Je travaille en visio pour les personnes qui sont loin de Paris et pour celleux qui préfèrent (pour des raisons sanitaires ou autres, c’est ok).
Ces séances sont à des prix différents. Le détail est dans la page des séances en visio.
SEANCES EN PRESENTIEL
Je reçois en extérieur (Parc Daumesnil et bois de Vincennes) et en intérieur (Paris 12 ou chez vous), à partir du 15 juin (avec gel, aération, distances).
Que ce soit en visio ou en présentiel, il y a 2-3 tarifs et des longueurs de séances différents pour que chacun.e puisse accéder aux voyages.
PS2: je reviendrai à Bruxelles pour mes visites mensuelles à partir de septembre, quand la folie du covid sera complètement passée. En attendant, bienvenue en visio.
Les accompagnements pour la création artistique (créer son oeuvre)
SEANCES, GROUPES SUR PLATEAU, Co-CREATION…
Que ce soit en séance individuelle d’accompagnement, en séance de travail sur plateau ou en atelier en individuel ou en groupe, en table ronde, en performance participative… je poursuis le partage hypnotique dans le champ artistique.
A venir, ma participation :
à l’exposition MagieS au Museum d’histoire Naturelle de Toulouse (à partir du 18 décembre 2020, Toulouse) par l’installation d’un parcours hypnotique au coeur de l’exposition
aux rencontres autour des recherches de Lucille Calmel (Bruxelles, automne 2020), sur la performance avec-pour-par des animaux et de la communication inter-espèces, « l’animal que donc je suis. Art de la performance & animaux, » recherche soutenue par le fonds national de la recherche scientifique / fonds de recherche en art – Belgique en collaboration avec l’ESA Le 75 et l’ENSAV La Cambre, 2019-2020
aux recherches hypnotiques sur plateau (La Balsamine, Bruxelles, septembre 2020), pour le projet « The Edge », de Gaétan Rusquet.
Des groupes dans une orientation plus thérapeutique sont possibles uniquement en présentiel. Je le fais en stage (Cévennes, Lozère). Mais si un groupe le désire (8 personnes), je peux organiser ça au bois de Vincennes 🙂
Gaume, printemps 2020
Les audios disponibles sur le web
AUTOHYPNOSE
Pour travailler seul.e en hypnose, bOa et ritutoel sont disponibles à prix libre sur mon bandcamp.
bOa (44’33s, 2016, production ACSR, avec l’aide du FACR) vous emmène en voyage de 45 minutes (posez une intention positive, mettez un casque fermé et couchez-vous les paupières closes… bon trip!).
Pour des écoutes sympas, il y a aussi Fantasmes (52’41s, 2018, Halolalune Production, avec l’aide du FACR) Merci Madame, (27’17s, 2013, ACSR Production), Agogies(16’50s, 2017, co-autrice avec Daniel Martin-Borret, autoproduction, mention au Prix Phonurgia 2017) et de petites pièces…
Image: Dominique Goblet
Stages
Les stages de printemps ont été annulés.
AOUT
Avec les chevaux…
En août, pour la 4ème année consécutive, je vous invite à partager 2X4 jours de traversée hypnose-rêve éveillé-rituel-médiation par le cheval-connexion à la nature, en Lozère.
Accompagner un rêve d’un groupe de voyageuses et voyageurs à domicile, qui planent chacun.e dans leur canapé ou leur lit… c’est un programme qui me plait.
Pour résumer:
Après une intro explicative sur la technique (rêve éveillé et hypnose éricksonienne) et sur le sujet du jour (thématique « nature », éléments biologiques et éthologiques, pour nourrir ton rêve), tu t’installes confortablement, le visage bien visible à l’écran, et tu te laisses guider par ma voix pour explorer ton paysage intérieur en liberté et sécurité (je veille aux deux!).
L’atelier te permet d’entrer dans ton espace onirique de façon confortable, d’y découvrir tes représentations, d’y explorer tes processus, mais aussi et surtout d’y vivre des sensations et impressions étonnantes à travers les plantes et les animaux. Envole-toi en mésange, glisse dans la terre en ver, jaillit vers le soleil en végétal, transforme-toi comme le papillon, glisse de corps en corps de serpent…
Puis, lorsque tout le monde est revenu.e à notre ici et maintenant, nous partageons quelques sensations, visions, compréhensions profondes avant de nous souhaiter de jolis rêves – nocturnes cette fois.
Naturons-nous est ouvert à chacun.e, quelle que soit sa (dé)construction.
onirOQuer est réservé au cercle LGBTQIA+, pour proposer un espace inclusif safe, où il n’est pas nécessaire d’expliquer les questions d’humour oppressif, le fait de (mé)genrer, la NB, les TERF… et autres trucs de (non-)déconstruction. Voici un Manifeste Queer pour comprendre de quoi il s’agit si la curiosité vous titille.
Histoire d’hydre
EXPLORATION CONFORTABLE
Ces ateliers sont tranquilles, car uniquement exploratoires, selon l’axe « L’hypnose et le rêve éveillé pour créer son monde« .
Il s’agit de s’éveiller, d’ouvrir ses horizons, d’augmenter ses connexions profondes, de se rencontrer à l’intérieur de soi, d’expérimenter des états inédits et agréables, d’explorer des possibles auparavant impensables, de se permettre une mise en mouvement confortable.
Je n’aime pas le mot « récréatif », lié à la facilité de la société capitaliste, avec son pain et ses jeux. C’est l’inverse de ce que je cherche à partager. Non pas une « distraction » qui empêche d’avoir un regard éclairé sur le monde, non pas un divertissement qui « vide la tête » et défoule, mais bien un focus sur ses couches profondes et une ouverture inouïe, qui change la représentation du monde.
Je précise encore qu’il ne s’agit pas d’un travail thérapeutique à proprement parler (même si mieux se connaitre et élargir sa zone de confort aide ^^). Nous ne cherchons pas une solution à un problème, nous ne côtoyons pas les zones d’ombres.
CONTRAT
Le contrat entre nous est d’ailleurs celui-là: rester dans les balises du suffisamment confortable, aller vers l’éveil, la joie, la lumière et garder la voix drapeau en fil rouge.
Ces précautions prises… voilà … et hop, en vol!
OU? QUAND? COMMENT?
Rassemble un groupe de 8-10 personnes et allons-y, en visio ou en présentiel (si tu as un grand appartement).
En gros, je n’organise plus de groupes mais j’anime avec plaisir ceux qui sont constitués.
Quelques extraits de textes laissés par les rêveuses et rêveurs
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J’ai plongé très loin dans un cocon intérieur, l’impression de descendre palier par palier à l’intérieur de moi, dans une transe profonde.
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Un papillon vient butiner mon visage, ses pattes et sa trompe me tire vers lui. Il m’emmène dans son envol, tandis que mon corps reste allongé, je me vois lentement décoller au dessus de moi même.
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Je sens la mollesse, la souplesse, la fluidité du corps mollusque qui glisse dans l’eau. Je me tortille et me roule, ma langue caresse mon palais. Je baille énormément, les mouvement s’enroulent autour de mon tube digestif. La bouche est un nouveau centre.
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Portées par les vagues ou glissant le long de la surface d’une pierre ou d’une autre limace, se toucher les tentacules, se titiller la petite boule aux extrémités du corps, enserrer sa crête!
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Je crée quelques graines pour lui offrir alors il rentre dans mon corps par le dos ses ailes se déploient derrières mes bras je vole dans les branches de l’arbre, je joue avec l’arbre la fleur et l’oiseau tout est dansant et joyeux
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je me vois allongé à la source je m’endors en m’observant dormir à l’interieur je songe que ce serait plus agréable de ne pas dormir seul alors je rêve d’un ours, un gentil qui vient avec moi dans le lit il est dans mon dos et me prend dans ses bras sa grosse patte griffue m’entoure tendrement je suis trop bien blotti contre lui, sa fourrure est douce je m’abandonne dans le confort,
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Cette séance m’a beaucoup apaisé, comme massé depuis l’intérieur et à des endroits qui sont d’habitude oubliés, jusqu’à l’imagination. Ca a créé un nouveau lien avec mon corps avec ces parties de l’ombre.
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Ici c’est « Apprendre à piloter son propre vaisseau » qui résonne encore d’avantage et avec beaucoup de joie.
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Je termine ce voyage avec du vert sur les bras, du jaune et du orange sur mon coeur, qui viennent nourrir mon feu intérieur, du turquoise sur les pieds, mes ongles de pieds colorés aux couleurs de l’arc-en-ciel.
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Quand je me suis levée bien plus tard, j’ai croisé une mite dans la cuisine. Je n’ai pas eu le courage de m’en débarrasser, je lui ai souri en pensant au très long chemin de transformation qui l’a menée jusqu’à moi.
