Catégorie : Autohypnose

  • Deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde (15-17 sept 2017)

    Deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde (15-17 sept 2017)

     

    Dans un lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières, nous vous invitons à la connexion.

    L’outil hypnotique permet de vivre des expériences sensibles profondes en toute sécurité.

    Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons deux jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’éthologie, le nettoyage, le ressourcement, la transformation, le partage.

    Bienvenue !

    LES INFOS EN BREF

    Les dates : du 15 septembre à 17h au 17 septembre à 17h
    La localisation : Azinières, 48400 Florac-Trois-Rivières

    Evénement FB: https://www.facebook.com/events/141162273114104/?active_tab=about

    Site de Nath: http://centre-de-mediation-par-le-cheval-imala.fr

    Site de Marie : https://test.under-construction.work/

    Coût : entre 200 et 300 euros (choisissez librement selon vos ressources, en conscience)

    Hébergement et repas végétariens (payement à part)

    A 5h30 de Paris tout compris: TGV jusqu’à Nîmes, correspondance en train jusqu’à Ales, puis navette collective gratuite en voiture.

    Séances individuelles le lundi 18 septembre (payement à part)

     

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    LE PROGRAMME

    – Vendredi : 17h-21h –

    Thé d’accueil de 17h à 18h

    18h-21h
    Présentation
    * des formatrices, du lieu, des chevaux et des arbres
    * du programme du week-end,
    * des règles de vie au cours de ce séjour
    Initiation à l’autohypnose dans la recherche de l’intention de chacun
    Installation

    Repas à 21h

    – Samedi: 9-13h / 15-19h –

    9h : Mise en mouvement énergétique

    9h30 : Petit déjeuner

    10h :
    Quelques explications éthologiques sur le caractère de chaque animal, la politesse des chevaux.
    Expérience sensible par l’outil hypnotique

    10h30: Rêve éveillé pour un nettoyage profond et un ressourcement

    11h-13h30: Premier contact avec les chevaux : le bonjour, « l’être cheval », la connexion

    13h30 : repas

    15h-17h (en bas à la rivière)
    Présentation du lieu
    Ouverture du cahier de transe-formation, de la ritournelle, du son, du mouvement… *

    17h00-19h00: Atelier d’autohypnose : « rencontrer son cheval intérieur »

    19h30 Repas du soir
    Soirée libre, et/ou travail sur la création *

    – Dimanche: 8h30-12h / 14-17h –

    8h30 : Mise en mouvement énergétique

    9h : Petit déjeuner

    9h30-13h : Second contact avec les chevaux : la connexion, l’ouverture de l’intention, l’accueil

    13h Repas

    14h : Elan vers la transe-formation

    14h30-17h: En bas à la rivière, partage de la transe-formation de chacun avec le cercle

    17h : Merci et au revoir aux chevaux.

    Temps libre pour ceux qui restent.

    – Lundi –

    6 soins individuels pour ceux qui le souhaitent (s’inscrire à l’avance et verser un accompte)

    Deux séances d’hippohypnose avec Marie et Nathalie et les chevaux (séance d’une heure et quart-100 euros) : une le matin à 9h30 et une l’après midi à 13h30

    Deux séances d’hypnose, avec Marie (séance d’une heure-70 euros) : une le matin à 11h et une l’après midi à 15h https://test.under-construction.work/

    Deux séances de travail avec les chevaux et Nathalie en atelier cheval-miroir (séance de 45 mn- 50 euros) : une le matin à 11h et une l’après midi à 15h http://www.developpement-personnel-imala.fr/428025458

    Il y a deux acomptes : un pour le stage, et un pour les séances individuelles, 20% de la somme à chaque acompte.

     

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    LES ACCOMPAGNATRICES

    Nathalie

    Ingénieure agricole, je travaille comme formatrice dans l’enseignement supérieur, en agronomie et en élevage, notamment sur des sujets comme le bien-être animal et la médiation animale.
    Parallèlement, la passion du cheval m’a menée jusqu’au niveau galop 6, ainsi qu’à une approche éthologique, allant jusqu’au travail en partenariat avec mes chevaux, pour aider l’humain à progresser sur son chemin.

    J’ai également exploré le travail au sol avec les chevaux, le « cheval miroir », les liens avec les arbres, la méditation…

    Des techniques à la spiritualité, en passant par le relationnel, je partage l’univers des chevaux, depuis de longues années. Aujourd’hui, j’offre à des participants mon savoir et mon attention ainsi que l’aide de mes chevaux, en séances individuelles vers le mieux-être.

    Pour des stages de plusieurs jours, je choisis les partenaires humains avec lesquels la fluidité et la joie se mêlent à l’efficacité et à la sécurité, dans une alliance ressourçante entre humains, chevaux, arbres, rivière…

    Bienvenue dans mon univers!

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    Marie

    Je suis praticienne certifiée en hypnose éricksonienne, en hypnose conversationnelle et en RITMO.

    J’ai été et je suis, par ailleurs, en formation dans divers domaines (hypnologie, énergétique, danse, création sonore, chamanisme, tantra, théâtre, littérature et écriture, cinéma, massage…).

    Bac +5 littéraire, longtemps enseignante titulaire pour des élèves de 15 à 19 ans, je possède une solide expérience en prise de parole, en pédagogie, en gestion de groupes et en gestion de projets transdisciplinaires collectifs créatifs.

    Artiste sonore (produite par Halolalune et l’ACSR) et spécialiste de la création par l’hypnose, je mets l’accent sur le potentiel de chacun à trouver ses propres solutions et à créer son changement.

    Je travaille en séances individuelles, en ateliers et en stages, autant en en cabinet que hors piste : sur le plateau d’arts de la scène, dans des expositions, en entreprise, en hamac dans un parc, en marche dans la montagne…

    Mon histoire avec les chevaux est longue et intense. Je remercie Nathalie pour son invitation qui me va droit au cœur !

