Catégorie : Non classé

  • L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Oppression, gêne, douleur, tension, tiraillement, lourdeur, engourdissement, nausée, vertige, acouphène, hypersensibilité… sont des indications de l’hypnose éricksonienne.

    Tout d’abord, il est primordial de distinguer deux cas de figure, qui demandent deux approches différentes: soit la douleur est psychosomatique et l’hypnose va permettre un changement de fond, soit elle est traitée par la médecine et le travail hypnotique va alors soutenir ce traitement (en gérant l’intensité de la douleur ou de l’acouphène, par exemple, ou en travaillant sur l’acceptation d’une maladie, la gestion du stress, etc.). Bien sûr, certains cas relèvent de l’un et l’autre. A chaque praticien de prendre les précautions nécessaires pour laisser la médecine faire son travail et accompagner au mieux la personne.

    En effet, anesthésier une rage de dents chez un phobique du dentiste, c’est repousser la prise en charge de la dent et risquer un abcès encore plus violent. Idem avec un lumbago… La douleur est un signal qu’il est nécessaire de faire entendre à un spécialiste du corps et d’écouter attentivement (que signifie-t-elle? quel rôle joue-t-elle dans la vie de la personne?).

    GENES OU DOULEURS CREES PAR L’INCONSCIENT

    Certaines douleurs ou gênes sont créées pour protéger la personne de ce que l’inconscient a projeté comme zone dangereuse. Il s’agit alors, comme pour l’arrêt du tabac, d’explorer les conditions dans lesquelles ce « signal » ou cette limitation peut être modifié. Un acouphène peut, par exemple, protéger du monde extérieur, comme une barrière entre soi et les autres. Un mal au ventre peut être causé par des tensions entre parties, l’une désirant avancer, explorer, alors qu’une autre retient de toutes ses forces par peur d’un piège imaginaire. Une oppression respiratoire peut venir d’une impression que l’énergie des autres entre en soi, sans filtre et étouffe par un trop plein. Une boiterie peut survenir par fidélité inconsciente à un parent qui se traine et qui a du mal à voir son enfant devenu adulte gambader … Le corps répond paradoxalement aux besoins inconscients de prendre soin en limitant les mouvements, en barricadant, en luttant…

    Grâce à la communication entre les parties, il est possible de comprendre profondément comment ce système fonctionne et de trouver d’autres solutions que le symptôme physique, solutions qui rassurent et qui libèrent. Ce que le symptôme cherche à faire est entendu et transformé, dans le respect de toutes les parties de la personne. Cela se fait éventuellement par étapes. L’essentiel est d’ouvrir un espace de rencontre et de transformation entre tout ce que l’on est, jusqu’à trouver un fonctionnement qui favorise la libération de ce ce symptome et par conséquent la liberté de mouvement.

    Parfois, en posant la question des besoins, une tâche à accomplir hors séance apparait à la personne, qui visualise un endroit qu’il serait bon pour elle de retrouver ou une action à effectuer d’ici la prochaine séance, comme rendre visite à une personne, se débarrasser d’un objet lourd symboliquement, s’occuper d’un endroit négligé, retrouver une activité libératoire perdue, comme le chant…

    L’état hypnotique ouvre des voies nouvelles. Le symptôme n’a plus de raison d’être et disparait de lui-même au fur et à mesure que l’aménagement intérieur évolue vers sa justesse.

    GENES OU DOULEURS PHYSIOLOGIQUES SOIGNEES PAR LA MEDECINE POUR LESQUELLES L’HYPNOSE EST UN OUTIL DE CONFORT

    Pour d’autres symptômes, il s’agit davantage de trouver des moyens de gérer la douleur dont la médecine s’occupe de la cause. Le témoignage de S., ci-dessous, montre comment l’autohypnose, avec des ancrages posés en séance, lui permet de vivre des examens en hôpital de façon bien plus confortable. Ici, l’hypnose ne soigne pas la colonne, mais permet de supporter les soins médicaux.

    HYPERSENSIBILITE POSITIVE

    Notons également qu’en accompagnant quelqu’un qui ne présente pas de symptôme, il est possible par l’hypnose d’obtenir une hypersensibilité positive (intéressante sexuellement!), un acouphène temporaire (utile pour le focus dans des tâches où la concentration est diffuse) et autre modification sensorielle (synesthésie…)

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue

    © Marie Lisel

    Photographie: « Bois de renne sauvage, Norvège » © Vincent Munier

    Extrait de retour de séance de S.

