pour vous en servir pour aller plus vite et plus loin. »

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • L’hypnose en toute sécurité

    L’hypnose en toute sécurité

     

    Malgré tous les aspects positifs bien connus de l’hypnose, se décider à aller en séance soulève parfois de légères appréhensions.

    Pourtant, les praticiens certifiés par des écoles reconnues, comme l’Arche, connaissent parfaitement leurs outils (y compris leur propre fonctionnement), signent une charte de déontologie stricte (pour moi, la charte de l’Arche), suivent des supervisions et sont connectés avec des collègues (rares sont ceux qui travaillent uniquement avec eux-mêmes) en plus de mettre évidemment en place un ensemble de techniques spécifiques afin de garantir la sécurité de leurs clients.

    Tout d’abord, certains sujets seront adressés à des collègues à la fois hypnotistes et psychiatre ou psychologues. Car la paranoïa, la schizophrénie, l’autisme et autres troubles sont des contre-indications à l’hypnose délivrée par un praticien non expert en psychopathologie.

    Ensuite, au début de la séance, le praticien accompagne le sujet dans la définition de son véritable objectif, ainsi que des étapes qui l’y mèneront. Ensemble, ils décodent où se situent les besoins (de sécurité, notamment), les résistances, les croyances, les valeurs importantes dans la vie du sujet, ainsi que les conséquences positives et négatives du changement… de façon à permettre au sujet d’affiner son objectif jusqu’à ce qu’il corresponde parfaitement à ce qu’il désire profondément mettre en place, en respectant tous les points précités. Cette étape se déroule à travers le dialogue, mais aussi à travers la traduction d’un ensemble de signes inconscients (langage, gestes, expressions) et, au besoin, au moyen de la futurisation (le sujet s’imagine dans le futur, avec le changement désiré opéré et constate ce qui a changé à différents niveaux dans sa vie) ou de la transe partielle (par exemple, un doigt pour oui et un autre pour non, de façon à dialoguer avec la partie profonde).  Ainsi, ce n’est que lorsque l’objectif est en parfaite adéquation avec la personne que le travail vers le changement commence.

    Ce chemin se trace de façon progressive, et cette progression permet au sujet de s’approprier peu à peu son fonctionnement interne, celui de son propre conscient, celui de son « copilote », celui de la communication entre les parties et notamment du langage symbolique qui lui est propre, des ancrages positifs, etc. Car ce serait idiot de commencer directement par la conduite sur route de montagne ou sur le périphérique, n’est-ce pas?

    En outre, au début de l’état hypnotique, un certain nombre de fusibles sont posés, selon le client, l’objectif et le processus qui va suivre. Tous ne sont pas utiles en toute circonstance. Il peut s’agir par exemple de « vous entendrez toujours ma voix et vous y réagirez », de « à la fin de cette séance, ce qui doit rester au passé reste au passé et vous ne reviendrez au présent qu’avec ce qui est positif pour votre cheminement », de « tout ce qui se passera dans cette séance sera bon pour vous, votre partie profonde pourra transformer tout ce que je dis pour que mes mots soient en parfaite corrélation avec vous » ou encore « il vous sera toujours possible de revenir ici et maintenant, si je vous dis « revenez » ou bien volontairement, en pensant à un objet que vous choisissez maintenant », etc. Ces fusibles, adressés autant au conscient qu’à la partie profonde, rassurent et protègent.

    Par ailleurs, la personne en  état d’hypnose ne dort pas, une partie d’elle reste en contact avec l’ici et maintenant, comme un observateur intérieur, qui commente, analyse et est capable de prendre des décisions personnelles et de sortir totalement de transe, alors qu’une autre partie d’elle explore son monde dans un rêve éveillé.

    Enfin, l’hypnotiste éricksonien est un accompagnant, qui se met de côté pour être aux côtés et au service de la personne qu’il accompagne, respectant ses valeurs, ses objectifs, ses décisions. Il ne cherche pas à comprendre le contenu du changement. Comme un guide de montagne, il « assure », rassure, encourage, encadre techniquement, choisit le chemin vers la destination que son client a choisie, assure sa sécurité, souligne un paysage ou un animal sur un rocher, lui propose des détours ou des raccourcis en cas de fatigue, lui explique comment poser le pied pour s’économiser, l’encorde ou lui tend la main en cas de passage difficile… mais il ne grimpe pas à sa place, ne le force en rien et ne l’interroge pas sur ce que signifie pour lui le sifflement de marmotte, la cascade, le pic, le couple de bouquetins… Il s’agit de travailler sur la structure, le codage et non sur le contenu (ce que le psychanalyste, lui, fait pendant les années de divan).

    Nous sommes constamment manipulés par des propos de nos proches (« tu n’es pas fait pour… », « il faut… », « tu serais si gentil si… », « tu n’es pas trop épuisé? »), par notre environnement (TV, affiches, stratégies marketing…), par les diktats sociaux, les croyances semées à tort et à travers par les médias d’information, les parades de séduction, de démarchage, d’intimidation… Et la suggestion est l’une des conditions de notre apprentissage! Dès lors, imaginer s’en défier à cent pour cent est un leurre!

