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  • L’hypnose en toute sécurité

    L’hypnose en toute sécurité

     

    Malgré tous les aspects positifs bien connus de l’hypnose, se décider à aller en séance soulève parfois de légères appréhensions.

    Pourtant, les praticiens certifiés par des écoles reconnues, comme l’Arche, connaissent parfaitement leurs outils (y compris leur propre fonctionnement), signent une charte de déontologie stricte (pour moi, la charte de l’Arche), suivent des supervisions et sont connectés avec des collègues (rares sont ceux qui travaillent uniquement avec eux-mêmes) en plus de mettre évidemment en place un ensemble de techniques spécifiques afin de garantir la sécurité de leurs clients.

    Tout d’abord, certains sujets seront adressés à des collègues à la fois hypnotistes et psychiatre ou psychologues. Car la paranoïa, la schizophrénie, l’autisme et autres troubles sont des contre-indications à l’hypnose délivrée par un praticien non expert en psychopathologie.

    Ensuite, au début de la séance, le praticien accompagne le sujet dans la définition de son véritable objectif, ainsi que des étapes qui l’y mèneront. Ensemble, ils décodent où se situent les besoins (de sécurité, notamment), les résistances, les croyances, les valeurs importantes dans la vie du sujet, ainsi que les conséquences positives et négatives du changement… de façon à permettre au sujet d’affiner son objectif jusqu’à ce qu’il corresponde parfaitement à ce qu’il désire profondément mettre en place, en respectant tous les points précités. Cette étape se déroule à travers le dialogue, mais aussi à travers la traduction d’un ensemble de signes inconscients (langage, gestes, expressions) et, au besoin, au moyen de la futurisation (le sujet s’imagine dans le futur, avec le changement désiré opéré et constate ce qui a changé à différents niveaux dans sa vie) ou de la transe partielle (par exemple, un doigt pour oui et un autre pour non, de façon à dialoguer avec la partie profonde).  Ainsi, ce n’est que lorsque l’objectif est en parfaite adéquation avec la personne que le travail vers le changement commence.

    Ce chemin se trace de façon progressive, et cette progression permet au sujet de s’approprier peu à peu son fonctionnement interne, celui de son propre conscient, celui de son « copilote », celui de la communication entre les parties et notamment du langage symbolique qui lui est propre, des ancrages positifs, etc. Car ce serait idiot de commencer directement par la conduite sur route de montagne ou sur le périphérique, n’est-ce pas?

    En outre, au début de l’état hypnotique, un certain nombre de fusibles sont posés, selon le client, l’objectif et le processus qui va suivre. Tous ne sont pas utiles en toute circonstance. Il peut s’agir par exemple de « vous entendrez toujours ma voix et vous y réagirez », de « à la fin de cette séance, ce qui doit rester au passé reste au passé et vous ne reviendrez au présent qu’avec ce qui est positif pour votre cheminement », de « tout ce qui se passera dans cette séance sera bon pour vous, votre partie profonde pourra transformer tout ce que je dis pour que mes mots soient en parfaite corrélation avec vous » ou encore « il vous sera toujours possible de revenir ici et maintenant, si je vous dis « revenez » ou bien volontairement, en pensant à un objet que vous choisissez maintenant », etc. Ces fusibles, adressés autant au conscient qu’à la partie profonde, rassurent et protègent.

    Par ailleurs, la personne en  état d’hypnose ne dort pas, une partie d’elle reste en contact avec l’ici et maintenant, comme un observateur intérieur, qui commente, analyse et est capable de prendre des décisions personnelles et de sortir totalement de transe, alors qu’une autre partie d’elle explore son monde dans un rêve éveillé.