    Je souffre de douleurs chroniques neurologiques et musculosquelettiques et je suis suivie par des médecins.
    Ma première expérience (une séance) avec Marie Lisel avait pour but de gérer une exacerbation de la douleur chronique dans le bas de mon dos, aggravée par un très long trajet en voiture.
    Après discussion sur les images de l’anesthésie, j’ai opté pour une isolation de la zone, pour rendre impossible la transmission des signaux douloureux au cerveau. Pour effectuer cela, je fus invitée à visualiser la zone concernée, puis à choisir comment couper les moyens de communication entre cette zone et le reste du corps.
    Une fois le mécanisme ancré, il me fut alors possible de réactiver cette isolation à la demande. J’ai alors pu diminuer mes douleurs, dans les zones où elles devenaient insupportables, pour continuer à fonctionner.
    Notre travail le plus récent (deux séances) m’a préparée à un traitement hospitalier sur la colonne vertébrale, que j’anticipais comme très douloureux et difficile, mais dont j’espérais un résultat positif à terme.
    Il s’agit d’un traitement par radiofréquence pulsée non-lésionnelle et d’une infiltration facettaire lombaire classique.
    J’avais continué à travailler sur le premier exercice, mais je cherchais un moyen d’obtenir des résultats plus radicaux, vu la douleur extrêmement lancinante de l’opération (qui se déroule sans anesthésie).
    Pour cela, nous avons choisi de faire appel à mon inconscient, en lui laissant toute latitude pour aller chercher dans tous mes domaines expérientiels (mémoire, imaginaire, créations métaphoriques, liens avec des personnes qui m’ont aidée…) ce qui aiderait mon corps à maintenir la douleur de l’intervention à un niveau acceptable et gérable. J’ai pu prendre conscience des moments où l’inconscient s’acquittait de sa tâche, car ils se traduisaient par de légers mouvements involontaires des doigts de ma main gauche. Ca a duré un bon moment.
    Puis j’ai dialogué et négocié directement avec mon corps.
    Nous avons ensuite autorisé ma partie consciente à se dissocier le plus possible de la situation, pendant l’opération, en se réfugiant dans un galet que je serrais dans ma main droite (je me suis exercée pendant et après la séance, jusqu’à y arriver facilement), tout en demandant à ma vigie de veiller continuellement et de venir me prévenir de suite, dans le galet, si un signal d’alarme (mauvais positionnement de l’aiguille dans la colonne…) lui parvenait.
    L’intervention fut beaucoup plus supportables que celles que j’avais subies auparavant, bien que de nature similaire.
    Après, j’ai pu aussi gérer la douleur post-opératoire, en continuant à m’adresser à mon corps et en l’encourageant à noyer l’expression des symptômes les plus intenses (douleur lancinante très localisée et sensation de brûlure interne plus généralisée) dans une sensation moins douloureuse (simple chaleur intense). Et je me suis endormie.
     

     

     

  • Eliane Radigue: des musiques hypnotiques

    Eliane Radigue: des musiques hypnotiques

    ELIANE RADIGUE

    Eliane Radigue (née en 1932) utilise des sons continus, créés selon des techniques complexes, qui invitent à une écoute active, mais aussi à la méditation ou à l’hypnose.

    Elle est l’une des compositrices les plus influentes de ces 50 dernières années et l’une des références quasi unanimes des créateurs de musique électroacoustique. Je ne suis donc pas très originale en la présentant comme l’une de mes écoutes favorites.

    UN ETAT D’OUVERTURE DE CONSCIENCE

    La dernière fois que je me suis laissée aller à une écoute de son oeuvre, plusieurs heures d’affilée, en autohypnose, j’ai atteint cet état incroyable d’impression de faire partie du grand tout, cet état de sérénité parfaite, si précieux. Mais étrangement, ce n’était pas cette fois sous la forme de mollécules d’eau parmi les mollécules d’eau (mon « corps » dilué dans tout ce qui contient de l’H2O), existant indistinctement en mollécules entremêlées, mais sous la forme de grains de sables d’une colline ronronnante, un puma de sable immense. Comme d’autres musiques de transe minimalistes, la musique d’Eliane Radigue peut mener à cet état d’ici et maintenant, en harmonie, en paix, en lien avec le monde. Un des états de bonheur qui vaut bien de s’exercer un peu 🙂

    Je vous invite à vous laisser guider par sa musique – ou plutôt à laisser « vos autres » (voir l’article « Mon autre/Mes autres) projeter leurs rêves, émotions ou intentions dans ses sons, si subtils, riches et éclairants. Et peut-être un jour, à prolonger un état d’autohypnose préparé en séance dans ses sons pour vivre des expériences.

    Je me contenterai  ici d’une transcription d’une citation (tirée de son portrait), d’un portrait par Maxime Guitton, d’un autre par Jean-Claude Fraicher, d’un lien pour écouter Arthesis, et Geelriandre et de la description de la « Trilogie de la Mort ».

    Cette citation correspond à au moins un processus que l’on utilise en hypnose: créer son propre réel par le choix de ce sur quoi nous portons notre attention : « On peut très bien dans la rumeur de cette ville avec une certaine attention d’écoute, entendre des fréquences et créer sa propre musique. Quand j’étais jeune je faisais ça dans les avions, par exemple. Il y en avait certains qui étaient extrêmement musicaux, d’autres moins… mais on écoute toutes les fréquences et on crée… l’oreille se balade dans tout ça et crée sa propre musique ».