Tu as bien lu en détail ce qu’est un rituel d’impulsion dans la page qui lui est consacrée?
C’est un rituel:
à créer soi-même en séance ou à adapter librement à partir d’un tuto ou d’un témoignage ou d’expériences diverses
à réaliser en individuel
avec une intention de transformation positive de soi-même (« grâce au rituel d’impulsion, je serai moi en mieux, par exemple « avec plus de sensibilité joyeuse »)
sans violence, mais avec encouragement
respectueux de soi, des autres, de la nature, du monde
Prêt.e.s à en créer un pour te transformer?
Je partage des ritutoels – les tutos des rituelsd’impulsion hypnotiques – sur Radio Campus Bruxelles le lundi à 17h, avec les sons d’Emilie Patate et ma voix pour ritutoéliser en direct ou en différé.
Pour le moment… ces rituels d’impulsion sont à réaliser à l’intérieur, circonstances obligent. Plus tard, je reprendrai mes rituels d’impulsion préférés: dehors!
RITUTOEL 1 « Liquidation » (nettoyage de sensations, émotions, impressions) est en ligne
RITUTOEL 2 « Gourmenvie » (activation et augmentation de la sensation d’être en vie, des petits plaisirs)
Pour ce premier Ritutoel, intitulé « Liquidation », nous allons laisser partir très loin un ressenti personnel sans lequel on se sentirait carrément mieux!
Nous allons réaliser, chacune dans notre espace, une série d’actions pour liquider une sensation de poids, tension, fatigue, colère, agacement, explosion, morosité, tristesse, stress, abattement, frustration… chacune a sa propre matière à liquider.
Sonde-toi! Fais ton choix…
Evidemment, tu as le pouvoir d’adapter le matériel, les actions et les suggestions. Le ritutoel ne demande qu’à être ajusté, en toute liberté et créativité.
En plus de l’intention, nous aurons besoin de 4 éléments:
Une feuille de papier de préférence fine, recyclée et non chlorée (elle va partir dans l’eau), que tu cales sur un plateau ou dans un plat, parce que tu vas certainement déborder en écrivant-dessinant-griffonnant les yeux fermés
De quoi écrire et dessiner (marqueurs, feutres, stylos, crayons, fluos… ce qu’il te plait)
Une odeur qui tedonne du peps ou du calme ou… ce dont tu as besoin là. Ca peut être un fruit ou une huile essentielle ou une huile de noix ou une eau de fleur ou un parfum… si tu ne trouves pas, prends un cachou ou une graine de café ou de cumin, pour le gout
Deux accessoires magiques, qui te donnent la sensation d’être magicienne ou sorcière ou fée ou mage ou superhéroïne… comme un foulard ou un pull ou un chapeau, une ceinture, ou une bague ou une baguette ou un doudou magique ou une perruque ou un objet chéri…
Tu auras 3 minutes, dans l’audio pour rassembler ces 7 éléments, mais n’hésite pas à les préparer pour profiter tranquillement de l’interlude musical de Madame Patate.
Voilà… bienvenue sur le podcast (à partir de la minute 37, ce qui précède et suit est super aussi!).
N’hésite pas à m’envoyer tes impressions à lisellesil@gmail.com.
Pour ce second Ritutoel, intitulé « Gourmenvie », nous allons laisser monter très haut nos sensations du vivant.
Nous allons réaliser, chacune dans notre espace, une série d’actions pour célébrer la vie sous toutes ses formes, intégrer le réveil que certaines sensations nous procurent et goûter au ravissement, à la quiétude, à l’évidence de faire partie du sensible, de l’unité du vivant.
Evidemment, tu as le pouvoir d’adapter le matériel, les actions et les suggestions. Le ritutoel ne demande qu’à être ajusté, en toute liberté et créativité!
En plus de l’intention, nous aurons besoin de 7 éléments:
Tu auras 3 minutes, pour rassembler ces 7 éléments, pendant l’interlude musical de Madame Patate. Et je vais répéter une seconde fois. Mais tu peux aussi les préparer et profiter de l’interlude musical de Madame Patate.
Une plante vivante (si tu n’en as pas, prends un fruit frais ou un légume frais)
Un objet avec lequel faire un son magique (une cuillère dans un verre, un grelot, un pot rempli de grains, un trousseau de clés…)
Deux matières à passer sur la peau, une qui réveille, interpelle, interroge (gant de crin, corde de coco, verre froid) et une qui apaise, adoucit (pull tout doux, galet lisse, foulard, …)
Deux aliments: un qui réveille (moutarde, vinaigre de vin, citron…) et un qui te fait du bien en douceur, fraicheur, qui te donne ce dont tu as besoin là.
Un accessoire magique, qui te donne la sensation d’être magicienne, sorcière, fée, superhéroïne… comme un foulard, un chapeau, une ceinture, une bague une baguette un doudou magique, une perruque, un objet chéri…
Bon voyage!
N’hésite pas à m’envoyer tes impressions à lisellesil@gmail.com.
Ritutoel, le tuto du rituel, « Coussin extatique »
Objets à préparer: un gros coussin ou un oreiller, deux feuilles de papier, un stylo, un plat ou une casserole, un verre d’eau, un briquet, un casque fermé.
Ce rituel, dans lequel je vous guide pas à pas, pourrait se définir comme une mise en scène qui favorise la puissance des suggestions pour un voyage d’exploration sensorielle, sensuelle, voire érotique. Il vous suffit de vous laisser emmener par ma voix et par la musique de Madame Patate.
Et ici, j’ai rassemblé, très subjectivement, quelques liens qui font du bien. Il y a du yoga, de la méditation et autres liens de soin, mais aussi de la musique, de l’art, des films, des livres, des photos, des conférences… j’aime le vrac dans les listes.
Je l’augmente de quelques liens par jours (première rubrique, la date du jour). Puis je replace ces liens dans la liste. Seuls les derniers restent en en-tête.
Work in progress!
Cocon de papillon de nuit sur ma porte de yourte, Lozère, aout 2019.
sortie des films sur « Premium VOD », en Belgique sur les plateformes VOD VOO, Proximus Pickx VOD, Universciné.be, Dalton.be (actif essentiellement côté flamand) et Lumierefilms.be.
En temps ordinaire, je pratiquais déjà souvent des séances d’hypnose et de REVAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose) par visio car j’accompagne des personnes dans différents pays.
Dans les périodes de covid, la pratique virtuelle s’est intensifiée.
Cela fonctionne très bien.
J’utilise une salle virtuelle où nous nous rencontrons car en cas de coupure d’internet, il est facile de se reconnecter sans se rappeler et décrocher. Il suffit de revenir dans la salle où l’autre est resté.e.
Pour le moment, je privilégie ZOOM, car c’est le plus fiable. D’autres sont possibles: Jitsi, KMeet, HANGOUTS, SKYPE, Klaxoon, Whereby
Les condition
Il suffit de prévoir une pièce calme où il n’y a pas d’irruption humaine ou animale, une connexion haut débit, un écran stable (pas un téléphone en main) et, éventuellement (pas nécessaire mais pratique) un casque avec micro.
Mes accompagné.e.s en visio sont en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Maroc, Japon, Chine et Amérique du Sud… Tant qu’il y a du réseau, ça roule.
Bienvenue!
Avantages
Organisation géographique optimum (je suis souvent en vadrouille)
Gains de temps (pas de déplacement de chez vous au cabinet)
Confort (vous êtes dans votre fauteuil et pouvez y rester après la séance)
Intégration directe dans votre quotidien
Safe (pas de risque covid)
Cocon (avec un casque, idéalement avec micro, c’est mieux!)
Témoignages (partagés avec permission des autrices et auteurs)
« Clairement, les forces qui génèrent le voyage intérieur n’en ont que faire que la guide soit là physiquement ou virtuellement »
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« Il y a un mois, je partais en hypnose guidée en visio par Marie pour explorer la douleur physique qui me faisait extrêmement souffrir depuis des mois.
Le voyage se révèle sous le signe de l’abeille. Étendue dans un champ, mon corps se transforme peu à peu pour devenir celui d’une abeille géante. Ma vision devient extraordinaire. Chaque œil est maintenant muni de milliers de petites caméras qui élargissent mon champ visuel. Je vois en grand et en petit, de près ou de très loin en même temps.
Puis, une douleur actroce me reveille: mon dard a arraché tout mon abdomen. Je ne sais pas quoi faire pour soigner cette déchirure mais bientôt des dizaines ou des centaines d’abeilles entament une ronde autour de moi et m’enveloppent d’un voile de miel. Leur chant et leur danse m’apaisent et annoncent la guérison.
Aujourd’hui, trois semaines après mon opération chirurgicale, c’est un nid d’abeilles qui a élu domicile sur le mur de ma terrasse bruxelloise. Depuis hier, leur chant m’enchante et me rappelle à cette séance magique d’abeilles guérisseuses. Du coup, je ne sais pas si je dois les laisser vivre leur vie et les remercier ou appeler un apiculteur pour les déplacer gentiment!