    Enfin, l’hypnotiste éricksonien est un accompagnant, qui se met de côté pour être aux côtés et au service de la personne qu’il accompagne, respectant ses valeurs, ses objectifs, ses décisions. Il ne cherche pas à comprendre le contenu du changement. Comme un guide de montagne, il « assure », rassure, encourage, encadre techniquement, choisit le chemin vers la destination que son client a choisie, assure sa sécurité, souligne un paysage ou un animal sur un rocher, lui propose des détours ou des raccourcis en cas de fatigue, lui explique comment poser le pied pour s’économiser, l’encorde ou lui tend la main en cas de passage difficile… mais il ne grimpe pas à sa place, ne le force en rien et ne l’interroge pas sur ce que signifie pour lui le sifflement de marmotte, la cascade, le pic, le couple de bouquetins… Il s’agit de travailler sur la structure, le codage et non sur le contenu (ce que le psychanalyste, lui, fait pendant les années de divan).

    Nous sommes constamment manipulés par des propos de nos proches (« tu n’es pas fait pour… », « il faut… », « tu serais si gentil si… », « tu n’es pas trop épuisé? »), par notre environnement (TV, affiches, stratégies marketing…), par les diktats sociaux, les croyances semées à tort et à travers par les médias d’information, les parades de séduction, de démarchage, d’intimidation… Et la suggestion est l’une des conditions de notre apprentissage! Dès lors, imaginer s’en défier à cent pour cent est un leurre!

    L’hypnose permet à chacun d’y voir plus clair dans ce qu’il est et dans ce qu’il désire, de faire des choix éclairés, de mettre en place les moyens d’atteindre ses objectifs, de repérer la façon dont notre personne fonctionne, avec ses entités et de s’en servir pour aller plus vite et plus loin, libre de refuser ou de prendre les suggestions sauvages dont est parsemé le quotidien. C’est un passeur d’autonomie et de liberté!

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: photo de Marie Curie

  • A la Croisée des sons

    A la Croisée des sons

    Dans ce groupe Facebook, des liens à partager :
    * création radio/sonore * installation/expérimentation sonore * musique expérimentale, improvisée, bruitiste * musique électroacoustique * poésie sonore * field recording * articles scientifiques sur l’ouïe, la voix, les effets du son, la recherche musicale et radiophonique…

    Bienvenue à tous. N’hésitez pas à publier, à commenter, à aimer, à inviter, à inventer sur La croisée des sons

     

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  • Hypnose en hamac

    Hypnose en hamac

    En autohypnose, je n’ai aucune limite de lieu ou de temps. Je pratique au quotidien dans le métro, dans une file d’attente, en forêt, en piscine, dans un musée, en concert… j’adapte mon état aux circonstances et je gère mes fusibles de façon à ne prendre aucun risque.

    En hétérohypnose, j’étais plus classique. Il me fallait le calme d’un cabinet ou d’un salon… jusqu’à ce qu’un enseignant d’hypnose et ami qui m’a beaucoup marquée, Antoine Garnier, me répète que s’habituer à recevoir et à donner des séances dans toutes les conditions est un atout intéressant à développer. En effet, suivant l’adage « qui peut le plus peut le moins », la capacité à donner et à recevoir des séances en toute circonstance ouvre le champ des possibles. Sans compter les créneaux horaires, bien plus nombreux. Et le plaisir de la transe au soleil!

    J‘ai d’ailleurs été son sujet à plusieurs reprises dans des parcs. Pour l’anecdote, il a un jour répondu à l’appel du gardien et couru après un lapin angora lâché avant les vacances d’été par des propriétaires peu soucieux des nombreux renards, à l’Abbaye de la Cambre de Bruxelles, alors que je trônais sur mon banc, flottant dans un état de grâce, le bras levé bien haut en catalepsie. J’ai adoré!

    Forte de cette expérience, j’ai tenté des séances en dehors des espaces confinés: au pied d’un arbre, en musée, en marchant dans la nature (l’hypnose en mouvement, les yeux ouverts, est magique), en hamac au Bois de Vincennes (mon grand hamac coloré en image ci-dessus est super confortable)…

    Ces séances sont singulièrement concentrées, efficaces et mémorables, autant pour moi que pour mes sujets.