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    ********************************

    « La musique d’Éliane Radigue est une expérience envoûtante du temps et de l’espace. Composée d’amples flux de vibrations, elle est à la fois monumentale et infiniment discrète. Tel un miroir pour l’esprit, elle dévoile “ces étranges rivages de nos paix ignorées”, comme l’a écrit Gérard Fremy. Dès ses premières compositions à la fin des années 60, elle a développé une œuvre unique en son genre, en toute indépendance des esthétiques en vogue. Pionnière des musiques électroniques, elle a exclusivement travaillé avec ce médium jusqu’en 2000. Elle travaille aujourd’hui avec les sons acoustiques d’instruments classiques.« 

    Extrait du texte Un portrait d’Eliane Radigue par Emmanuel Holterbach

    « TRILOGIE DE LA MORT » D’ÉLIANE RADIGUE / MUSIQUE POUR ARP SYNTHESIZER

    CHAPITRE I (61’22) KYEMA
    États intermédiaires … À mon fils, Yves Arman Inspiré du texte-racine du Bardö-Thödol (Le Livre des Morts Tibétains), cette œuvre évoque les six états intermédiaires qui constituent la « continuité existentielle » de l’être.

    I – Kyene – Naissance

    II – Milam – Rêve

    III – Samten – Contemplation – Méditation

    IV – Chikaï – Mort

    V – Chönye – Claire Lumière

    VI – Sippaï – Traversée et Retour

    Achevé au studio de l’auteur, Paris, en octobre 1988. Kyema a été créé en décembre de cette même année au New Langton Arts à San Francisco.

    CHAPITRE II (56’08) KAILASHA
    La double source d’inspiration de cette pièce évoque le paradoxe de certains dessins d’Albers ou d’Escher dans lesquels un élément des volumes devient le sas ou l’interface/interphase qui livre l’accès à un autre espace volumétrique à la fois logique et paradoxal. D’abord intitulé « Hereafter », KAILASHA en réfère à une expérience puisée dans le réel vécu, mais est également la transposition d’un parcours imaginaire autour de la montagne la plus sacrée des Himalayas, le Mont Kailash, considéré comme l’une des voies d’accès à une autre sphère d’existence.

    Achevé en 1991 au studio de l’auteur, Paris, en 1991. Créé à l’Experimental Intermedia Foundation, New York, le 16 mars 1991.

    CHAPITRE III (51’17) KOUME
    « Ô Mort,où est ta victoire ? » (Corynthiens XV) Œuvre de cendres – Des cendres de l’illusion devenue lumière Des-cendres au plus profond des sources de la vie. Là où naît la Mort, où Mort devient Naissance. Activement re-commencement – Eternité d’un perpétuel de-venir.

    I – « Certainement l’homme se promène parmi ce qui n’est que l’apparence » (Psaumes XXXIV#7)

    II – « Qua resurget ex favilla judicandus homo reus » (Messe de Requiem)

    III – “Have lightning and thunders their fury forgotten” (Passion selon Saint Mathieu)

    IV – « Ô Mort, où est ta victoire ? » (Corynthiens XV)

    Commande réalisée au Studio CIRM à Nice en 1993. Création au MANCA, Nice, le 14 novembre 1993.

    Sa discographie:

    • E = A = B = A + B (2 x 7″ limited edition) (Galerie Yvon Lambert, 1969 reprise par Povertech Industries, 2000)
    • Songs of Milarepa (single disc) (Lovely Music, 1983)
    • Jetsun Mila (Lovely Music, 1987)
    • Kyema, Intermediate States (Experimental Intermedia, 1992)
    • Mila’s Journey Inspired by a Dream (Lovely Music, 1992)
    • Biogenesis (Metamkine, 1996)
    • Trilogie de la Mort (Experimental Intermedia, 1998)
    • Songs of Milarepa (two discs) (Lovely Music, 1998)
    • Adnos I-III (Table of the Elements, 2002)
    • Geelriandre / Arthesis (Fringes Archive, 2003)
    • Elemental II (Records of Sleaze Art, 2004)
    • L’Ile Re-sonante (Golden Nica, Ars Electronica 2006, Shiin, 2005)
    • Chry-ptus (Schoolmap, 2007)
    • Naldjorlak pour Charles Curtis, (Shiin, 2008)
    • ? 847 (Oral, 2013)
  • Jérome Bel: laisser faire le désir

    Jérome Bel: laisser faire le désir

    LAISSER FAIRE LE DESIR

    Le chorégraphe français Jérome Bel dit dans une interview à propos de Gala: « On ne peut pas travailler puisque ce ne sont pas des outils performants, donc il s’agit de faire autre chose, de ne pas travailler, de laisser faire leur désir. Le principe du spectacle, c’est le désir ». Voir:  extrait de Gala

    Marie-José Malis présente le spectacle ainsi: « Envisager autrement la danse. Ouvrir le théâtre à ceux qu’il ne représente jamais. Se demander : comment l’art met en commun ? Artiste majeur de la scène contemporaine, Jérôme Bel revient avec une proposition qui s’est imposée durant un atelier mené avec des amateurs en Seine-Saint-Denis. Le gala, forme festive et collective, mêle ici professionnels de la danse et amateurs issus de divers horizons. Sans jamais appeler au jugement, les différents numéros révèlent la manière dont le répertoire culturel de chacun engage un rapport singulier au désir d’autre chose, de joie, de perfection, de transfiguration, et de partage politique, qu’est la danse. Et l’inventaire de cette « danse sans qualité » ne révèle pas seulement la multiplicité des modèles esthétiques. Il œuvre dans un désir partagé. »

    MOUVEMENTS SPONTANES DESHINIBES

    Quel rapport avec ce site?