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  • Explorer une oeuvre d’art par l’hypnose

    Explorer une oeuvre d’art par l’hypnose

    Briser la continuité du monde

    « Le caractère clos des œuvres d’art, leur effet hypnotique reposent sur le fait qu’elles réclament et accaparent un maximum d’énergie. Cela donne au contemplateur la force de briser la continuité du monde à l’aide de la figure totalisée et d’échapper pour un temps à l’angoisse de mort. Chaque totalisation crée des états de discontinuité, et c’est en cela que réside une chance pour la liberté humaine » Carl Einstein, Georges Braque, Bruxelles, La Part de l’Œil, 2003 (1932), traduction de Jean-Loup Korzilius, p. 53.

    Différents prétextes pour approcher l’art avec l’outil hypnotique

    Lorsque je me balade dans une exposition, il m’arrive de me laisser flotter dans la salle et de dériver jusqu’à l’univers qui dégage la plus intense force d’attraction. Ou bien de rester perplexe face à une oeuvre censée m’interpeller (dixit l’ami(e) ou le/la spécialiste qui m’accompagne) et de me concentrer pour tenter une connexion. Ou bien de passer le temps, en jouant avec la transe et les matières, formes, couleurs, sons. Ou bien de laisser s’inventer une histoire en relation avec l’oeuvre, pour un texte à joindre pour un catalogue. Ou bien…

    Une porte vers un voyage

    Les prétextes pour explorer une oeuvre avec l’outil hypnotique sont légion. Pour être honnête, c’est surtout… une porte vers un voyage encore vierge car réalisé à partir d’une création inconnue et, aussi, un voyage bien plus reposant qu’en autonomie complète.

    Lorsque l’on part uniquement de sa propre imagination pour entrer dans l’imaginal (lieu ou se déploient les productions de l’imagination), le voyage est souvent surprenant. Il demande néanmoins à être accompagné, voire guidé. En autohypnose, c’est possible (je le fais souvent) mais avec pas mal d’entrainement et d’attention.

    Lorsque l’on se projette dans/en miroir d’une oeuvre créée par un artiste, l’état propice est plus facile à atteindre et l’interaction entre les imaginaires donne lieu à des échappées ouvrantes.

    Les oeuvres de Pieter Vermeersch

    Par exemple, les peintures de Pieter Vermeersch m’ont interpellée il y a quelques années, à Barcelone. Je suis restée un très long moment immobile, oscillant à peine, en voyage au coeur de ses détails de ciels agrandis en grands formats. Quelle richesse!

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    Plus tard, j’ai eu l’occasion de visiter son atelier à Bruxelles. Puis j’ai retrouvé d’autres oeuvres, à Paris, en janvier 2017. A la Galerie Perrotin, ce sont deux petits formats de peinture sur marbre qui ont capté/capturé mon attention.

    L’expo est visible jusqu’au 18 février.

    Se sentir libre de projeter, de transformer, d’entrer, de jouer…

    Explorer une oeuvre d’art par l’outil hypnotique est un moyen de transformer nos expériences subjectives, de modifier la perception de l’espace et du temps, de permettre à des idées, des sensations, des émotions, des images multisensorielles de se déployer, de créer du sens autrement que par la rationalité, de faire une expérience sensible enrichissante, de pousser les limites de l’expérience de la compréhension de soi, de la nature, de la société, du monde, de se laisser « embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux » (Lygia Clark), de voyager, de créer des ouvertures, d’atteindre un pan de clairvoyance, une épiphanie, un éveil, une compréhension profonde, un déclic…

    Evidemment, il ne s’agit pas de découvrir « ce que l’artiste a voulu dire » (il suffit de le lui demander ou de lire les commentaires de ceux qui l’ont fait), mais bien de se permettre de projeter librement son propre univers intérieur pour rendre visible ce qui restait caché, dans et à travers l’oeuvre.

    L’hypnose comme outil pour l’exploration artistique

    L’hypnose est pour cela l’outil idéal, car la mise en veille de notre rationalité donne l’occasion à notre monde intérieur de s’activer en s’appuyant sur le support qu’est l’oeuvre et de devenir, lui aussi, créateur!

    Bienvenue en séance ou en atelier d’exploration d’une oeuvre!

     © Marie Lisel
  • Lâcher-prise / Se prendre en main

    Lâcher-prise / Se prendre en main

    L’un des nombreux choix à opérer pour le praticien en hypnose est de permettre la passivité du sujet qui profite alors d’un trip qui se présente sans effort ou de le rendre actif ou de mêler les deux en laissant le choix au sujet ou de mêler les deux en énonçant un contrat avant la transe ou…

    L’hypnose est un outil qui s’utilise de façons différentes selon les possibilités de la personne, selon son objectif (thérapie, développement personnel, exploration et jeu, spectacle…), selon les obédiences (« règles » enseignées dans chaque école, pratique d’anciens que l’on admire…) et aussi, selon le praticien (qui l’on est, avec notre vécu et nos représentations).

    ***

    L’hypnose peut offrir une expérience où l’on se laisse-aller complètement. Je ne parlerai pas ici de l’hypnose de spectacle, en scène ou à la télé, ni de l’hypnose de rue, ni de l’hypnose anesthésique en hôpital (opérations sous hypnose), que je ne pratique pas.

    L’hypnotisé peut aussi être sollicité en tant que participant actif à son propre voyage, en parlant, en bougeant, en prenant des décisions, en se dépassant. Cette sollicitation peut être une simple invitation à une éventuelle participation selon l’envie ou faire partie du cadre. Elle est alors un accord pris entre le praticien et son sujet avant la transe.

    Je ne prétends pas énoncer de règles. La seule règle, pour moi, est de réfléchir, de chercher auprès de praticiens confirmés en hypnose et dans d’autres pratiques de transe, d’être à l’écoute, de se positionner, de remettre en question sa position selon les expériences.

    ***

    Commençons par le trip sans efforts. Dans des sessions d’hypnose d’exploration – en rêve éveillé dirigé, par exemple – , il m’arrive de proposer des expériences où le sujet se laisse aller complètement, au fil du courant doux de ma voix, qui l’emmène à la découverte d’un paysage intérieur.