    J’aime travailler en musée, galerie, répétition de concert, forêt, parcs, ateliers d’artiste…

    Et mon hamac n’attend que le beau temps pour bercer vos rêves 🙂

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance  https://test.under-construction.work/contact-et-formulaire/

    © Marie Lisel

     

  • bOa: création radiophonique hypnotique

    bOa: création radiophonique hypnotique

    bOa est disponible à la vente à prix libre sur Bandcamp. Autrement dit, l‘écoute est gratuite si vous êtes fauchés, sinon donnez en pleine conscience ce qui vous semble être le prix juste.

    bOa est une création radiophonique hypnotique datant de 2015, qui trouve son origine dans un rêve éveillé spontané (que j’ai fait dans un covoiturage de Paris à Bruxelles, à la suite d’un après-midi particulièrement agréable) que j’ai eu envie de mettre en ondes de façon à ce que l’auditeur puisse le vivre à sa manière.

    Ecoutez bOa de préférence sur des hauts-parleurs qui ont suffisamment de basses ou avec un bon casque fermé.

    Belle écoute!

    Marie Lisel

    PS: je suis enthousiaste à l’idée de refaire des écoutes publiques, avec coussins, transats et discussion après un bon moment de réveil. n’hésitez pas à me contacter.

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    Images: © Dominique Goblet

    bOa (création radiophonique hypnotique, 44’30’’)
    bOa vous invite à un rêve, érotique, dirigé, hypnotique. Erigez-vous à travers lui, dansez dans son apesanteur, jouez avec son énergie, explorez un monde intérieur…

    Réalisation : Marie Lisel
    Musique : Yannick Franck
    Voix : Catherine Salée et Tristan Trémeau
    Prise de son et mixage : Sébastien Schmitz
    Montage : Marie Lisel
    Image : Dominique Goblet
    Production : Une production de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-¬?Bruxelles.
    bOa est disponible à la vente, à prix libre, ici : https://marielisel.bandcamp.com/

    Diffusions:

    1/06/2015 – Campus Bruxelles
    31/08/2015 – Radio Ara (Luxembourg)
    du 27 au 30/08/2015: écoute individuelle au Festival Erosphère IN Paris
    2/09/2015 – première écoute collective au centre culturel Jacques Franck Bruxelles
    02/10//2015 – Radio Panik
    10 /10//2015: Radio En Construction: http://www.radioenconstruction.com/
    23-24 /10/2015 – Bivouac radiophonique, Phaune avec Radio Escapades, https://soundcloud.com/phaune-ra…/bivouac-radiophonique-2015
    9/11/2015 – Par Par ouï-dire – La Première RTBF
    5/12/2015 – Radio Scarpe Sensée
    décembre: Radio Grenouille
    24/01/2016: Récréation Sonore sur Radio Campus Paris
    04/02/2016: ADDOR pour le festival Longueur d’ondes, Festival de la radio et de l’écoute – Les Immédiatiques
    3/03/2016: Jet FM 91.2 …après… j’ai arrêté de noter les diffusions.

    Il suffit d’oser!

    Bienvenue en séance 

    © Marie Lisel

     

     

  • Recadrage par la création radiophonique

    Recadrage par la création radiophonique

     

    « Merci Madame », documentaire de création radiophonique est disponible à la vente, à prix libre, sur Bandcamp (l’écoute est gratuite si vous êtes fauchés 😉 )

    J’invite mes collègues hypnos et les curieux  à expérimenter le recadrage par le documentaire de création radiophonique.

    Le recadrage est une technique de PNL et d’hypnose, qui permet de changer de cadre (donc de voir différemment, avec un autre point de vue) et de faire évoluer des croyances et des comportements qui nous limitent.

    Lorsque j’ai rencontré Michael et Madame, dans une soirée freaks organisée dans un squat parisien (fermé depuis), je n’avais jamais assisté à une séance SM, et encore moins sur un homme atteint d’un handicap et habillé en robe… Ma première réaction a été la pitié et la révolte. La seconde a été de contempler et de mettre de côté ma réaction totalement étriquée, pour chercher à comprendre ce qu’ils vivaient ensemble et ce qui les faisait sourire et plaisanter entre deux raclées. Malgré mes appréhensions, je me suis alors approchée.