    Outre le recadrage opéré par l’artiste (encore une fois), l’idée du « désir partagé dans une danse sans qualité » est un thème à développer sous hypnose.
    Le mouvement et le son spontanés en état d’hypnose m’intéressent depuis bien longtemps.
    Sans compter que le joyeux côté désinhibiteur de l’hypnose facilite l’expérience de bouger simplement ensemble, sans jugement ni inhibition. Yeah!

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

  • Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    L’ACOUPHENE

    En tant que créatrice sonore, je fréquente un grand nombre de personnes sujettes à des acouphènes, temporaires ou permanents. J’en ai moi-même de temps en temps, en sortant de concerts noise ou d’une longue session de travail au casque.  C’est pourquoi je me suis particulièrement penchée sur ce sujet.

    L’acouphène est une sensation auditive non liée à un son généré par une vibration d’origine extérieure à l’organisme et inaudible par l’entourage. Pour la personne acouphénique, le bruit est réel, envahissant, oppressant…

    Pour commencer, il est nécessaire de diagnostiquer médicalement la cause de l’acouphène, chez un médecin spécialiste. Parfois, l’acouphène est un problème physique, le symptome d’une blessure de l’oreille. Le plus souvent, l’acouphène est une manifestation psychosomatique. Pour le psychisme, c’est une façon d’exprimer une souffrance ou de se protéger.

    GERER L’ACOUPHENE PAR L’HYPNOSE

    Il y a différentes méthodes pour gérer l’acouphène avec l’hypnose: travailler sur ce message de souffrance (avec son terrain d’enracinement et son utilité consciente ou inconsciente), sur la boucle de l’acouphène, sur la dissociation au son de l’acouphène… selon chaque cas (acouphène d’origine physiologique ou psychosomatique, fonctionnement de la personne…).

    Cela rejoint cet article du blog : L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Au-delà du soulagement en séance, il faut noter que la personne devient peu à peu autonome dans la gestion de ses acouphènes et peut influer seule sur eux, en choisissant quand et comment le faire.

    Parfois, il s’agit aussi de ne pas le faire, car certaines personnes préfèrent finalement conserver leur symptome. J’ai eu un cas comme cela, avec un acouphène qui protégeait le sujet du monde extérieur et qui est devenu un allié plutôt qu’un envahisseur, une fois le processus mis à jour. La personne ne désirait pas travailler sur sa phobie sociale. Elle était ravie de se retrouver avec un bouclier modulable. Nous avons donc joué à l’utiliser, le transformer. Libre à elle de revenir quand elle le désirera pour un autre objectif. C’est la personne qui décide ce qu’elle fait de son symptome, pas moi.

    JOUER AVEC L’ACOUPHENE

    Il est donc possible de créer un acouphène, de monter ou de descendre sa hauteur, de le changer d’oreille… et le son semble toujours bien réel.

    Je m’en sers personnellement pour dédramatiser mes acouphènes en les rendant ludiques, pour créer un test concret dans mes séances expérimentales d’auto-hypnose (en me servant de l’acouphène comme levier) et de ligne de focus pour la méditation lorsqu’il y a trop de bruit ambiant.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    LIENS

    Ecoutez le merveilleux acouphène de Sylvain Chauveau

    Cover of Lykke Li’s « I Follow Rivers » by Sylvain Chauveau
    From album « Post-Everything », out on Brocoli on 25.08.2017 (LP, CD, DL)
    Order here: http://www.brocoli.org/release/sylvai
    Sylvain Ch: vocals, programming
    Myriam Pruvot: backing vocals
    Geoffroy Montel: mixing
    www.sylvainchauveau.com
    www.brocoli.org
    https://www.youtube.com/watch?v=zLCccIvjmWg

    Voici quelques liens parmi d’autres, sur le soulagement des acouphènes par l’hypnose:

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/87-l-hypnose-une-therapie-positive-pour-l-acouphene

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/65-hypnose-et-acouphenes-mme-le-dr-ravo-teyssier

    http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140324.OBS1005/acouphenes-l-hypnose-contre-les-bruits-psychosomatiques.html

    http://acouphenesquebec.org/lhypnotherapie-quen-attendre-contre-lacouphene-et-lhyperacousie/

    http://acouphenes.ca/therapies-acouphenes/hypnose/hypnose-et-acouphenes.html

    http://www.blog-des-acoupheniens.fr/article-l-autohypnose-agit-en-douceur-sur-vos-acouphenes-122594366.html

    http://www.inctb.net/les-acouphenes.pdf

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

  • Tino Sehgal et ses performances hypnotiques

    Tino Sehgal et ses performances hypnotiques

    J’avais déjà croisé des performeurs de l’artiste germanobritanique Tino Sehgal dans des collections de musées et à Kassel et je m’étais arrêtée, interpellée, mais sans y passer deux heures.

