Dans cet atelier d’exploration par l’hypnose, nous jouons avec les innombrables représentations de l’arc-en-ciel et des couleurs pour explorer, transformer, amplifier, ajuster nos paysages intérieurs.
Le premier drapeau arc en ciel LGBTQI+ comptait 8 couleurs (rose, rouge, orange, jaune, vert, turquoise, bleu, violet). Le drapeau actuel en compte 6 (le rose et le turquoise ont disparu).
L’arc en ciel est aussi un photométéore, un phénomène optique qui se produit dans le ciel et qui rend visible le spectre continu de la lumière du soleil, quand il brille pendant la pluie. Il compte autant de couleurs que ce que l’œil peut en distinguer, soit au plus 150. Aujourd’hui en Occident, les représentations ont souvent cinq à sept couleurs.
Dans plusieurs mythologies, l’arc en ciel est aussi présenté comme un pont ou chemin. Il peut être emprunté par des dieux, des chamans, sorciers ou des héros légendaires, pour circuler entre la terre et un autre monde ou entre deux points éloignés de la terre.
On dit également qu’il annonce le renouveau, le beau temps après la pluie.
Enfin, la chromothérapie base sa méthode sur la croyance du pouvoir des couleurs.
Je me demande quelles couleurs composeront votre arc-en-ciel singulier dans votre imaginal et ce qu’elles révéleront en vous 🙂
A CONSULTER: l’introductions aux ateliers queer et les sources sont disponibles dans la page « Ateliers d’exploration queer« .
des couleurs et des teintes qui font vibrer quelque chose en vous
des feuilles blanches et crayons et/ou feutres de couleurs
un foulard pour vos yeux, plaid… ce que vous désirez pour rêver confortablement
une bouteille d’eau qui ferme bien (pas d’autre boisson dans la salle)
des fruits secs ou fruits frais ou autres à partager sans miettes (la salle doit rester impeccable, évitez les biscuits) après la séance.
Pour vous préparer à ce workshop, réveillez vos représentations, lancez votre imagination intérieure en lui posant des questions et puis laissez-la faire
Vous pouvez lire les articles si ce n’est déjà fait:
Dans un carnet, listez des couleurs et en vrac: vos émotions-impressions-connotations-évocations spontanées les plus présentes (c’est tout à fait subjectif: je regarde le violet et je pense à… je ressens…) quand vous les regardez (visuel), idem quand vous écoutez leurs sons (son du nom de la couleur ou synesthésie: quel son a le jaune?), idem leur odeurs et goûts (si le bleu avait une odeur?), idem leur toucher-matière-texture-température-pression-altitude-mouvement…
Parcourez des grilles d’ interprétation de couleurs et notez ce qui fait écho en vous uniquement
Les 8 couleurs du drapeau, synthèse: rose (sexualité), rouge (vie et guérison), orange (santé et fierté), jaune (lumière du soleil), vert (nature), turquoise (magie, art), bleu (sérénité, harmonie), violet (esprit) deviennent 6 bandes (suppression du rose et du turquoise)
Emportez avec vous des couleurs (ou des teintes, choisissez…) au choix sur papier ou tissus ou objets, qui vous font vibrer de différentes manières (ou simplement des feuilles de couleurs unies si ce n’est pas évident pour vous). Dans l’arc-en-ciel, il y en a 150 (voir présentation de l’atelier)!
Qu’évoque pour vous l’arc-en-ciel LGBTQI+? quelle est l’histoire, l’anecdote personnelle, la représentation… que vous avez envie de partager
Qu’évoque pour vous l’arc-en-ciel de façon générale? quelle est l’histoire, l’anecdote personnelle, la légende ou mythe, la représentation… que vous avez envie de partager?
Arc-en-ciel de début de stage « se connecter à soi, au cheval, au monde », en Lozère (sept 17)
Arc-en-ciel de début de stage « se connecter à soi, au cheval, au monde », en Lozère (sept 17)
J’ai commencé à récolter des témoignages de séances en février 2017. N’hésitez pas à m’écrire sur lisellesil@gmail.com pour y contribuer, si nous avons voyagé ensemble! Et un tout grand merci aux quelques personnes qui ont déjà pris le temps de m’envoyer leur expérience par écrit.
ORANGE, VERT ET VIOLET
Les symboles que j’évoque me sont apparus sous forme de couleurs, comment dire que je n’ai rien découvert que je ne savais déjà mais que le fait d’établir un véritable dialogue avec eux m’aide à les faire négocier ensemble ce qui me convient dans le fond ou dans la forme. Je m’explique : mes symboles à moi sont des couleurs. Elles sont « arrivées » sous hypnose directement liées à mon environnement proche. J’ai cherché à faire dialoguer mon ancrage avec ma fantaisie.
Mon ancrage m’est apparu sous la forme d’un pied de vigne qui est dans mon jardin puis d’une violette qui se trouve au pied du pied de vigne ; mon ancrage est violet.
Ma fantaisie, elle, m’est apparue orange, lors de nos premiers échanges, elle prenait beaucoup de place, elle m’a demandé à être matérialisée dans mon environnement entre une vierge orange en plâtre et une petite statue de Ganesh. Alors je lui ai fait une place, j’ai trouvé chez moi un angelot que j’ai habillé d’une fausse fourrure à poils longs et refermée par un grelot.
Violet, Orange et moi avons donc continué notre travail avec Marie. Après une séance de négociation entre les parties (sic) un négociateur est apparu dont le rôle à l’avenir sera d’être le partenaire diplomate, celui devant lequel violet et orange pourront se taire pour le laisset agir avec justesse. Le diplomate s’est symbolisé en un beau vert céladon. Celui-là même que je venais de trouver pour colorer un petit pot de peinture blanche pour ma cuisine.
Les séances d’hypnose m’ont apporté beaucoup de cohérence entre mon environnement et l’organisation de mon monde intérieur qui rejaillit sur tout ce que je fais.
Avec Marie, j’ai fixé mes symboles dans des parties de mon corps auxquelles je fais appel pour les situations délicates ou sensibles de ma vie.
Depuis que j’ai commencé à cheminer dans mes ressources intérieures avec cette aide précieuse, je n’ai plus jamais éprouvé la peur d’être démunie.
Une séance individuelle en cabinet avec moi dure approximativement 1h (de 50 à 70′). En extérieur, en musée, galerie, atelier, plateau de théâtre ou de ciné, studio de musique, parc, forêt…, ou simplement si vous le choisissez, c’est plus long. Voyez les possibles (1h30 ou 2h) dans « conditions pratiques des séances« .
Elle se compose de: l’accueil, l’exploration de l’objectif et la clarification de l’intention, les préparatifs, le voyage, le retour au réel partagé.
ACCUEIL
Dans un premier temps, nous faisons brièvement connaissance. Je m’assure que vous avez lu le contrat d’engagement, j’écoute ce que vous avez à me dire et je réponds à vos questions. D’une certaine façon, nous prenons le thé?
OBJECTIF ET INTENTION DE SEANCE
Dans un second temps, nous cherchons ensemble à clarifier votre objectif général et à vous permettre de le formuler de façon concise, positive et réaliste. Il s’agit de ce que vous désirez atteindre, par les séances d’hypnose. Nous passons ensuite en revue les objectifs intermédiaires, qui, une fois réalisés, vous permettront d’atteindre l’objectif général. Nous visitons l’ensemble de la construction interne dans laquelle ces objectifs et moyens de les atteindre s’interconnectent et nous vérifions que l’intention de séance qui se dégage progressivement de cette phase de travail est positive, prioritaire et possible.
