Le Festival TROUBLE est depuis 2005 le rendez-vous international de la performance à Bruxelles. Depuis 2019, le festival est organisé et produit par Thor/Studio et Cie Thierry Smits, avec pour centre névralgique le studio et ses environs, au cœur de la commune populaire de Saint-Josse. Il a lieu à un rythme biennal, les années impaires.
TROUBLE garde les ingrédients qui font son succès. Le rendez-vous de cinq jours concentre de nombreuses propositions artistiques hors normes et hors formats usuels, à travers des programmations composées et denses. Des performances passant par les corps, mais créées par des artistes venus tant des arts visuels que de la danse contemporaine, du théâtre expérimental, de la poésie orale, de la musique ou de la scène nocturne… pour un brassage des familles artistiques et des publics. Plutôt que des spectacles à consommer, de véritables expériences à vivre : de l’engagement de soi, de la prise de risque, de la vulnérabilité, de l’interactivité. Un équilibre entre figures locales et artistes d’ailleurs – souvent des découvertes. Une programmation faisant la part belle aux femmes, aux queer, aux personnes racisées ou minorisées, pour une vision de l’art plus diverse. Une place donnée aux jeunes artistes, grâce à la collaboration avec le cours de performance de l’école d’art de la Cambre. Une dimension réflexive exigeante, mais qui n’exclut pas une dimension ludique engageante!
Journée « Interespèce »: 10 juillet 2021
Journée 1+1 interespèces un animal humain + un animal autre = 2 artistes performeur.es in performance FESTIVAL TROUBLE 11:00 > 16:00 à la Maison Amazone 10 rue du méridien bruxelles & EN LIGNE
Si les animaux sont des artistes, comment performer ensemble ? La profusion de LOLcats, mèmes, vidéos animalières amateures ou chaînes sur Internet depuis plus d’une décennie, l’accès public aux recherches de Vinciane Despret et autres penseureuses, éthologues, scientifiques…, davantage d’artistes proposant des créations interespèces…, autant de signes qui nous meuvent, nous interpellent, nous donnent aujourd’hui envie de réfléchir avec vous comment nous situer, être relié?es autrement entre vivant?es, de questionner l’acte même de création et d’autorat
11h-12h30: workshop hypnose interespèces, Marie Lisel
entrée libre réservations workshop: festivaltrouble@thor.be (10 places à ce jour selon mesures covid)réservations conférence (20 pl) & performance (30 pl): via http://www.agenda.brussels à partir du 15 juin 2021 + lien du streaming à venir
en partenariat avec le festival Trouble, la Maison Amazone et la recherche FRArt l’animal que donc je suis (art de la performance avec-par-pour des animaux) – en collaboration avec l’ESA Le Septantecinq, La Cambre – École Nationale Supérieure des Arts Visuels et l’ESA Erg – un lieu de recherche – avec le soutien du Fond de la recherche en art – fond national de la recherche scientifique FNRS – direction : lucille calmel- assistance à la recherche & programmation : clyde lepage – assistance à la production : Louise Charlier – streaming : Damien Petitot
Les retours des participant.e.s
Merci au Festival Trouble et à Lucille Calmel pour l’invitation à voler ensemble samedi dernier.
Souvenir: les récits de quelques participant.e.s (ci-dessous).
Images: les cygnes muets dans « Les anatidés de Belgique », R Verheyen, 1952.
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Le nid est sur les roches.Je décolle, les autres me suivent.Nous traversons la mer et le désert.Nous arrivons en face de mon autre animal, rencontré un an plus tôt avec Corinne Sombrun.Nous commençâmes à le picorer.Et lui aussi nous dévorait.Nous nous nourissions mutuellement.
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Il faut pouvoir y voir une grue en papier. Parce que, avec mes mains, j’ai oublié comment plier la feuille pour que l’on puisse facilement la voir…
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Quelques images mais surtout des sensations. Dans les mains particulièrement, une ultrasensibilité. Des doigts qui grandissent, qui se dilatent. L’impression d’un cou d’oiseau, de plumes qui se gonflent.
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ALBATROS rencontre AIGLE. Une mante religieuse s’est invitée pendant le vol. Ce n’est pas négatif mais j’ai eu la nausée, j’ai soufflé pour la faire partir. AIGLE m’a donné un métronome :« écoute ta propre mélodie ». Crispations des doigts de pieds et des mains. Sensation de décoller. Energie qui circule.
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J’ai eu du mal à me sentir voler/planer. En avançant je faisais du surplace. Sensation de plongeon, silence, vide.
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Oiseau avec masque d’humain rose, énormes plumes jaunes, solides comme de l’or. Il a craché du feu dès que je lui ai demandé de chanter. Moi : oiseau-flamme dans la seconde partie du voyage Baptisé par le feu. Dans les ruines entre Pompéi et cité précolombienne.
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Métamorphose, traversée des corps Traversée des mondes, des climats Top shot : trouver un point d’eau douce Ciel, liberté Rencontre véritable Plongée en duo Plongée en moi.
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L’état lointain était profond, les chants, tes chants étaient à un moment perçus comme à l’intérieur de moi. Ce sont eux je crois qui m’ont amenée dans des endroits très beaux mais dont je n’ai pas le souvenir, malheureusement. C’est très étrange, quand je suis revenue, mon corps a tremblé. Sinon, c’est drôle, quelqu’un a dit qu’il avait reçu un tout petit poisson en cadeau, j’en ai un dans ma poche, je l’ai trouvé hier par terre, je vais le lui donner.
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L’amie oiseau qui est venu c’était moi, un autre moi qui m’a rassuré qui m’a complété Reçu : petite sardine pétillante de mille feux, pailletée, colorée à souhait. Intention de départ soufflée dans le ballon. Paris réussi. Haha! Merci pour le voyage
Des tentatives de Corps Hybrides – Stage Danse & Hypnose
Cie Nue /Marie Lisel et Lise Casazza
du 14 au 17 juin 2021 à Valcivières (Puy de Dome- 63)
Photo: Marie Lise
LES CARTOGRAPHIES
Dans ce stage, nous explorerons les passages entre différentes cartographies: celle du corps anatomique (os, peau, organes…), celle du corps onirique (paysage intérieur), celle de l’environnement (humains, animaux, végétaux, minéraux…).
Les outils de la danse contemporaine, de l’hypnose éricksonienne et du rêve éveillé (auto)dirigé ouvriront des voies de possibles, volontaires et spontanées, pour se « laisser danser » par différents processus hybrides.
A partir de l’expérience immersive de cette traversée et des points techniques structurés, chaque participant.e se constituera sa propre grammaire et son vocabulaire du « laisser danser » par les résonances entre ses territoires, adaptée à sa pratique de création.
LE PROGRAMME
Jour 1 CARTOGRAPHIE DES OSE
Eveil du corps : à travers différentes explorations de danse, soutenues par l’hypnose, il s’agit de dresser une carte de son squelette, de venir s’appuyer sur ses os.Cette exploration est ensuite déployée dans une courte phrase chorégraphique à mémoriser et à danser en intérieur, puis en extérieur.Une attention particulière sera portée sur la colonne vertébrale et le squelette axial, pour ensuite, se laisser diffuser vers les membres supérieurs et inférieurs. Dans un deuxième temps, nous irons questionner l’environnement pour soutenir notre structure et faire résonner nos squelettes, en lien avec les éléments extérieurs. La 2ème partie de journée sera consacrée à des marches sensorielles, guidées ou en solitaire, yeux ouverts ou fermés afin de se mettre à l’écoute du paysage, par l’observation et par le rêve. Il s’agit de se déplacer, de s’immobiliser, de se poser et se reposer, s’emboîter, se lover, s’aligner, s’allonger, s’étirer… Le jour se clôture par un temps de retour d’expériences en mouvements et en paroles, en état ordinaire de conscience et en état modifié.
Jour 2 CARTOGRAPHIE DE LA PEAU
Ce deuxième jour sera consacrée à la peau. L’éveil du corps débute par différents touchers, en auto-massage ou en binôme, ou davantage encore. Des alternances entre corps actifs et corps passifs seront explorés afin d’expérimenter l’agir et le laisser faire, la résistance et le lâcher du poids.Différents scans du corps sont également utilisés pour compléter sa cartographie corporelle, notamment par le rêve éveillé.Un temps est ensuite consacré à l’extérieur : se frotter, câliner, se gratter, se titiller, se chérir… en lien avec un arbre ou un rocher ou autre. Par la suite, il y aura un travail avec un « bout de paysage » : pierre, bâton ou autre pour faire corps avec l’objet et rapprocher les matières humaines et végétales, minérales… en rapport avec « l’objet transitionnel hypnotique ». Danse avec l’objet, danse de l’objet. Et le redéposer dans l’environnement.L’après-midi est consacré un retour dansé de son choix de lieu pour le dépôt de l’élément du matin. Des temps de mouvement authentique (protocole de danse avec les yeux fermés et un témoin) et de mouvements spontanés hypnotiques sont ensuite mis en place, suivis par un temps d’intégration.
Jour 3 CARTOGRAPHIE DES ORGANES
Un temps d’éveil du corps est organisé autour des organes. Des supports anatomiques seront apportés afin de donner une image mentale plus précise des différents organes.Certains d’entre eux seront particulièrement sélectionnés pour partir en recherche sensitive, en lien avec le mouvement dansé. Le rêve éveillé dirigé complètera la cartographie par le paysage onirique. Un temps à l’extérieur est prévu pour demander hypnotiquement au paysage un soutien organique.L’après-midi est consacré à sa cartographie interne par le biais du traçage dessiné : prolongation de lignes entre le corps et la feuille de papier, en intérieur. Puis sortir pour y ajouter la dimension spatiale : tracer le corps pour qu’il se poursuive à travers le paysage. Des liens, lignes, des contours sur soi en relation à l’environnement intérieur et extérieur.
Jour 4 LE RITUEL
Cette journée débute dehors pour faire corps entre les paysages intérieurs (organiques et oniriques) et extérieur : synthétiser les différentes recherches des jours précédents autour des os, de la peau et des organes. Interroger ces différents éléments, de façon individuelle, puis collective afin d’élaborer une improvisation ritualisée autour de la relation à soi et à l’environnement. L’après-midi sera consacrée aux retours de chacun.e, en groupe et individuellement avec chacune des intervenantes.
LE CORPS
La danse du « moi-sorcière», sans logique décelable, se joue des allers et retours dedans/dehors : comment entrer en soi ? Comment en sortir ? Comment gratter le vernis de l’identité humaine et s’affranchir des distinctions que nous faisons entre animal, végétal, minéral ? Comment transformer nos soubassements, points d’impact, résonances ? Comment connecter nos pores à la nature en déjouant nos contours ? Comment se réinventer par l’imagination active, en lien avec l’environnement ?