    Il en a été tout autrement lorsque je suis entrée chez Jan Mot à Bruxelles l’an dernier, où trois personnes se relayaient pour prolonger mouvements et voix spontanés le temps de l’expo (c’est à dire non stop pendant les heures d’ouverture de la galerie), puis au Martin-Gropius-Bau de Berlin cet été, où il avait une grande expo solo, avec plusieurs pièces. Dans ces deux contextes, j’ai ressenti la transe monter très vite et très fort et je me suis vraiment installée pour profiter de chaque expérience, si singulière dans un lieu d’art contemporain: flotter, bouger intuitivement, me sentir intensément connectée, arrêter le temps, confondre la vie, l’art, l’espace de performance et mon espace intérieur, qui s’est ouvert jusqu’à l’impression de fusion avec l’extérieur

    Plus tard, j’ai eu l’occasion de demander directement à l’artiste quel était son rapport à l’hypnose, ou du moins aux techniques en rapport avec la transe . Selon lui, tout cela serait intuitif, il n’aurait utilisé aucune méthode ni connaissance particulière. Préservant son mystère habituel, en répondant aux questions par d’autres questions, l’artiste couronné du « Golden Lion for Best Artist at the 2013 Venice Biennale », est resté fort aimable mais volontairement hermétique.

    Si vous avez l’occasion de vivre l’une de ses performances, lâchez-prise. Et faites-moi part de vos expériences hypnotiques 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

  • Recadrage par courant d’air

    Recadrage par courant d’air

    LE RECADRAGE, UN POINT COMMUN ENTRE ART ET HYPNOSE

    Documenta de Kassel 2012: des courants d’air provoqués par des souffleries invisibles traversent un énorme espace vide, accueillant ainsi le visiteur dans le bâtiment principal, le Fridericianum. L’oeuvre de Ryan Gander, sélectionnée par l’une des plus importantes manifestations d’art contemporain au monde, est en fait… de l’air.

    L’art interroge nos croyances, nos attentes, nos évidences, nos paradigmes, nos représentations, nos théories (le mot dépend des champs). Un événement aussi pointu que la Documenta peut, dès lors, se permettre un immense espace a priori vide, qui devient totalement plein, dès que/si le spectateur comprend qu’il respire l’oeuvre et se fait caresser par elle.

    C’est pour moi l’un des points de rencontre les plus fort entre l’art et l’hypnose: le recadrage. Car s’ils le permettent de façon différente, l’intention reste en partie la même: bousculer les certitudes, faire évoluer notre façon de voir le monde, nous sortir de nos zones de confort, de nos habitudes de percevoir, de ressentir, de penser, de fonctionner… pour permettre de se construire une réalité libérée.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

     

     

     

  • Explorer la nature sous hypnose

    Explorer la nature sous hypnose

    L’état d’hypnose permet d’accéder à une perception de la nature élargie, par une forme de sensorialité accrue, une compréhension profonde de l’environnement, un développement de l’intuition, une ouverture des réminiscences et des résonances, un éveil, …

    Les applications sont multiples: marcher en pleine conscience en forêt, regarder une fleur comme si c’était la première fois qu’elle s’offrait à notre  regard, se laisser dériver en rêve éveillé dans l’odeur des bruyères, focaliser son attention sur le chant d’un oiseau au point de ne plus entendre les autres sons environnants, planer au delà des flots, les pieds ancrés face à la mer, sentir la mousse sous les doigts avec une acuité émouvante, jouer avec l’association spontanée des sens, observer le corps choisir ses mouvements et déplacements, contempler le relief d’une écorce au point d’avoir l’impression de s’y inscrire, découvrir « l’art de ne rien faire », en goûtant simplement, naturellement, au confort de l’instant présent.

    Grâce à l’accompagnement en hypnose et à l’entrainement de l’autohypnose, l’immersion dans la nature donne également accès à une perception singulière de soi faisant partie du monde. Je me souviens particulièrement d’une halte, les pieds dans l’eau, en transe légère, où des petits poissons sont venus manger mes peaux mortes. Une partie de moi flottant dans l’air et la lumière douce du soleil, une partie en contact avec les pierres, dans l’eau, une partie virevoltant dans l’estomac d’autres êtres… et la compréhension si puissante, apaisante, rayonnante, de faire partie intégrante de cet univers en mouvement.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    Une stagiaire a pris des notes sur un atelier et me les as envoyées

    Marie nous donne les bases pour une séance hypnotique en macro :

    « Assise dans les herbes hautes du mois de mai, je fixe le sol, et tout d’abord je ne vois rien, peu habituée à ce niveau de perception. Mais là, devant moi, il y a… mais oui, une toute petite araignée perchée au bout d’une tige de folle avoine. Elle ne bouge pas. Je la fixe, attendant qu’elle fasse quelque chose. Rien. Et juste quand je détourne mon regard une seconde, elle disparait. En fait elle s’est décalée vers le bas, et je finis pa rla retrouver. Elle veut me faire éprouver ma patience, chose pour laquelle je ne suis pas douée naturellement.