PREPARATIFS
Dans la phase suivante, je vous donne des indications quant à la façon dont nous allons suivre le fil de votre intention, en état d’éveil paradoxal, c’est à dire en transe active, pendant laquelle vous pourrez d’un côté observer ce qui se passe et dialoguer avec moi et de l’autre vivre ce qu’il y a à vivre dans votre monde intérieur et laisser les transformations s’opérer, les infos se libérer…
Nous mettons alors en place les balises de confort et de sécurité puis embarquons pour un voyage. Pour cela, selon les cas, je vous propose soit une induction (exercice plus ou moins formel et plus ou moins long, pour entrer en transe) soit une position de focus, en vous laissant simplement aller au fur et à mesure de notre échange, jusqu’à atteindre naturellement la position idéale pour vous à ce moment-là et pour cette intention. La plupart du temps, le fait de trouver progressivement votre juste place dans votre siège et votre corps et de focaliser votre attention suffit à vous donner accès à l’état d’hyperéveil.
Moi-même, que ce soit en séance pour le bien-être, l’exploration ou la création artistique, je suis en positionnement centré, aligné. Je me suis séparée, le temps de la séance, de mes désirs, de mes préoccupations, de mes croyances en tant que personne. Car je suis là en tant qu’accompagnante, entièrement à votre service (Marie reviendra après!). Je vous accompagne en étant moi-même en transe très légère, extrêmement attentive et réactive, en ouverture consciente et inconsciente, connectée à vous et à votre monde de façon rationnelle (une partie de moi réfléchit, repère, fait des choix) mais aussi intuitive (une partie de moi « sent »). Je suis reliée désormais à vos clignements de paupière, à votre respiration, à vos microgestes, à vos intonations, à votre vibration… autant qu’à vos mots. Nous communiquons de façon augmentée!
VOYAGE
En hyperéveil, vos facultés d’intellectualisation sont mises en marge. Je demande à votre partie consciente d’être un observateur et d’accueillir ce qui vient avec bienveillance et confiance (lire cet article pour en savoir plus) sans analyser (pas d’interprétation de type analytique!) ni blablater ni prendre des tangentes. Vous êtes désormais ouvert à un nouveau mode de perception interne et externe.
Vous découvrez votre monde intérieur et parcourez le réseau d’influences en rapport avec votre intention. Vous les recevez et les traversez. Des liens se dénouent, des poids se délestent, des ressources sont récupérées, des transformations, des éclairs de compréhension, des réconciliations, des acceptations, des solutions, des libérations s’offrent… Vous êtes à la fois le témoin privilégié concentré de ce qui se fait, le moi déterminé à accomplir l’intention qui accueille ce qui vient avec bienveillance et le(s) héros de votre voyage intérieur.
Je vous accompagne au plus près et vous indique les outils, les possibilités à explorer… Je reste à vos côtés et veille sur votre voyage. Je ne propose surtout pas de solution extérieure. Car seule votre réorganisation intérieure vous permettra de créer votre mieux-être, votre oeuvre, votre monde.
RETOUR ET PROLONGATIONS
La séance se termine par un retour à la veille ordinaire et par une négociation à propos d’une prolongation concrète de votre voyage, dans la réalité partagée. Il s’agit d’arriver à un accord formel à propos d’une (ou des) tâche(s) créatives à accomplir dans les jours qui viennent. Car votre détermination à vous aider vous-même et à vous le signifier concrètement, par des actes symboliques ou non, est primordiale dans la création de vos nouveaux possibles.
Ateliers d’exploration hypnotique de la fluidité du genre?
Dans cette série d’ateliers, nous chercherons à ouvrir les possibles de nos représentations de la fluidité du genre et à les explorer par différents biais, axes, thématiques, jeux… HYPNOTIQUES:
nous mettrons en mouvement ce qui est prêt à être transformé selon le « comment ça peut être encore mieux, maintenant et selon tel contexte? »
nous expérimenterons nos curseurs : si je pousse cette donnée à fond, je vois-entends-ressens quoi? plus de…? quel est le niveau optimal? comment ce réglage entre-t-il en interaction avec d’autres curseurs? Comment pourraient-ils se régler de façon automatique? Quel contrôle volontaire ai-je envie d’avoir? quand? comment?
nous papoterons avec les dividus qui tiraillent à l’intérieur
nous rencontrerons nos représentations profondes
nous dealerons avec nos besoins et désirs
nous travaillerons avec des objets transitionnels, des dessins automatiques, des sons et mouvements spontanés
nous optimiserons les liens et les représentations qui nous constituent en allant récupérer des ressources enfouies
nous nous laisserons divaguer… car la rêverie ouvre des possibles inouïs!
nous irons à la rencontre de nos fantasmes cachés
nous créerons notre vie et notre monde, chacun.e à sa façon, singulière 😉
Quand, où, combien, comment on s’inscrit?
Quand?
Une soirée par mois (pour le moment).
Premier opus: le jeudi 15 février, de 19h à 22h.
Où?
Près de Madou, à Bruxelles, dans un lieu chaleureux et confortable.
Combien?
Prix: entre 10 et 30 euros, selon vos moyens financiers, en conscience.
Nombre de places
6 places minimum (en inscription ferme), 10 places maximum.
Beth Ditto (www.bethditto.com) & Delphine von Kaatz (habille les fesses des filles qui n’ont pas froid aux yeux)
A qui s’adresse ces ateliers?
Ces ateliers mensuels s’adressent évidemment aux personnes qui se ressentent genderfluid, mais aussi à ciels qui désirent explorer cette part de fluidité qu’iels ne se sont pas encore autorisé.e.s à accueillir pleinement.
La porte est dès lors ouverte à tou.te.s, à condition de respecter les habitus queer, pour garantir un espace safe, inclusif, non oppressif.
Les maladresses seront relevées tranquillement, de façon à permettre la compréhension et l’évolution. Les attaques ou jugements, eux, ne seront pas tolérés. Les personnes qui se situeraient délibérément dans l’exclusion et l’oppression seraient priées de quitter le groupe.
Pour cela, les personnes qui viennent pour découvrir leur fluidité sont invitées à prendre le temps d’observer et d’apprendre les codes (comme le langage inclusif, la manière de genrer une personne, le vocabulaire, les représentations non binaires…). Et les personnes qui jonglent avec ces notions sont invitées à se montrer tolérantes et pédagogues.
Dans ce projet d’une série d’ateliers (j’accepte par ailleurs de travailler en groupes non mixtes, dans d’autres contextes. Ici, c’est un cadre parmi d’autres), je désire monter un groupe à la fois mixte et safe
pour faire progresser le débat idéologique par l’expérience de la fluidité, de la non binarité, de l’égalité, de l’inclusion… qui permet un partage de compréhension profonde, une ouverture, davantage de tolérance
pour permettre la rencontre entre des mondes (je suis souvent un pont) et faire circuler une suite d’expériences entre des personnes dont le point commun est le respect de l’autre et le désir d’ouvrir, d’explorer, de trans-former ses représentations pour créer sa vie et son monde de façon singulière et libre.
Le genre est politique.
FloZif (activiste queer)
En cas de maladresse dans cet article
Si je suis maladroite (et non malveillante) dans l’expression ou le contenu de cet article, merci de le le dire gentiment (lisellesil@gmail.com). Je rectifierai selon les retours.
Cultures Queer?
Chacun.e a la liberté d’être soi, au-delà des représentations genrées binaires de la société dominante, qui donne le pouvoir aux hommes cis blancs et somme chacun.e de correspondre dans ses comportements et ses représentations à: M/F, blanc/autres, corps normé (mince, jeune et musclé, vulve en prune, etc) / corps rejeté (pilosité, âge, poids, cicatrices, handicap, genre différent du sexe de naissance, modifications corporelles, orientations sexuelles autres que hétéro…), dominant/dominé…
La revendication de la multiplicité des corps, des genres et des identités est donc aussi politique, pour la liberté de s’inventer hors des catégories pré-normées et pour l’égalité. Il revendique un autre fonctionnement que le patriarcat, ses conceptions binaires, sa domination masculine (selon les pouvoirs: économique, politique, symboliques, sexuels…). Notons que, en revanche, le système mainstream gay reproduit les normes sexistes et capitalistes. Notons également que le féminisme essentialiste ou différentialiste met en avant des « qualités spécifiques féminines » et les « qualités spécifiques masculines », de façon binaire.