Par la danse alliée à l’auto-hypnose, l’hypnose guidée, le rêve éveillé, le jeu avec l’objet et l’espace transitionnel, le rituel, nous entrerons dans des expériences corporelles hybrides.
Il s’agira de générer un flux entre ses sois intérieurs, entre soi et le végétal, entre les corps, entre le rêver et le tangible… pour le danser en jeu de contagions incessantes, de porosités changeantes, de transformations libres.
Ces passages entre le visible et l’invisible ouvriront une plasticité émotionnelle, physique et psychique.
Par la magie intérieure, nous explorerons un corps par lequel passe des flux essentiels, des identités fluides et des esprits multiples. Nous entrerons en rapport avec l’espace et ses présences.
Par la danse et le rituel, nous rendrons tangibles ce qui nous accorde au lieu, de l’apprivoisement à la transformation en passant par chaque résonance et échange.
LES OUTILS MÉTAMORPHIQUES
La danse contemporaine, l’auto-hypnose, l’hypnose, le rêve éveillé, l’espace transitionnel, le rituel, le mouvement authentique, le yoga nidra (yoga du sommeil).
LE LIEU
Arriver dans un lieu : un protocole de présence en actions, en plusieurs étapes.
Cette traversée propose d’explorer l’attention exigeante (qui détermine ce qui devient important), les sensations, intuitions et représentations et à travers elles les mouvements, sons et actions, en traçant un jeu de correspondances entre ce qui habite le corps – réellement et oniriquement – et ce qui habite l’environnement.
Grâce à différentes techniques, il s’agira de se laisser apprivoiser et toucher par le lieu, en révélant progressivement ce qu’il engage, chatouille, câline, remue en nous et de faire corps avec lui, en pleine présence.
Comment un lieu singulier rencontre un corps singulier habité par un imaginaire singulier? et vice et versa ?
Concernant la question de la perception et des sensations qui émergent d’un lieu, il s’agit également, lors de ce stage, de proposer des temps immersifs en forêt.
Photo: Marie Lisel
LES JEUX
Jeu 1 : connexion avec (ses) soi(s) et avec ce qui habite l’environnement
Entrer en connexion avec le lieu, naturel, construit, symbolique, immersif… afin que le corps se sente en intime proximité avec les qualités de l’espace, qu’il se sente appartenir par des aspects précis à cet endroit, qu’il ressente des familiarités, de façon fugitive, changeante et de façon ancrée (présente, à activer).
Accorder son attention, du micro au macro, du tangible à l’onirique. Susciter différents modes d’attention, accorder autrement de l’enthousiasme et de l’importance, multiplier les manières de se laisser capturer par ce qui nous entoure. Jouer avec le “faire sens” et le déjouer.
Développer une présence « éponge », un corps poreux, devenant la manifestation d’une rencontre entre un lieu, son contexte, un corps matière et des facettes psychiques qui se révèlent par le frottement à l’environnement. S’inscrire dans l’espace en cherchant les coïncidences entre territoire intérieur et extérieur: trouver les mouvements par lesquels les performeureuses se mettent en phase avec ce qui habite le lieu qu’iels arpentent.
Laisser une place à la flânerie et à l’errance physique et onirique. Habiter le lieu avec ce qui le compose, avec ses particularités. Se laisser toucher profondément par son rythme, son humeur, sa vitalité. Se laisser (é)mouvoir par la contemplation plurisensorielle.
Jeu 2 : mise en mouvement intérieure et extérieure
Se laisser toucher par l’espace.
Déployer une série d’actions sur soi évidentes, quotidiennes, pour se mettre en mouvement: toucher, contempler, contourner, caresser, chuchoter, s’endormir, s’étendre, se nettoyer, se cacher …
Parcourir : faire de la marche, de la course, de la chute, du rebond, de l’élévation… des présences en recherche qui testent le terrain et dialoguent avec lui.
Lire le lieu, y passer, y repasser… Longer les arbres… observer les lignes, les coins, les recoins… s’appuyer contre, s’allonger, s’asseoir, toucher les parois, parler aux pierres, poser des questions aux oiseaux, respirer les mousses, mesurer l’espace à travers son propre corps, écouter le vent, imiter les fourmis…
Arpenter et trouver sa/ses place(s). Expérimenter les possibles en présence.
Permettre aux différents corps de cohabiter, ne pas presser les rencontres, en étant néanmoins confiant dans le fait que des rencontres vont avoir lieu.
Jeu 3 : correspondances cartographiques
Créer sa propre cartographie sensible du lieu, incertaine, par l’observation, l’intuition et l’imagination.
Danser une carte fantasmée qui rend compte d’un imaginaire sensoriel et poétique. Elle matérialise, dans le corps , les dynamiques par lesquelles l’individu.e se met en phase avec le lieu qu’iel arpente, elle est son déplacement et son ressenti parmi les éléments qui peuplent cet espace de nature animale, végétale, minérale…
Occuper le lieu par son imaginaire et construire ainsi une « une texture imaginaire du réel » (pour reprendre Merleau-Ponty).
Susciter la bizarrerie, l’extravagance, le spectaculaire et en découvrir les routines, les redondances, les territoires, en accord avec l’endroit de ce déploiement. Expérimenter l’élasticité ou la porosité des limites du territoire. Négocier avec sa propre cartographie sensible, la pousser dans ses retranchements, en révéler les transferts, les passages, les interactions, les résonances, les résistances.
Marquer ses places dans l’absence, faire acte de prolongement de présence. Évoquer. Diffuser. Extendre l’espace sensible. Se l’approprier par un accord corporel qui indifférencie le soi et le non soi. Devenir le lieu et l’incorporer. Etre possédé.e par sa présence.
Jeu 4 : un jeu tangible entre les mondes
Rendre palpable la circulation des sensations, émotions, impressions, transformations, rencontres, compréhensions profondes… par le rapport aux objets transitionnels, par les sons, mots, mouvements, actions.
Trouver une justesse dans la tangibilité des interactions entre soi et le monde par l’intermédiaire du rituel solitaire.
Communiquer aux autres corps et présences ses révélations et constructions essentielles (relations entre ses sois, entre ses sois et le monde). S’organiser en laissant les mises en rapport et les dispositifs collectifs nous surprendre.
Ne garder, ensemble, que la forme qui vaut par elle-même, donner à voir, entendre, sentir. Laisser émerger l’expression de nouveaux affects, énergies, magies, puissances. Danser le territoire et en multiplier les mondes.
LES INTERVENANTES
Marie Lisel
Marie Lisel est artiste et praticienne en hypnose éricksonienne (pratique artistique et thérapie).
Ses recherches l’amènent à (faire) expérimenter la diversité des transes, le mouvement et le son spontané, la synesthésie, la fluidité du genre, la connexion animale, la relation à l’objet transitionnel, la création sous hypnose, le voyage onirique de transformation, le rituel.
En tant que thérapeute, elle travaille en individuel mais aussi en groupes, qu’elle emmène à la découverte de la connexion avec la nature (forêt, rivière, chevaux), en stages de 4 jours ou en apprentissages de techniques comme l’auto-hypnose ou le rêve éveillé (en présentiel ou en visio).
En tant qu’accompagnante de projets artistiques, elle participe aux recherches et créations d’artistes et metteureuses en scène/chorégraphes (Léa Drouet, Gaëtan Rusquet, Violaine Lochu…) ; intervient auprès de divers lieux (Wiels, KASK, Balsamine, Museum de Toulouse, biennale nemo, FRAC Lorraine, théâtre des Amandiers, Musée de l’Orangerie…) et en radio (rtbf, rts, France Culture). Elle partage aussi ses outils en écoles supérieures d’art.
En tant que créatrice, elle est l’autrice de créations sonores radiophoniques, d’installations sonores en musées, de performances participatives en FRAC ou en théâtres.
Ses collaborations artistiques sont autant du domaine de la co-création que de l’accompagnement technique hypnotique.
Lise Casazzaest danseuse, chorégraphe et pédagogue du mouvement.
A ses débuts, elle travaille avec plusieurs compagnies de rue. Elle est notamment engagée par la compagnie Trace(s) en Poudre, pour la pièce “Soy Imperfecta” (2001- 2007) et jouera au festival «in» d’Aurillac, à Libourne, Tours, Charleroi, Turin…
Ce spectacle la marque profondément: dans l’exploration de sa thématique -celle de la prostitution-, dans son engagement théâtral porté par une physicalité intense et brute et dans le choc qu »il provoque chez les spectateurs. Si elle travaille comme interprète, elle mène, cependant, dès le départ, son propre travail, s’inventant des espaces de pratiques en mode survie (squats, extérieur…), souvent en solo, parfois en duo.
En 2009, Lise Casazza crée la Compagnie Nue pour donner un cadre à ces expérimentations et créations. Son travail s’axe particulièrement sur le travail in-situ: elle cherche une écriture irréelle et instable, faite de fragments et d’impressions physiques et organiques, en lien avec un lieu.
Elle crée ainsi plusieurs pièces hors salles de spectacle: « Au bord de.. » projet photochorégraphique avec la photographe Aude Lavenant, en 2013.
En 2015, « Je suis un pur produit de ce siècle », déambulatoire pour rues et vitrines, sur la folie dans l’espace public, spectacle soutenu par la DRAC Rhône-Alpes, CG Drôme, le dispositif « Écrire pour la rue » SACD/DGCA, la Bourse « Auteurs d’espaces » SACD, Deuxième groupe d’Intervention, l’Atelline, La Gare à Coulisses, Quelques p’Arts…Centre National des Arts de la Rue.
« 27.19.34 : Une Trilogie », en 2016 création performative in-situ pour le Musée de Valence, avec le musicien Mathias Forge, « GRAFF, IN-CHARGE et LOOP » avec la danseuse Pascale Gille, 3 formes courtes pour le Monastère de Sainte Croix (26), en 2017.
En salle, cette fois, car elle a besoin d’un cocon, elle créée, en collaboration avec l’écrivain Gwenola Breton, le spectacle jeune public «ENFANT» , en 2017, qui explore la traversée d’un enfant dont le père est mort.
Le rapport entre littérature et danse est également un axe de son travail. En 2020, naissent les pièces courtes: “Fermer les yeux sur l’état du temps” avec l’autrice, performeuse-parleuse Claire Rengade pour le musée de Valence, puis “Faune” solo chorégraphique sur le rire et la transformation, pour le musée de Lodève.
En 2020, elle s’engage également dans le dispositif Edition Spéciale #4 mis en place par le Centre National de la Danse de Pantin, qui traite des processus de création chorégraphique, de composition et de dramaturgie en danse. Les créations en cours sont: “Première Comparution”, duo slam et danse pour les adolescents, sur le sujet des enfants-soldats, pour 2022 et “Bleu sombre nuit”, inspiré du Manifeste Cyborg de Dona Haraway, prévus pour 2023-24.