Drôle de coïncidence toute de même non ? Merci la vie. Et merci Marie ! »
***
Mon premier rdv en visio avec Marie se résume en quelques lettres WAOU.
J’étais pourtant bien stressé puisque je cumulais un premier rdv pour une premiére expérience de rêve éveillé et en visio.
Mon stress s’est rapidement dissipé pour laisser place à la curiosité et une envie de lâcher prise.
Marie a su me rassurer de part son approche simple, transparente et assez pragmatique. De part aussi sa présence aussi que l’on sent sans jugement aucun.
Le plus marquant ( d’où mon WAOU) est ce cadre de sécurité que j’ai ressentie et qui m’a permit de faire une séance intense et productive.
Il y a eu aussi de l’humour, des sourires et à nouveau de la simplicité et ça c’est top aussi.
Marie à une approche réellement singulière et simple à la fois, qui est selon moi gage de professionnalisme .
Je me suis sentie libre, confiante et assez en sécurité pour faire sauter une ou deux barrières dés la première séance. Waou !
Merci Marie !
***
La nature dans mes voyages hypnotiques.
Lors de mes séances hypnotiques en visio, la nature occupe une place prépondérante : flotter à la surface d’un lac, me lover dans un tronc d’arbre, me retrouver au sein d’un volcan en éruption, laisser pousser des plantes à l’intérieur de mon corps, intégrer le soleil en moi et cela à maintes reprises… Sans compter sur la présence des guides-animaux qui m’accompagnent lors de chaque voyage.
Les tâches prescrites en fin de séance maintiennent souvent ce lien créé : prendre du temps pour moi dans un jardin ou un bois, trouver une pierre et la garder, retourner en auto-hypnose dans les lieux visités,…
La nature est revenue au premier plan dans ma vie quotidienne en tant que lieu de ressourcement et de refuge.
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Première expérience d’hypnose pour moi. C’était donc un double pari de la tenter durant cette période exceptionnelle de confinement liée au Coronavirus, par écran interposé.
Malgré quelques déboires techniques liés à ma connexion, Marie a tout de suite été d’une présence apaisante et accueillante.J’ai apprécié le temps offert par Marie lors de la première séance d’une part pour me laisser expliquer ma demande et mon état, et d’autre part pour la clarté de ses explications sur la pratique qu’elle propose. Marie est très transparente sur le cadre de son travail et des limites de celui-ci, chose très rassurante pour moi.
J’ai été étonnée de constater la facilité avec laquelle je me suis laissée guider par la voix d’une thérapeute que je n’avais jamais rencontrée en chair et en os. La douceur de sa voix et l’assurance avec laquelle elle mène la séance m’ont guidée avec confiance dans une voie nouvelle d’exploration de mon être.
Quel voyage ! Tout cela est assez neuf pour moi mais je dois dire que j’ai été conquise dès la première séance.
J’ai découvert un monde intérieur avec lequel je peux entrer en contact et en dialogue même, ce qui a pour effet de diminuer l’angoisse liée au sentiment d’impuissance et parfois de dépossession de mon propre corps face à la maladie et à la douleur physique. La médecine traditionnelle et les spécialistes en particulier morcellent tellement leur diagnostic et la prise en compte des pathologies dont nous souffrons que j’ai eu envie de faire appel à d’autres techniques pour envisager un soin plus global qui réunifie corps et âme.
L’hypnose proposée par Marie nous donne aussi des outils concrets qui se déploient sous la forme de petits « exercices personnalisés» donnés en fin de séance qui permettent de poursuivre le travail et de s’approprier la technique. Ces exercices me portent au quotidien pour affronter avec plus de sérénité la période difficile que je traverse.
Je recommande vivement à toutes celles et ceux qui traversent une période difficile et cherchent une voie créative pour se (re)découvrir (mai 2020).
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Merci et merci et merci encore! C’est un véritable chamboulement positif, Une avancée énorme, Un pont vers l’infini…
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J’ai rencontré Marie lors d’un festival à Paris parce que j’ai participé à un de ses ateliers d’hypnose. Je dois avouer que j’y suis allé très sceptique, je ne croyais pas à l’hypnose et j’en avais l’image très éloignée de celle que pratique Marie. Lors de son atelier j’ai fait une rencontre très forte, ce qui était complètement inattendu étant donné que j’étais sûr que je ferai l’atelier tout seul !
J’ai commencé alors à voir Marie pour des séances, lorsque j’étais à Paris ou elle à Berlin, où j’habite. Elle m’aide énormément à y voir plus clair et à débloquer des choses qui m’empêchent d’avancer.
A plusieurs reprises elle m’a proposé de faire des séances par visio mais j’ai toujours décliné, au fond de moi je ne croyais pas que ça pouvait fonctionner et je pensais que tant que c’était le cas de toutes façons ça ne fonctionnerait pas.
Là-dessus est arrivé le coronavirus, avec toutes ses conséquences et notamment l’impossibilité de voyager. Je ne pouvais donc plus avoir de séance avec Marie. Lorsque je suis arrivé à un grand barrage dans ma vie il a été clair pour moi que j’avais besoin de son aide et que je devais tenter la visio.
C’est donc ce que j’ai fait et ça a complètement fonctionné, la séance en visio m’aide autant à avancer que lorsqu’elle est dans la même pièce que moi. Et l’avantage c’est que nos séances peuvent maintenant être régulières et par conséquence je peux avancer encore mieux que lorsque je les programmais au fil de mes voyages ou des siens.
Alors pour les personnes qui doutent que cela fonctionne, comme c’était mon cas il y a quelques mois, je dirais juste : essayez sans à priori et vous serez surpris !
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Je reviens vers toi après la séance de lundi qui a été une très belle expérience pour moi.
Elle m’a aidé à réconcilier mon mental et mon cœur, c’est énorme ! Cette séance m’a permis d’ancrer dans mon corps le fait que la situation est folle mais pas moi… et de calmer le questionnement qui m’envahissait depuis trop longtemps.
L’après-midi, je me suis sentie légère et joyeuse, ça ne m’étais pas arrivée depuis un moment…
Ca m’a fort étonnée que ce soit mon corps qui parle. J’imaginais que dans l’hypnose, le corps était hors jeu justement. J’étais aussi étonnée de ne pas avoir d’images alors que je suis très visuelle habituellement.
Je te remercie encore pour ton écoute et ta voix, pour l’accueil à ce qui se passe sur le moment, sans jugement. Je me suis sentie en confiance, c’est précieux.
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J’ai fait deux séances sur Skype avec Marie depuis le début du confinement et elles m’ont fait un bien fou.
Aucune différence en soi avec le travail en analogue: Marie est complètement présente, son soutien et sa concentration sont palpables, l’échange est vivant.
Clairement, les forces qui génèrent le voyage intérieur n’en ont que faire que la guide soit là physiquement ou virtuellement 😉
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Depuis novembre 2018 j ai eu des RV très réguliers avec Marie jusqu’à la fin février et depuis début mars 2020, nous avons commencé les RV par skype.
Au début cela m inquiétait et me stressait un peu , puis très vite, les séances se sont déroulées comme en présentiel, avec un temps de paroles, puis à la demande de Marie de fermer les yeux, d’observer les sensations dans le corps et peu à peu le travail thérapeutique s’ installe progressivement , le rêve éveillé se déroule, les émotions arrivent, les ressentis dans le corps.
Marie induit et propose des situations, des images…..et le travail hypnotique se produit tranquillement. Très vite, on oublie l ‘écran étant pris par la situation, par la transe.
Je suis très satisfaite de ces séances par skype qui pour moi produisent les mêmes effets. Je continue de faire beaucoup de progrès, d’avancer en me sentant toujours de mieux en mieux .
Je poursuivrai ces séances par internet après le confinement et mon déménagement loin de Paris.
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J’ai rencontré Marie deux fois avant qu’elle ne me propose de réaliser une séance par skype.
Le côté pratique est évident : pas de trajets et un horaire flexible. Par contre, j’avais une appréhension quant à la mise en situation : me sentirai-je à l’aise? Le voyage vers mon monde intérieur sera-t-il possible? L’éloignement physique ne sera-t-il pas un facteur limitant?
A l’heure convenue, nous avons entamé notre conversation skype. Tout d’abord, nous avons fait le point sur mes progrès depuis notre dernière entrevue. J’ai mis l’accent sur les sentiments de solidité, d’ancrage, d’être « moi-même » que j’avais ressentis à la sortie de la séance. Sentiments que je voulais retrouver et intégrer profondément en moi. Un nouvel objectif était trouvé!