Les cultures LGBTQI+, aux approche inclusive et inter-sectionnelle, gagnent à être partagées avec le plus grand nombre, autant que le tout public gagne à expérimenter les nouvelles formes d’expression de soi, les identités collectives en marge des catégories dominantes, l’état d’esprit de tolérance, d’inclusivité, d’acceptation de la personne telle qu’elle est et non telle que les normes lui demandent d’être, les solidarités communautaires...
Il s’agit desortir des cases dominantes préformatées pour s’inventer et de revendiquer la liberté de le faire.
« Underground New-York Public Library » par Ourit Ben-Haim
LeS genreS non binaires/ genreS fluideS, ça concerne qui?
LeS genreS non binaires/ genreS fluideS sont l’expression d’un continuum des genreS le long duquel les personnes sont libres d’évoluer vers une zone de confort qui ne dépend ni du sexe (génétique et constitution des organes de reproduction) ni des orientations sexuelles.
En effet, on peut être à la fois homme cis gay biphobe… ou femme trans hétéro ou genderfluid nosex… (je ne rentre pas dans les mille et une nuances zébrées du vocabulaire sur le genre, la sexualité et les préférences émotionnelles des personnes neuroatypiques que je salue tendrement au passage).
Un amalgame obligatoire entre le sexe et une identité de genre est encore très vivace, autant au niveau législatif, médical, administratif, social que culturel.
La pression des représentations binaires s’oppose à la liberté de s’inventer en tant qu’intersexe, transexuel, transgenre, genderfluid… ce qui commence dès la naissance (opération des bébés intersexes), se poursuit dans l’éducation « en fille » ou « en garçon » à la maison et à l’école, se prolonge dans la rue, dans les médias, les administrations, dans le langage aussi…
Elle a ont aussi un impact sur la vie de tou.e un.e chacun.e.!
Le féminisme queer élargit la réflexion. La culture queer rassemble des personnes qui s’identifient à un genre fluide et des personnes qui s’identifient à un genre M ou F et qui refusent de se voir assignées à des représentations, des comportements, des devoirs, des positionnements selon leur genre, qui dépendrait « naturellement » de leur sexe.
Libre à chacun.e d’explorer les genres, les orientations sexuelles, les orientations relationnelles… d’hybrider les représentations, de s’inventer!
Par exemple, je suis personnellement de sexe biologique féminin, pronom féminin (ou neutre dans certains contextes), je ressens la fluidité du genre de façon différente selon les moments et les contextes ET je gère mes poils, mes cheveux, mon poids, mes fringues, ma gestuelle, mon vocabulaire, mon positionnement dans un groupe, mes activités, mes orientations sexuelles, mes relations (amicales, amoureuses, sportives et autres), mes interactions… selon ce que je ressens comme juste selon mon identité propre et non selon la pression patriarcale binaire qui me demande d’être « féminine » selon des représentations hétéronormées conservatrices. Je suis moi. Tu es toi. Chacun.e accueille l’identité de l’autre sans jugement, tant que cette identité n’exprime aucune oppression.
La culture queer, c’est surtout la liberté de s’inventer en dehors des diktats et dans l’égalité, l’inclusivité, la tolérance, ce qui a priori pourrait intéresser pas mal de monde… mis à part les personnes qui craignent de perdre leur position dans la société dominante ou bien de « ne plus s’y retrouver » et donc de perdre des repères rassurants et « ordonnés », même s’ils enferment.
Avida Bystroöm
Un exemple médiatisé (notamment par LesInrocks), celui d’Avida Bystroöm (égérie d’Adidas).
A la diffusion de la campagne, la mannequin se prend une volée de commentaires négatifs en référence à ses poils de jambes. Le site Madmoizelle en publie un petit florilège : « Va te raser », « Dégueulasse, proprement dégueulasse », « Si elle se rasait les jambes, ouais, je voudrais carrément la baiser ».
Arvida, dont le travail photographique explore le thème de la féminité à force de coupes menstruelles, sex-toys, poils pubiens et clichés de sa cellulite, répond aux commentaires sur son compte Instagram : Ma photo pour la campagne Adidas Originals Superstar a reçu beaucoup de commentaires négatifs la semaine dernière. Moi, avec mon corps en bonne santé, blanc, cisgenre, dont le seul détail non conforme est un tout petit peu de poils. J’ai littéralement reçu des menaces de viol dans ma boîte de messages privés. Je ne peux même pas imaginer ce que ça doit être de ne pas avoir ces privilèges et exister dans le monde. Je vous envoie de l’amour et essayez de vous souvenir que tout le monde n’a pas la même expérience de vie. »
Couvent de Paname – Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence www.facebook.com/CouventDePaname
Quelques sites, articles, émissions audio et vidéo à consulter, LGBTQI
Nathalie Bletterie, ses chevaux et moi vous accueillerons à nouveau pour des séjours dans la nature magnifique de Lozère, avec les chevaux.
Ce sera :
du samedi 7 juillet 9h30 au lundi 9 juillet 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
du samedi 18 aout au lundi 20 août 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
Notez-le dans votre agenda! Il y aura minimum 6 et maximum 8 participant.e.s dans chaque session.
En 2018, nous proposons trois stages de trois jours chacun, qui sont abordables sans expérience ni avec les chevaux ni avec l’hypnose et que vous pouvez suivre indépendamment ou l’un à la suite de l’autre.
Nos outils? Médiation par le cheval, médiation par le lieu (chien, chat, arbres, rivière…), rêve éveillé dirigé, ateliers d’exploration hypnotique, construction collective transitionnelle, balade hypnotique, marche, baignade, rêverie, sieste…
Bryum, Zenith et Nath en pleine sieste
Infos pratiques
Un stage « cheval miroir et hypnose »?
Il ne s’agit pas d’un stage d’équitation (non, on ne « monte » pas). Aucune connaissance préalable avec les chevaux n’est requise.
C’est une occasion tranquille de rencontrer nos parts intuitives, par l’intermédiaire de trois chevaux partenaires, attentifs et bienveillants et de progresser pas à pas avec eux, grâce à l’hypnose, vers une présence ancrée dans l’ici et maintenant, vers une connexion intense à soi, à l’autre et à la nature qui nous accueille, dans ce lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières.
Les chevaux nous offrent des connexions avec nous-mêmes, avec eux-mêmes, avec l’environnement… ils ouvrent et guident.
L’outil hypnotique permet de vivre des expériences sensibles profondes en toute sécurité.
Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons trois jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’éthologie, le nettoyage, le ressourcement, la transformation, le partage, en accord avec votre objectif personnel.
Bienvenue ! Nath et Marie
du samedi 7 juillet 9h30 au lundi 9 juillet 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
du samedi 18 aout au lundi 20 août 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
300 euros, pour trois jours et de stage avec deux formatrices et trois chevaux.
Vous pouvez rester un 4ème, 5ème jour…: vous avez la possibilité de prendre le temps d’intégrer votre expérience dans ce cadre magnifique, lire, vous promener, nager… ainsi que de bénéficier d’une récapitulation et/ou d’une séance individuelle supplémentaire, soit en cheval-miroir, soit en hypnose, soit les deux (environ 1h par séance).
Hébergement entre 5 et 30 euros (de votre tente dans le pré, aux chambres de deux lits + une individuelle dans la maison, en passant par l’espace commun de la yourte à 3 lits) et repas végétariens (prix coutant): payement à part
En voiture: à 1h10 d’Alès, 2h de Nîmes, 2h des Vans, 2h30 de Montpellier, 2h30 d’Avignon, 2h40 de Montelimar, 3h de Valence, 4h de Lyon, 5h15 de Genêve, 6h30 de Paris…
Train Paris-Nîmes: en Ouigo, c’est 10 euros. Voir un exemple ici
A 5h30 de Paris tout compris:
TGV jusqu’à Nîmes
correspondance en train jusqu’à Ales
navette collective gratuite en voiture
Infos et inscription:
email de Marie: lisellesil@gmail.com
email de Nathalie: nathalie.bletterie@gmail.com
Bienvenue!