    De toute manière, la partie consciente, volontaire, reste présente en état d’hypnose. Une partie du sujet observe et commente le trip, avec plus ou moins d’insistance alors qu’une autre partie le vit. C’est un peu comme lorsque l’on regarde un film et que l’on est « pris dedans » au point de vivre intensément les aventures du héros, puis distrait, suivant le film et en même temps commentant une coiffure ou réarrangeant un coussin. On sait que l’on est sous hypnose, en séance. On ne l’oublie pas. Pourtant, on est plongé dans le trip. La tâche du « conscient » peut être simplement d’observer ce qui survient sans intervenir et en tâchant de ne pas envahir l’espace par des réflexions, rationalisations, anticipations…

    La partie volontaire n’a qu’une tâche à accomplir : rester dans « l’ici et maintenant du rêve », laisser l’espace intérieur libre, désencombré, pour accueillir avec bienveillance, ce qui survient. Cela constitue déjà un travail pour bon nombre de personnes, qui apprennent progressivement comment déblayer les pensées du quotidien (agenda, rumination, projection, essai d’anticipation, recherche de sens de type psychanalytique, tentative de maitrise par la rationalisation, volontarisme), comment rester pleinement présent à leur paysage intérieur, comment ne rien vouloir sinon être là, comment avancer dans un terrain inconnu en se faisant confiance (ce dernier point est facilité par l’acquisition d’outils simples, comme le focus ou la mise à distance).

    Loin du conscient, la/les parties intérieures, quant à elle(s), travaille(nt) en profondeur pour permettre aux images, sons, sensations, goûts, odeurs, impressions, paroles… d’être captés par la partie volontaire. Car le fil de ma voix et des sons environnants ne donne qu’une direction. Si je dis « vous êtes debout face à un arbre. Plus vous tendez l’oreille et plus vous percevez les sons de l’arbre, de plus en plus distinctement », chacun vivra une scène singulière.

    Chaque hypno a sa propre position sur le sujet. Moi je privilégie la passivité du sujet dans les séances (individuelles ou de groupes) d’exploration, de découverte de parts inconnues de soi, de voyage et de jeu dans l’intention de passer un beau moment et de se connaître davantage soi-même, d’ouvrir son propre champ des possibles, et ce sans objectif précis de changement (même si ce genre de voyage est par définition transformateur, puisqu’il est ouvrant).

    Certaines de mes séances vers une amélioration de l’existence (douleur, phobies, confiance, acouphènes, vertiges, cigarette…), peuvent aussi passer momentanément par la passivité du sujet. Il peut s’agir de personnes très faibles ou très apeurées, pour lesquelles une séance où elles se laissent agréablement transporter vers un changement acceptable est profitable, avant un travail plus actif, comme un apprivoisement de l’état de transe. Il peut s’agir aussi de personnes qui ne parviennent pas à entrer dans leur espace intérieur à part en transe très très profonde, état dans lequel elles se laissent guider sans pouvoir répondre. Il peut s’agir d’un protocole qui ne s’adresse qu’aux parties intérieures et laisse totalement le conscient de côté (c’est bien plus rare, mais pourquoi pas, si cela correspond au cas qui se présente), etc.

    ***

    Dans les séances orientées vers le changement, je demande la plupart du temps au sujet d’être actif, de fournir les efforts nécessaires au travail à accomplir pour aller vers le changement qu’il désire.

    Cette demande fait l’objet d’un contrat, après la clarification de l’objectif à atteindre et avant la transe.

    Pendant la transe, je rappelle les consignes lorsqu’il y en a besoin, de façon à faciliter la tâche au sujet. Et je le fais la plupart du temps avec humour (parce que j’aime le jeu et que le travail d’équipe, chez moi, ça passe par la complicité du rire !). Quand le cadre est clair, ça aide 🙂

    Sa première action est à nouveau de faire ce qu’il faut pour être disponible: rester sur le fil du voyage même s’il est sinueux et saute d’un événement à un autre, comme un rêve), débarrasser l’espace intérieur de toute dérive quotidienne (rationalisation, liste de courses, volontarisme…), laisser le fil se dérouler sans tenter de le maitriser, accueillir ce qui survient avec bienveillance. Il s’agit donc de « vouloir ne rien vouloir sinon être hyperprésent à ce qui survient ».

    La seconde est de communiquer volontairement, même si cela demande un effort. Car sous hypnose, les croyances de certaines personnes les poussent au mutisme et à l’immobilité complète. Répondre à mes questions. Me dire les difficultés rencontrées (peur, enlisement, impuissance) de façon à ce que je puisse donner ou simplement rappeler les outils pour les dépasser ou les contourner (j’adore les trucs comme le potentiomètre, simple et efficace!). Me transmettre les informations importantes (pas les explications de contenu mais bien les éléments essentiels à la poursuite de la narration (Exemple : « ma mère console Moi-petite, à propos d’un truc qu’elle a fait à 5 ans » ; il n’y a pas besoin de savoir ce que la mère dit exactement ni ce qu’est « le truc » ni comment elle console la petite fille). Négocier à haute voix avec les dividus (parties intérieures), qui eux, répondent par des mouvements involontaires du corps à mes côtés ou par des mots, des images dans l’esprit du sujet, qui devra alors les transmettre s’ils sont utiles à l’avancée.

    La troisième est d’envisager les séances comme un travail vers le changement mais aussi comme un apprentissage du voyage intérieur autonome et donc d’oser essayer par soi-même les outils que je propose, de se les approprier, de les adapter, d’en inventer de nouveaux.

    La quatrième est de prendre ses responsabilités face à des résistances (la peur du changement est évidente) et de se booster au besoin, de prendre de l’élan et d’y aller, lorsque le cadre sécurisant est posé.

    Evidemment, tout cela se fait dans la douceur et la connivence et au rythme qui convient à la personne qui désire changer.

    ***

    Quoi qu’il en soit, chaque cas est différent et demande au praticien de s’adapter pour mettre en place une relation de partenaires avec la personne qu’il accompagne, en accord avec son objectif de la séance et avec ses possibles au moment de la séance.