    Ce processus d’autorecadrage spontané est long à mettre en place, c’est une discipline de l’esprit. Mais il ouvre tellement la vision du monde et donc le champ des possibles! Encore une fois, l’hypnose peut en faciliter l’apprentissage.

    Marie Lisel

    Voici le synopsis:

    « Madame, je vais vous confier un secret. Je voudrais bien qu’un jour vous arriviez à me punir pour une véritable raison, que vous considériez que je mérite sincèrement de l’être et non par ce que c’est moi qui vous le demande. Je vous implore la prochaine fois de me punir véritablement pour des raisons fondées et méritées, à vous de voir pourquoi en réfléchissant un peu, vous trouverez sûrement. »

    A 39 ans, Michael, infirme moteur cérébral, attend toujours que la vie passe. C’est alors qu’il rencontre Madame et son martinet préféré. Grâce à cette relation singulière, il entreprend une cure sévère de remise en forme physique et psychique, intègre un réseau social et réalise quelques pas – pour la première fois de sa vie – sans aide et sans béquilles. « Merci Madame » nous invite à partager ce processus étonnant de naissance à soi.

    « Merci Madame », de Marie Lisel
    Durée: 28 minutes
    Mise en ondes: Sébastien Schmitz
    Musique: Emilie Patate
    Image: Dominique Goblet
    Générique: Tristan Trémeau
    Une production du fond Empreinte de l’ACSR, avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

    Il suffit d’oser!

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Images: © Dominique Goblet

  • Rêve de son

    Rêve de son

    Depuis que je pratique l’autohypnose comme gymnastique de l’esprit quotidienne, mes rêves sont devenus plus sensoriels, plus singuliers et plus facile à revivre au réveil. Certains restent ancrés, parmi mes meilleurs souvenirs. Le rêve du son en fait partie.

    Une nuit, j’ai rêvé d’un son qui m’a emportée.
    J’étais face à un portail métallique en carré, très haut, bleu ou vert, dont il fallait passer les deux portes à l’aide d’une carte électronique (un abonnement de métro?).
    J’avais passé la première, qui s’était refermée derrière moi et je patientais dans le carré, car une seule personne pouvait actionner la porte de sortie à la fois, quand l’alarme s’est mise en marche (un couple avait tenté de passer avec une seule carte).

    Le hurlement de la sirène était diffusé par la structure entière, il m’englobait, m’envahissait et je n’avais aucun moyen de lui échapper.
    J’ai alors fermé les yeux et lâché mes défenses pour me laisser porter et j’ai commencé à flotter dans sa matière, jusqu’à lever les deux pieds, puis jouer avec mon poids pour basculer, planer, virevolter…
    Depuis mon réveil, je garde les sensations de cette exploration mais j’ai perdu le son. Dommage, j’aurais aimé le partager.

    Bienvenue en séance!

    © Marie Lisel

    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

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  • Comment? Pourquoi?

    Comment? Pourquoi?

    J’ai connu, il y a longtemps, une très longue expérience en psychanalyse freudienne orthodoxe, plusieurs fois 45 minutes chrono par semaine, sur un divan Mies Van Der Rohe, face à un grand tableau abstrait, à horaire fixe, avec la même poignée de main, exactement le même « Bonjour Madame », les mêmes grincements du Lounge et toussotements derrière ma tête, l’évolution et l’analyse du transfert et tout l’arsenal traditionnel. Comprendre pourquoi j’étais tombée dans un trou a été éclairant. Je connais maintenant le récit que je me suis fait de cette histoire dans les moindres détails. J’ai zoomé sur bien des cailloux, gravillons, branches et brindilles ayant pu occasionner une chute, une blessure ouverte ou une simple grattouille entre les orteils. Et j’ai parfaitement intégré le phénomène de l’association libre et de l’écoute flottante, très intéressants à détourner, pour développer l’imaginaire et certains types d’exploration.