Phoebus
Témoignages
Les témoignages des participants au stage de septembre 2017, ci-dessous, vous donneront une idée de ce que vous avez la liberté de vivre dans les prochains stages de « se connecter à soi, au cheval, au monde ».
Témoignage de Léa Drouet
A la fin de l’été 2017, je me suis rendue à Azinières situé sur un flanc de colline du causse Méjean, en Lozère : « deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde ». Durant ce weekend end , les accompagnants, humains, chevaux chiens, chat, arbres, rivière, montagnes m’ont permis d’ouvrir doucement un espace intime et sensitif afin d’engager un lent travail d’exploration, de mise en circulation, de déplacement des représentations de soi, de l’autre, des relations.
A mon arrivée je suis accueillie par Zen-it, un chien blanc avec deux billes noires à la place des yeux, c’est un chien qui sourit.
Le sourire fait chien
La maison de Nathalie et de Pierre regarde les trois chevaux, et vice versa. Les arbres sont hauts, les montagnes nous entourent, tout ça nous regarde autant que nous les regardons. L’air est frais et calme. Ça a déjà commencé en quelque sorte, parce que dans ce paysage, à proximité des animaux, un autre espace intérieur s’ouvre que celui de la rationalité analytique. Je sens, je vois, je touche.
Le chien blanc Zen-it, la chatte Joséphine, les chevaux Phoebus, Bryum et Lipzou. La maison est très chaleureuse. Une grande baie vitrée fait le pont entre le dedans et le dehors, entre le chat couché sur le canapé, ronronnant et les chevaux.
Nous nous présentons les uns les autres. C’est drôle parce que Marie , l’hypnotiseuse, a des yeux de chat. Elle observe et travaille déjà.
Bryum, Lipzou et Marie
Nathalie, elle, a une douceur dans les yeux et un calme apparent, très apaisant.
Phoebus et Nathalie
Toutes les deux, chacune avec leur pratique respective nous proposent de nous accompagner durant le weekend end. Mais je sens que nous allons aussi être co-auteur de ce moment, et ça me plaît. J’ai de la place, je ne me sens pas infantilisée, excessivement administrée, ce weekend end ne sera pas une activité occupationnelle dirigées. Ouf.
Dans cette présentation, je sens déjà que tout à la même valeur, ou plutôt que rien n’a plus de valeur que le reste. Animaux, arbres, montagnes, humains, rivière. Pas d’anthropomorphisme donc, mais un jeu de miroirs perpétuel entre toutes ces choses vivantes.
Bryum s’est installé dans la sellerie
D’ailleurs quand j’y pense, c’est comme ça que je décrirais le stage que nous ont proposé Marie et Nathalie. Une sorte de voyage de deux jours dans un palais des glaces pour mettre à distance, refléter, révéler des parties de mon intériorité, parfois noueuse.
Nous allons tous ensemble vers la rivière en contre bas. Il faut descendre par un chemin un peu escarpé. C’est le chemin que prennent les chevaux pour boire. Il y a un arc en ciel.
L’arc-en-ciel de bienvenue, le vendredi soir
Là, des grands arbres. C’est un terrain submersible, inexploitable. Ça tombe bien, la notion d’exploitation, on le sent bien ici, est banni. Tous les rapports sont des rapports de collaboration, d’interaction. Entre les gens, entre les pratiques, les savoir-faire, les animaux, les végétaux et leur différent régime d’intelligence comme l’organique, l’intuition, l’analyse, le sensible, ou encore l’imagination…
Entre pluie et soleil près de la rivière, où les chevaux vivent dans un espace vaste
Je me sens dans une sorte de réseau de choses dans lequel je peux voyager assez librement, me nourrir de ce que l’on me donne, sans obligations. Nous sommes un petit groupe fait de singularités, nous allons interagir sans être soumis à une croyance particulière.
D’ailleurs quand Marie nous parle de l’hypnose, elle semble dire « voilà, ce sont des outils, il y en a d’autres, mon savoir-faire c’est celui-là, je le partage avec vous, faites en ce que vous voulez » . En d’autres termes, il ne s’agit pas de vrai ou de faux. Il y a un pragmatisme et une distance qui me met à l’aise tout de suite. J’ai de la place pour ce que je suis.
Nous poursuivons notre voyage. Je dis poursuivre parce que ça a commencé dès que j’ai posé le pied hors de la voiture. Nous ouvrons encore cet espace intérieur, celui de la rêverie, de l’intuition et du sensible. Nous sommes invités à choisir un arbre et entrer en contact avec lui. Tout ça fait partie de l’atterrissage. J’ai les yeux et les oreilles grands ouverts, la peau qui sent, les pensées qui se calment. Je suis progressivement et de plus en plus là.
La rivière, où l’on se baigne en été
Marie nous propose une séance « de rêve éveillé », un voyage hypnotique de groupe. Pour moi c’est une intensification de ce qu’il se passe déjà. L’objectif de cette séance, se mettre au contact de notre intention par l’intermédiaire de la rêverie hypnotique. En d’autres termes, pourquoi ai-je décidé d’être là, quelle question je veux me poser à moi-même, sur quoi je veux travailler. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, ce voyage n’est pas pour moi une balade d’exploration hasardeuse, une dérive sans but, il y des choses qui m’empêchent, que je veux mettre au travail.
Je ne sais pas si les autres sont dans la même démarche. Je sais que T. est plus dans la découverte et s’autorise la rencontre. Elle semble moins volontaire que moi. Question de nature. Tout est possible en tous cas. Nous sommes chacun là où nous sommes et rien n’est forcé.
Nous sommes installés à différents endroits, proche de la rivière, sous les arbres.
Phoebus descend à la rivière, où nous rêvons
La voix de Marie me guide, ouvre cet espace de représentations et d’images qui me peuple. C’est un équilibre entre le laisser faire et l’attention au surgissement de ces images crées par moi. Un exercice de dissociation qui me permet d’être lecteur d’une partie de moi-même, à distance, pour voir ce que je me raconte à moi-même de moi-même. L’hypnose nous permet de reléguer au second plan notre rationalité analytique, sans toutefois la faire disparaître.
Dans la continuité de cette première séance, nous remontons le chemin en adoptant le comportement-cheval, en nous mettant pour quelques minutes dans la peau du cheval. Nathalie nous a préalablement parlé des différences de perceptions entre un prédateur et une proie . Nous passons donc de l’un a l’autre. De l’homme, au cheval. C’est déjà un travail de décadrage, de changement de point de vue nécessaire à n’importe quelle remise en question. Nous nous exerçons au fait de nous décentrer, et nous nous donnons la possibilité par-là de nous déplacer, de changer quelque chose. Sans parler de révolution totale ( je ne le souhaite pas ) nous nous entraînons au « pas de côté ». C’est comme si on pétrissait la pâte de notre cerveau pour lui donner plus de plasticité, plus d’amplitude, plus d’air.
Toutes ces étapes nous préparent à notre première rencontre avec les chevaux: Nathalie nous invite à une séance de « cheval miroir ». Ils sont trois. Chacun leur caractère. Des singularités encore.