    Dernièrement, mon attention a été attirée plusieurs fois par ce sujet. Une cliente (déjà bien autonome) s’est étirée en se frottant les muscles en sortant de la transe, en souriant avec un « Waw, quel boulot je viens encore de faire, là! ». Une autre (en première séance) calait dans son trip avant que je lui propose ma main pour la sécuriser, ce qui lui a permis de dépasser ses peurs de « prendre des murs de verre » et de s’engager pleinement dans le paysage qui s’offrait à elle. Une autre avait peur de tomber, avant que je lui demande ce qu’elle risquait à tomber. « Mourir ». « Et alors ? On peut mourir en rêve et se lever après la séance en pleine forme ». « Bon, ok… ». Et le travail a commencé, sans aucun incident, pour aboutir par une rencontre magnifique qui l’a aidée à se libérer d’un lien limitant. Un autre a vécu un parcours plein d’aventures qui l’exaltaient et ce à partir du moment où il a appelé, à chaque problème, sa partie intérieure qui pouvait le résoudre (ce qui a fini par donner une joyeuse équipe de dividus en quête de « trésors » selon la carte sortie de son objectif). Un autre était tétanisé de voir apparaître une personne qui lui a fait beaucoup de mal dans le passé. Après un exercice pour se centrer dans sa puissance bienveillante, il a pu lui parler et en sortir apaisé. Un autre passe toutes ses séances à discuter avec ses parties intérieures et s’habitue à parler à voix haute et à recevoir des réponses avec des doigts qui bougent tout seuls ou avec des images qui s’imposent. Aujourd’hui, c’est devenu normal et hyper rapide de résoudre un conflit intérieur. Il ne ne se fait accompagner que pour les « gros trucs »et gère le reste touS seulS 😉

    Outre le travail que ces personnes accomplissent en visitant de nouveaux paysages intérieurs, en rencontrant différentes parties d’elles-mêmes (qui vont parfois les accompagner longtemps), en se transformant, en réparant, en dénouant, en se libérant, en négociant… il y a le plaisir de l’exploration, du jeu, de se sentir de plus en plus à l’aise, de plus en plus en accord avec soi-même, de plus en plus centré, de plus plus en sécurité dans l’inconnu et le changement. De plus en plus libre, en somme.

    J’aime mon job!

    © Marie Lisel

    Photographies: Joel Sternfeld

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  • Apprendre l’autohypnose

    Apprendre l’autohypnose

    La plupart de mes clients utilisent rapidement des techniques d’autohypnose et ce, sans que je leur en donne les bases formellement. Je suis épatée de la façon dont ils apprennent juste en pratiquant, s’autonomisent et inventent des solutions inédites, en séance et en-dehors, dans la vie quotidienne.

    Il est évidemment possible de prendre des cours d’autohypnose (il y en a le jeudi soir à l’Arche, notamment). Moi je préfère la méthode d’une pierre deux coups: apprendre en pratiquant avec un accompagnant et s’autonomiser peu à peu. C’est tellement agréable de  se rendre compte que l’on est capable de prolonger une partie du travail tout seul!

    Ce qui suit est technique et s’adresse plutôt à mes collègues:
    En séance,
    -1- j’évoque la permission : « au fur et à mesure vous allez apprendre consciemment et inconsciemment à vous servir par vous-même de cet outil, à votre rythme, qui est différent pour chacun-e. Ce que vous en ferez sera bon pour vous car votre partie profonde vous veut du bien » + fusibles de base (à décliner au besoin surtout pour les personnes qui ont tendance à se dévaloriser ou pour les fonceurs)
    – 2- quand il y a une demande (in)directe d’un truc concret (c’est trop ceci ou je ne peux pas, ce serait plus facile si…) en transe, j’essaye le « faites-le vous même, vous pouvez le faire, souvenez-vous du ciel de la dernière fois, facile, demandez-vous! », si début de panique, j’ajoute le « comment allez-vous vous y prendre? » et si je vois que le challenge plait, je tente carrément le « je reviens, vous le faites pendant que je ferme la fenêtre? » Quand c’est fait je n’insiste pas sur le comment, c’est normal, ils sont capables, c’est tout, on continue. Ca marche bien notamment avec les sous-modalité: au début, je pose les sous-questions, puis de moins en moins, jusqu’à ce qu’ils me disent « attendez, je transforment le port-l’arbre-le pont-…, il pourrait être mieux, j’arrive »). Pour cela, une ambiance ludique (même dans un travail douloureux), aide à avoir confiance et à oser dans le plaisir du jeu.
    -3- j’évoque la prolongation du travail et aussi des apprentissages : « tout cela va continuer sans que vous vous en préoccupiez, la nuit, par exemple »
    -4- je pose un ancrage lié à un geste et à des respirations particulières, sur la connexion à une/des ressource(s) avant l’éveil : « à n’importe quel moment, vous pourrez retrouver… ». Tout cela se fait discrètement, dans le flux et non dans une partie de « cours d’autohypnose »
    -5- je demande des nouvelles en début de séance, de ce que la personne a réussi à changer, volontairement et/ou inconsciemment et/ou en demandant volontairement à son inconscient. De ce qu’elle a tenté de changer, V, I ou par demande de V à I et ce qui s’est passé. Etc.
    Parfois, les personnes me rapportent juste un exercice de relaxation pour dormir ou pour sortir d’un état désagréable (angoisse, douleur, acouphène, envie de clope…) ou pour créer artistiquement.
    Il peut également s’agir d’une connexion avec les parties intérieures que nous avons fait dialoguer en transe (« j’ai dû négocier avec la fofolle pour faire ça, on a rit »-> l’ambiance de la séance où les discussions entre parties sont teintées d’humour allègent les négociations en autohypnose, sans accompagnement), et certain(e)s, le font avec les mains qui « répondent » et trouvent ça naturel.
    Une cliente a aussi bercé la fillette qu’elle a été/est avant de s’endormir et a trouvé là un joli moyen de passer de douces nuits.
    D’autres inventent des ancrages « j’ai ma touche là, c’est cool ».
    J’aime mon job  🙂

    © Marie Lisel

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  • Stimuler la créativité

    Stimuler la créativité

    L’hypnose stimule la créativité et nous permet d’apprendre à nous en servir pour modeler un rapport au réel satisfaisant nos besoins et désirs profonds. Elle est aussi un outil de création artistique, comme si l’art était « augmenté » par l’hypnose (l’expression est de Catherine Contour et fait référence à la réalité augmentée par superposition d’un modèle virtuel).