    L’hypnose permet à chacun d’y voir plus clair dans ce qu’il est et dans ce qu’il désire, de faire des choix éclairés, de mettre en place les moyens d’atteindre ses objectifs, de repérer la façon dont notre personne fonctionne, avec ses entités et de s’en servir pour aller plus vite et plus loin, libre de refuser ou de prendre les suggestions sauvages dont est parsemé le quotidien. C’est un passeur d’autonomie et de liberté!

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: photo de Marie Curie

  • bOa: création radiophonique hypnotique

    bOa: création radiophonique hypnotique

    bOa est disponible à la vente à prix libre sur Bandcamp. Autrement dit, l‘écoute est gratuite si vous êtes fauchés, sinon donnez en pleine conscience ce qui vous semble être le prix juste.

    bOa est une création radiophonique hypnotique datant de 2015, qui trouve son origine dans un rêve éveillé spontané (que j’ai fait dans un covoiturage de Paris à Bruxelles, à la suite d’un après-midi particulièrement agréable) que j’ai eu envie de mettre en ondes de façon à ce que l’auditeur puisse le vivre à sa manière.

    Ecoutez bOa de préférence sur des hauts-parleurs qui ont suffisamment de basses ou avec un bon casque fermé.

    Belle écoute!

    Marie Lisel

    PS: je suis enthousiaste à l’idée de refaire des écoutes publiques, avec coussins, transats et discussion après un bon moment de réveil. n’hésitez pas à me contacter.

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    Images: © Dominique Goblet

    bOa (création radiophonique hypnotique, 44’30’’)
    bOa vous invite à un rêve, érotique, dirigé, hypnotique. Erigez-vous à travers lui, dansez dans son apesanteur, jouez avec son énergie, explorez un monde intérieur…

    Réalisation : Marie Lisel
    Musique : Yannick Franck
    Voix : Catherine Salée et Tristan Trémeau
    Prise de son et mixage : Sébastien Schmitz
    Montage : Marie Lisel
    Image : Dominique Goblet
    Production : Une production de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-¬?Bruxelles.
    bOa est disponible à la vente, à prix libre, ici : https://marielisel.bandcamp.com/

    Diffusions:

    1/06/2015 – Campus Bruxelles
    31/08/2015 – Radio Ara (Luxembourg)
    du 27 au 30/08/2015: écoute individuelle au Festival Erosphère IN Paris
    2/09/2015 – première écoute collective au centre culturel Jacques Franck Bruxelles
    02/10//2015 – Radio Panik
    10 /10//2015: Radio En Construction: http://www.radioenconstruction.com/
    23-24 /10/2015 – Bivouac radiophonique, Phaune avec Radio Escapades, https://soundcloud.com/phaune-ra…/bivouac-radiophonique-2015
    9/11/2015 – Par Par ouï-dire – La Première RTBF
    5/12/2015 – Radio Scarpe Sensée
    décembre: Radio Grenouille
    24/01/2016: Récréation Sonore sur Radio Campus Paris
    04/02/2016: ADDOR pour le festival Longueur d’ondes, Festival de la radio et de l’écoute – Les Immédiatiques
    3/03/2016: Jet FM 91.2 …après… j’ai arrêté de noter les diffusions.

    Il suffit d’oser!

    Bienvenue en séance 

    © Marie Lisel

     

     

  • Rêve de son

    Rêve de son

    Depuis que je pratique l’autohypnose comme gymnastique de l’esprit quotidienne, mes rêves sont devenus plus sensoriels, plus singuliers et plus facile à revivre au réveil. Certains restent ancrés, parmi mes meilleurs souvenirs. Le rêve du son en fait partie.

    Une nuit, j’ai rêvé d’un son qui m’a emportée.
    J’étais face à un portail métallique en carré, très haut, bleu ou vert, dont il fallait passer les deux portes à l’aide d’une carte électronique (un abonnement de métro?).
    J’avais passé la première, qui s’était refermée derrière moi et je patientais dans le carré, car une seule personne pouvait actionner la porte de sortie à la fois, quand l’alarme s’est mise en marche (un couple avait tenté de passer avec une seule carte).

    Le hurlement de la sirène était diffusé par la structure entière, il m’englobait, m’envahissait et je n’avais aucun moyen de lui échapper.
    J’ai alors fermé les yeux et lâché mes défenses pour me laisser porter et j’ai commencé à flotter dans sa matière, jusqu’à lever les deux pieds, puis jouer avec mon poids pour basculer, planer, virevolter…
    Depuis mon réveil, je garde les sensations de cette exploration mais j’ai perdu le son. Dommage, j’aurais aimé le partager.

    Bienvenue en séance!

    © Marie Lisel

    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

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  • Mon autre / mes autres

    Mon autre / mes autres

    Mon autre, mon inconscient, mon moi profond, mon intelligence intérieure, mon co-pilote, mon alter ego, mon bon génie, mon ange gardien, mon guide, mon intuition, ma bienveillance profonde, mon grand Moi, mon subconscient… nombreuses sont les façons de nommer l’archétype de cette partie de nous qui nous dépasse et qui ne correspond pas, en hypnose, à l’inconscient freudien, même si le mot « inconscient » est encore souvent utilisé dans les textes et en séance.