Les rencontres décisives sur son parcours: Rita Quaglia et Lluis Ayet, Deborah Hay, Benoît Lachambre, Pierre Pilatte, le performeur Alberto Sorbelli, le yoga Iyengar, le shiatsu et le Ki Guong, le mouvement authentique, le self défense féministe…
Tarifs: 250 euros – 1000 euros si prise en charge (pour toute question au sujet de la prise en charge de la formation, appeler Isabelle Engster de l’organisme GAM’ART au 06 73 90 25 25)+ hébergement: 15 euros par nuit
Envoyer un chèque d’arrhes de 100 euros (non encaissés sauf si annulation après le 24 mai) à Association Nue – Chez Association Renc’Arts – Quartier la Pialle Route de Cobonne – 26400 Aouste-sur-sye.
Formation en ligne au rêve éveillé augmenté par l’hypnose par Marie Lisel
Quand je suis sortie Maitre Prat de l’Arche, j’ai cherché ma propre pratique, libre, créative, laissant un maximum d’autonomie au sujet, efficace, joyeuse, inclusive… et peu à peu, le rêve éveillé augmenté par l’hypnose s’est construit.
Il est aujourd’hui mon outil principal en séance, même si l’hypnose éricksonienne « pure » fait encore partie de mon quotidien, qu’il soit artistique, thérapeutique, pédagogique.
J’ai commencé à transmettre le REAH en 2018, en répondant aux invitations qui m’ont été faites par des groupes de praticien.ne.s en région et les retours sont très pétillants. En 2021… c’est reparti!
Suite aux soucis de formations avec le covid, j’organise cette formation de REAH en ligne. Les sessions en présentiel reprendront quand le virus se calmera et/ou quand un groupe de praticien.ne.s m’invitera dans sa région hors zone rouge (j’adore voyager).
Contenu des sessions en virtuel
Session 1 : les rêves éveillés dirigés (divers et variés depuis la nuit des temps et dans différentes cultures), l’institutionnalisation du RED de Robert Desoille et ses successeurs, les archétypes, les axes
Session 2 : positionnement de l’accompagné.e et de l’accompagnant.e, prétalk, balises, induction et entrées directes, incorporation des protocoles hypnotiques
Session 4 : quelques aides (chant et mouvements spontanés, musique et sons, chant de l’accompagné.e, tremblement, battement (rythme), objet transitionnel, prescription de tâche et rituel, rêve dans le rêve, auto-rêve, énergétique, odeurs, écriture ou dessin automatique, travail en nature, connexion animale, carnet onirique, recherches nourrissantes pour l’imagination…)
Session 5 : supervision de groupe (quelques mois après le stage)
Travail écrit sur un cas : pour être certifié en REAH niveau 1, chaque participant.e produira une étude de cas (réel) par écrit.
Aspect pratique
Les cours se déroulent en visio, sur Zoom
Chaque sessions commence tout pile à l’heure et dure 4h
Il y a 5 sessions pour le niveau 1, une session par 1 à 2 semaines pour les 4 premières puis la 5ème 1 à 3 mois après.
5 sessions de 4h : environ 16h de théorie et de pratique + 4h de supervision
Les sessions suivantes seront données sur des approfondissements et sur des outils annexes.
Dates: avril-mai pour la première série.
Nombre de personnes qui suivent les cours : à partir de 4 jusqu’à 12 participant.e.s
Qui peut suivre les cours : accompagnant.e.s en hypnose, PNL, sophrologie (autres accompagnant.e.s, écrivez-moi pour en discuter)
Matériel : casque, micro, bonne connexion
Et les formations en présentiel ? A programmer (vous êtes 10 hypnos intéressé.e.s dans votre région ? Invitez-moi)
Horaires
Mardi 10-14h: 20 avril, 27 avril, 4 mai, 11 mai + 1 supervision à prévoir début juillet
Samedi 14-18h: 24 avril, 08 mai, 29 mai, 5 juin + 1 supervision à prévoir début juillet
Je me réserve le droit d’annuler l’une des deux s’il y a moins de 6 inscriptions. Je ferai le compte le 10 avril (acomptes remboursés évidemment dans ce cas)
Prix
400 euros pour 20h
Inscriptions
écrivez-moi par email à lisellesil@gmail.com pour être informé.e et recevoir le doodle pour le choix des dates d’avril-mai
votre inscription sera validée dès réception des 100 euros d’acompte par virement.
Minimum 6 / Maximum 12 participant.e.s par session
Certification
Les praticien.ne.s qui auront assisté aux 5 sessions et qui auront réalisé leur travail écrit d’étude de cas pourront se déclarer « praticien.ne en REAH niveau 1 » (non légal, comme tous les certificats en hypnose).
Il y a deux niveaux: le premier assure la base.
Le second ajoute des outils et des réflexions en profondeur.
Le chemin (témoignage publié avec la permission de l’auteur)
« Les séances avec Marie me font ouvrir ce qui pourrait être l’antonyme de la boîte de pandore et m’aident à soigner ce qui est encore blessé au fond de moi. »
Les séances avec Marie ne sont jamais sans conséquences, elles s’étendent sur les jours, voire les semaines suivantes, par des rêves ou semi-rêves éveillés et des réalisations fortes et claires.
C’est encore le cas de la dernière séance, que j’ai faite il y a déjà presque trois semaines. De mon ressenti c’était la semaine dernière mais je sais pertinemment qu’il a fallu une semaine entière pour que les ramifications poussent. Il faut dire que le sujet était relativement lourd, même si vingt-six ans se sont écoulé depuis les faits, j’ai voulu revenir sur mon viol. Enfin voulu n’est pas le terme exact, le sujet est revenu sans crier gare à la toute fin de la session précédente, me surprenant profondément. Non pas que je l’ai oublié ou refoulé mais au contraire je pensais avoir fait mon chemin avec ce malheureux évènement qui s’est passé à mon adolescence, d’où ma surprise. Et forcément ça remue aussi.
Dans la dernière séance j’ai donc décidé de travailler sur ce sujet. J’ai refait le parcours de la piscine à sa chambre, on a longtemps marché parce qu’il ne voulait pas prendre le bus, tout en étant projeté dans un autre monde. J’étais à la fois ce moi assigné fille de quatorze ans et le moi transitionné actuel. Lui moi d’aujourd’hui lui a parlé, et avec l’aide de créatures qui m’accompagnent et me guident lors de ces séances, j’ai pu lui apporter ce dont elle avait besoin et que je n’avais pas pu à l’époque. Ceci ne reflète pas l’état dans lequel j’étais lors de la séance, j’ai encore pleuré, ce qui arrive régulièrement avec Marie, mais trois semaines plus tard c’est comme si je regardais ce rêve éveillé du dessus, avec du recul et sans plus ressentir ce que j’ai pu ressentir sur le moment.
Après la séance, je ne savais pas si j’en avais fini avec cet évènement de mon passé ou pas, mais je m’attendais à avoir des rêves ou des pensées fortes, en rapport direct ou non avec le sujet de la séance, mais probablement avec un rapport quelque part. Bizarrement il ne se passa d’abord rien et je crû alors que je m’étais apporté ce dont j’avais besoin pour clore le chapitre une fois pour toute. Non pas l’oublier, ça ne sert à rien, on ne peut pas effacer ce qui s’est passé, ça fera toujours partie de moi ; mais vingt-quatre ans plus tard et étant une « autre » personne cela ne me touche plus vraiment et je pensais pouvoir le remettre dans la petite boîte que je lui ai faite dans mon cerveau et refermer le couvercle dessus, comme pour pas mal de choses du passé.
Les choses se précipitèrent exactement une semaine plus tard, avec comme déclencheur l’invitation de ma mère à venir passer du temps dans sa maison dans ma ville natale, que d’habitude elle loue mais qui là sera libre pour un mois. Je pense que ce qui a fait remonter mon viol à la surface dans un premier temps c’est que l’année dernière a été tellement dure pour moi qu’à la fin de l’année je me suis déconnecté de moi-même, je ne ressentais plus rien, j’étais comme anesthésié des sentiments. J’ai crû que c’était la première fois de ma vie que cela m’arrivait, moi qui ai plutôt tendance à être hyper sensible et à déborder de sentiments, que j’ai du mal à gérer des fois. Mais, après cette séance avec Marie au cours de laquelle ce sujet a jailli de sa boîte comme un diable, il m’était devenu clair que non ce n’était pas la première fois de ma vie que j’étais dans cet état, après le viol j’avais aussi été complètement déconnecté de moi-même et anesthésié. Je l’avais oublié, je pense à cause de la nature des faits mais aussi parce qu’à l’époque je n’étais pas connecté physiquement avec moi- même, il n’y a donc eu « que » la partie émotionnelle qui a été déconnectée. Cela expliquait en partie pourquoi le diable était ressorti de sa boîte sans que j’aille le chercher, j’étais dans le même état qu’à l’époque.
J’en étais là de mon analyse et avec la séance suivante derrière moi lorsque ma mère me fit part de son invitation à revenir dans la ville dans laquelle ça c’était passé, je pense que c’est ça qui a fait le lien, même si je suis toujours revenu plus ou moins régulièrement à Toulouse. Cette invitation a déclenché en moi des sentiments contradictoires et intenses, d’un côté très content de pouvoir aller y passer une à deux semaines parce que quand la maison est louée je n’ai plus de pied à terre pour y rentrer et que j’aime cette ville et les personnes qui s’y trouvent ; de l’autre à cause du covid le stress et l’angoisse du voyage et des tests à faire et de la quarantaine au retour,… auquel s’ajoute le stress de trouver des personnes qui peuvent s’occuper de mon enfant les jours où c’est mon tour (je suis l’un des trois co-parents d’une crevette de sept ans et demi) ; le tout arrosé du fait qu’il faut que j’aborde certains sujets avec ma mère, dont ledit sujet, chose que je repoussai à « quand on se verra »… Je suis donc allé au lit dans un état assez particulier et cette nuit là les rêves réalistes et parlant se sont succédés. Aucun n’était en lien direct avec le viol mais tous étaient en lien avec Toulouse et celui qui m’a le plus frappé a été celui que j’ai fait avec ma grand-mère.