Une fois cet objectif clairement énoncé, Marie m’a proposé de fermer les yeux et de faire un scan de chaque partie de mon corps. Un inconfort étant présent dans la région de la gorge. J’ai écouté les besoins de cette zone et j’y ai apporté lumière et respiration jusqu’à ce la tension disparaisse. Toujours sous l’impulsion de Marie, je suis partie en voyage. Mon premier guide m’a accueilli. D’autres se sont relayés tour à tour jusqu’à ce que Marie me demande me concentrer sur mon 3e oeil. Cette région du front étant crispée, j’y ai fait entrer de la lumière, de la paix, de la détente tout en laissant pénétrer de la solidité dans chaque cellule de mon corps. Tout ce qui avait besoin d’être transformé ou éliminé l’a été grâce à ma respiration et mon dernier guide. Pour clôturer le voyage, j’ai fait un pacte avec moi-même : me poser ou me reposer 10 minutes par jour.
La séance s’était très bien passée, elle a été intense et surprenante (comme à chaque fois). Je me sentais bien et mes craintes n’avaient plus lieu d’être.
Grâce à ce voyage, j’ai abordé mon nouveau travail de manière sereine. La solidité est au rendez-vous! 🙂 Il est évident que je renforce tous les jours ce sentiment et que je respecte tous les termes de mon accord…
Un tout grand merci à Marie
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J ai fait plusieurs séances avec Marie en face à face mais un jour je n’avais pas d’autre choix que d’en faire une par skype, il est vrai que j appréhendais cette séance, je me disais que ça n allait pas être pareil, puis je me suis quand même lancée…
Je n’ai très honnêtement pas fait la différence, Marie est 1000 fois présente, rien ne change, d ailleurs cette séance m’a débloqué une étape importante de mon cheminement. A ce jour je sais que je ne m arrêterai plus à ça, peut importe par quel biais se font les séances, Marie est très professionnelle, je lui fais entièrement confiance.
Merci Marie
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Habitant loin des endroits où Marie reçoit habituellement, la seule façon d’effectuer des sessions était par Skype. Je n’ai donc pas hésité à prendre un premier rendez-vous.
Il est vrai que la première fois, j’ai tout de même eu des doutes sur ma capacité à entrer en transe de cette manière-là.
Mais, grâce au savoir-faire de Marie, tout s’est très bien passé. Je n’ai jamais ressenti que la distance était un frein quelconque à la qualité de la thérapie et suis vraiment enchanté de cette manière de faire. Il est vrai que j’aurais pu trouver un hypnothérapeute dans ma région, mais pouvoir pratiquer avec une personne qualifiée et de confiance était le plus important.
J’apprécie également la flexibilité que donne ce type de session et l’absence de perte de temps dans les transports.
Je ne peux que recommander Marie et ce type de sessions à distance.
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Voyage grâce à Skype
Cela fait maintenant plus d’un an que je réalise des voyages hypnotiques avec l’aide de Marie.
Après quelques rencontres, nous avons commencé les séances d’auto-hypnose via Skype : lorsque j’en ressens le besoin, je contacte Marie et l’on fixe un rendez-vous virtuel.
Malgré l’a priori de la distance physique, l’état d’hypnose s’installe rapidement après avoir déterminé l’objectif du moment. En cas de coupure, il est étonnamment facile de repartir en voyage, de retrouver et suivre ses guides. Le travail entamé se poursuit de séances en séances.
Finalement, la technologie permet de la flexibilité par rapport à l’horaire et au lieu où l’on se trouve. Il suffit juste d’une connexion internet et d’un ordinateur voire d’un smartphone…
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La période de confinement que l’on vit actuellement n’a rien changé à mes « habitudes hypnotiques ». Quand j’en ressens le besoin, je contacte Marie pour prendre un rendez-vous virtuel. Diverses possibilités s’offrent à nous : Skype, Messenger, Hangouts en fonction de la qualité du moment. Les voyages sont, par contre, toujours qualitatifs! Merci à mes guides et à Marie…
D’autres articles envisageront l’amélioration du syndrome de fatigue chronique, du burn out, des insomnies et autres problèmes de fatigue. Celui-ci aborde un autre changement (même s’il y a évidement des point communs).
L’hypnose permet d’apprendre à gérer un épuisement ponctuel répétitif, qui peut se traduire par des phases d’activités positives alternant avec des phases d’épuisement : système immunitaire attaqué, fatigue, larmes, découragement, difficultés à se concentrer, ruminations, versatilité, mal de crâne…
AMELIORER LE SOMMEIL
L’hypnose permet d’améliorer le sommeil: l’endormissement, le temps de sommeil (et donc les insomnies), la qualité de sommeil…
Il est également possible, en apprenant une autohypnose, de faciliter la transition, pour passer du mouvement extérieur au calme intérieur et de se ressourcer par une sieste hypnotique.
FAIRE SWITCHER LE CERVEAU
Se reposer, c’est aussi mettre au repos des fonctions qui ont besoin de l’être, en dormant, mais aussi en reposant l’intellect ou le corps ou l’espace émotionnel tour à tour… L’hypnose (hétérohypnose) permet d’apprendre à faire switcher le cerveau volontairement : se laisser aller à une tâche sportive en mettant l’intellect au repos, d’être totalement dans le rapport amical ou sensuel ressourçant plutôt qu’en glissant sans cesse dans l’écriture mentale d’un dossier, se concentrer sur une tâche précise qui occupe l’esprit et empêche l’hyperactivité (yoga, dentelle, cuisine, bouturage, écoute des oiseaux, sport de précision…).
ECONOMISER SON ENERGIE
L’hypnose permet aussi d’économiser son énergie: en apprenant à profiter des courants pour se laisser porter, à ne pas s’obstiner à avancer à contrecourant, à éviter les pompeurs inutiles (surcharge d’activités, entourage lourd…), en amoindrissant les angoisses et autres débordements émotionnels inutiles qui dispersent et gaspillent… D’autant plus que c’est un cercle vicieux : plus je suis fatigué et plus je suis sujet aux émotions négatives et ouverts aux suggestions extérieures (je me laisse alors « entrainer » par ce que les autres attendent de moi, plutôt que de décider de ce qui est juste pour moi).
RECHARGER SES BATTERIES A TEMPS
Il est nécessaire d’adapter les entrées et sorties d’énergie pour permettre au « réservoir » de fonctionner autrement que sans cesse sur la réserve, en allant jusqu’au bout de ses forces. Notre système est semblable à une bulle d’énergie, gonflée après le repos et dégonflée après l’effort. Trop de pression dans la bulle peut occasionner des déchirures et des fuites. Trop peu donne l’impression désagréable de se trainer. Pour être en forme (gérer des tâches complexes, sans générer des angoisses qui fatiguent, avec entrain et souplesse), sans alterner activité et épuisement, la recharge doit être suffisante et réalisée bien avant de passer sur la réserve du « capital énergie ».
Un changement par l’hypnose peut être positif rien que dans la capacité de « lire le tableau de bord » et de réagir aux signes qui s’y inscrivent, car ignorer les voyants (il ne s’agit pas seulement de la jauge du « carburant », mais aussi des alertes diverses de fonctionnement), c’est risquer la panne ou l’accident.
L’HYPNOSE CONJUGUE DIFFERENTS PROCESSUS
Pour gérer un épuisement ponctuel répétitif, l’hypnose conjugue différents processus: optimiser le repos (séances de « recharge », meilleure qualité de sommeil), éliminer les gaspillages d’énergie (stress, peur de ne pas y arriver, rage d’être trop fatigué, difficulté à dire non…), éclaircir les intentions que l’on désire privilégier et celles que l’on rejette, utiliser les éléments sans s’y opposer (recevoir l’air et le canaliser, en faire une direction, même s’il arrive presque de face, on glisse rapidement par frottement, comme pour la navigation sur un voilier), choisir l’état dans lequel je désire être (se reposer vraiment, sans ruminer ou au contraire focaliser totalement sur une tâche de façon optimale), reprogrammer la prise en compte des signaux de façon à se ressourcer à temps…
Il ne s’agit pas seulement de développer la sensibilité mais aussi l’autonomie (décider, organiser, exécuter). Plus la machine/le cheval/le psychisme est performant(e) plus la maitrise de son fonctionnement est primordial pour éviter l’embardée ou l’épuisement et pour atteindre des objectifs élevés.
APPRENDRE LES REGLES DU JEU POUR ALLER PLUS VITE ET PLUS LOIN
Grâce à l’hypnose, mon « copilote » se met à mon service, de la manière dont je l’ai décidé, et fait en sorte de construire des comportements adaptés, de construire des changements qui aillent dans le sens de me rapprocher de ce que je veux et de l’éloigner de ce que je ne veux plus. Il me protège, en captant les signaux, en m’aidant à m’organiser en rapport avec ma fatigue, même si j’ai l’impression d’avoir de l’énergie car boosté par un projet ou une rencontre. Le conscient peut alors cesser d’être vigilant et se concentrer sur ce qu’il a à faire, puis récupérer de différentes manières, avec plaisir, sans culpabiliser ni tergiverser, lorsque le besoin se fait sentir, avant de relancer l’intention, enthousiaste et plein d’énergie.