    De façon quotidienne, nous pouvons nous rendre compte de l’existence de « ce qui agit en nous » lorsqu’un ami nous trouve (hé, tu fais ton...) « en phase de » prise de tête, fête, soignant prêt à aider la terre entière, bête enragée, enfant blessé, gosse malicieux, vieux ronchon… ou tout simplement lorsque nous circulons en pensant à autre chose pendant qu’une partie de nous guide notre véhicule à bon port. Sans compter les « c’ »est plus fort que moi! je ne me reconnais pas… je ne sais pas « ce qui » m’a pris… je veux que « ça » s’arrête et autres réflexions témoins de notre pluralité interne. Ces facettes de nous-mêmes, plus ou moins connues, plus ou moins acceptées ou étouffées, plus ou moins gérées, plus ou moins mises en avant, plus ou moins discrètes… forment ce que l’on peut considérer comme étant « moi ».

    Dans les voyages hypnotiques, ce qui « agit en moi » est souvent présent sous une forme sensible (personnage archétypale ou élément allégorique) ou sous la forme d’un mouvement (au fur et à mesure que la partie qui…  intègre… la main voyage et se posera là à l’endroit juste pour... Parfois, c’est plus épique… j’ai déjà papoté avec des gargouillis d’estomac très clairs dans leurs oui/non/je ne sais pas 🙂 )

    Il est possible d’appeler, d’observer, d’interagir avec « ce qui agit en moi ». Pour cela, il revient à chacun d’inventer ou, mieux encore, d’entendre le(s) nom(s) qui semble juste(s), en écoutant comment iel(s) désire(nt) être appelé(s).

    Personnellement, j’appelle l’archétype de ma partie unifiée « Mon autre », parfois « Mon amour » ou par un simple « Hey, toi! » complice, lorsqu’il se présente comme unifié et coopératif. L’image qui correspondrait le mieux à Mon autre – et c’est totalement subjectif – est un nuage d’étourneaux au moment des grands rassemblements, que l’on peut percevoir comme un tout ou bien comme un ensemble formé d’une multiplicité d’entités, autonomes et en même temps reliées par une même énergie, d’où parfois un nuage plus petit s’échappe pour virevolter autrement, pour un temps, puis tout se transforme encore…

    Lorsqu’un dividu (représentation subjective d’une partie de moi) émerge, alors je précise à quel membre je m’adresse, avec le ton qui correspond à la relation que j’ai établie avec iel.

    La représentation d’une partie ou les représentations de plusieurs parties (comme les animaux guides en chamanisme ou dans des thérapie de S Gallegos) devien(nen)t avec le temps de plus en plus précise(s), au fur et à mesure que l’on la/les connait de plus en plus intimement et que l’on a l’habitude d’interagir avec elle(s).

    Pour moi, il est primordial d’apprendre à le/les connaitre, de lui/leur parler avec clarté, respect, complicité, tendresse et fermeté. En plus, bien entendu, de l’/les écouter attentivement, de les mettre en condition de collaborer entre iels et de leur faire confiance!

    L’hypnose permet d’entrer en contact avec la partie profonde et ses dividus (qui portent d’autres noms dans d’autres pratiques, comme dans la thérapie « Ego State ». Moi j’aime bien « dividu »).

    Dans mes séances, la communication se fait (au moins) à trois, entre le conscient (ce qui « se rend compte de »), la/les partie(s) profonde(s) et la praticienne. Ainsi, la/les parties profondes et le conscient sont – ensemble et chacun à leurs manières – acteurs du changement et apprennent à communiquer entre eux, à collaborer, à s’entraider, à se laisser de l’espace, pour davantage de fluidité, de joie et de liberté. Parfois, les négociations entre parties sont tellement « réconciliantes » qu’une partie, appelée d’un nom péjoratif jusque-là, demande à changer de nom. Je demande alors au reste de l’assemblée d’accueillir chacun à son tour cette transformation, en souhaitant la bienvenue à ce(tte) renommé(e) de façon personnelle et positive. L’amour irradie carrément le cabinet dans ce genre de moments!

    Grâce à cette communication, il est possible de créer du mieux-être mais aussi des oeuvres.  Gérer des conflits intérieurs (désir de changer de vie et besoin de sécurité, envie de sortir et envie de se reposer, amour de son conjoint et instinct de chasse…par exemple), demander si telle intention ou situation est bonne pour soi à ce moment et donc de faire de meilleurs choix, apporter des solutions à un blocage, inventer un nouveau comportement plus positif pour remplacer celui dont on désire se séparer (fumer, se goinfrer, trembler devant une assemblée…), revisiter une scène pour la revivre positivement, de mettre en place une vigie efficace pour protéger le conscient quand il se laisse-aller,  chantonner une mélodie inédite correspondant à une sensation (comme la mélodie de la fluidité), laisser le sable en moi dessiner sur une feuille sans volonté consciente, me faire raconter une histoire par les étoiles…

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

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    https://www.facebook.com/Fubiz/videos/10153481537482746/?pnref=story