J’ai une grand-mère de cœur, qui n’a aucun lien génétique avec moi, mais personnellement je me fous de la génétique, à part quand j’hérite d’une maladie rare à cause de mon patrimoine ! Elle s’est occupée de moi lorsque j’étais petitE et lors de ma transition, n’ayant rien à perdre, j’ai pu lui dire que je la considérais comme ma grand-mère, la dernière qu’il me reste. Elle a plus de quatre-ving-dix ans et a perdu son mari il y a environ vingt-cinq ans, aussi même si elle est relativement en forme pour son âge la dernière fois que je l’ai vue elle m’a confié en avoir marre de la vie. Je pense à elle régulièrement, me disant qu’il faudrait que j’aille la voir tant qu’elle est encore là. Tatie, comme je l’appelle, a accepté ma transition mais n’arrive toujours pas à changer ni mon prénom ni le genre dans lequel elle me parle. C’est une situation délicate pour moi parce qu’au vue de son âge et de ce qu’elle a vécu je ne lui en veut pas, mais malgré tout il est toujours plus ou moins difficile pour moi d’entendre mon ancien prénom et le féminin à mon sujet, ça m’atteint plus ou moins… Dans mon rêve j’arrivais dans la cour et, avant de monter chez elle et je m’arrêtais pour me préparer mentalement à ce retour dans le passé avec un moi qui serait au féminin. Je montais ensuite les escaliers, me sentant content de la voir, finalement dans mon rêve le reste n’était qu’un détail. J’arrivais chez elle et y trouvais aussi sa fille, dont j’étais amoureux quand j’étais petitE, et que je n’ai pas revue depuis ma transition. Les retrouvailles se passaient bien, on buvait le thé avec un gâteau que Tatie avait fait, comme d’habitude, et puis j’ai eu besoin d’aller aux toilettes. J’allais dans les toilettes au fond de la cuisine, ceux dans lesquels je me suis enferméE sans faire exprès petitE, voulant jouer les grandE en fermant le verrou, chose qu’on m’avait interdite de faire, et m’asseyais dessus pour faire pipi. A un moment je regardais dans les toilettes et me rendais compte que l’eau était rouge, il y avait du sang mélangé à l’urine. Je ne ressentis aucun stress, me demandais juste ce qui se passait tout en continuant de soulager ma vessie. Au bout de quelques secondes l’évidence m’apparue : j’avais mes règles, c’était normal, j’étais chez Tatie. Comme si le fait de m’appeler par mes anciens prénom et pronom m’avait renvoyé à cet état, même si physiquement je n’avais pas changé. Dans mon rêve je ne ressentais rien, c’était juste un fait logique. Je cherchais une serviette hygiénique, n’ayant mis des tampons que les quelques dernières années où j’ai eu mes règles, rien ne rentrait à l’intérieur à l’époque. Après l’avoir mis en place je ressortais des toilettes et revenait boire le thé dans le salon comme si rien ne s’était passé.
Lorsque je me réveillais par contre j’étais complètement abasourdi ! La distance et le détachement avec lesquels j’avais géré cette situation dans les toilettes étaient tellement irréels, je ressentais encore ce « ah ben oui c’est logique, je suis chez Tatie » que je m’étais dit dans mon rêve et le sentiment que cet évènement gavait glissé sur moi comme l’eau sur le rocher qu’elle a poli au fil du temps ! La réalité aurait été diamétralement opposée à mon rêve !! Si un jour, pour une raison ou une autre, mes règles devaient revenir j’y ferai face avec un mélange de colère, de stress, de dégoût et de désespoir, le tout saupoudré d’une grosse touche d’abattement !
Le lendemain soir au moment de m’endormir j’eus comme une sorte de soubresaut qui me plongea dans un état proche de l’état hypnotique dans lequel je suis lors des séances avec Marie, le pétard que je venais de fumer pour m’endormir aidant à ouvrir cette porte. Je me retrouvais dans la maison des parents de ma correspondante allemande, chez qui je suis alléE régulièrement de mes quatorze à mes vingt ans environ. La maison était vide et j’étais comme un fantôme qui visitait toutes les pièces que je revoyais si clairement qu’on aurait pu penser que j’y étais revenu une semaine auparvant ! Il ne s’y passais rien, je fis le tour puis je dû m’endormir parce que c’est tout ce dont je me souviens. Cette nuit-là aussi je fis aussi des rêves intenses et les nuits suivantes je dormis mal, me réveillant régulièrement la nuit puis définitivement entre six et sept heures, quelle que soit l’heure à laquelle je m’étais couché, ce qui de toutes façons est bien trop tôt pour moi !
Je n’arrive pas encore à interpréter ce dernier songe mais j’ai le sentiment profond qu’il est lié à ma séance avec Marie et que non, je n’en ai pas fini avec cette thématique…! Quant au rêve avec ma grand-mère il mêle les éléments réels de la situation actuelle (il faut toujours que je me prépare un peu psychologiquement avant d’aller la voir) au fait que c’est parce que j’ai été assignéE F à la naissance que je me suis faitE violer. Sans vouloir invisibiliser le fait que des personnes assignées M à la naissance subissent aussi des assauts sexuels, la première personne à qui j’en ai parlé était un ami qui s’est trouvé avoir été abusé par son oncle dans son enfance, en ce qui me concerne cela m’est clairement arrivé parce qu’il m’a pris pour une fille. Et pourtant je n’en étais pas une. Et comme il n’a pas utilisé de préservatif ce fût la seule fois de ma vie où j’ai attendu et été heureux d’avoir mes règles, que j’ai toujours détestées par ailleurs ! Cela aussi je l’avais oublié.
Le dernier rebondissement s’est passé hier soir. La veille j’avais eu deux mecs à la maison pour une sexe partie privée et à un moment l’un des deux m’avait demandé en rigolant si les voisins ne se plaignaient pas du bruit quand je recevais, car il est vrai que je suis devenu « bruyant » dans le sexe, je me suis rendu compte que ça me permettait d’amplifier mes sensations. C’est une des choses qui est venue avec ma transition, lorsque j’ai étendu ma sexualité, alors que jusque là j’étais plutôt discrètE avec mes partenaires et complètement silencieux/se lorsque j’étais seulE avec moi-même. J’avais développé des techniques pour être capable de me masturber avec du monde à côté sans que personne ne s’en rende compte, la seule chose qui aurait pu me trahir était ma respiration et le souffle au moment de l’orgasme, mais dans un environnement bruyant personne n’y fait attention. Je suis toujours capable de le performer mais dans ma sexualité j’ai maintenant fait le choix de laisser aussi libre cours à cet organe. Au moment de m’endormir je me suis revu dans la situation de l’acte sexuel forcé, scène jusqu’à laquelle je n’étais pas allé lors de la séance avec Marie et me suis souvenu qu’à un moment la pensée était passée dans mon esprit que je ne laisserai aucun son sortir de ma bouche, une sorte de « ça il ne l’aurait pas ». Est-ce pour ça qu’ensuite lors de ma sexualité avec les autres, qui n’a commencée que six années plus tard, je n’étais pas capable de m’exprimer ou est-ce une chose que j’ai en moi, quand je suis en danger, ne pas faire de vagues ? Parce que lorsque je me suis fait méchamment agressé à Paris à coup de poings et de gaz lacrymogène, je n’ai pas crié une seule fois pour demander de l’aide. A posteriori je me suis posé la question de la raison, sachant que j’avais de façon trouble vu d’autres personnes dans les rues, certes de l’autre côté d’un grand boulevard, mais crier aurait peut-être attiré leur attention !
Maintenant je suis certain que j’ai besoin d’au moins une autre séance sur ce qui s’est passé il y a vingt-six ans et peut-être que sur le chemin je découvrirai pourquoi je ne peux pas utiliser ma voix en situation de danger.
Les séances avec Marie me font ouvrir ce qui pourrait être l’antonyme de la boîte de pandore et m’aident à soigner ce qui est encore blessé au fond de moi. Au vue de la vie que j’ai eue et que je continue à vivre, je pense qu’il m’en faudra le reste pour arriver au bout de ce chemin, probablement même qu’il ne s’arrêtera qu’avec ma mort. Mais d’ici là je vais continuer parce que ça aide de se soigner et de se connaître et j’ai découvert avec l’hypnose, que j’ai elle-même découverte avec Marie, que je peux le faire et que ça me fait du bien !
L’expérience d’autohypnose à réaliser à la maison, créée dans le cadre du parcours de magie intérieure pour l’exposition « Magie Sorcellerie » du Museum de Toulouse est disponible en ligne. En attendant l’ouverture de l’expo… je vous souhaite une belle écoute!
« Voici une expérience singulière d’auto-hypnose à réaliser chez soi en attendant de retrouver 6 autres capsules sonores à écouter devant le loup, les corneilles,les plantes, les minéraux et le bestiaire sorciers et la forêt.
Guidés par la musique envoûtante de Valérie Vivancos et par la voix de Marie Lisel, sorcière contemporaine et praticienne en hypnose éricksonnienne, les visiteurs partiront à la découverte de leur magie intérieure. Ce parcours hypnotique les invitera à se projeter dans les particularités de certains objets présentés et dans les mémoires collectives qui leur sont associées, afin d’y puiser leurs propres enchantements. »
Queer (mot anglais) signifie « étrange », « peu commun », « bizarre », « tordu ». Il est utilisé pour désigner les personnes qui s’identifient à une orientation sexuelle et/ou à une identité de genre qui n’est pas conforme aux normes sociales.
Il a longtemps été une injure dégradante homophobe avant que les militants américains du mouvement homosexuel ne se le réapproprient et lui attribuent une connotation positive (début des années ’90). Ce terme appartient donc aux lgbtqia+ (et non aux soirées à paillettes cishet qui sont dans l’appropriation/récupération/exploitation).
Aujourd’hui, il est à peu près synonyme de LGBTQIA+ avec une dimension politique et subversive. Dans les queers ne sont pas englobées les personnes LGBTQIA+ qui ont des idées conservatrices, qui veulent se fondre dans la norme, qui s’en battent les aisselles des oppressions systémiques.
Le terme queer est pratique parce qu’il englobe différentes identités hors normes en terme de genre et de sexualité (c’est donc un « terme parapluie ») et important en terme d’empouvoirement car il revendique le droit à l’existence et la fierté de se définir hors du diktat des normes cisheterospatriarcales.
Aujourd’hui, outre leur récupération commerciale (sous une forme non politisée, édulcorée, « jolie » et inoffensive et/ou clichée et fétichisante), les Queer sont encore désigné·e·s comme «bizarres» par celleux qui rejettent les groupes qualifiés comme « autres » que la norme (de genre et de sexualité).
Image: Quentin Houdas
Quelques sites, articles, émissions audio et vidéo
Sites spécialisés et/ou de recherche (bases de données)
Je veille à ce que nos séances soient des espaces safe, loin des oppressions systémiques. J’y travaille et je progresse de jour en jour dans ma déconstruction intersectionnelle.