Comme l’a dit Einstein: « Apprenez les règles du jeu pour vous en servir pour aller plus vite et plus loin. »
Témoignage de REAH avec la permission de l’autrice.
Dans la gorge la confiance. C’est bleu, comme des coups de pinceaux, des mouvements des gestes de peinture.
Il faudrait que ce bleu recouvre tout l’intérieur de mon corps alors je commence à peindre mais je me dis que verser un pot de peinture et me retourner comme un moule pour vider le surplus sera plus efficace. Me voilà toute recouverte de bleu à l’intérieur. De la confiance partout. J’y remets maintenant les organes et le squelette.
Comment représenter cette attente morbide d’une reconnaissance familiale ?
Un paysage s’ouvre à mes yeux, sinistre, désolé, calciné. Je marche avec mon chien et je me demande si c’est moi qui doit transformer ce paysage ou si je dois simplement aller ailleurs, sensation que ce paysage ne m’appartient pas. Le sol sablonneux se dérobe sous mes pieds comme s’il coulait dans un sablier. Je passe à travers et me retrouve dans le fond du sablier, dans un paysage de sable noir et fin. Il faut chercher un passage, une issue quelque part dans le verre de ce sablier qui m’enferme.
On creuse, on cherche, on trouve une masse. On casse le verre qui se brise. De l’autre côté un univers vide et noir, rien pour y poser le pied. Puis un escalier qui descend, monte, tourne en rond, comme dans dessins de Escher. C?a ne mène nulle part. Je demande au chien de m’aider, il appelle mon chat. Mon chaton noir qui trouve un petit trou avec de la lumière derrière, juste assez grand pour lui. Le chien creuse et nous crée un passage. On est maintenant dans un paysage verdoyant, luxuriant, ce serait comme le pendant du premier paysage désolé mais celui-ci très vivant. Ils sont connectés par le chemin que j’ai parcouru entre les deux, par une sorte de tunnel, ou de cordon… Je commence à remplir ce cordon d’herbes, de feuilles, de paille, d’huiles essentielles pour le purifier, le nettoyer.
Ensuite je le coupe. A ras de mon paysage vivant. Et je le vois s’envoler dans ce grand univers froid et vide avec son cordon qu’il traîne. Je fais une prière pour lui, pour qu’il trouve le chemin, le chemin de la vie.
On se fait un câlin avec le chat et le chien. On parcours, on se promène dans le paysage vivant. Il y a une cascade. On y trempe les pieds, puis on se douche tous les 3. c?a rafraîchit, c?a nettoie puis le jet devient si puissant que c?a devient lourd et c?a creuse le sol jusqu’a? y créer un passage, un tunnel qui débouche sur un endroit où il y a un feu avec un homme assis autour du feu qui m’invite à m’asseoir. Ses mains font des signes que je ne comprends pas. Chien et chat s’installent près de lui et il les caresse. Il m’invite à me rapprocher et à accepter aussi ses caresses. Refaire confiance aux hommes. Je doute. Son intention n’est pas claire, entre une simple bienveillance et un désir sexuel. Je prends en compte la demande de réconciliation mais reste sur mes gardes.
Encore quelque chose à trouver ? Demande Marie. Une ressource ?
Un passage s’ouvre dans le ventre de l’homme, au fond de ce passage sur le sol une petite pierre brille. Elle veut bien se mettre dans ma gorge – c’est la confiance. Elle demande que je me tienne droite pour lui faire de la place. Elle irradie dedans et dehors. Elle éclaire les choses. Quand les émotions arrivent, quelles qu’elles soient, elle les accepte et les prend sous son aile, les protège et leur donne confiance et vie.
–Méditer chaque jour un peu pour mettre ce qui veut venir en lumière, et lui donner la confiance. Se tenir droite, signaler quand ma position se ferme et comprendre pourquoi.
Quel beau rêve. Si parlant, si bavard. Combien de fois faudrait-il le faire pour intégrer complètement sa métaphore ?
Performance participative, l’oniritrou, rêve de l’abri-trou, avec Elizabeth Saint-Jalmes (Centre wallonie Bruxelles et Le Générateur, pour le festival NOVA XX, dans l’abri trou d’Elisabeth Saint-James, 16 janvier 2022)
Intervention dans le cadre de la recherche « l’animal que donc je suis » de Lucille Calmel (soutenue par le fnrs/FRArt et développée en lien avec Le Septantecinq, La Cambre et l’ERG, interroge la création avec, par ou pour des animaux autres au sein de l’art de la performance).
LABOS en collaboration: cuisine expérimentale et hypnose / art et soin / massage sonore hypnotique /hypno-massage …
2021
16 octobre: Les recoins, performance hypnotique participative, avec Jérôme Poret, pour la sortie du disque « Les Hôtes« , Phonomuseum, Paris
10 juillet: « Voler en oiseau », performance hypnotique participative, ISELP (Bruxelles), pour le festival international de performance trouble
22 janvier: WIELS (Bruxelles): « La dernière table ronde d’Eden Studies propose une soirée d’exploration des notions d’effet de présence et d’expérience limite. Anaïs Chabeur et Laure Cottin Stefanelli interrogent dans leurs pratiques les relations entre conscience et enveloppe, fiction, enchantement et projection. Leurs invité.e.s Emmanuel Grimaud et Marie Lisel proposeront des interventions pour aller plus loin dans cette quête des frontières. » (en visio, suite au covid)
Mars-novembre: exposition Magies au Museum de Toulouse: j’y propose, en collaboration avec Valérie Vivancos, un parcours hypnotique audio au coeur de l’exposition.
3 mars 2021, 18h30 : conférence au Museum de Toulouse, avec Céline du Chene: « Sorcières contemporaines: Du mouvement spirituel Wicca en plein essor aux USA, aux pratiques activistes féministes, la sorcière est devenue une figure du féminin contemporain. La sorcellerie s’entremêle avec de nouvelles spiritualités, luttes politiques et combat LGBTQI+. Source de fierté et réappropriation de la puissance féminine. » (en visio, suite au covid)
Accompagnement de création (2021-2022): « Conversations poétiques », mise en place d’un processus poétique de Florentine Rey (recherche en séances).
Participation à l’exposition MagieS au Museum d’histoire Naturelle de Toulouse (A partir du 18 décembre 2020) par l’installation d’un parcours hypnotique au coeur de l’exposition. REPORTE
Participation à Bruxelles, automne 2020, aux rencontres autour des recherches de Lucille Calmel, sur la performance avec-pour-par des animaux et de la communication inter-espèces, « l’animal que donc je suis. Art de la performance & animaux, » recherche soutenue par le fonds national de la recherche scientifique / fonds de recherche en art – Belgique en collaboration avec l’ESA Le 75 et l’ENSAV La Cambre, 2019-2020 REPORTE
Participation aux recherches hypnotiques sur plateau (La Balsamine, Bruxelles, septembre 2020), pour le projet « The Edge », de Gaétan Rusquet.
Performances participatives « Sorcières » au Festival Mondes Possibles, de SPEAP aux Amandiers (le 13/05/2018)
Intervention conférence « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre 2018, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
Création sonoreFantasmes (52’41s, 2018, Halolalune Production, avec l’aide du Fond d’Aide à la Création Radiophonique de la CFWB)
Performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave, dans le cadre du programme de recherche DDD « Dessein, Dessin, Design : fabrique médiatique de l’histoire » d’Agnès Callu (Voir l’article sur la performance privée du 19 mars 2018 et le film sur le site de Fabrice )
Seance de préparation à l’écriture pour une production 2019 du Théâtre de la mesure (séance préparatoire à « Je suis une poule », dans « Animalogies: Les animaux sont partout », mise en scène de Benjamin Abitan, expliqué ici sur France Culture).
2017
Recherche hypnotique sur plateau (2 jours) dans le projet Boundary Games de Léa Drouet (2018, Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts)
Création sonoreAgogies(16’50s, 2017, co-autrice avec Daniel Martin-Borret, autoproduction, mention au Prix Phonurgia 2017)
Autrice d’un texte dans un catalogue d’artiste, Frictions et cri de soie (2017), de João Vilhena,
2016-2013
Invitée dans l’expositionGoudron Pressage Sillon Tympan(immersion sonore et visuelle, exposition personnelle, Centre Georges Pompidou, Paris 2016), par Stéphane Blanquet, qui a gravé l’une de mes miniatures électroacoustiques sur un vinyle à mixer.