    Comme j’ai repris l’effort de la fixer à nouveau pendant un long moment, elle m’a récompensée en tirant le premier fil de sa toile vers l’herbe d’à côté. Bon, me suis-je dit, là elle va tisser toute sa toile devant mes yeux éblouis ! Mais elle n’en a rien fait… Après cet effort elle s’est reposée en restant immobile à nouveau. Elle s’est moquée de moi. « je ne vais pas reprendre tout de suite, m’a-t-elle expliqué, avant il faut que je prenne soin de moi. »

    Et elle a commencé une petite toilette d’araignée, se lissant les poils avec une de ses pattes arrières. « tisser une toile est un ouvrage de longue haleine » a-t-elle repris, « et je n’arriverai pas au bout dans la précipitation. Toi aussi tu dois apprendre à construire la tienne tranquillement, en avançant chaque jour un petit peu, sans vouloir rien forcer. Alors les choses se présenteront d’elles mêmes, et comme tu seras reposée et ouverte, tu les verras. Tu pourras t’en saisir, une à une pour tisser la toile de ton projet. Comme cela tu auras quelque chose de bien solide, en plus d’être joli. Et tu pourras en profiter à fond en toute légèreté. »

    « Maintenant, j’ai fini de te parler » a-t-elle poursuivi, « tu peux me laisser je voudrais me reposer. Au revoir, fais attention quand tu verras d’autres araignées, il y aura des messages ».

    J’ai cligné des yeux, un peu sonnée, et je suis revenue dans ce monde que nous croyons être la seule réalité, et reconnaissante envers Marie de m’avoir ouvert cet horizon.

    Quelques jours plus tard j’étais devant mon bureau au travail, et j’ai soudain lâché un gros soupir car je n’avais vraiment pas envie d’être là ce matin là, cela faisait de moins en moins sens pour moi. En levant mon regard de l’écran de l’ordinateur, j’ai regardé par la fenêtre qui donne sur les falaises du causse, et là j’ai vu, scintillante dans le soleil, une magnifique toile d’araignée qui me faisait un clin d’oeil … « patience ! », me disait-elle. »

  • Rêve lucide: en équilibre

    Rêve lucide: en équilibre

     

    Le rêve nocturne lucide suggéré par l’hypnose est magique et parfois même thérapeutique. Il se caractérise par la conscience d’être en train de rêver (« lucide ») et par la sensation de compréhension profonde d’une problématique par le fait de la vivre et de la résoudre symboliquement.

    Même s’il n’est pas évident de provoquer des rêves lucides, que ce soit par des techniques de jeu (les passionnés des rêves lucides ludiques ont monté des forums très complets et actifs) ou par l’hypnose, j’y parviens de temps à autre (en tant que sujet autohypnotisé et aussi en tant qu’hypno) et cela me ravit! Par exemple, dernièrement, un noeud bien serré s’est dénoué par un rêve lucide fort présent, qui me disait distinctement que ce rêve était important et qu’il allait changer ma vie. Au réveil, j’avais en effet pardonné: je ne ressentais plus aucune peur ni colère en pensant à l’adulte irresponsable qui avait provoqué une panique en moi quand j’étais enfant. En rêve, je lui avais parlé, j’avais bercé sa folie et sa détresse et je les avais acceptées, en tant qu’adulte forte et ancrée qui ne risquait plus rien. J’étais libérée d’un sacré poids! D’autres rêves sont plus énigmatiques ou moins radicaux. Mais tous sont précieux et mémorables. En voici un auquel je repense encore avec le sourire.

    En mai 2015, je me suis arrêtée un long moment dans l’exposition « Le bord des mondes », lorsque Bridget Polk a tranquillement réagencé ses sculptures de pierres (qui restent ensuite en équilibre, pour quelques minutes ou quelques heures, puis s’écroulent devant les spectateurs). La performance était bien sûr incroyable. Mais ce qui m’a le plus fascinée, c’est de sentir à quel point cette artiste était ancrée.

    Depuis longtemps, je demande à « Mon autre », en autohypnose, de jouer dans le théâtre des rêves nocturnes les questions importantes que je rencontre au quotidien. Si cela est bon pour moi, j’aime que le rêve soit lucide. Sinon, simplement présent au réveil (mémoire narrative mais aussi sensorielle et émotionnelle). Regarder Bridget Polk chercher l’équilibre m’a beaucoup touchée. Il était donc logique qu’un rêve survienne.
    Le lendemain, je suis retournée au Palais de Tokyo pour capter un son qui m’avait plu, dans une autre expo, alors que je n’avais pas de matériel. J’ai croisé Bridget Polk, par hasard, dans le hall, je l’ai remerciée et je lui ai raconté mon rêve :
    « Je suis une pierre d’une de vos sculptures, encore mouvante entre vos mains, oscillant pendant un très long moment, vous laissant chercher l’équilibre parfait par des micromouvements, me laissant faire, rassemblée sur moi-même, extrêmement concentrée sur mes sensations de pierre aérienne, connectée à vos mains et à la pierre sur laquelle deux cm2 de ma surface sont posés, comme « branchée » sur ces ancrages, que je prolonge. Quand le moment arrive – ce moment où vous reculez pour ne plus garder qu’un contact visuel et une intention si forte -, j’ai ressenti une immense liberté! En étant pleinement plongée dans ce rêve, je suis clairement consciente que cette expérience onirique ajuste encore mes possibles en terme de recherche d’équilibre. c’est aussi intense, présent, ouvrant que le meilleur workshop sensoriel »

    Merci Bridget ! Vive l’art contemporain!