Mes bizarreries? désinscrite de la structure de couple traditionnelle (polyA), féministe inclusive intersectionnelle, cis-genre-fluide (elle et iel), pansexuelle, panromantique, Sx+, nullipare, amie interespèce, rêveuse-et-fière-de-l’être, neuro-atypique, sorqueer (sorcière positive queer), exploratrice, créatrice…
Ma déconstruction demande quand même de l’attention et du temps, car il y a de nombreuses oppressions que je ne subis pas du tout ou très peu. J’ai un passing cis F, je suis blanche, valide, mince, universitaire, non précaire, francophone à Paris…
Bienvenue aux remarques constructives des personnes concernées, pour améliorer cette page. Et désolée d’avance pour mes éventuelles bourdes. Je lirai et répondrai à vos mails avec plaisir sur lisellesil@gmail.com car je désire progresser.
par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose éricksonienne
Nathalie Bletterie, ses quatre chevaux et moi vous accueillons pour la cinquième année consécutive, dans la nature magnifique du Centre de médiation par le cheval Imala pour des traversées de vous-même, profondes et libératrices.
Visitez les nombreux témoignages envoyés par des participants aux stages « Se connecter à soi, au cheval, au monde, par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose » en 2017, 2018, 2019 et 2020.
En 2021, nous partagerons deux stages, qui peuvent être suivis séparément ou l’un à la suite de l’autre (avec une pause de trois jours sur place ou non).
5-6-7-8 aout
(((pause 9-10-11)))
12-13-14-15 août
Il y a minimum 4 et maximum 10 participant.e.s dans chaque session.
Les renseignements pratiques sont en bas de cette page.
Autohypnose à la rivière, avec Phoebus
Les traversées
La connaissance des chevaux n’est pas nécessaire
Il ne s’agit pas d’un stage d’équitation (non, on ne « monte » pas). Aucune connaissance préalable avec les chevaux n’est requise.
Les chevaux nous offrent des connexions avec nous-mêmes, avec eux-mêmes, avec l’environnement… ils ouvrent et guident.
L’outil hypnotique et le rêve éveillé permettent de vivre des expériences sensibles profondes, en toute sécurité.
Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons quatre ou huit jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’exploration, le nettoyage, le ressourcement, la compréhension profonde, la transformation, la libération… en accord avec votre objectif personnel et les axes respectifs des deux séjours.
Cheval miroir
Bienvenue dans un terrain propice à votre traversée
Nous mettons en place les conditions optimum pour votre traversée.
Tout d’abord, le contexte dans lequel vous explorez est particulièrement safe, car nous gérons l’ensemble avec de multiples techniques bien éprouvées et avec des chevaux spécialement éduqués à être de parfaits partenaires de médiation.
En outre, vous serez en contact avec une nature à la fois sauvage et accueillante. Le terrain comprend en effet une rivière magnifique dans laquelle on se baigne, une petite forêt ainsi que des arbres immenses.
Enfin, la collaboration particulièrement complice entre les accompagnantes (nous nous sommes rencontrées dans un contexte hypnotique, grâce à la jument Imala) assure la complémentarité des approches, des surfaces de projections, des modélisations… en plus de belles tranches de rire.
C’est une occasion tranquille de rencontrer nos parts intuitives, vos parties intérieures, vos forces profondes… (quel que soit leur nom), par l’intermédiaire de quatre chevaux partenaires, attentifs et bienveillants, et de progresser pas à pas avec eux, grâce à l’hypnose et au rêve, vers une présence ancrée dans l’ici et maintenant, vers une connexion intense à soi, à l’autre et à la nature qui nous accueille, dans ce lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières.
… sans oublier l’assistant au sourire fondant: le chien Zen-it!
Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie
Premier stage : se connecter à soi au cheval au monde
Dans ce stage du 5 au 8 août 2021, nous vous accompagnons vers une connexion profonde à soi.
Qui suis-je vraiment, lorsque je comprends mes peurs et en enlève des couches? Comment éclairer mes essentiels? Quels process limitants puis-je transformer pour me sentir pleinement vivant.e? Quels champs des possibles vais-je découvrir, en me réalisant?
Cette première traversée peut se suffire à elle-même, en prenant le temps d’intégrer les changements et de se retrouver.
Elle peut aussi se concevoir comme un élan vers la seconde, après trois jours d’intégration au creux de la rivière, des arbres et de l’énergie puissante de la montagne.
Phoebus dans la forêt qui mène à la rivière
Deuxième stage : réinventer sa vie
Dans cette traversée du 12 au 15 aout 2021, nous vous accompagnerons dans la clarification de vos choix, qu’ils soient amoureux, amicaux, environnementaux, professionnels… ou autres réinvention de vie qu’il est souvent difficile de réaliser pleinement.
Quel que soit le niveau de votre réflexion, vous prendrez l’espace-temps pour mettre en place une représentation des possibles qui correspond à vos essentiels, avec ses objectifs à court, moyens et long terme.
Quels sont mes processus habituels quand je suis face à un choix? Quels chemins mènent à un meilleure connaissance de la situation profonde, afin d’aménager la meilleure solution constructive possible? Comment je gère les étapes de ma nébulosité interne et aussi de ma clairvoyance, face à moi-même? Et face à l’autre ? Quelles peurs masquent ou tordent mes désirs profonds? Quelles stratégies peuvent me mèner à ce que je désire? Comment agir en congruence avec mes valeurs essentielles? Comment me libérer de croyances limitantes? Sur quel socle de sérénité puis-je m’appuyer pour prendre un élan? Comment réajuster mon intention tout en gardant le cap?
Bienvenue pour réaliser qui vous êtes. Dans les deux sens du terme.
Cette seconde traversée peut se suffire à elle-même.
Elle peut aussi se concevoir comme une suite de la première, après deux jours d’intégration au creux de la rivière, des arbres et de l’énergie puissante de la montagne.
Lipzou en miroir
Outils et formations des accompagnantes
Nos formations
Nathalie Bletterie est diplômée en médiation par le cheval, de l’école Ellipsy.
Spécialiste en éthologie, elle côtoie les chevaux depuis sa plus tendre enfance et a été jusqu’au galop 6 avant de préférer la rando, le dressage éthologique et le travail de médiation avec les chevaux. Elle vit au quotidien au Centre Imala, avec ses quatre chevaux, son chien, sa chatte et son mari.
Elle utilise également les techniques de la thérapie brève, appelée aussi « thérapie orientée solutions »: PNL, systémie, constellations, clean space, hypnose ericksonienne, mouvement…
Elle a en outre suivi de nombreuses formations dans divers domaines comme l’hypnose, le néochamanisme, le trantra, le massage, le théâtre, la danse, l’éthologie, l’écriture, le son, les arts visuels… et connait/côtoie les chevaux depuis l’enfance.
Elle partage ses pratiques dans des séances, stages et workshops ainsi qu’en création artistique et elle enseigne le rêve éveillé augmenté par l’hypnose (REAH) aux accompagnant.e.s.
Les quatre chevaux partenaires réagissent à la fois avec leur désir de travailler avec l’humain (ce qui n’est pas le cas du chat, très indépendant et trop celui du chien, en demande) et à la fois avec leur intuition, leur savoir-faire animal, leur ressenti profond.
Ils se positionnent subtilement « en miroir » de nos processus (réaction émotionnelle, énergie, action, regard, posture, film intérieur réalisé selon nos représentations, projections), ce qui permet de mettre à jour la construction de notre propre façon d’être et de réagir, sans masque.
Ils le font tous les quatre de façon sincère et selon leur caractère, très différent (Lipzou la douce attentive, Bryum le câlin malin, Phoebus le chef impatient, Juliette le doux pilier…).
Dans ce stage, chacun.e vit avec les chevaux qui travaillent des process du quotidien, sauf qu’ici ces process sont mis en évidence, à nus, et dénués d’intentions extérieures (le cheval fait simplement « miroir »).
L’hypnose et le rêve éveillé prolongent ensuite cette exploration, de façon à mettre à jour les fonctionnements, peurs, désirs, réactions, projections, émotions face à l’intention choisie en début de stage, pour explorer, apaiser, transformer, réconcilier, traverser…
Clowns en miroir
Les 3 axes de tous nos stages
Exploration
Quelle histoire nous racontons-nous? Comment interprétons-nous les éléments du contexte? Les « patterns » (sélection des captations, représentations, projections, réactions, émotions…) se sont construits et consolidés au fur et à mesure de nos expériences, depuis le début de notre existence, sans que nous nous rendions compte que ces mécanismes internes créent ce que nous croyons être « la réalité ». En laissant nos affects se révéler par la projection et par le cinéma intérieur, grâce au travail avec les chevaux et aux séances hypnotiques en connexion avec la nature, nous les rencontrons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons.
Conciliation
Le second fil est la conciliation entre les facettes (les dividus) composant un individu, entre ce qui en nous désire aller vers notre intention et ce qui est « plus fort que », ce qui résiste au changement.
Lorsque des tiraillements entre des émotions différentes, entre des désirs d’actions opposées, entre des élans a priori incompatibles amènent de l’inconfort, du stress, de la versatilité, des ruminations, voire de l’angoisse, il est intéressant de laisser la négociation du conflit se passer à un niveau intérieur, entre les différentes parties de nous-même, chacune reliée à des intentions, à des contextes, à des désirs et à des peurs, à des besoins singuliers…
Ces voyages intérieurs débouchent, si cela est approprié (car c’est différent pour chacun) sur un allégement-éclaircissement-apaisement ou sur une prise de décision ou – tout simplement – à une grande bouffée de tranquillité, en paix avec soi-même.
Transformation
Le troisième fil est la transformation par la mise en mouvement du corps réel et du cheval, mais aussi des objets transitionnels, des corps rêvés, des symboles et des paysages intérieurs.
Se donner du jeu pour quitter la sclérose, l’immobilité, le positionnement rigide, la répétition, le sillon fermé… Se donner du mouvement pour oser explorer et tester d’autres processus, en toute sécurité. Se donner de la joie, de la connexion, de l’accueil, du temps pour se mouvoir, s’émouvoir, en choisissant son cap et la modulation qui y mène.
Venez dérouiller vos processus, bouger vos corps et éprouver le champ de vos possibles!
Programme
Arriver et repartir
Nous commençons à 9h le premier jour et terminons à 17h le dernier.
Il est possible d’arriver la veille entre 18 et 20h et de repartir le dernier jour au soir ou le lendemain matin. Entre les deux stages, vous pouvez rester au centre pour vous reposer et randonner. Et pour ciels qui désirent séjourner plus longtemps dans la région, de nombreux logements (camping, chambres d’hôtes…) sont accessibles, pour profiter de cette nature magnifique (parc naturel des Cévennes, hauts-plateaux, rivière, cascades, randonnées, vautours fauves, parapente…).