Bryum et Nathalie au travail
Chacun à notre tour nous devons aller à la rencontre de Phoebus , chargés de notre intention. A proximité de la bête, l’effet miroir est immédiat. J’observe ce que le cheval me renvoie ce que moi je lui envoie. Je ne décrirais pas ici ma rencontre avec Phoebus, je dirais seulement que ce qui a été touché a ce moment à fait mouche. Ca n’était pas forcement ce à quoi je voulais donner une place pendant ce weekend end et pourtant j’ai décidé d’accueillir ce travail. Ce fut profond, très intense. Ce que me renvoyait Phoebus était un point douloureux et fragile que nous avons décidé ensemble de regarder. L’accompagnement de Marie et Nathalie a été très structurant. Leur solidité permettait la confiance et le laisser-faire.
Phoebus interagit dans le rond, espace de travail où sont assis.e.s les stagiaires.
Après le déjeuner, nous nous sommes réunis pour un premier retour sur la matinée qui fut riche en émotions. Les besoins de chacun sont entendus et pris en compte. Le planning change, s’adapte aux besoins. Nous poursuivons ce travail de mise à distance des représentations qui nous habitent et que nous projetons sur notre environnement humain et non humain. Nous nous efforçons de regarder ces reflets qui nous sont renvoyés parfois avec force pour apercevoir les mécanismes dans lesquels nous pouvons être enfermés.
La journée se termine par un feu de cheminée, et une écoute de la pièce radiophonique bOa, un rêve éveillé de Marie, mis en musique et en voix. C’est encore du partage. Les formatrices ne sont pas à distance malgré leur statut très clair. Les interactions sont continues. Nous nous couchons tôt. Sommeil de plomb.
Le lendemain, nous alternons travail individuel avec les chevaux et séance individuelle d’hypnose. Cela me permet de continuer à creuser ce qui m’a été donné à voir la veille.
Pendant une pause, Pierre me parle de cette maison qu’ils ont voulue ouverte. Nathalie n’aime pas les portes fermés. Et ça se sent. Je m’y sens bien.
Nous terminons le weekend end tranquillement par un thé, débriefing . Nous nous disons au revoir.
Ce weekend end m’a permis de faire apparaitre des représentations qui incarnaient certaines de mes pensées ou de mes émotions et de pouvoir les bouger un peu, de les mettre en mouvement quand je les trouvais trop figées. Ce « pas de côté » c’est que qu’on peut appeler une tentative de changement. Il ne s’agit pas d’un désir de révolution mais d’un léger décalage dans la manière de percevoir le monde, une possibilité de se connecter à lui autrement. Je me suis donné le temps de rendre plus plastique la façon dont je perçois le monde, moi-même et les autres.
Quand l’analyse et la rationalité touche une limite, il m’a été possible dans cet espace temps d’emprunter d’autres chemins, d’aborder certaines problématique autrement en engageant mon imaginaire et mon corps. De jouer avec d’autres outils.
Il m’a été permis de le faire dans un cadre bienveillant et inspirant qui donnait encore une fois toute sa place à la singularité de chacun.
Léa Drouet
Séance de groupe
« Nous regardons les animaux et les animaux nous regardent. Nous faisons signe à un chat, par la voix, par le geste, le chat nous regarde et cligne des yeux. Il n’a pas la capacité d’exprimer des paroles selon le modèle humain, mais à sa manière il nous répond, par un clin d’œil. Que se passe-t-il dans ce clin d’œil ? Une communication s’établit, un échange a lieu. Nous regardons l’animal qui nous regarde. Que voyons-nous alors ? Le clin d’œil énigmatique nous pousse à regarder en nous-mêmes, comme dans un miroir » Le devenir Animal Gilles deleuze
Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie
Autre témoignages
– « l’atelier avec les chevaux c’était vraiment bien, des réponses! J’ai aimé la liberté dans chaque atelier. Belle initiative, à refaire avec beaucoup de plaisir et d’amour… »
– » le plaisir d’être ensembles autour d’une même envie. Se rapprocher encore de soi. Trouver des réponses, en consolider certaines. »
Lipzou en interaction
– « J’ai passé une très bonne journée, apaisante, avec des personnes différentes et intéressantes. Au fil des ateliers, mes questions se sont affinées, précisées. Bien sûr, j’ai les réponses, elles sont en moi, mais en fin de journée, les différents éléments ont trouvé leur place juste. Je souhaire recommencer! Un grand merci »
– « La multiplication des différents ateliers m’a permis d’avoir des réponses aux questions que je m’étais posées dans un atelier précédent. Le « turn over » des personnes et la déambulation des uns et des autres dans l’espace m’a donné l’impression que le lieu se chargeait de l’énergie que chacun y a déposé, tout en diffusant des ondes positives les uns envers les autres (animaux, arbres et pierres compris) »
Construction collective à partir d’objets transitionnels
Les 3 stages 2018
1er stage: Exploration (mai 2018)
Le fil de ce premier stage est l’exploration des processus intérieurs.
Quelle histoire nous racontons-nous? Comment interprétons-nous les éléments du contexte? Les « patterns » (sélection des captations, représentations, projections, réactions, émotions…) se sont construites et consolidées au fur et à mesure de nos expériences, depuis le début de notre existence, sans que nous nous rendions compte que ces mécanismes internes créent ce que nous croyons être « la réalité ». En laissant nos affects se révéler par la projection et par le cinéma intérieur, grâce au travail avec les chevaux et aux séances hypnotiques en connexion avec la nature, nous les rencontrons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons.
2ème stage: Conciliation (juillet 2018)
Le fil du second stage est la conciliation entre les facettes (les dividus) d’un individu, entre ce qui en nous désire aller vers notre intention et ce qui est « plus fort que », ce qui résiste au changement.
Lorsque des tiraillements entre des émotions différentes, entre des désirs d’actions opposées, entre des élans a priori incompatibles amènent de inconfort, du stress, de la versatilité, des ruminations, voire de l’angoisse, il est intéressant de laisser la négociation du conflit se passer à un niveau intérieur, entre les différentes parties de nous-même, chacune reliée à des intentions, à des contextes, à des désirs et à des peurs, à des besoins singuliers…
Ces voyages intérieurs débouchent, si cela est approprié (car c’est différent pour chacun) sur un allégement-éclaircissement-apaisement ou sur une prise de décision ou – tout simplement – à une grande bouffée de tranquillité, en paix avec soi-même.
3ème stage: Transformation (août 2018)
Le fil du troisième stage est la transformation par la mise en mouvement du corps réel et du cheval, mais aussi des objets transitionnels, des corps rêvés, des symboles et des paysages intérieurs.
Se donner du jeu pour quitter la sclérose, l’immobilité, le positionnement rigide, la répétition, le sillon fermé… Se donner du mouvement pour oser explorer et tester d’autres processus, en toute sécurité. Se donner de la joie, de la connexion, de l’accueil, du temps pour se mouvoir, s’émouvoir, en choisissant son cap et la modulation qui y mène.
Dans ce troisième opus, venez dérouiller vos processus, bouger vos corps et éprouver le champ de vos possibles.
« YES, WE CARE. Sexualité(s) et corps politiques », au FRAC Lorraine à Metz, dans La nuit des idées, du 25 au 26 janvier, s’est terminée par un rêve éveillé fantasmatique: La voix disait à peu près: « Ecarte les plis ».
Performance Participative, voyage singulier, psychique, onirique, érotique, émotionnel, sensoriel grâce à la modification de l’état de conscience, par l’hypnose, le rituel et le son.
Nuit conçue en partenariat avec :
49 Nord 6 Est – Frac Lorraine
LYO Est
Bête Noire
CREM / Université Lorraine–Metz
Fragment
Institut Français – Nuit des idées
Avec Valérie Vivancos, au FRAC Lorraine, « La voix disait à peu près: écarte les plis »
Avec Valérie Vivancos, au FRAC Lorraine, « La voix disait à peu près: écarte les plis »
Témoignages de participant.e.s
Merci aux participant.e.s qui ont pris le temps et l’énergie de laisser quelques traces dessinées ou écrites après ce voyage fantasmatique!