    © Marie Lisel

    PS: mes autres articles sur les rêves lucides sont ici.

    capture-decran-2016-11-30-a-16-47-18
    http://www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/bridget-polk

  • Gérer l’épuisement par l’hypnose

    Gérer l’épuisement par l’hypnose

    GERER l’EPUISEMENT

    D’autres articles envisageront l’amélioration du syndrome de fatigue chronique, du burn out, des insomnies et autres problèmes de fatigue. Celui-ci aborde un autre changement (même s’il y a évidement des point communs).

    L’hypnose permet d’apprendre à gérer un épuisement ponctuel répétitif, qui peut se traduire par des phases d’activités positives alternant avec des phases d’épuisement : système immunitaire attaqué, fatigue, larmes, découragement, difficultés à se concentrer, ruminations, versatilité, mal de crâne…

    AMELIORER LE SOMMEIL

    L’hypnose permet d’améliorer le sommeil: l’endormissement, le temps de sommeil (et donc les insomnies), la qualité de sommeil…

    Quelques liens sur le sommeil:

    Il est également possible, en apprenant une autohypnose, de faciliter la transition, pour passer du mouvement extérieur au calme intérieur et de se ressourcer par une sieste hypnotique.

    FAIRE SWITCHER LE CERVEAU

    Se reposer, c’est aussi mettre au repos des fonctions qui ont besoin de l’être, en dormant, mais aussi en reposant l’intellect ou le corps ou l’espace émotionnel tour à tour… L’hypnose (hétérohypnose) permet  d’apprendre à faire switcher le cerveau volontairement : se laisser aller à une tâche sportive en mettant l’intellect au repos, d’être totalement dans le rapport amical ou sensuel ressourçant plutôt qu’en glissant sans cesse dans l’écriture mentale d’un dossier, se concentrer sur une tâche précise qui occupe l’esprit et empêche l’hyperactivité (yoga, dentelle, cuisine, bouturage, écoute des oiseaux, sport de précision…).

    ECONOMISER SON ENERGIE

    L’hypnose permet aussi d’économiser son énergie: en apprenant à profiter des courants pour se laisser porter, à ne pas s’obstiner à avancer à contrecourant, à éviter les pompeurs inutiles (surcharge d’activités, entourage lourd…), en amoindrissant les angoisses et autres débordements émotionnels inutiles qui dispersent et gaspillent… D’autant plus que c’est un cercle vicieux : plus je suis fatigué et plus je suis sujet aux émotions négatives et ouverts aux suggestions extérieures (je me laisse alors « entrainer » par ce que les autres attendent de moi, plutôt que de décider de ce qui est juste pour moi).

    RECHARGER SES BATTERIES A TEMPS

    Il est nécessaire d’adapter les entrées et sorties d’énergie pour permettre au « réservoir » de fonctionner autrement que sans cesse sur la réserve, en allant jusqu’au bout de ses forces. Notre système est semblable à une bulle d’énergie, gonflée après le repos et dégonflée après l’effort. Trop de pression dans la bulle peut occasionner des déchirures et des fuites. Trop peu donne l’impression désagréable de se trainer. Pour être en forme (gérer des tâches complexes, sans générer des angoisses qui fatiguent, avec entrain et souplesse), sans alterner activité et épuisement, la recharge doit être suffisante et réalisée bien avant de passer sur la réserve du « capital énergie ».

    Un changement par l’hypnose peut être positif rien que dans la capacité de « lire le tableau de bord » et de réagir aux signes qui s’y inscrivent, car ignorer les voyants (il ne s’agit pas seulement de la jauge du « carburant », mais aussi des alertes diverses de fonctionnement), c’est risquer la panne ou l’accident.

    L’HYPNOSE CONJUGUE DIFFERENTS PROCESSUS

    Pour gérer un épuisement ponctuel répétitif, l’hypnose conjugue différents processus: optimiser le repos (séances de « recharge », meilleure qualité de sommeil), éliminer les gaspillages d’énergie (stress, peur de ne pas y arriver, rage d’être trop fatigué, difficulté à dire non…), éclaircir les intentions que l’on désire privilégier et celles que l’on rejette, utiliser les éléments sans s’y opposer (recevoir l’air et le canaliser, en faire une direction, même s’il arrive presque de face, on glisse rapidement par frottement, comme pour la navigation sur un voilier), choisir l’état dans lequel je désire être (se reposer vraiment, sans ruminer ou au contraire focaliser totalement sur une tâche de façon optimale), reprogrammer la prise en compte des signaux de façon à se ressourcer à temps

    Il ne s’agit pas seulement de développer la sensibilité mais aussi l’autonomie (décider, organiser, exécuter). Plus la machine/le cheval/le psychisme est performant(e) plus la maitrise de son fonctionnement est primordial pour éviter l’embardée ou l’épuisement et pour atteindre des objectifs élevés.