Programme: exemple d’une journée type
Cet horaire est un exemple. Les journées varient, selon les envies, les possibles, la météo, le nombre de participant.e.s… A la fin du stage, vous aurez de toute façon bénéficié au moins de:
moments de construction transitionnelle collective
moments de débrief cadré quotidiens
moments de liberté et de repos
moments de travail d’auto-hypnose en connexion… avec la cascade, la rivière, la mare, les arbres…
1er temps de travail (9h -> 13h30)
Petit déjeuner
Séance collective en cheval-miroir (en 2 ou 3 groupes)
Séance collective en rêve éveillé augmenté par l’hypnose ou en apprentissage des outils d’auto-hypnose en connexion avec la nature
Débrief du matin
Pause (13h30-16h30)
Déjeuner
Temps libre pour la sieste, baignade, balade… et réalisation de tâches hypnotiques
Second temps de travail (16h30-20h30)
Séances individuelles en cheval-miroir / hypnose
Travail d’autohypnose dans la nature, personnel et au choix (ancrage, alignement, nettoyage, connexion, ressourcement, questionnement, conciliation, tranquillisation, énergisation, créativité, laisser-faire, positionnement d’observation de soi…)
Débrief de l’aprem
Diner à 20h30-21h
Lipzou s’invite à une conciliation
Aspects pratiques
Les dates:
En 2021, nous partagerons deux stages, qui peuvent être suivis séparément ou l’un à la suite de l’autre (avec 3 jours de repos au bord de la rivière entre les deux).
Voyez les explications sur le site de Nath pour arriver sans encombre: « en pratique »
Nombre de places par stage: minimum 4 et maximum 10.
Réductions:
15 pourcents pour une inscription au moins 8 semaines avant le stage
10 pourcents pour une inscription au moins 6 semaines avant le stage
5 pourcents pour une inscription au moins 4 semaines avant le stage
10 pourcents chacun.e, en venant à deux (inscriptions groupées)
10 pourcents en venant aux deux stages.
L’accumulation de ces réductions ne peuvent dépasser 15 pourcents. Ces réductions s’appliquent sur le stage (hors nourriture et logement).
Coût pour les stages
450 euros pour 4 jours
Si vous désirez vraiment venir mais que vous ne pouvez pas rassembler cette somme, écrivez-nous. Nous tenons à favoriser la mixité sociale et l’inclusion pour deux places. Priorité aux habitant.e.s de la région avec très petits revenus (voisin.e.s de Nath) et aux LGBTQIA+ (voisins de Marie).
Hébergement entre 5 et 30 euros par jour:
votre tente dans le pré ou votre camion sur le côté de la maison avec accès à la salle de bain et à la cuisine du bas: 5 euros par personne
tente+matelas+couvertures, le tout loué au centre avec accès à la salle de bain et à la cuisine du bas: 10 euros par personne
2 chambres de deux lits dans la maison: 20 euros par personne
1 chambres individuelles dans la maison: 30 euros
1 chambre individuelle avec sdb privative dans la maison 40 euros
1 chambre de deux lits dans la clède (petite maison): 20 euros par personne
Repas végétariens (prix coutant): paiement à part de 25 euros par jour pour 3 repas et des collations. Vous pouvez aussi utiliser la cuisine gratuitement pour vous préparer votre nourriture végétarienne perso. Il n’y a guère de temps pour préparer (nous passons à table juste après les débriefs), prévoyez alors des plats à réchauffer facilement ou des salades. Notez que ce stage est végétarien (pas de viande ni de poisson au frigo ou à table). Notez aussi que l’alcool n’est pas autorisé.
Trajet: calculez pour arriver entre 18 et 20h la veille du stage ou à 8h45 le jour-même. Pour repartir, le bus Florac-Alès est à 10h30 à l’ancienne gare de Florac, arrivée à 11h45 à Alès gare routière.
En voiture: à 1h10 d’Alès, 2h de Nîmes, 2h des Vans, 2h30 de Montpellier, 2h30 d’Avignon, 2h40 de Montelimar, 3h de Valence, 4h de Lyon, 5h15 de Genêve, 6h30 de Paris… Tout est indiqué sur le site de Nath: « en pratique ». Nous faisons le liens entre les stagiaires pour d’éventuels covoiturages.
En train-bus:
Train vers Nîmes (en Ouigo pas cher ou en TGV)
TER jusqu’à Alès: TER Occitanie, ligne Nimes/Alès/Clermont-Ferrand, www.ter.sncf.com/occitanie et 0800 31 31 31 (appel gratuit)
bus (il y en a peu, voir les horaires ici) ou covoiturage avec un.e autre stagiaire ou covoit blablacar ou autostop d’Alès à Florac (personnellement, j’arrive souvent d’Alès en stop chez Nath et Pierre, la Lozère est sympa avec les personnes qui n’ont pas de voiture) ou navette de Pierre (pour plusieurs arrivées en même temps)
Le Centre Imala est à 5h30 de Paris tout compris
Accompagnement des MagieS intérieures en nature (stage avec les chevaux, Lozère)
Infos et inscription
Pour convenir d’un entretien téléphonique afin de poser toutes vos questions, merci de contacter Nath par mail nathalie.bletterie@gmail.com ou sms au 0033 6 98 10 19 15
L’inscription est prise en compte à la réception de l’acompte de 150 euros, par virement ou par paypal. Cet accompte sera intégralement emboursé si le stage est annulé de notre fait (corona ou autre). Il ne sera pas remboursé suite à une annulation de stagiaire (en cas extrème, nous en discuterons ensemble).
Nath et Phoebus
Témoignages
Pour « imager » davantage ces séjours, lisez les nombreux témoignages de nos stages « se connecter à soi, au cheval, au monde ».
Quelques extraits:
« Ce stage m’a apporté la paix. Me pardonner, me recentrer, me reconnecter. C’est une façon de faire le point sur soi-même, nos attentes, nos envies, nos peurs, nos blocages… les exercices permettent d’évoluer. Ca peut être calme comme houleux. L’efficacité des outils m’a bluffée, de voir l’évolution personnelle de chaque stagiaire. J’ai pu enfin poser mes armes, après 20 ans de lutte. »
« J’ai apprécié la prise de conscience de l’alignement, à questionner régulièrement. Et aussi la force du groupe, le partage de vulnérabilités. Je suis surpris par la puissance constructive de l’inconscient individuel et collectif. C’est pour moi un voyage au coeur de soi, par l’intermédiaire de l’animal, une traversée en soi, avec soi et pour soi et aussi avec l’autre, les autres. Le concept est riche. Le binôme Nath-Marie est complémentaire. Le lieu est apaisant et ressourçant. »
« Les ressources pour moi ont été les outils de l’auto-hypnose, avec notamment la séance de rêve éveillé : un travail intense et profond, libérateur et réparateur, qui m’a permis d’aborder de façon nouvelle un aspect de mon histoire en lien avec une blessure, et de le traverser pour m’en libérer.«
« J’ai pu renouer avec ce contact fondamental qui me lie aux animaux et à la nature. J’ai pu oublier le temps et ne plus me sentir pressée d’être là la plupart du temps. J’ai pu redécouvrir des facettes de moi que j’aime. « « Ce stage m’a apporté un premier contact avec les chevaux. Une relation facilitée à l’animal dans un cadre d’une beauté rare, le privilège de me conforter dans l’idée que ma liberté, ma puissance et mes limites peuvent se conjuguer à l’envi. «
Maître Praticienne en hypnose éricksonienne, exploratrice, créatrice
J’envisage l’accompagnement comme une co-construction inclusive.
La personne que j’accompagne est experte de son problème (ou de son désir d’augmentation des possibles pour l’exploration et la création) et des capacités nécessaires (à réactiver ou à construire), pour avancer vers son accomplissement.
Je suis pour ma part une ressource technique experte des voyages oniriques. Je gère le cadre, fournis les outils, joue la copilote… et encourage à découvrir, apprivoiser, apprécier, traverser, transformer… tout ce que l’on rencontre en séance.
Car le paysage intérieur et ses habitant.e.s (que j’appelle « dividu.e.s ») sont des représentations symboliques des processus psychiques, à reconnaître et à accueillir. Les inclure, puis les modifier transforme la vision de soi, des autres, du monde et la façon de réagir aux interactions entre tous les éléments qui constituent la « personnalité » et avec les sollicitations extérieures.
Il s’agit de se réinventer, librement, hors des conventions, dans un confort suffisant et en prenant en compte toutes les facettes de soi. Cette « inclusion psychique » est évidemment liée à l’inclusion sociétale. Les oppressions systémiques du système interne sont elles aussi à déconstruire.
Mes différentes activités sont toutes imprégnées de cette magie intérieure, que ce soit les séances, les traversées de groupe, l’enseignement, la co-création, l’exploration… la vie.
Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, en hypnose conversationnelle et en RITMO (certifiée par l’ARCHE, inscrite en micro-entreprise à l’URSSAF et membre du Syndicat des métiers de l’hypnose), je travaille avec différents outils, mais aussi avec ce que je suis, car le rapport est primordial dans l’accompagnement.
J’ai été enseignante en lycée belge (cours de français et d’initiation aux arts contemporains), pour des ados de 15-18 ans, pendant environ 15 ans, autant en classe que sur le terrain de projets interdisciplinaires nationaux et internationaux. Ma formation pédagogique et mon expérience avec des groupes en projet interdisciplinaires sur divers terrains est donc bien ancrée.
J’ai suivi et je suis, par ailleurs, des formation dans divers domaines: recherche en hypnose (hypnologie), énergétique, danse, création sonore, chamanisme, tantra, théâtre, littérature et écriture, cinéma, massage, naturalisme et éthologie, sexpositif…
Mes espaces-temps de prédilection: hypnose, rêve éveillé, transe, synesthésie, nature, connexion animale, éthologie et écologie, bodywork, magies, espaces transitionnels, création artistique, fluidité du genre, féminisme (prosexe, propute, intersectionnel…), écoféminisme queer (et ses sorcières), sociologie et anthropologie, recherche alternative, sexpositif, marges libertaires…
Artiste et spécialiste de la création (et de la récréation) par l’hypnose et le rêve éveillé, je mets l’accent sur le potentiel de chacun.e à trouver ses propres solutions et à créer par iel-même son changement, que ce soit pour s’émanciper d’une addiction, apprivoiser un acouphène, s’aimer, oser transformer sa vie… ou pour libérer la création (de sa vie, de son oeuvre, de son monde!).
Je travaille en séances individuelles, en ateliers et en stages (2-7 jours), autant en en cabinet nomade que hors piste: sur les plateaux de danse/théâtre et dans les ateliers de création, dans des expositions d’art contemporain, en workshop d’école d’art ou de compagnie d’arts vivants, en entreprise éthique, en hamac dans un parc, dans les bois, dans un cours de yoga, dans le pré des chevaux, sur un bateau…
J’accompagne les personnes qui désirent se mettre en mouvement dans leur vie.
Je travaille également avec les créatrices/créateurs, avec les chercheuses/chercheurs indépendants, avec les entreprises éthiques, selon différents positionnements, comme artiste associée, conférencière ou coach hypnotique, artiste hypnotique invitée…
Je suis, par ailleurs, avec Dinah Bird et Valérie Vivancos, co-fondatrice du réseau Fair_Play, qui oeuvre à la visibilité des femmes, des personnes trans* et autres minorités socio-culturelles dans le domaine de la création sonore.