Témoignages dessinés de participant.e.s à la performance participative « La voix disait à peu près: Ecarte les plis », 26/01/2018, Frac Lorraine
Qui prend au corps
fait circuler les boules
dans le corps. de la lumière
Chuchoter aux oreilles
partager le bonheur et le plaisir chuchoter ensemble
le fluide, qui prend le corps submerge.
Dans l’atmosphère
c’est me suspendre
léger
fluide
moelleux de la fourrure
beaucoup d’eau c’est chaud
léger
pénétrant
alléchant.
——————–?
Il y avait des morceaux d’émeraude laiteux étalés, espacés, et connectés par du fil.
C’était pareil pour mes parties du corps, tout mon corps.
Un losange tissé en fils d’or sertis de petit rubis s’est faufilé dans mon vagin
les pierres sont sorties plus nombreuses partout les pores de ma peau et j’ai été découpée en deux de plaisir.
——————–?
J’ai rencontré à travers des filtres-voile éthérés « ma » puissance maritime sur une plage à l’atmosphère mythologique falaise, vent, soleil, sexe chaud et dressé, cheveux bleus, sexe bleu. Mon partenaire ressemble à un chat. Je lui offre du plaisir je lui offre ma puissance…
mon corps avait des démangeaisons
c’était tenu
Maouw – mon partenaire est comme un chat
je fesse toi
j’ai des cornes et des cheveux bleus assorti à mon nouveau sexe bleu.
Pour ce deuxième atelier animal au Studio La Limite, j’ai choisi ce thème suite à ma relecture de « L’oiseau et ses sens » (Tim Birkhead), suite à ma réécoute de « Birds Cage » (John, Cage), suite à des rencontres furtives dans les bois gaumais en décembre (grande aigrette, et corbeau) et ailleurs (rouge-gorge et pic épeiche)… vive les oiseaux!
Laissez-vous voler dans les mots, les images, les connotations, les madeleines… et notez les bribes qui passent… pour rassembler des matériaux du rêver.
…les mythes et légendes comptent aussi de nombreux oiseaux!
Céleste Boursier Mougenot
En pratique
Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.
Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.
Combien? Contribution libre en conscience pour les 3h d’atelier (entre 8 et 30 euros), selon vos moyens + 3 euros pour la salle.
Où? Quand? Au Studio La Limite, le mercredi 17 janvier à 20h.
Réserver? Il n’y a que 10 places (chacun.e a son matelas, c’est cocoon). Envoyez-moi un mail si vous désirez participer: lisellesil@gmail.com
Qu’apporter?
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parties intérieures que vous connaissez ou pressentez comme proche des oiseaux
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un oiseau réel
un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
feuilles et marqueurs
une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
des vêtements confortables
un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?
une enveloppe et de la monnaie
ANIMALITE ET INTUITION
L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.
L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.
L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.
Ces 3h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!
Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!
Nous envisagerons une suite animale au fur et à mesure (ici, c’est le second opus). Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂
Quelques explications
Enfiler sa croyance? Choisir son mode?
Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.
Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):
rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le « on dirait qu’on serait… » de l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.
Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!
Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?
L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».
Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.
L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humainest souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.
Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.
D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…
Comment se connecter?
A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.
Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.
En gros, nous expérimenterons deux axes:
rencontrer son ou ses oiseaux intérieurs dans un rêve éveillé.
laisser l’un des oiseaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.
Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).
Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?
Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.
Régulièrement, des personnes viennent en séance pour (re)trouver leurs rêves.
Rêves nocturnes, rêves lucides, rêves éveillés libres ou simples rêveries sont en effet souvent encagés dans le quotidien fait d’agendas, de listes, de conversations repassées, de futurisations répétitives, de ruminations, d’angoisses… ou carrément d’amnésie ou d’espace vide.
Où se cache donc l’imaginaire?!
En expérimentant le rêve éveillé sous hypnose, une fenêtre s’ouvre déjà: le rêve est bien là. Il se déroule, s’ouvre, éclôt, offre des représentations (paysage, personnages, narration…), des cheminements, des transformations et des espaces-temps inédits qu’il est possible de retrouver seul.e par la suite (avec une porte, un ancrage, un appel…).
En apprenant à jouer avec l’imagination volontaire (c’est-à-dire imaginer volontairement un élément, respirer pour aller vers tel espace temps, demander « + de… », etc.) et l’imagination active (laisser faire le rêve), chacun.e s’ approprie un outil magique d’entrainement, surtout au rêve éveillé et au rêve lucide.
Et puis, en allant à la recherche du rêve comme une quête au trésor dans l’imaginal, des transformations s’opèrent, des éléments se dénouent, se nettoient, se ressourcent… et les personnages-représentations responsables des rêves négocient leurs besoins et désirs et se concilient pour « un rêver » à la fois agréable, ouvrant et libérateur.
Personnellement, « le rêver » m’est indispensable, que ce soit seule ou en groupe. Car créer sa vie son oeuvre son monde permet non seulement de transformer sa propre réalité, mais aussi de transcender les peurs pour construire des représentations, des intentions, des idéaux collectifs, ensemble (comme exemple, voyez le « Rêvez l’obscur », Starhawk)
Je cogite un stage sur le rêve nocturne, lucide, éveillé libre, éveillé dirigé (RED de Robert Desoille et adaptations), rêverie, rêve de groupe…
En attendant, voyez mes articles sur le rêve lucide et sur le rêve éveillé, ainsi que les séances, workshops et performances participatives déjà mis en place.
L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.
L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.
L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.
Ces 4h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!
Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!
« The Horse Problem » by Claudia Fontes, the exhibition of Argentina at the Venice Art Biennale 2017
Nous envisagerons une suite animale ou pas, selon le déroulement de ce jeudi. Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂
En pratique
Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.
Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.
Qu’apporter?
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parts intérieures animales que vous connaissez ou pressentez
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un animal réel
un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
feuilles et marqueurs
une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
des vêtements confortables (le serpent en jupette, c’est pas évident!)
un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?
Pierre Huyghe
Enfiler sa croyance? Choisir son mode?
Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.
Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):
rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le « on dirait qu’on serait… » de l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.
Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!
Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?
L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».
Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.
L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humainest souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.
Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.
D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…
Comment se connecter?
A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.
Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.
En gros, nous expérimenterons deux axes:
rencontrer son ou ses animaux intérieurs dans un rêve éveillé.
laisser l’un des animaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.
Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).
Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?
Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.
Tabac, nourriture, alcool, internet, sexe, achats, défonce par le sport… comment s’émanciper des addictions-compulsions par l’hypnose?
Article posté en 2017, toujours d’actualité 🙂
ADDICTIONS-COMPULSIONS?
L’addiction se définit comme la dépendanced’une personne à une substance ou à une activité génératrice de plaisir, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté.
La compulsion peut se définir comme uneimpulsion irrésistible d’accomplir un acte irrationnel.
En y cédant, nous vivons une expérience qui modifie l’humeur, mais qui peut aussi avoir des conséquences graves. Le paradoxe est que la personne croit nécessaire à sa (sur)vie une substance ou une conduite qui peut mettre sa vie ou son équilibre en danger.
Evidemment, nous ne travaillons que sur les addictions-compulsions toxiques. Si une dépendance, un comportement ne vous apporte que du bien-être, foutez-lui la paix 🙂
Part of documenta 14, Brigitte Polemis presents “#iFollow” at the Bouziani Museum
Il en existe de nombreuses formes : alcool, tabac, nourriture, drogues, médicaments, dépendance affective, travail, sexe, jeux-vidéos, jeux en ligne, achats, jeu…
L’hypnose permet de comprendre les processus psychiques et comportementaux et de les transformer pour vivre librement.
Il existe de nombreuses façons d’aborder les addictions et compulsions par l’hypnose.