Création sonorebOa (44’33s, 2016, production ACSR, avec l’aide du Fonds d’aide à la création radio de la communauté-française-wallonie-Bruxelles -> FACR)
Différents accompagnements individuels pour des projets artistiques sous le statut de séance individuelle confidentielle, je ne donne pas de nom).
Intervention « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
Performances participatives au FRAC Lorraine à Metz, avec Valérie Vivancos, le 26/01/2017: La voix disait à peu près: écarte les plis
Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, également certifiée en RITMO, hypnose conversationnelle, psychopathologie, à l’Arche et en formation continue dans différents domaines
Pratique en individuel et en groupe, en cabinet, dans la nature, sur plateau de théâtre…
Fondatrice de la méthode REAH (« rêve éveillé augmenté par l’hypnose », que j’enseigne à mes collègues)
Artiste en son et en performance
Exploratrice – du corps, des transes, de la voix, des magies –
L’histoire de l’hypnose a longuement oscillé entre le champ médical et le champ de l’ésotérisme, du magique, du spectaculaire. Aujourd’hui, cette opposition continue à diviser.
L’hypnose a refait son entrée dans les hôpitaux, en tant qu’outil pour gérer l’anxiété et la douleur. Elle est aussi utilisée dans les tribunaux en Belgique. Dans ces deux domaines, de nombreuses cautions – universités, hôpitaux, association de médecins et de dentistes, experts judiciaires, recherche en neurosciences, associations légales, congrès internationaux… valident son sérieux et lui permettent d’être acceptée comme une discipline scientifique maniée par des spécialistes au sein d’institutions.
A l’autre extrême des champs d’application de l’hypnose se trouve le spectacle télévisuel de fascination et de manipulation, mais aussi le développement personnel qui mêle hypnose et croyances ésotériques. En fait tout ce qui pourrait être rassemblé sous le tampon « magie », avec un curseur plus ou moins poussé.
Entre les deux, différentes hypnoses, revendiquant tantôt des croyances spirituelles, tantôt le rapprochement avec l’hypnose institutionnalisée, cherchent leur place.
Ainsi, une grande partie des praticien.ne.s en hypnose éricksonienne se rallient à la tentative de respectabilité d’une hypnose non médicale, par:
l’intégration à des institutions par le biais de collaborations (universités, hôpitaux, recherche scientifique officielle, système pédagogique…)
le développement d’une recherche privée sur l’hypnose : l’hypnologie, en collaboration avec les neurosciences et avec d’autres professionnels institutionnalisés
le développement d’événements qui nourrissent l’institutionnalisation, comme des congrès, avec des invités reconnus par le champ des thérapies. Pour celui de l’Arche en 2017: Giorgio Nardone Directeur du centre de Thérapie Stratégique d’Arezzo / Stanislav Grof Psychiatre, pionnier de la psychologie transpersonnelle / Ernest Rossi Docteur en psychologie, enseignant-chercheur en Neuroscience / Fabrice Midal Philosophe, directeur de l’école occidentale de méditation / Philippe Miras Docteur en chirurgie dentaire, praticien en hypnose ericksonienne / Michel Bitbol ????Directeur de recherche CNRS aux Archives Husserl, Ecole Normale Supérieure / Mathieu Landry Docteur en neurosciences, chercheur à l’Institut Neurologique, Université McGill, Montréal / Renaud Evrard Maitre de conférence en psychologie clinique / Paul Pyronnet Fondateur et gérant du Paul Pyronnet Institut / David Dupuis Docteur en ethnologie – anthropologie sociale, EHESS. / Valérie Algrain Médecin psychiatre, praticienne en hypnose ericksonienne / Mohamed Aïdi Infirmier, praticien et formateur en hypnose ericksonienne / Denys Coester Médecin anesthésiste-réanimateur formé à l’Hypnose intervenant au bloc opératoire, / Thierry Gallopin Docteur en neurophysiologie, maitre de conférences en Neurophysiologie / Claire Petitmengin Docteur en sciences cognitives, enseignant chercheur sur les méthodes micro-phénoménologiques, / Peter Shuck Médecin psychiatre chef de secteur, praticien en hypnose ericksonienne / Dario Hampi Pakari Psychologue italien, Homme-Médecine de la tradition du Feu Sacré d’Itzachilatlan (FSI) / Hugues Gouzenes Médecin-chercheur, chargé d‘enseignement en psychophysiologie du yoga et de la méditation, chargé d’enseignement en psychomotricité /Alexis Karacostas Psychiatre, Psychothérapeute et Praticien hospitalier.
l’intégration de la PNL à l’hypnose éricksonienne (patterns, vocabulaire), ce qui rapproche la matière hypnotique de la culture d’entreprise et de la culture universitaire
l’adoption des habitus des universités, des entreprises et des laboratoires de recherche (costume, codes de communication « corporate » et/ou universitaires, conceptualisation sur des modèles scientifiques, création d’un vocabulaire propre sur le modèle du vocabulaire scientifique)
mise à distance de tout ce qui peut apparaitre comme ésotérique, magique, mystique… ne pouvant être vérifié
création d’un syndicat des hypnothérapeutes qui vérifie le sérieux de ses membres en demandant des diplômes qui sont reconnus comme valables par les pairs
la mise en place par les réseaux sociaux de systèmes de validation (et d’invalidation) par les pairs (clin d’oeil au groupe Facebook « Hypnose », qui compte plus de 8700 membres)
Peu à peu, un nouveau champ se crée, celui des hypnopraticien.ne.s qui n’ont pas de diplôme médical ni de titre de psychologue, mais qui ont suivi un cursus reconnu comme valable par leurs pairs et par des associations qui sont en voie d’institutionnalisation.
Ce champ tend à se distinguer des écoles d’hypnothérapie et des praticien.ne.s qui donne une place à l’ésotérisme dans leur pratique hypnotique (comme l’hypnose spirituelle, qui permettrait de « contacter les morts« ) et/ou qui pratiquent une hypnose autoritaire.
Ceci est écrit sans jugement… car je fais partie de ce champ de l’hypnose éricksonienne qui cherche la reconnaissance des institutions, étant affiliée au SNH, diplômée par l’Arche, qui enseigne une hypnose éricksonienne PNListe, assidue au cours d’hypnologie, aux colloques, aux rencontres, aux échanges de pratiques et de concepts… et étant défiante à l’égard des croyances mystiques.
Bien sûr, l’utilisation des codes hurluberlus de l’art contemporain, de la connexion avec la nature, voire du néo-chamanisme décalent un peu mon positionnement vers le « pôle magique », même si mes explications sont rationnelles (lisez, par exemple, mon article sur les espaces transitionnels et celui sur les prescriptions de tâche). Comme le fait que travailler en hypnose d’exploration (créer son monde) et en création hypnotique artistique (créer son oeuvre) en plus de l’hypnose pour un mieux être (créer sa vie) colore ma pratique d’un voile de fantaisie… Cela a d’ailleurs été brièvement discuté lors de mon admission au syndicat.
Après avoir pris connaissance des différents champs de l’hypnose (et prolongé les points qui vous intéressent par les liens proposés), je vous invite à parcourir les pages:
Longtemps considérée comme un élément à la frontière de la science et de l’occultisme, l’hypnose a mis du temps à se débarrasser des préjugés qui l’entourent pour se refaire une place dans le milieu hospitalier.
L’hypnose à l’hôpital et en cabinet de dentiste permet de réguler l’anxiété et la douleur des patients (par exemple lors des changements de pansement pour les grands brûlés, en cas de douleur chronique, en cas de douleur dentaire…), mais aussi d’opérer sans ou avec moins d’antalgiques.
Certaines opérations se font uniquement sous hypnose, sans anesthésie.
La plupart du temps, l’hypnose est utilisée en combinaison avec une anesthésie locale et éventuellement une légère sédation intraveineuse, pour aider le patient à se détendre sans pour autant le faire dormir. Cette technique est appelée hypnosédation. Pendant l’intervention, l’opéré est surveillé comme pour une anesthésie générale et peut être endormi à tout moment si cela s’avère nécessaire.
Les opérations communes sous hypnosédation sont la chirurgie du sein chez la femme (retrait d’une petite tumeur, amputation du sein, chirurgie esthétique), ablation de la thyroïde, suite d’accident (recoudre une plaie ouverte ou encore enlever une broche placée après la fracture de l’os), chirurgie dentaire… L’opération sous hypnose ne peut pas encore se faire pour un triple pontage.
L’hypnosédation ou l’hypnoalgésie évite les effets secondaires de l’anesthésie classique. Cette méthode est bénéfique à plusieurs niveaux. L’hypnose a pour vocation de calmer l’anxiété due à l’opération et de créer une cohésion entre le patient et le soin apporté. Aussi, lors d’une opération, l’anesthésie peut freiner la circulation sanguine ou encore la cicatrisation. La chirurgie sous hypnose permet de mieux contrôler ces mécanismes et agit même jusqu’au niveau de la salivation. Après l’opération, elle permet aussi une meilleure récupération au patient. Enfin, elle donne un rôle actif au patient.