Si tu veux m’écouter parler de mon métier d’accompagnante en hypnose et rêve éveillé, de magie intérieure, du groupe « hypnose inclusive » pour les praticien.ne.s et de plein d’autres sujets,… c’est ici, au micro d’Elsa Couteiller.
Pour des renseignements ou rendez-vous, contacte-moi d’abord par email. Nous prendrons si nécessaire un rendez-vous ou un rdv d’appel téléphonique préalable à la séance (ce n’est pas obligatoire).
Adresse mail: lisellesil@gmail.com
N’hésite pas à doubler les messages écrits… je fais 1001 trucs et il m’arrive dans la course de louper un message.
accompagnement exploratoire non thérapeutique (synesthésie, rapport à la nature, fantasme, connexion animale, exploration interespèce, exploration scientifique alternative…)
accompagnement inclusif, non jugeant, safe (TDS, sexpositif, kinky, gros.se, poly, LGBTQIA+, sorcière positive, neuro-atypique, licorne, zèbre, hypersensible… friendly) pour une toute demande, classique ou non
sortie de masculinité toxique, déconstruction en soi
questionnement des genres, transition et transitude
travail en nature (hypnose, rêve et travail sur l’espace transitionnel avec ou sans les chevaux)
développement de la créativité du thérapeute et travail sur le positionnement-alignement de l’accompagnant.e
…
Outre ces quelques points, mes accompagné.e.s viennent en vrac pour:
Création, créativité, plein potentiel, magie en soi
Légitimité, confiance en soi, liberté d’être soi
Amélioration de la sensorialité, sensualité, synesthésie
Amélioration de la sexualité (lgbtqia+, sexpo, poly, kinky, TDS… welcome)
Transitions de vie vers un mode alternatif… ou autre changement de vie qui demande un sacré développement de la créativité et des ressources
Arrêt du tabac, de l’herbe et autres addictions compulsions qui ne requièrent pas nécessairement d’accompagnement médical
Réconciliation avec ses sois, augmentation de ses potentiels par la médiation intérieure
Amélioration de gênes physiques récurrentes (en complément d’un suivi médical): eczéma, fissure anale, migraine, acouphène, vertige, nausée, insomnie…
Nettoyage de traumas qui ressortent lors d’un événement ou se révèlent avec la répétition (beaucoup d’abus sexuels mais pas seulement), réconciliation avec ses sois, laisser partir des poids…
Plein de trucs divers car la formulation de demande initiale est souvent bien différente ce qui va se pointer!
Créer sa vie: régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l’énergie, lâcher du lest, s’émanciper d’une addiction, transformer le réseau d’influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s’épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre…
Créer son œuvre: ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, modeler, moduler, trouver son mouvement authentique, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire œuvre…
Créer son monde: parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, jouer, expérimenter, inventer, augmenter, expanser, incorporer…
Hypnotiste (qui pratique l’hypnose). Certifiée Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, en Ritmo et en hypnose conversationnelle par l’Arche, je pratique l’accompagnement hypnotique essentiellement à Paris, mais aussi à Bruxelles (ateliers et séances individuelles ou commande) et ailleurs (Cévennes, Ardèche, Bretagne, Berlin…).
Hypnologue: je suis toujours en recherche sur les processus de l’hypnose, c’est à dire ?les moyens de mise en lumière et de transformation de la subjectivité, leurs structurations, fonctionnements et impacts. Mes articles sur ce blog vous éclaireront à ce sujet.
(Artiste) Acousmate (? ? ? ? ? ? ? ?, -? ? ? ? : « ce que l’on entend », d’où « art acousmatique », où il y a une dématérialisation de la source sonore, au sens où le sonore, déjà enregistré et composé, est écouté par l’intermédiaire de haut-parleurs). Je travaille pour le moment en création sonore, performance et installation.
Exploratrice (la question n’est pas « qu’est-ce que je vis ? » mais « comment suis-je en train de vivre ce que je vis ? Et comment le transformer, l’ajuster, l’explorer?»). Mon moteur est l’exploration de soi, du rapport à l’autre (comme à cette adorable pouliche), et au monde…
Je suis la seconde humaine que Licorne laisse approcher de sa fille. Jad’Or est curieuse. A l’élevage éthique en semi-liberté du Coisel
Si tu veux m’écouter parler de mon métier d’accompagnante en hypnose et rêve éveillé, de magie intérieure, du groupe « hypnose inclusive » pour les praticien.ne.s et de plein d’autres sujets,… c’est ici, au micro d’Elsa Couteiller.
Le rituel qui fait partie de nombreuses cultures – de tous lieux et de tous temps – pourrait se définir comme une mise en scène favorisant la puissance des suggestions pour une transformation positive. Il s’invente librement, avec ou sans accompagnement et se déroule en solitaire ou en groupe.
Je propose ma version singulière de ce cérémonial de transformation, le rituel d’impulsion, en prescription de tâche après une séance, en balade collective, en discussion amicale ou professionnelle, en ondes radio avec le ritutoel, en performance participative dans un centre d’art, théâtre, festival… Le rituel est très présent dans ma vie que ce soit au niveau personnel, dans mes interactions sociales, mon travail hypnotique ou artistique…
Lors des « rituels en famille choisie » présentés ici, nous croiserons des rituels d’impulsion individuels réalisés chacun.e de son côté au sein d’un collectif et des rituels de groupe, réalisés ensemble et pour l’ensemble, pour toustes, pour la terre, pour la joie, pour l’amour, pour la solidarité, pour l’éros…
Dans le tout premier, Solstice, par exemple, le rituel d’impulsion joue sur les deux premières actions (laisser partir le sombre et rêver la lumière en soi) et le rituel de groupe sur la troisième (enchanter le monde de nos souhaits de lumière).
Ces rituels en famille choisie sont proposés dans le parc Daumesnil et bois de Vincennes mais aussi dans la nature au gré de mes voyages.
Ils rassemblent des fées, des sorcières queer, faunes, elfes… et autres créatures amoureuses de la nature et adeptes de la magie intérieure.
Ils sont préparés puis guidés pendant 2-3h, à prix libres conscients (sauf en cas de commande d’institution), c’est-à-dire que tu me rétribues ce qui te semble juste par rapport à ta situation personnelle (entre 0,60 et 60 euros et ça peut vraiment être 0,60 si tu ne peux pas plus, welcome!), en plus de l’envoi d’un texte (ça peut être court: de 60 à 600 mots et avec une image ou non), pour partager nos expériences en bas de cette page. Cela fait partie de l’échange avec moi. Et aussi de nos rituels car en écrivant, tu réactives et amplifies tes/nos rêves.
Des questions? Ecris-moi à lisellesil@gmail.com
Bienvenue!
Marie
Rituel d’impulsion en nature gaumaise
21 décembre 2020: SOLSTICE
Soeurs et adelphes, sorcières queer, fées, faunes, elfes… et autres créatures en amour avec la nature… bienvenue dans le mouvement de ce rituel de solstice de basculement vers la lumière!
NOURRITURES POUR L’IMAGINATION ACTIVE
Ce qui est proposé n’est qu’un canevas dans lequel ta créativité personnelle trouvera de l’espace, au cours d’une déambulation nocturne en nature. Pour ce premier rituel, chacun.e jouera avec ses propres rituels d’impulsion, puis célébrera la lumière au sein du groupe. N’hésite pas à collecter des résonances au-delà de celles que je propose ici. Si tu désires essayer un rituel seul.e avant, écoute l’un des deux ritutoels.
« Le solstice d’hiver est le moment où le soleil sort des « ténèbres de la matrice hivernale”. Le mot solstice vient du latin: Sol (soleil) et de “sistere”: rendre immobile. En effet, le soleil semble immobile à cette période de l’année. Les Collegia Fabrorum célébraient déjà, dans la Rome antique, la double fête solsticiale de Janus, dieu de l’initiation, dieu des portes et des passages. Janus était représenté à deux faces : l’une tournée vers le passé (le vieil homme) et l’autre vers l’avenir (le jeune homme), alors qu’une troisième face – invisible aux non-initiés – regarde vers le présent. » Source : Antiocchus
La symbolique des nombres peut être une belle surface de projection. Le 21: chance, protection, réussite, inspiration créatrice, équilibre, harmonie, succès, triomphe, épanouissement, plénitude. Le 12: fragilité, moments difficiles (épreuves, sacrifices, ruptures, contraintes, etc..), renoncement à quelque chose de matériel, intellectuel, ou social, entrave de liberté à cause d’un sacrifice, d’un blocage, d’obligations forcées ou d’un dévouement.
Yule est la forme anglaise utilisée pour désigner la période de solstice d’hivers chez les peuples germaniques, elle correspond à celle utilisée en vieux norrois à savoir Jól, dont sont issus Jól en islandais, Jul en danois, norvégien et suédois et qui signifient tous « solstice ». D’autres peuples ont emprunté cette appellation aux Germains, à savoir les Finlandais, d’où le finnois Joulu ou les Estoniens sous la forme Jõul.
L’équation du temps: Pourquoi le Soleil ne se lève-t-il pas le plus tard lors de la journée la plus courte de l’année? Pourquoi le Soleil ne se couche-t-il pas le plus tôt lors de la journée la plus courte de l’année?
Une conjonction très serrée entre Saturne et Jupiter, surnommée «le baiser de Noël», est prévue pour le 21 décembre. Ces planètes n’ont pas été aussi proches depuis quatre siècles. Et cet événement ne se reproduira pas dans les mêmes conditions avant 2080.
L’arbre creux, les drapeaux bouddhistes, les reflets du lac, les arbres, la rivière, les nuages, le totem, les cygnes, le pont, le feu… nous offrent également leur soutien généreux.
L’arbre totem maison-chouette
CONCRETEMENT
Pour ce rituel, équipe-toi de bonnes chaussures, de vêtements très chauds (et imperméables si la météo annonce de la pluie), d’une thermos avec ta boisson favorite, d’une lampe frontale, d’une bougie, d’un stylo et de papier écologique, de ciseaux et de la liste en mots ou en images du sombre que tu désires larguer en vue du renouveau et de ce que tu rêves de créer dans cet obscur
Le départ est à 17h pile au métro Porte Dorée devant le bar Les Cascades, retour à 19h au métro, pour rentrer avant le couvre-feu). C’est gratuit. Il suffit d’être à l’heure pour ne pas rater le départ et de m’envoyer un mail avant 16h, pour recevoir la formule magique du solstice.
Ta contribution: un texte de 60 à 600 mots accompagné d’une image pour l’illustrer (dessin, photo, collage, autre), pour cette page des rituels en famille choisie (signé ou anonyme, précise-le). A envoyer à lisellesil@gmail.com dans les 6 jours qui suivent. Cela fait partie de l’échange avec moi et de notre rituel. Car en écrivant, tu réactives et amplifies tes/nos rêves.