Dans cet article, je vous expose ma façon actuelle d’envisager ce travail hypnotique en 4 axes principaux:
1: Différencier l’identité (qui je suis) du le comportement (ce que je fais) pour dépasser le figement et mettre mes processus en mouvement
2: Décaler l’automatisme pour ouvrir le champ des possibles
3: Parler le langage intérieur pour communiquer avec moi-même en profondeur
4: Différencier l’intention positive (remplir un besoin) du comportement pour négocier des réparations, transformations, libérations, modérations…
Ces différents axes ne sont pas nécessairement envisagés dans l’ordre ni chacun dans une séance. Parfois, le travail se fait étape par étape et parfois de façon tellement symbolique qu’il est difficile de savoir exactement ce que les parties intérieures ont réalisé pour permettre le mouvement, la transformation et l’émancipation.
C’est un chemin à chaque fois différent puisqu’ajusté à chacun.e.
Une fois que ce mouvement est initié, la transformation est possible. Oui, il est possible de changer la façon dont nous fonctionnons, nous pensons, nous réagissons, nous fuyons, nous nous cachons, nous nous papouillons, nous nous donnons du courage, nous nous défendons, nous cherchons à être accepté, nous affirmons notre loyauté…
Or, la croyance confuse qu’une personne, une action ou un objet fait partie intégrante de notre identité ou de notre survie empêche ce mouvement.
Etre dépendant à l’alcool, à la cigarette, au sport, au porno, au shopping, au sucré… ne définit pas l’identité de la personne. Le « je » est différent de la dépendance. L’individu n’est pas le comportement qu’il a.
En différenciant « qui je suis » du comportement, le changement peut commencer. Ca a déjà bougé!
A la maison, faites l’exercice plusieurs fois, des jours différents, les yeux fermés et téléphone éteint et notez ce qui vous est venu sans trier:
Si mon « je » d’aujourd’hui rencontrait le « je » du dernier jour de ma vie, qu’est-ce que ce « je » qui se prépare à mourir désirerait que le « je » d’aujourd’hui change, là, maintenant?
Imaginez votre double débarrassé de ce comportement, observez-le dans vos différents cercles sociaux, votre famille, votre vie sentimentale, votre boulot, vos passions, vos conversations… Qu’est-ce que cela modifierait dans votre vie?
En séance d’hypnose, de nombreuses techniques peuvent être envisagées si nécessaire pour valider cette étape. Un exemple parmi d’autres: la personne visite ses différents niveaux (technique de Robert Dilts) : son environnement, ses comportements, capacités, croyances et valeurs, son identité et ce qui la relie plus largement au monde ou à l’univers, que l’on peut appeler sa spiritualité.
Shame, film réalisé par Steve McQueen en 2011 dont le personnage principal est addict au sexe
AXE 2: DECALER L’AUTOMATISME
Quand un petit changement est opéré volontairement, le comportement automatique est légèrement décalé, ce qui ouvre d’autre possibles.
A la maison, au quotidien, forcez-vous à décaler votre façon de vous livrer à ce comportement. Accumulez les décalages jour après jour. Par exemple:
fumez de l’autre main, changez de marque de produit, commencez par un aliment salé alors que vous grignotez sucré, changez la position de l’ordinateur et votre siège, votre propre position…
attendez 3 minutes en regardant la cigarette, la bouteille, le gâteau le téléphone, la page d’accueil du site sur l’écran…, sans rien faire d’autre que d’observer ce qui se passe en vous
triplez le comportement (si je fume, j’en fume 3, si je mange ce gâteau, j’en mange 3…)
faites autre chose avant, comme boire un grand verre d’eau très lentement et laisser monter les images ou prendre des notes dans le carnet ou fermer les yeux et respirer à fond 6 fois ou…
Les façons de décaler les automatismes sont innombrables. Inventez-en, accumulez-les! Commencez une semaine avant votre rendez-vous et notez les effets dans votre carnet de l’axe 2. Ca a déjà commencé à changer…
En séance d’hypnose, ces légers changements seront amplifiés en accord avec les parties de vous qui réclament ce comportement pour l’intention positive (voir l’axe 4).
Coffee and cigarette, film de Jim Jarmusch, sorti en 2003.
AXE 3: PARLER LE LANGAGE INTERIEUR
Notre façon d’envisager le monde est en très grande partie hors de portée de notre attention. Nous croyons « maitriser par la raison » ce que nous pensons, comment nous réagissons, alors que nous sommes constamment entrainés dans des patterns dont nous n’avons pas conscience (le fameux « c’est plus fort que moi »).
Et puisque nous projetons nos patterns sur le monde plutôt que de capturer « la vérité », autant le savoir et le faire exprès 🙂
Il est temps de parler le langage de l’imaginal pour communiquer avec notre monde intérieur, nos processus internes, ce qui définit notre subjectivité (ce que je pense, comment je juge, comment je réagis, mes dé-goûts, mes désirs, mes peurs…) et lui demander de se modifier.
Son langage est comparable à celui du rêve: images, sons, sensations corporelles, impressions, voix intérieure, lumière, chaleur-fraicheur, lourdeur-légèreté, représentations oniriques de personnages…
Un tramway nommé Désir (ici: Vivien Leigh), film d’Elia Kazan, 1951.
Si j’apprends à sentir le tout premier signe précurseur de ma compulsion arriver, il est encore temps de négocier, pendant que la spirale est encore trop menue pour m’emporter. Sinon, après, ce sera le grand huit…
Si j’établis peu à peu une communication fluide, mes dividus n’auront même plus besoin de mettre en marche la vrille, spirale ou aspirateur… Cela m’est d’ailleurs arrivé à de nombreuses reprises de travailler sur autre chose avec la personne accompagnée et de voir la compulsion s’arrêter toute seule.
A la maison, au coucher et au réveil du matin et/ou de sieste (avec prise de notes a posteriori des éléments principaux):
gardez les yeux fermés et faites le tour de votre corps, en visitant sensoriellement les orteils, les pieds, les jambes… jusqu’au crâne. respirez amplement et laissez venir les images, sons, impressions, sensations, émotions tandis que votre attention reste fixée sur le corps, étape par étape. Si votre blabla intérieur de rumination ou d’analyse se met en route, baissez le son (avec le mouvement d’un doigt) et recentrez votre attention sur le corps, ici et maintenant. Lorsque le premier tour de visite, recommencez, cette fois en inspirant de l’amour et en l’expirant à l’intérieur. laissez les couleurs, les sensations agréable s’amplifier avec amour.
regardez avec attention et précision (la fixation, avec corps immobile et concentration maximale est importante) un objet qui symbolise votre compulsion et posez-lui des questions comme « que désires-tu? », « as-tu quelque chose à m’envoyer comme message? », « de quoi as-tu besoin pour me libérer de ce qui me fait du mal? », « quand as-tu appris que c’était bien pour moi de faire ça? », « de quoi as-tu peur? » et laissez venir les images, sensations, émotions, souvenirs, voix… accueillez sans trier (et notez ensuite ce qui est venu).
En séance d’hypnose, vous aurez moultes occasions de communiquer avec votre imaginal. Vous verrez, on s’y fait très vite, c’est fantastique! Et cette communication peut être utile à de nombreuses occasions en dehors de ce que vous travaillez ici.
L’addiction au sport peut parfois provoquer des dégâts (et parfois pas)
AXE 4: DIFFERENCIER L’INTENTION POSITIVE ET LE COMPORTEMENT
Pour Milton Erickson, qui a donné son nom à l’hypnose éricksonienne, il y a une intention positive derrière chaque partie qui nous constitue, partie que j’appelle « dividu« .
Le dividu, ce « quelque chose en moi », ce « c’est plus fort que moi », me pousse à fumer alors que je suis malade, à surfer sur le web pendant des heures alors que j’ai du travail, à engloutir des plaques de chocolat alors que j’aimerais perdre du poids, à me ronger les ongles alors que la vue de mes moignons me fait honte, à rester en relation avec une personne qui m’est toxique alors que je sais que je ne la/le changerai pas, à boire alors que plusieurs personnes dans ma famille sont mortes par l’alcool…
Le dividu a appris par l’expérience à réagir pour gérer les besoins, parfois de façon constructive, en phase avec ce que je désire vivre, et parfois en causant des dégâts . Dès lors, des comportements sont générés, qui ne sont pas toujours adaptés à la situation présente. Quand l’apprentissage est très précoce, sa logique est étonnante à découvrir.