    Plus tard, je me suis intéressée à l’hypnose éricksonienne, d’abord pour régler un problème ponctuel, puis pour me former à l’accompagnement par l’hypnose éricksonienne de personnes désirant évoluer et, enfin, pour l’utiliser en création radiophonique et en workshops. Quelle découverte!

    Trouver rapidement les processus qui permettent de sortir d’un trou et même de ne plus avoir peur de me promener tout au bord et même de jouer avec la chute et la remontée et même de faire de n’importe quel trou un espace d’exploration constructif et créatif m’a semblé bien plus actif, libérateur, joyeux et ouvrant!

    C’est pourquoi j’ai choisi de me former en hypnose et non en psychanalyse, même si cette dernière a été une magnifique aventure intellectuelle, même si mon entourage compte quelques charmants férus de psychanalyse et même si j’ai été curieuse de découvrir l’hypnoanalyse, qui réconcilie hypnose et thérapie analytique, entrevue deux jours à Bruxelles en 2014, lors d’un séminaire donné par Edouard Collot.

    Bref, il s’agit dans l’accompagnement que je propose, d’arrêter le récit de la souffrance et se demander comment sortir des difficultés, d’éteindre la parole et de mettre en place les conditions où quelque chose peut se passer pour que le sujet puisse sortir de ses problèmes. L’objectif premier est l’amélioration de l’existence du sujet, pas la compréhension du trouble.  « Est-ce que vous voulez vous voulez changer ou est-ce que vous voulez répéter? Alors déposez les armes » est une expression de François Roustang que j’utilise fréquemment. Ancien psychanalyste, il est l’un des hypnos qui m’inspirent.

     

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    PS: un lien: « Pourquoi le fait de comprendre ne résout rien? » 

  • Mon autre / mes autres

    Mon autre / mes autres

    Mon autre, mon inconscient, mon moi profond, mon intelligence intérieure, mon co-pilote, mon alter ego, mon bon génie, mon ange gardien, mon guide, mon intuition, ma bienveillance profonde, mon grand Moi, mon subconscient… nombreuses sont les façons de nommer l’archétype de cette partie de nous qui nous dépasse et qui ne correspond pas, en hypnose, à l’inconscient freudien, même si le mot « inconscient » est encore souvent utilisé dans les textes et en séance.

    De façon quotidienne, nous pouvons nous rendre compte de l’existence de « ce qui agit en nous » lorsqu’un ami nous trouve (hé, tu fais ton...) « en phase de » prise de tête, fête, soignant prêt à aider la terre entière, bête enragée, enfant blessé, gosse malicieux, vieux ronchon… ou tout simplement lorsque nous circulons en pensant à autre chose pendant qu’une partie de nous guide notre véhicule à bon port. Sans compter les « c’ »est plus fort que moi! je ne me reconnais pas… je ne sais pas « ce qui » m’a pris… je veux que « ça » s’arrête et autres réflexions témoins de notre pluralité interne. Ces facettes de nous-mêmes, plus ou moins connues, plus ou moins acceptées ou étouffées, plus ou moins gérées, plus ou moins mises en avant, plus ou moins discrètes… forment ce que l’on peut considérer comme étant « moi ».

    Dans les voyages hypnotiques, ce qui « agit en moi » est souvent présent sous une forme sensible (personnage archétypale ou élément allégorique) ou sous la forme d’un mouvement (au fur et à mesure que la partie qui…  intègre… la main voyage et se posera là à l’endroit juste pour... Parfois, c’est plus épique… j’ai déjà papoté avec des gargouillis d’estomac très clairs dans leurs oui/non/je ne sais pas 🙂 )

    Il est possible d’appeler, d’observer, d’interagir avec « ce qui agit en moi ». Pour cela, il revient à chacun d’inventer ou, mieux encore, d’entendre le(s) nom(s) qui semble juste(s), en écoutant comment iel(s) désire(nt) être appelé(s).