ETAPES ET ACTIONS
7 étapes.
l’arbre creux et nos chuchotements
les drapeaux tibétains et nos danses
les reflets du lac et nos respirations
la foret et notre attention
le totem et nos sons
l’animal et nos connexions
les bougies et nos intégrations
A chaque étape, nous ouvrirons trois actions (3×7=21): deux pour soi (rituels d’impulsion individuel réalisés chacun.e de son côté) et une ensemble, pour le collectif (rituel de groupe en cercle, avec une intention pour le monde).
Action : laisser partir une OMBRE
A chaque étape, largue une ombre, représentée par un mouvement, une expression, un son, un objet, autre… Il peut s’agir par exemple d’une peur, colère, tristesse, boulet, poids, encombrement, empêtrement, fragilité, blessure, épreuves, sacrifice, contraintes, entrave, blocage, obligation… qui sera lavée-aspirée-ôtée-brûlée-diluée-enterrée par un élément (la terre, l’arbre, l’eau de la rivière du lac ou de la pluie, le feu de la bougie ou la lueur des étoiles, le vent…), lâchée grâce au soutien des évocations libres de chaque représentation d’étape (le creux de l’arbre, les drapeaux tibétains, la forêt…).
Action: appeler une LUMIERE
Puis appelle un renouveau, un désir, ce dont tu rêves dans l’obscur pour créer ta vie en toi, avec les autres, au monde, une lumière désirée, représentée par un mouvement, une expression, un son, un objet… demandée à un élément (la terre, l’arbre, l’eau de la rivière du lac ou de la pluie, le feu de la bougie ou la lueur des étoiles, le vent…), fêtée avec les représentations des évocations libres.
Action: éclairons le MONDE de nos mots, mouvements et énergies lumineuses
En cercle, offrons nos lumières à l’autre et à l’univers, par nos chuchotements, danses, rires, sons…
Si c’est plus facile pour vous, laissez partir le sombre vers le bas et crééez la lumière vers le haut. Sinon suivez vos intuitions, jouez avec tous les éléments.
FOCUS
Concentration et modification d’état de conscience
A partir du moment où nous nous engagerons sur le chemin, nous serons dans le silence, sans lampes, sans flash pour les photos (surtout des animaux! pas d’éblouissements). L’éclairage est bien suffisant dans le parc et tes yeux seront habitués quand nous entrerons dans la forêt.
Chaque déplacement est l’occasion de se concentrer sur le sombre à larguer dans l’étape qui vient et sur ce que tu appelles de tous tes rêves dans la lumière
Pour les laisser s’incorporer en danse, chuchotement, objet transitionnel…
Transforme ce que tu désires dans ce canevas, sens-toi libre de jouer, dans le respect de l’autre et de l’environnement.
Trucs et astuces: la respiration ample, la focalisation visuelle (sans cligner des yeux) ou auditive ou tactile, la répétition de formules et/ou de gestes en boucle, l’extrême lenteur, la mise en avant d’un autre sens que ton sens premier (souvent la vue) en coupant les autres, l’adresse à un végétal (lui poser des questions et accueillir ses réponses), …
A chacun.e de rêver ses propres représentations, laisse-toi faire les choses à ta manière.
Bon rituel de passage vers la lumière!
TRACESDES PARTICIPANT.E.S
***
Solstice, passage… Nous marchons ensemble, portés par l’invitation à prêter attention au sentir dans ces bois, sous ce ciel de nuit la plus longue et pourtant si claire ce soir. Invitation à se donner une intention et transformer l’intériorité dans le creuset de la matière extérieure. Je chemine dans cette douce étrangeté nocturne où les frontières rendues indistinctes animent et accueillent mon chaos, mes multiples, et ma liberté. Et je donne ma confiance à la terre, à l’eau, à l’air et au feu, au minéral, au végétal, et à l’animal. Et j’avance guidée par la joie du vivant en équilibre sur cette crête tenue mais puissante et magnétique. Pour que s’opèrent les transmutations que j’appelle
***
La première station est un arbre avec un trou dans son cœur, je vibre avec lui, la tête à l’intérieur.
La seconde étape est un espace où volent des drapeaux dans les airs un grand espace, liberté et air
Ensuite une progression dans la forêt, nos méandres du bois Arrivée au totem que nous honorons Il me regarde, je me regarde L’eau coule, je l’enjambe
Le lac est un miroir d’eau qui reflète toute la clameur du monde Et nous nous approchons pour donner nos lueurs et remercier nos cœurs Espoir, Liberté, air nu, Totem, miroir de soi-même Miroir d’eau et rumeur du monde
Guidé par la flamme, mon cœur se répand
***
C’était chouette de se relier à la nature, de s’éloigner des lumières artificielles. Les mouvements et les chants m’ont permis de poser mon cerveau et de me connecter à mon corps, à ce qu’il y a d’instinctif et de vivant en moi. A la fin je me sentais vidé_e, renouvelé_e, entouré_e et ancré_e C’était à nouveau facile d’exister, délesté_e de tout le sombre
***
comment les arbres prennent forme en relation avec, et en fonction de, celles autour d’elles ? une négociation intelligente, et dans la longue durée, pour la lumière, pour l’espace, pour l’air, pour définir les limites. y a pas des arbres individuelles, mais des arbres qui parviennent à survivre dans leurs environnements, et leurs formes sont les traces des négociations avec les autres autour.
je veux filmer ces espaces de négociations entre les arbres, ces espaces immatériels, ces airs imaginés (et définis) par les arbres. comment imaginent-iels leurs environnements?
pas de décisions à long terme pendant la germination, mais une accumulation de choix minuscules au fil du temps. des décisions qui se solidifient et souvent encadrent les choix à venir.
en contemplant un arbre, j’observe mon corps à moi. bouger autour d’un arbre, c’est d’abord danser avec les tensions intérieures. la caméra comme un outil qui pourrait relier læ contemplée (l’arbre, la forêt), et l’intérieur de mon corps. filmer la découverte de cet entre-deux, en soi une illusion. créer des images qui sont les traces de ces rencontres.
Lorsque je lui ai dit avoir prévu un rituel dans les bois, il a grimacé en me conseillant d’être prudente. « C’est dangereux, les bois, la nuit ». Dangereux ? J’ai ri. Il ne faisait d’ailleurs pas si nuit cette nuit-là : le ciel était gris-blanc, on y voyait presque comme en plein jour.
J’ai aimé la marche en silence et la présence tranquille du groupe. J’ai pris dans ma main droite une feuille couverte de boue pour symboliser ce que je voulais quitter, dans la gauche une grande feuille rousse, du type de celles qui craquent comme le feu ou crépitent sous les semelles. J’avais imaginé un marron, mais j’imagine que ce n’était plus la saison, ou que ce n’était pas les bons arbres. Laisser partir, c’est aussi accepter et mieux, me réjouir de ce qui se trouve sur mon chemin, en lâchant les attentes de ce qu’une chose aurait pu être si seulement si…
La première feuille a été emportée au fil de l’eau, la seconde est encore chez moi. Elle aussi je vais la laisser partir, comme une bulle de joie à lâcher vers le ciel, pour rendre hommage.
Juste après avoir lâché la feuille j’ai posé ma main sur le bec de la chouette, mon animal totem. Elle m’a presque fait un clin d’œil, je crois.
Entre chien et loup j’ai appris qu’on peut nourrir sa lueur intérieure des colliers en néon des canidés qu’on promène à la nuit tombée ou à l’éclairage du reverbère. Quand rien ne laisse encore présager que l’automne a passé le relais, la lumière est là pour nous rappeler qu’autour de nous tout travaille minutieusement à préparer l’explosion du printemps et nous aider à patienter.
Cheminer ensemble vers la lumière. Laisser les poids dans la pénombre. Se laisser guider, rester concentrer.Confier des vœux au creux d’un arbre, danser sous les drapeaux, répéter des mantras, souffler sur des objets, chanter, protégées par le totem.Accueillir les sons de la forêt, écouter les poules d’eau, regarder ce qui se reflète dans l’eau et voir l’évolution au fil des vagues.
Pour la première fois, se lier à un groupe et arpenter le bois ensemble avec la même intention arqueboutée vers le solstice et la rare conjonction de Jupiter et Saturne.
Ici, se défaire des boulets, accueillir l’air nouveau, le regard traînant vers les chiens clignotants, comme autant de phares fidèles, glisser de la terre au ciel traversé. Se laisser accueillir par le creux de l’arbre fier et tissé d’anciennes toiles d’araignées. Planter dans la terre ce morceau de bois à la pointe qui a fait mal, le confier à la pierre vaillante. Espérer. Les sons émis, dans un concert parfois timide, parfois impétueux, comme le tremblement de la flamme qui tient bon. Espérer. Et se glisser dans ton reflet, inlassable confidente.
Il y a trois jours, j’ai rêvé de ma grand mère. J’ai été très proche d’elle durant toute mon enfance et elle a toujours vécu avec nous à la maison. Elle est morte il y a 6 ans et depuis, je rêve souvent d’elle. Dans ce rêve, elle m’appelait eu téléphone pour me réveiller, m’engueuler comme elle le faisait si bien, en me disant de me grouiller pour préparer mes affaires au lieu de dormir, que j’avais un vol a prendre ce matin.
En me réveillant je me suis demandée c’était quoi ce vol ? Pour quoi il faut que je me dépêche ? Que vais-je rater ?
Pendant que nous marchions durant le rituel, j’avais ramassé une feuille d’érable dans ma main gauche. Elle était assez grande, belle, assez majestueuse, mais ses coins étaient un peu rabougris, abîmés. Elle symbolisait ce que je voulais laisser partir. Dans la main droite je tenais une feuille de bouleau. Plus petite, plus discrète, d’une forme plus épurée, elle m’évoquait la simplicité et c’est ce que je voulais conserver. En marchant je m’emplissais de ces deux feuilles et de ce qu’elles symbolisaient pour moi. Laisser partir ce qui a priori à l’air majestueux et clinquant mais vient avec son lot de complications et conserver ce qui est simple, épuré, non-compliqué, même si ça à l’air plus modeste.
Il s’agit de choix à faire dans ma vie. Maintenant, aujourd’hui, à l’heure du solstice où le cycle change, la lumière revient, une nouvelle saison s’annonce et l’avion décolle.
Le crépuscule dessine des silhouettes fantomatiques
entrelacs de lignes calligraphiques
taches d’encre suspendues
œil de cyclope dans les buissons touffus
Le crépuscule du solstice d’hiver
traque les ombres et les lumières
engloutit nos défaillances
célèbre le silence
Des cygnes paisibles glissent sur la surface noire