Des exemples découverts sous hypnose? Un enfant (intérieur) prétendait être allergique aux passages cloutés car il avait éternué violemment en s’approchant de l’un d’eux (l’adulte, lui, faisait des tests d’allergie à la pollution, ne comprenant pas les réactions de son corps à différents trajets)… un autre voyait dans les sucreries le câlin maternel car la mère, très occupée par son magasin, donnait un bonbon à chaque manifestation de sa fille (l’adulte s’enfilait des tonnes de produits sucrés à la moindre contrariété)… un autre associait la cigarette au câlin car sa mère l’accueillait contre elle « le temps de sa clope »… un homme courrait tous les jours (sinon il se sentait super mal) pour évacuer l’angoisse mais aussi pour être prêt à échapper au danger lié à un trauma caché… une personne sex addict se protégeait d’établir une relation par peur de l’abandon.
Imaginez les liens surréalistes que vos dividus ont pu mettre en place comme des « solutions sûres », depuis toutes ces années sans vous mettre au courant consciemment!
De quoi avez-vous besoin? A quelles peurs ces besoins répondent-ils?
En état d’hypnose, il est possible de dialoguer avec les dividus et de négocier des transformations, tout d’abord en différenciant l’intention positive et le comportement.
Pour un même comportement, différentes intentions positives inconscientes peuvent être répertoriées. Il peut s’agir, par exemple, de trouver du réconfort, de se rassurer, de se concentrer, de vider une tension, d’appartenir à un groupe (loyauté familiale, appartenance au clan des fumeurs du bureau, ou à un groupe de potes…), de projeter une protection, de lâcher prise, de garder un positionnement (re)connu (« sans ce comportement, je ne me reconnais pas »), d’avoir de l’assurance, d’opérer une transition dans la journée, de rester fidèle à une personne avec qui une symbolique autour du comportement s’est créée ou tout simplement de faire une autre activité (association café-clope ou association after-coke, par exemple).
Ces bénéfices comblent des besoins, avant, pendant et/ou après, liés à des peurs. En les distinguant de la compulsion, une nouvelle étape est franchie: les besoins peuvent désormais être envisagés autrement.
Y a-t-il un problème de fond à régler (confiance en soi, stress, anxiété, peur du rejet, transformation d’un lien, ouverture à l’autre, rapport à l’appartenance familiale…) de façon à calmer ces besoins et ces peurs?
De nouveaux comportements peuvent-ils être adaptés à la fois aux besoins et au bien-être? Lorsque des alternatives qui peuvent satisfaire ces intentions sont installés, les comportements problématiques sont alors transformés en ressources puissantes.
A la maison, avant la première séance, écrivez un bilan personnel pendant au moins une semaine. Pour chaque occurrence du comportement dont vous désirez vous libérer (à chaque cigarette, crise de goinfrerie…).
Heure, contexte, comportement (durée, intensité…)
Qu’y a-t-il juste AVANT que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
Qu’y a-t-il juste PENDANT que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
Qu’y a-t-il juste APRES que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
Consciemment, qu’est-ce que ça m’apporte de positif? De quoi serais-je privé.e si je ne le faisais pas?
Respirez très profondément 3X, les yeux fermés et accueillez sans trier les images, les mots, les sensations, les émotions… quand vous évoquez un comportement précis (ex: « j’ai avalé, jeudi soir, 3 tablettes de chocolat et deux paquets de gâteaux devant une série / 3 respirations très profondes / accueillir ce qui vient sur la dernière expire)
En séance d’hypnose, nous accueillerons les représentations de ce qui réclame à l’intérieur. A nouveau, de nombreuses techniques sont envisageables. Par exemple, celle de la négociation entre parties ou du rêve éveillé dirigé ou…
Le journal de bridget jones, film de Sharon Maguire, sorti en 2001.
ET ALORS?
Certains hypnos vous proposeront des « protocoles », lus ou récités, qui travaillent sur le symptôme, en effaçant un mot dans le sable (le classique « cig – arrête »), en associant le dégoût et le comportement à éradiquer (pas de conciliation, là c’est du déblayage au bazooka), en insistant, sous hypnose, sur les dangers que vous fait courir votre comportement, etc. Je suis totalement opposée à ce genre de pratiques et ce pour différentes raisons:
« l’effacement » du symptôme est violent pour vos parties intérieures car il est un signal et donc au lieu d’écouter vous le torpillez!
si un signal est effacé, un autre va sans doute se mettre en place. Bâillonnez un être dans le besoin, il trouvera un autre moyens de se faire entendre et avec davantage de rage ou de désespoir. La prise de poids lors des arrêts du tabac en est un exemple habituel.
une séance d’hypnose, c’est pour moi un accompagnement sur mesure, car je m’adapte instant après instant à ce qu’il se passe à l’intérieur de vous. Il m’est impossible de prévoir le temps et les techniques pour la simple raison que cela dépend de votre moi profond. C’est votre cheminement à vous et je vous accompagne, avec ma boite à outil bien remplie 🙂
Bref, nous travaillons, ensemble à dénouer, libérer, réorganiser, bouger, concilier vos représentations intérieures de façon à ce que votre façon de concevoir et de ressentir la vie soit constructive, en accord avec ce que vous désirez être.
Il n’y aura pas de baguette magique, mais bien une compréhension profonde (physique plus qu’intellectuelle) de la façon dont vous fonctionnez et des transformations à mettre en mouvement, selon vos objectifs.
« Je ne fumais plus depuis 10 ans, un jour de novembre, sans réfléchir, je suis entrée dans un bureau de tabac, j’ai acheté un paquet et j’ai recommencé comme si je n’avais jamais arrêté. Les mêmes habitudes, les mêmes gestes, les mêmes moments, un paquet par jour immédiatement.
C’était un désespoir, c’était incompréhensible. Je ressentais cela comme une terrible trahison à l’égard d’une personne que j’aime et qui m’avait convaincu d’arrêter, mais aussi à l’égard de moi-même.
Lors des deux séances que j’ai réalisées avec Marie, je n’ai pratiquement pas parlé de cigarettes. Arrêté de fumer était le cadre de départ mais c’est de toutes autres choses dont il a été question, de ma vie, des êtres que j’aime, de ceux qui ont disparu. J’ai parcouru en hypnose une ancienne imprimerie abandonnée remplie de meubles en bois avec des casiers. J’en ai ouvert quelques-uns, j’y ai trouvé les photos de ces personnes qui comptent ou ont compté pour moi. Derrière chaque photo un message.
Ce qui est formidable c’est qu’après cette séance, dans les jours qui ont suivi, tous ces symboles, ces rencontres en hypnose ont trouvé une signification. J’ai pu me réapproprier l’arrêt du tabac, réaffirmer en tant que femme adulte et indépendante mon choix de ne plus fumer au-delà de la promesse que j’avais pu prononcer 10 ans auparavant.
Et puis des évènements plus profonds, enfouis très loin, ont émergés. J’ai pu clore symboliquement une relation qui continuait de m’empoisonner l’esprit sans que je m’en rende compte, j’ai pu exprimer ma colère, soutenir et consoler la jeune femme de l’époque qui avait dû fuir et continuait de se sentir honteuse de n’avoir pu faire face.
Je suis sorti apaisée de ces deux séances, ne plus fumer était à nouveau une chose évidente. Avec l’aide de Marie, j’ai ouvert de nouveaux horizons, réinterprété le passé, fait connaissance aussi avec une de mes entités qu’il allait falloir apprivoiser… mais ça c’est une autre histoire. »