    Dans la vie courante, les créatifs inventent des concepts, des machines, des histoires, des façons de traverser la ville, de s’habiller, de communiquer, d’être avec l’autre, de gérer le temps, d’accorder des aliments, de se jouer des vicissitudes… car la créativité est un état d’esprit : à chaque fois que nous prenons du recul par rapport à nos croyances, nos habitudes, nos conventions, nos réflexes, que nous ruons dans les brancards du conformisme et que nous faisons une proposition positive de dépassement de la routine, nous enclenchons un processus créateur.

    La créativité n’est pas l’apanage des artistes, même si certains artistes vouent leur vie entière à l’expression de cette attitude intérieure et la pousse donc à son paroxysme.

    Pas mal de magazines et webzines se sont interrogés dernièrement sur ce qui démarquerait les personnes créatives de celles qui se disent non créatives.

     En dressant la liste des caractéristiques relevées dans différents articles grand public, je me suis dit que l’on n’aurait pas parlé des bénéfices de l’hypnose autrement.

     Donc j’ai continué la liste commune (à poursuivre dans les mois qui viennent au gré de mes lectures et de vos propositions), en me restreignant dans mes allusions aux textes de John Cage, l’un de mes « maîtres es créativité », d’où sa photo, en pleine cueillette de champignons, comme illustration de cet article.

     Voilà : cqfd 🙂

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    John Cage

    Le goût de l’aléatoire ? Le fait de se servir du hasard ? Les opérations fortuites ?

    Le goût de l’inquiétante étrangeté ?

    La curiosité ?

    L’invention de réponses, solutions, réactions, représentations du réel, face à une situation nouvelle?

    La capacité à laisser (ad)venir ? à accueillir ce qui vient ? La capacité à laisser faire, à ne pas vouloir tout maitriser ?

    L’adaptabilité ? La capacité à surfer sur la situation qui se présente, même inconnue ou impromptue ? A être comme l’eau vive ?

    La capacité à zigzaguer ? Le fait de privilégier les bifurcations aux chemins présentés comme évidents ? Le fait de ne pas « aller droit » selon la croyance dominante du « droit chemin » ?

    La capacité à rebondir de façon ludique sur les mille et un petits tracas ?

    L’acceptation du risque ?

    La sérendipité – capacité à utiliser des éléments trouvés alors qu’on cherchait autre chose ?

    L’audace ? oser s’ouvrir à l’inconnu, au jamais vu, au jamais pensé

    Le fait de se permettre des tâtonnements, les coups pour rien, des erreurs, plutôt que d’attendre d’être parfaitement prêt pour créer (ce qui n’arrive jamais) ?

    L’utilisation des insatisfactions vers un dépassement ?

    Le fait de rester aux aguets, en recherche d’un au-delà de soi-même ?

    Le fait de se poser sans cesse des questions ?

    La capacité à discuter l’ordre apparemment naturel des choses, à ne pas se satisfaire des conventions, de la routine… de ne pas respecter scrupuleusement des modèles (écoles, parents, médias, croyances des proches)

    La déshinibition (et désobéissance non pas par principe d’être contre mais au cas par cas, pour suivre ses intuitions) ?

    La positivité (critique ET proposition positive) ?

    L’espace-temps désencombré accordé à ce qui pourrait se passer ? L’acceptation du vide vécu et non subi ou fuit?

    L’acceptation d’un temps de latence, où l’on reste en « jachère » sans forcer

    L’état de réceptivité et de sensibilité ? La captation d’éléments a priori cachés, l’amplification des sensations, l’intensification des émotions ?

    La confiance en soi ? L’estime de soi ? le fait de prendre ses décisions par soi-même ?

    L’empathie ? être en connexion avec l’autre, avec son for intérieur (rêverie, fantasmes, intuitions), avec chaque environnement (nature, conversation singulière entendue dans le métro, famille, musique…), comme une éponge qui donne et absorbe des informations très diverses.

    La transformation des éléments captés, leur mélange et leur association entre eux, pour en extraire une création personnelle nouvelle ?

    La capacité à réagir dans l’ici et maintenant, identifié à l’instant présent, sans la restriction du souvenir et de la projection (qui activent des peurs) ?

    La capacité à la rêverie active, au rêve éveillé, aux constructions imaginaires ?

    La connexion à soi ? L’écoute de l’intuition, du sentiment d’évidence, des impressions ? La prise en compte du « regard intérieur » ?

    La levée des contrôles intellectuels et rationnels, vers une sorte de « débranchement » des connexions habituelles, pour laisser émerger des connexions nouvelles qui sont habituellement censurées ?

    L’ouverture aux émotions ?

    L’aptitude à la prise de conscience, à l’épiphanie, au déclic mental, qui révèle ce qui restait caché ?

    La capacité au flottement, à la rêverie floue, à la dérive ?

    Le dépassement ou détournement des limites, des cadres, des codes, des conventions, des habitudes ?

    L’exaltation face à l’ouverture du champ des possibles ?

    Le goût du jeu ?

    L’observation de ce qui semble a priori peu important et qui révèle pourtant un monde ?

    L’originalité dans la manière de faire des liens, des connexions, des imbrications ?

    La faculté de vivre une infinité d’expériences, dans le cinéma intérieur (ce que je me raconte en mots, images, sensations), pour en tirer des réponses, des émotions nouvelles, des apprentissages, des essais… par l’imagination ?

    La capacité à laisser venir le chaos, pour laisser émerger par la suite un nouvel ordre, une nouvelle représentation, construite sur une autre logique que celle qui présidait ?

    La possibilité de changer de façon de fonctionner volontairement (programme personnel de précision, efficacité et confiance pour une tâche, puis lâcher-prise, puis créativité, par exemple)?