Notons en effet que le processus hypnotique ne peut se faire sans la collaboration du patient. ll s’agit d’une hypnose permissive et non autoritaire. Marie-Elisabeth Faymonville: « l’hypnose ne remplace pas la médecine classique, mais elle peut être un outil extrêmement utile pour que le patient amène ce qu’il a en lui comme ressources pour améliorer sa situation. Cette participation active, c’est très valorisant pour lui. On lui donne de la force, « empowerment » comme on dit en anglais : on lui donne du pouvoir. Et ça, c’est utile, et peut-être largement sous-estimé dans l’approche classique de la médecine. » Extrait de « Belgique : patients sous hypnose », un reportage diffusé dans « Avenue de l’Europe » le 12 avril 2017.
Le pays en pointe est la Belgique, grâce à Marie-Elisabeth Faymonville, anesthésiste pionnière dans le domaine, qui travaille sur l’hypnosédation mais aussi sur le soin par l’hypnose, en apprenant au patient à utiliser au quotidien ses propres ressources, par l’auto-hypnose. Plusieurs hôpitaux français réalisent aussi des opérations sous hypnose.
Un cas spectaculaire: Alama Kanté, chanteuse professionnelle a été opérée sous hypnosédation a chanté tout au long de l’opération. Article de Science et avenir et vidéo de l’opération:
Des recherches s’interrogent également sur l’hypnose comme outil complémentaire pour vaincre certaines maladies, dont le cancer (L’hypnose en oncohématologie ). L’hypnose est aussi utilisée en soins palliatifs, en obstétrique…
Notons que seuls les médecins peuvent soigner par l’hypnose. En accompagnement, chaque praticien.ne en hypnose non médecin permettra à la personne suivie de mieux vivre son traitement médical mais ne se substitue en aucun cas à aux prescriptions du médecin.
Les formations en hypnoanalgésie se multiplient en Europe. Elles sont ouvertes au corps médical. Par exemple, la formation de l’AFEHM, Association française pour l’étude de l’hypnose médicale est ouverte aux médecins, chirurgiens dentistes, sages-femmes et étudiants en fin d’études de médecine. le débat actuel porte notamment sur l’accès aux infirmier.e.s. C’est encore compliqué…
Cependant, des expert.e.s praticien.ne.e.s non médecins, sans titre officiel mais avec une reconnaissance de leurs pairs, sont engagés par des hôpitaux de façon officielle, que ce soit pour gérer le stress des familles de personnes qui viennent de décéder, pour enseigner, superviser…. Par exemple, Pierre-Alain Perez a été nommé, grâce à la grande reconnaissance de la qualité de sa pratique et de son enseignement, « Coordinateur et enseignant principal du diplôme interuniversitaire (DIU) en hypnose Ericksonienne à la faculté de médecine de Paris Est Créteil (UPEC) ». Autre exemple, Yan Vervliet, est engagé comme hypnopraticien à l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay sous Bois, en service de réanimation chirurgicale pour travailler avec le personnel et les patients ainsi que leurs familles (gestion de l’angoisse et recherche médicale sur l’hypnose dans un service de réanimation).
La reconnaissance par les institutions de praticien.ne.s expert.e.s est en route… Il s’agira ensuite, pour l’état, d’inventer de nouveaux statuts des hypnos.
Dans un champ complémentaire au champ médical, la méthode AMPR®(Activation Métaphorique des Processus Régénératifs, par Dominique Espaze et Martine Tual) travaille sur les processus internes au corps qui peuvent être facilités par la mobilisation ouverte de l’imaginaire : cicatrisation, force dusystème immunitaire, réparation osseuse, récupération musculaire et bien d’autres peuvent être renforcés ou accélérés par un travail symbolique ou métaphorique.
Alessandro Donaggio – fine art photography
Association française pour l’étude de l’hypnose médicale: AFEHM
Revue « hypnose et thérapie« , numéro sur la douleur (plusieurs articles intéressants)
Caducée: La relaxation permet de réduire la douleur et l’anxiété des patients durant une opération: L’hypnose et une écoute attentive du patient durant une intervention chirurgicale percutanée diminue la douleur, réduit l’anxiété du malade et assure une bonne stabilité hémodynamique. Des médecins américains publient dans le Lancet les résultats encourageants d’une étude réalisée auprès de 241 patients.
Caducée: L’hypno analgésie. : Sous sa forme la plus simple, c’est l’hypnose dite conversationnelle que l’on utilise. Il s’agit de dialoguer avec le patient pendant que l’on intervient, de manière à détourner son attention vers des sujets qui l’intéressent. Cela marche particulièrement bien avec les enfants. Sous une forme plus élaborée, on aura recours à une véritable transe hypnotique, qui permet de réaliser sous hypno analgésie des gestes qui, sans cela, nécessiteraient une anesthésie générale. Cette technique est de plus en plus utilisée, notamment dans la chirurgie thyroïdienne. Quels que soient les artifices utilisés, la clé du succès de l’anesthésie locale est la mise en confiance du patient ; il convient également d’avoir des gestes très doux, et, surtout, de savoir attendre que la technique anesthésique choisie ait atteint son efficacité maximale.
Voici un article clair et très complet sur L’hypnose judiciaireen Belgique, par Evelyne Josse, expert en hypnose judiciaire. Voici le sommaire et la conclusion:
« Nombreux sont les détracteurs de l’hypnose judiciaire. Les faux-souvenirs et le risque d’induire des erreurs par suggestion les incitent à vouloir réformer la méthode. Or, ces biais, inhérents au fonctionnement de notre mémoire, existent pour tout recueil des témoignages.
Les entretiens en hypnose judiciaire doivent être menés par des hypnotistes conscients de ces biais. Ils ne devraient être confiés qu’à des experts rompus à l’usage spécifique de cette technique dans le cadre judiciaire.
En conclusion, l’hypnose est sans conteste une méthode utile dans les enquêtes judiciaires si elle est utilisée avec les précautions nécessaires. Nombreux sont les détracteurs de l’hypnose judiciaire. »
Contrairement à la Belgique, aucun « expert judiciaire » n’est mandaté pour pratiquer l’hypnose en France. Elle n’est utilisée que dans les cas où cela ne change rien au jugement, comme dans l’affaire Fiona: L’audition potentielle de Cécile Bourgeon ne changera rien à la procédure judiciaire, la mère de Fiona ayant déjà été condamnée en appel. « Notre cliente souhaite simplement apporter une sépulture décente à sa fille », affirment ses avocats au quotidien. « Si notre cliente livre sous hypnose des infos précises, nous les transmettrons au parquet général » pour d’éventuelles recherches, ajoutent-ils. Europe 1: L’hypnose peut-elle servir dans les enquêtes criminelles?
Evelyne Josse, experte en hypnose pour les tribunaux, psychologue, hypnothérapeute et formatrice http://www.resilience-psy.com
L’hypnose dans le champ de la thérapie
En nous connectant avec nous-mêmes, en apprenant à nous servir avec souplesse, sécurité et efficacité de nos potentiels (ressources, création de de solutions), nous allons ailleurs que là où nous mènent les habitudes et les peurs, sortons des schémas répétitifs et améliorons notre existence.
Nos problèmes, s’ils ne sont pas la conséquence d’un contexte présent extérieur grave (foyer violent, maladie incurable, etc.) sont les fruits de notre discours intérieur sur le monde, de notre carte personnelle de ce qui nous entoure, de notre façon d’envisager les choses qui nous semble naturelle, universelle et immuable alors qu’elle est personnelle et peut être modifiée.
En laissant nos affects prendre des formes imaginaires, nous les rencontrons, les transformons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons… car chaque peur, joie, honte, etc est le fruit de nos représentations et donc de notre façon de concevoir les choses, orientée par notre imagination.