    Personnellement, j’appelle l’archétype de ma partie unifiée « Mon autre », parfois « Mon amour » ou par un simple « Hey, toi! » complice, lorsqu’il se présente comme unifié et coopératif. L’image qui correspondrait le mieux à Mon autre – et c’est totalement subjectif – est un nuage d’étourneaux au moment des grands rassemblements, que l’on peut percevoir comme un tout ou bien comme un ensemble formé d’une multiplicité d’entités, autonomes et en même temps reliées par une même énergie, d’où parfois un nuage plus petit s’échappe pour virevolter autrement, pour un temps, puis tout se transforme encore…

    Lorsqu’un dividu (représentation subjective d’une partie de moi) émerge, alors je précise à quel membre je m’adresse, avec le ton qui correspond à la relation que j’ai établie avec iel.

    La représentation d’une partie ou les représentations de plusieurs parties (comme les animaux guides en chamanisme ou dans des thérapie de S Gallegos) devien(nen)t avec le temps de plus en plus précise(s), au fur et à mesure que l’on la/les connait de plus en plus intimement et que l’on a l’habitude d’interagir avec elle(s).

    Pour moi, il est primordial d’apprendre à le/les connaitre, de lui/leur parler avec clarté, respect, complicité, tendresse et fermeté. En plus, bien entendu, de l’/les écouter attentivement, de les mettre en condition de collaborer entre iels et de leur faire confiance!

    L’hypnose permet d’entrer en contact avec la partie profonde et ses dividus (qui portent d’autres noms dans d’autres pratiques, comme dans la thérapie « Ego State ». Moi j’aime bien « dividu »).

    Dans mes séances, la communication se fait (au moins) à trois, entre le conscient (ce qui « se rend compte de »), la/les partie(s) profonde(s) et la praticienne. Ainsi, la/les parties profondes et le conscient sont – ensemble et chacun à leurs manières – acteurs du changement et apprennent à communiquer entre eux, à collaborer, à s’entraider, à se laisser de l’espace, pour davantage de fluidité, de joie et de liberté. Parfois, les négociations entre parties sont tellement « réconciliantes » qu’une partie, appelée d’un nom péjoratif jusque-là, demande à changer de nom. Je demande alors au reste de l’assemblée d’accueillir chacun à son tour cette transformation, en souhaitant la bienvenue à ce(tte) renommé(e) de façon personnelle et positive. L’amour irradie carrément le cabinet dans ce genre de moments!

    Grâce à cette communication, il est possible de créer du mieux-être mais aussi des oeuvres.  Gérer des conflits intérieurs (désir de changer de vie et besoin de sécurité, envie de sortir et envie de se reposer, amour de son conjoint et instinct de chasse…par exemple), demander si telle intention ou situation est bonne pour soi à ce moment et donc de faire de meilleurs choix, apporter des solutions à un blocage, inventer un nouveau comportement plus positif pour remplacer celui dont on désire se séparer (fumer, se goinfrer, trembler devant une assemblée…), revisiter une scène pour la revivre positivement, de mettre en place une vigie efficace pour protéger le conscient quand il se laisse-aller,  chantonner une mélodie inédite correspondant à une sensation (comme la mélodie de la fluidité), laisser le sable en moi dessiner sur une feuille sans volonté consciente, me faire raconter une histoire par les étoiles…

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

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    https://www.facebook.com/Fubiz/videos/10153481537482746/?pnref=story

  • Dissociation virtuelle

    Dissociation virtuelle

    Lorsque j’ai connu Yann Minh et qu’il m’a expliqué ce qu’il vivait à travers ses avatars, dans les mondes parallèles (avec ou sans oculus rift), j’ai immédiatement su qu’il faisait partie de cette petite partie de la population qui utilise spontanément et analyse finement des techniques hypnotiques (chère dissociation!), sans pourtant connaître la théorie de l’hypnose. Incroyable de précision et d’efficacité !

    De façon générale, les parallèles entre les avatars des cybermondes et les sous-personnalités des théories étudiées en hypnologie sont évidentes.

    Je me réjouis d’aller y jeter un oeil, une oreille, une stimulation plus avant 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    PS: pour comprendre Yann Minh, quand on n’est pas initié:

    http://www.yannminh.org

    http://www.noomuseum.net

    http://www.noocrypte.com