    La possibilité de transformer volontairement la représentation subjective d’un événement et l’état émotionnel qui l’accompagne (autrement dit, de changer l’histoire habituelle que l’on se raconte face à tel événement) pour en tirer une nouvelle expérience, découvrir une nouvelle partie du monde et de soi-même?

    La liberté que l’on s’accorde à soi-même?

     

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • Réaliser son film sous hypnose

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    Bulle Ogier, par Jacques Rivette

    « QUOI? JE ME FAIS UN FILM?! »

    L’expression « se faire un film » désigne une réaction que l’entourage juge décalée face au réel. La recevoir déclenche souvent un sentiment d’incompréhension et de révolte.

    Pourtant… le film intérieur qui accompagne nos perceptions du monde fait immanquablement naître l’émotion et crée dès lors « notre réel ».

    Certains films intérieurs sont accessibles au conscient, comme la rumination d’une engueulade, la projection fantasmatique dans une soirée amoureuse, la madeleine suggérée par une odeur, l’imaginaire anxieux face à une dispute de rue que l’on « comprend » car les séances sur divan ont souligné l’empreinte des disputes des grands dans notre enfance, l’aménagement mental d’une pièce pour un événement (alors que l’on est assis dans le métro), la crainte de tomber en prenant un ascenseur pourtant neuf, la rêverie qui précède ou prolonge un voyage…

    D’autres films intérieurs passent inaperçus et agissent donc comme des prismes/filtres inconnus et inaccessibles sur notre vie, déclenchant des joies mais aussi des phobies ou des blocages. Notre mémoire traite continuellement les informations, crée des associations entre des éléments synchroniques (son de mastication des chevaux+tranquillité de la sieste, panique dans le bain enfant+forme du jouet présent à ce moment-là) et réalise des liens nouveaux à chaque instant. Les événements puissants de notre passé sont ainsi raccordés les uns aux autres et avec d’autres événements plus récents, relus à leur lumière (et vice-versa). Cet agglomérat est à nouveau relié et relu à la lumière d’un nouvel arrivant dont la perception a elle-même été influencée par des liens etc.

    UN RESEAU DE DISCOURS INTERIEURS, D’IMAGES, DE RESSENTIS, D’EMOTIONS

    Bref, ce que nous avons vécu à différents moments de notre vie et qui nous a marqué, ce que nous avons ressenti lors de ces moments et en les évoquant, ce que nous nous sommes raconté comme histoire, tout cela nourrit nos films qui nous font réagir et agir au présent, qu’ils soient accessibles ou non au conscient. Un immense filtre continue sans cesse de se tisser, entre nous et ce que nous percevons. Le désir et la peur, tournés vers l’avenir (désir ou peur que le passé se reproduise), portent aussi la charge de ce réseau d’émotions, de ressentis et de pensées passés. La résilience est un exemple positif de la façon de regarder le film du passé.

    LA TRANSFORMATION

    Pour sortir de ce réseau de liens, d’habitudes, de croyances limitantes et pour permettre l’ouverture à d’autres champs des possibles, l’hypnotiste propose de faire émerger le film intérieur, de l’observer en le mettant sur pause, de le comprendre en profondeur, d’adapter son contenu, ses liens et les émotions qui l’accompagnent à l’objectif de séance, c’est à dire à ce que désire vraiment la personne sous hypnose.

    SCENARISTE ET REALISATEUR DE SON PROPRE FILM

    Une séance d’hypnose pourrait être comparée à une séance de cinéma, dans laquelle le spectateur serait aussi scénariste, réalisateur, acteur, chef op, décorateur…, alors que l’hypnotiste serait la personne qui offre les conditions de cette réalisation et qui guide l’apprenti réalisateur dans sa création singulière (techniques d’écriture, de mise en scène, de prise de vue et de sons, de montage…), en proposant différentes options, comme un guide propose des destinations et des itinéraires pour s’y rendre, s’arrête à des points de vue, fait remarquer un paysage…

    UN DEPASSEMENT DE SES LIMITATIONS PAR L’EXPERIENCE

    Lorsque l’on va voir un film d’un réalisateur que l’on apprécie au cinéma, après en avoir vu la bande-annonce ou lu des critiques, une partie de nous sait qu’elle est assise dans une salle face à un écran et laisse l’ambiance sonore et visuelle l’envahir jusqu’à ce que l’imaginaire prenne le pas sur le réel, jusqu’à découvrir le personnage et rire, pleurer, espérer, aimer, courir avec lui. Le corps ne bouge plus. La notion du temps se tord. Le mal de tête s’évapore. Et, en accompagnant ce personnage dans le dépassement d’un problème, on en sort enrichit d’une nouvelle expérience.

    Le cerveau ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel. Le film intérieur et les émotions qui l’accompagnent, que ce soit dans un voyage imaginaire ou dans une interaction réelle, est encodé comme vécu. En travaillant sur le film et sur notre façon de le percevoir, nous transformons notre existence.

    EXPLORATION DES SENS, CREATIVITE ARTISTIQUE, OUVERTURE DE CONSCIENCE

    Ce processus est efficace pour dépasser des blocages (impression de tourner en boucle sans pouvoir en sortir) ou résoudre des problèmes (voir « Applications de l’hypnose », dans « Hypnose éricksonienne »), mais il peut aussi tout simplement générer l’exploration des sens, la créativité artistique, la compréhension profonde de soi, l’ouverture de conscience.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

  • Les séances d’hypnose en musée, centre d’art, galerie

    Les séances d’hypnose en musée, centre d’art, galerie

    Je pratique l’hypnose, seule ou en séance individuelle, dans des lieux d’art contemporain, à la rencontre des œuvres ou tout simplement entourée d’elles, qu’elles soient peintures, dessins, sculptures, photographies, installations…

    Pour moi l’hypnose et l’art se marient à bien des niveaux. Je développe d’autres niveaux dans d’autres articles, pour me consacrer ici à la question du lieu entièrement dévolu à l’art, qui consacre dès lors « l’étrangeté », inquiétante ou non et ne la dérange qu’extrêmement rarement.