    APPRENDRE LES REGLES DU JEU POUR ALLER PLUS VITE ET PLUS LOIN

    Grâce à l’hypnose, mon « copilote » se met à mon service, de la manière dont je l’ai décidé, et fait en sorte de construire des comportements adaptés, de construire des changements qui aillent dans le sens de me rapprocher de ce que je veux et de l’éloigner de ce que je ne veux plus. Il me protège, en captant les signaux, en m’aidant à m’organiser en rapport avec ma fatigue, même si j’ai l’impression d’avoir de l’énergie car boosté par un projet ou une rencontre. Le conscient peut alors cesser d’être vigilant et se concentrer sur ce qu’il a à faire, puis récupérer de différentes manières, avec plaisir, sans culpabiliser ni tergiverser, lorsque le besoin se fait sentir, avant de relancer l’intention, enthousiaste et plein d’énergie.

    Comme l’a dit Einstein: « Apprenez les règles du jeu pour vous en servir pour aller plus vite et plus loin. »

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • Arrêter de fumer avec l’hypnose

    Arrêter de fumer avec l’hypnose

    Arrêter de fumer avec l’hypnose, c’est comprendre quel rôle la cigarette joue dans notre fonctionnement, à quel environnement, comportement, croyance, etc. elle est liée (ce qui ne se confond pas du tout avec les causes historiques de la thérapie analytique), pour réorganiser ce fonctionnement de façon à trouver un autre équilibre, sans la cigarette, qui soit en accord avec nos besoins et nos intentions.

    Par exemple,fumer peut être synonyme de partage social, d’un sentiment de communauté et la peur d’arrêter de fumer peut être inconsciemment ou non liée à celle de perdre une bande de potes ou du moins les bons moments de détente de la journée.

    Fumer peut être une partie de l‘identité (« ça fait fait partie de moi, je suis comme ça, sans cloppe ce n’est pas moi »).

    Fumer peut signifier se donner de l’affection, se calmer, prendre un moment juste pour soi.

    Fumer peut être lié à une habitude, au point de devenir un automatisme (par exemple: « il n’est pas envisageable d’écrire sans fumer »).

    Pour certains, la plupart des cigarettes ont la même fonction positive. Pour d’autres, certaines sont liées à des habitudes, alors que d’autres remplissent des besoins émotionnels.

    Sous hypnose, chacun explore son propre fonctionnement (unique!), découvre les liens cachés, affine la visibilité des liens évidents, puis travaille à connecter les intentions positives de la cigarette (me réconforter, me concentrer, partager, me sentir moi, clôturer la journée…) avec autre chose que le tabac, qui soit constructif, moins cher et non cancérigène.

    En se plongeant dans le film intérieur que l’on se raconte à propos des cigarettes et de tout ce qui est lié à elles, il est possible de changer rapidement et en profondeur.

    Il en va de même avec d’autres addictions, comme la nourriture, le jeu, l’ordinateur…

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    PS: fuyez les rares hypnos qui continuent à proposer l’arrêt du tabac par le dégoût! Non seulement c’est affreux à vivre, mais en plus, seul le symptôme apparent est traité… ce qui en pousse un autre à prendre sa place rapidement.

    ——————————————————————————

    Témoignage (avec permission de partage). Merci à l’autrice!

    SALLY-MANN-Jessie-Candy-Cigarette-1989

    ECRASER LA DERNIERE CIGARETTE

    « Je ne fumais plus depuis 10 ans, un jour de novembre, sans réfléchir, je suis entrée dans un bureau de tabac, j’ai acheté un paquet et j’ai recommencé comme si je n’avais jamais arrêté. Les mêmes habitudes, les mêmes gestes, les mêmes moments, un paquet par jour immédiatement.

    C’était un désespoir, c’était incompréhensible. Je ressentais cela comme une terrible trahison à l’égard d’une personne que j’aime et qui m’avait convaincu d’arrêter, mais aussi à l’égard de moi-même.

    Lors des deux séances que j’ai réalisées avec Marie, je n’ai pratiquement pas parlé de cigarettes. Arrêté de fumer était le cadre de départ mais c’est de toutes autres choses dont il a été question, de ma vie, des êtres que j’aime, de ceux qui ont disparu. J’ai parcouru en hypnose une ancienne imprimerie abandonnée remplie de meubles en bois avec des casiers. J’en ai ouvert quelques-uns, j’y ai trouvé les photos de ces personnes qui comptent ou ont compté pour moi. Derrière chaque photo un message.

    Ce qui est formidable c’est qu’après cette séance, dans les jours qui ont suivi, tous ces symboles, ces rencontres en hypnose ont trouvé une signification. J’ai pu me réapproprier l’arrêt du tabac, réaffirmer en tant que femme adulte et indépendante mon choix de ne plus fumer au-delà de la promesse que j’avais pu prononcer 10 ans auparavant.

    Et puis des évènements plus profonds, enfouis très loin, ont émergés. J’ai pu clore symboliquement une relation qui continuait de m’empoisonner l’esprit sans que je m’en rende compte, j’ai pu exprimer ma colère, soutenir et consoler la jeune femme de l’époque qui avait dû fuir et continuait de se sentir honteuse de n’avoir pu faire face.

    Je suis sorti apaisée de ces deux séances, ne plus fumer était à nouveau une chose évidente. Avec l’aide de Marie, j’ai ouvert de nouveaux horizons, réinterprété le passé, fait connaissance aussi avec une de mes entités qu’il allait falloir apprivoiser… mais ça c’est une autre histoire. »
    Image: Sally Mann, « Candy cigarette »,1989