    UN LIEU QUI POSE QUESTION

    Le public qui se balade dans ces lieux se pose généralement au moins une fois la question du banc (œuvre ou siège ?), du déshumidificateur (œuvre ou déshumidificateur ?), de l’étudiant des Beaux-arts looké qui dessine dans une position particulière (performance ou exercice scolaire ?), de l’abeille posée sur le mur (œuvre ou insecte rentré par la fenêtre ?) et avance avec prudence et respect (voire crainte), de prendre le son d’un radiateur pour une œuvre… ou d’interrompre des performers. Imaginez donc qu’une femme assise ou debout, les yeux ouverts ou fermés, une main en l’air, oscillant légèrement, pendant plus d’un quart-d’heure face à une œuvre ou sur un siège au milieu d’une salle, pourrait être une de ces performeuses qu’il serait insensé de perturber. Le musée ou le centre d’art sont des lieux où je me sens chez moi et où l’on ne me dérange que très rarement. A deux, lorsque je donne une séance, la scène est sensiblement la même. Tino Seghal m’a rendu un sacré service !

    L’oeuvre pose question. L’état hypnotique aussi. L’œuvre appelle à un autre regard. L’état hypnotique aussi. L’œuvre ouvre d’autres possibles… alors imaginez les deux réunis!

    OSER CHERCHER CE QU’IL Y A A VOIR

    Je relève aussi, si je prends l’exemple d’une exposition dans une institution importante (qui accueille entre autres le grand public), que le simple fait de de m’observer (ou de nous observer lorsque je pratique sur quelqu’un) en transe douce, face à l’intérieur d’une coupole d’Anish Kapoor, à un grand tableau bleu d’Yves Klein, au flou d’un Richter, à un mobile de Calder… non seulement pose question (discrètement, sans passage à l’acte), mais aussi permet à certains d’approcher l’oeuvre autrement, d’une façon qu’ils n’auraient sans doute pas envisagée sans la permission que leur donne le fait d’observer la façon de faire de quelqu’un qui a l’air à l’aise, ce faisant. Lorsque je m’éloigne, je remarque souvent qu’une personne s’est placée exactement à la place que je quitte, « pour voir ».

    Car il y a à voir, dans l’œuvre bien sûr mais aussi hors d’elle, à l’intérieur de soi, avec le monde comme miroir.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: Wolfgang Laib, “Pollen From Hazelnut”, au MoMA

  • A la porte des mondes virtuels

    A la porte des mondes virtuels

    Image: extraite d’eXistenZ, film de David Cronenberg (1999)

    Chausser l’Oculus Rift et s’immerger dans un monde virtuel, en incarnant un avatar que l’on a créé, entraine un état modifié de conscience évident.

    Le voyage évade, défoule, offre des possibles épatants… mais quid des aventures vécues par cette projection de nous-même lorsque nous sortons de l’univers virtuel pour revenir à la réalité partagée non virtuelle?

    Le vécu dans le jeu a de fortes chances d’être traité comme réel dans le psychisme, à l’instar de ce qui est vécu sous hypnose dans le rêve éveillé.

    Or, en retirant le casque, le passage est abrupt.

    L’hypnose, en tant que sas entre les mondes?

    Il suffit d’oser.

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

     

  • Sois ton propre cheval

    Sois ton propre cheval

    Sois ton propre cheval

    Se ressentir comme totalement immobile et en même temps fulgurant, ou comme en équilibre sur un seul point, en contact avec un corps mouvant, ou comme en apesanteur, ou comme au point de concentration extrème où tout mouvement est contenu dans un arrêt, ou comme dans la justesse du relâchement dans la tonicité… ces états de grâce, je les ai connus à cheval et non en arts martiaux (car je les ai approchés sans aller jusque là, en kimono).

    J’ai compris leur importance lors d’un rêve, qui est survenu en Chine il y a longtemps, dans un contexte douloureux dans ma vie, où je me demandais « vers quoi/qui me tourner ».

    Ce rêve le voici : dans une cour intérieure ancienne de type romain, je galope, sur place, en carré, chevauchant un cheval de type andalou, dont je mesure toute la puissance grâce à ce rassemblé parfait, à la lenteur magique. Chaque foulée prends environ quatre secondes. Ses fers sonnent régulièrement sur le pavé. Mais dans un mouvement tellement lent, tellement suspendu, que j’ai l’impression de ressentir le centre de mon corps avec une intensité nouvelle, comme le centre de notre centaure, comme le centre où sont rassemblées en un point toutes les énergies, les mouvements si vifs, si justes, si précis… dans une tranquillité tonique, un relâchement énergique et le bonheur d’être présente entièrement à ce que je vis.

    Je n’ai jamais oublié ce rêve. Et, depuis, en état d’hypnose, j’appelle régulièrement ce que j’ai nommé « Sois ton propre cheval », qui me rassemble, me concentre, me tranquillise, me focalise, m’énergise.

    C’est une position utile pour la praticienne que je suis!

    A chacun.e ses états désirés et les métaphores de passage qui leur correspondent. L’important est de les connaitre et d’y accéder librement.

    Il suffit d’oser.

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • Ecoute synesthésique de l’art acousmatique par l’hypnose

    Ecoute synesthésique de l’art acousmatique par l’hypnose

    TRANSFORMER LES SONS

    Cet atelier de 3h invite les participants à transformer les sons en formes et couleurs, en sensations et en mouvements.

    Il se fait debout et/ou couché et nécessite une salle confortable et une sono de qualité en 4.1. et une table de mixage.

    SYNESTHESIE

    La synesthésie (du grec sunaisthêsis : perception simultanée) est une expérience subjective, dans laquelle des perceptions relevant d’une modalité sensorielle (ici : les sons écoutés) sont accompagnées de sensations relevant d’une autre modalité (ici : les sensations kinesthésiques et le mouvement intuitif), en l’absence de stimulation de cette dernière.

    Dans ce workshop, grâce à l’outil hypnotique, nous créerons les conditions propices à l’expérience de la synesthésie, dans le sens où la musique électroacoustique fera éclore, dans un premier temps, des sensations physiques et, dans un second temps, des mouvements spontanés.

    Autrement dit, en écoutant un objet sonore, puis un montage d’objets sonores, chacun développera ses facultés à transformer cette matière en sensation de température, en tremblement, en expansion, en passage intérieur, en picotement agréable, en flottement… et laissera le corps bouger sans intervention de la volonté et sans le support « mélodie et rythme », habituel dans la danse.

    En savoir plus sur la synesthésie, voir le projet Synesthéorie de Vincent Mignerot

    L’HYPNOSE COMME OUTIL POUR LA SYNESTHESIE

    L’hypnose éricksonienne est un outil formidable pour expérimenter les sensations. En entrant en contact avec les parts non volontaires de nous-même, il est possible de créer des images, odeurs, goûts, sensations, sons, mais aussi de relier un stimulus (ici les objets sonores) à une réaction (ici les sensations corporelles). Le développement de la synesthésie par l’hypnose repose sur la base de ressources présentes en chacun de nous, qui sont rendues disponibles et amplifiées, jusqu’à jouer avec l’état que connaissent les synesthètes spontanés.

    Lorsque vous lisez une bande dessinée, des sons apparaissent dans votre esprit alors que le livre en lui-même n’est qu’un stimulus visuel. Idem lorsque vous entendez la fraise du dentiste en étant encore dans la salle d’attente… l’odeur, le goût et les sensations corporelles apparaissent très naturellement. Cette faculté est inscrite en nous mais s’est perdue chez bon nombre d’adultes. Elle ne demande qu’à être réactivée, ce qui est possible grâce à l’hypnose.

    UNE EXPERIENCE SINGULIERE

    Bien sûr, ce jeu hypnotique, en transe légère, ne donne pas les mêmes effets chez tout le monde. Selon les ressources de chacun, selon les métaprogrammes (façon habituelle de fonctionner), selon l’état du jour, selon le rapport entretenu avec la musique électroacoustique, selon le degré de suggestibilité, selon l’entrainement à la transe et selon le rapport au corps et à la danse… les réponses sont variables en intensité et diverses par leurs formes.

    En outre, ce travail avec l’outil hypnotique respecte les limites de chacun. Et toutes les conditions techniques sont mises en place afin que l’état de transe soit orienté vers une synesthésie kinesthésique positive, épanouissante, ouvrante (de nombreuses balises empêchent le « bad trip » 😉 )

    LA MUSIQUE ELECTROACOUSTIQUE

    La musique électroacoustique est la musique idéale pour ce projet. Tout d’abord, elle repose sur “le son pour le son”, l’objet sonore étant écouté pour ses qualités sonores et non en rapport avec sa source et ses connotations. Ensuite, elle ne donne pas la solution habituelle pour bouger en musique, c’est-à-dire la mélodie et le tempo régulier. Enfin, elle propose des univers singuliers et cohérents, mis en espaces, pour une immersion en 3 dimensions.

    Le workshop se cloture sur l’écoute d’une pièce de 10-15 minutes, sans intervention de l’hypnotiste ni coupure sonore, de façon à ce que chacun puisse expérimenter ses découvertes dans une immersion complète. Ensuite, nous débriderons joyeusement 🙂

    PREMIERE MUSICIENNE INVITEE: VALERIE VIVANCOS

    Dans cette proposition, Valérie Vivancos joue des sons tirés de son projet en cours, “Releasing the Spirit of Objects”, qui explore le rapport primal du corps à l’objet sonnant. Le premier volet de cette série, commande du GRM et de Radio France sera créé en février 2017 au studio 105 de la Maison de la Radio dans le cadre du festival Présences.

    Depuis la fin des années 90, Valérie Vivancos (Ocean Viva Silver) explore les modalités du son à la croisée de recherches artistiques et musicales. Après avoir étudié aux Beaux Arts de Londres (Chelsea College of Arts) et San Francisco (SFAI) et navigué 11 ans dans les arts sonores anglo-saxons, elle rejoint Paris et initie des projets éditoriaux et de performance (Double Entendre et OttoannA, avec Rodolphe Alexis), travaillant ponctuellement pour des structures de recherche musicale dont le GRM. Son corpus évolutif débute par une table rase, l’expérience relative du silence (Em direção ao silêncio – Rio, 2001), pour s’acheminer vers les rythmes naturels du corps (Sleep in Opera – Copenhague, 2002 / Stockholm 2016) jusqu’aux timbres communicants (Echolalia – Paris, 2014). La série en cours,“Releasing the Spirit of Objects” explore le rapport primal du corps à l’objet sonnant. Le premier volet de cette série, commande du GRM et de Radio France sera créé en février 2017 au studio 105 de la Maison de la Radio dans le cadre du festival Présences.

    Cliquez ici pour le  site web de Valérie Vivancos

    CONDITIONS PRATIQUES

    Cet atelier de 3h (possible en 2h) invite les participants, au nombre de 8 à 50, à transformer les sons en sensations et en mouvements spontanés. Il se fait debout et/ou couché.

    Il nécessite une salle confortable, un micro-casque sans fil, une table de mixage et une sono de qualité en 4.1.

    PUBLIC

    Il s’adresse d’abord aux musiciens, aux danseurs et aux autres artistes du champ des arts contemporains, ainsi qu’aux chercheurs, professionnels et amateurs, en synesthésie, en hypnologie, en arts…

    ADAPTATION POSSIBLE

    Pour une initiation avec un public plus large, c’est-à-dire pour un groupe non initié à l’acousmatique, la musique électroacoustique peut être remplacée par une musique présentant un tempo et une mélodie, sans aller toutefois vers une musique trop familière, qui risquerait d’emporter les participants vers ce qu’ils connaissent déjà (la danse sur une musique dansante avec un rythme régulier, un refrain, des attentes comblées…).

    Il suffit d’oser!

    © Marie Lisel

    Image: Beatriz Ferreyra

    « Ecoute synesthésique de l’art acousmatique par l’hypnose » peut aussi se décliner en séance. Bienvenue