Quelques applications de l’hypnose thérapeutique:
Gestions des addictions: cigarettes, boulimie, alcool, jeu, FB, sexe…
Gestion du stress, de l’anxiété
gestion de la confiance en soi
Traitement des phobies
Préparation mentale: un casting, examen, compétition, permis de conduire, concert, enregistrement en studio…
Accompagnement pour un changement de vie (retraite, changement de poste…)
Perte de poids, image de soi
Amélioration de la sexualité
Gestion des dépendances affectives
Changement de comportement (mauvaises habitudes, réactions irrationnelles, répétition de schémas destructeurs, colères…)
Troubles du sommeil, gestion de la fatigue
Soulagement de la douleur, des acouphènes, des somatisations
Acceptation de la maladie et travail sur le stress et l’optimisme et/ou sur le confort durant la maladie (car le moral et le stress jouent sur l’amélioration de l’état du corps)
Transformation des liens (deuil, relation toxique, corps transformé par un accident, déménagement, divorce, autonomie…)
Accélération de l’apprentissage d’une langue
Gestion de la procrastination, développement de la réactivité ou proactivité, de la maitrise de soi, de la concentration
La préparation mentale sportive utilise l’hypnose, pour la confiance en soi, la flexibilité mentale, la capacité à apprendre un geste, l’état idéal pour une épreuve, le dépassement d’un blocage, la correction d’un automatisme handicapant, la gestion des réactions émotionnelles, la manière de penser l’épreuve…
Par exemple Jonathan Belgroux, coach sportif de haut niveau et auteur de l’ouvrage Autohypnose et performance sportiveraconte sur son blog qu’il est possible de se servir des altérations sensorielles (voir le trou de golf plus grand, ressentir la balle au ralenti…), ou du silence mental. Dans le pdf en ligne « Mental sport », il explique comment fonctionne la préparation mentale hypnotique pour les sportifs.
Voici un article de la revue « Hypnose et thérapie » sur l’optimisation des performances des sportifs de haut niveau par l’hypnose.
Comme l’accompagnement d’artistes est la plupart du temps réalisé par des praticien.ne.s qui ont iels-mêmes une pratique artistique professionnelle, les praticien.ne.s en préparation mentale sportive sont la plupart du temps des hypnos qui ont pratiqué ou qui pratiquent le sport à haut niveau.
Bénédicte Kolnik, cavalière et préparatrice sportive (des chevaux et des cavalier.e.s) http://equi-mental.fr
L’accompagnement hypnotique dans le champ des arts contemporains
Aujourd’hui, certain.e.s hypnopraticien.ne.s, qui sont la plupart du temps aussi artistes, accompagnent d’autres artistes dans leur création.
L‘hypnose de préparation mentale artistique optimise les performances de l’artiste, surtout en live (comme pour le sportif). Des instrumentistes, acteurs, danseurs, performers… peuvent ainsi venir en séance pour gérer leur rapport au public, au trac, à la scène, à la mémoire, à la fluidité, à la concentration…
L’hypnose pour la création, quant à elle, travaille sur la créativité, l’inventivité, l’exploration de matériaux, la création d’outils, pour construire un monde à offrir à l’extérieur sous une forme matérielle (film, livre, exposition, pièce de théâtre ou de danse, performance, création sonore…).
Catherine Contour est chorégraphe et danseuse, elle a été la première à développer ce qu’elle a parfaitement nommé « l’outil hypnotique pour la création », au service des créateurs, dans le champ de la danse contemporaine. Son travail personnel de chorégraphe est également en lien avec l’hypnose. Je vous conseille son livre « Une plongée avec Catherine Contour » et les vidéos proposées par Mathieu Bouvier sur les plongées.
John Kino est chorégraphe, comédien et pédagogue, il enseigne également l’hypnose.
Marie Lisel (autrice de cet article): hypnopraticienne, pédagogue et artiste, j’accompagne également des artistes (arts sonores, arts visuels, arts de la scène, cinéma, littérature, arts & sciences…) par l’hypnose, en séances individuelles, sur plateau, en atelier, sur banc de montage, en école d’art…, ou directement en performance. Mon travail de création personnel intègre aussi l’hypnose, en création radiophonique, installation sonore et performance participative et en collaboration avec d’autres artistes.
En création, citons encore le travail de Joris Lacoste, pionnier en ce domaine, avec son magnifique « Au musée du sommeil » (2010), ainsi que les films de Gurwann Tran Van Gie, et le travail de Violaine Lochu.
Nina Santes photographiée par Mathieu Bouvier Cycle de « plongées » de Catherine Contour, à la Gaîté Lyrique – 2014
L’hypnose éricksonienne dans le champ du spectacle tout public
Certains spectacles mettent le public sous hypnose. Dans ce concept, les concerts sous hypnose (éricksonienne) ont été lancés par Geoffrey Secco et sont repris par d’autres praticien.ne.s.
Les concerts sous hypnose sont une invitation à amplifier ses sens dans un seul et même objectif : ressentir la musique et en apprécier chaque vibration. Le praticien en hypnose et musicien alterne les suggestions et les sons, dans un voyage qui utilise les mêmes techniques éricksoniennes que celles pratiquées en cabinet public par Kevin Finel. Geoffrey Secco et Kevin Finel ont d’ailleurs collaboré dans plusieurs concerts et dans un cabinet public.
Antoine Bioy, professeur d’université, chercheur en hypnose et praticien, explique que « L’hypnose est un état d’éveil paradoxal. L’individu est plongé dans deux activités très distantes : l’absorption de l’attention dans une tâche de travail, et la détente. Et ce paradoxe accroît notre concentration et notre capacité de réception de l’art. »
D’autres pratiques, comme les cabinets publics par Kevin Finel, font la démonstration d’une séance devant un auditoire qui n’est pas – complètement – en transe (oui, c’est contagieux! 😉 ).
Concert sous hypnose de Geoffrey Secco
L’hypnose directive dans le champ du spectacle tout public: les fascinateurs
A l’opposé des concerts sous hypnose, les shows des hypnos de spectacle utilisent une hypnose autoritaire et déploient l’armada du fascinateur.
La liste des vidéos montrant des célébrités hypnotisées par Messmer est impressionnante.
Hallucinations, perte de connaissance, oubli du prénom ou de la langue… ses effets hypnotiques sont au service de l’audimat, qui aime le spectaculaire, la peur, la magie.
Les hypnos qui font de la scène ont bien sûr des éthiques différentes selon les personnes. Il existe des hypnos faisant des spectacles tout en veillant au bien-être de leurs sujets. Entre les éricksonien.ne.s et Messmer, il y a une large palette d’hypnose permissive/autoritaire, conversationnelle/somnambulique, centrée sur les besoins et intentions du sujet / centrées sur le spectaculaire…
A l’extrême du pôle « fascination », Messmer utilise l’hypnose autoritaire pour obtenir des effets servant uniquement son succès. Ces effets ne sont pas « ce qui convient au sujet » mais « ce qui convient au spectacle ». Il peut donc y avoir des conséquences négatives sur le sujet, comme un trauma d’accident de la route vécu en hallucination, une angoisse suite à la perte d’identité par une amnésie, un problème musculaire suite à une utilisation du corps au delà de ses possibilités, une honte qui perdure d’avoir réalisé un acte filmé difficile à assumer une fois sortie.e de scène, etc. En ce qui me concerne, je vous déconseille fortement de vous livrer à cette activité qui consiste à laisser un fascinateur vous manipuler en hypnose profonde avec des techniques autoritaires et sans tenir compte de ce qui vous convient. De plus, la sortie de transe est bâclée, certain.e.s ne sont pas réassocié.e.s en sortant de salle.
« Tapez dans google « Messmer accident », il y a quelques récits, dont celui-ci (un homme reste « calé » en transe) ou celui-là (un policier est hypnotisé en gardant son arme)
Sous hypnose, nous faisons l’expérience de l’accident (d’avion, de voiture ou autre), ce qui peut laisser un trauma
Comment ça marche?
Des tests de suggestibilité poussés pour sélectionner les sujets les plus enclins à jouer le jeu
Une préparation en hypnose profonde, avant la scène, pour poser des ancrages (« quand je te serrerai la main comme ça tu tomberas dans un sommeil profond »)
L’autorité du fascinateur (ancrage sur sa personne, son regard, sa voix), vu partout à la télé, avec des émissions montrant des « preuves » de son efficacité et avec une position haute (le Maitre qui n’a qu’à poser le regard ou la main pour que…)
Un accompagnement audio-visuel qui appelle le grandiose et le suspens: décor, musique, lumières et des commentaires appelant les croyances magiques
Et… le désir des sujets de faire partie d’une chronique qui va faire des vues sur Youtube ou le désir de vivre « un truc de ouf » ou le désir de réaliser un truc socialement inacceptable sans en endosser la responsabilité (laissée à l’hypno plutôt qu’à l’alcool).
L’hypnose de rue
La street hypnose ou hypnose de rue recèle le meilleur comme le pire.
Le site français de référence relève autant les questions techniques qu’éthiques. Le responsable du site Street Hypnose, Jean-Emmanuel Combe, s’est d’ailleurs formé à la PNL (Programmation Neuro Linguistique), l’hypnose thérapeutique et l’hypnose médicale. Il prône la bienveillance et le respect au détriment du spectacle.
Des thérapeutes se forment aussi en street hypnose pour acquérir des outils rapides de l’hypnose classique ou font de la street hypnose pour promouvoir une association comme les hypnos du coeur.
La street hypnose peut donc être éthique et même devenir un outil pour les thérapeutes.
A l’inverse, certains streeteux sont des brutes sans scrupules qui ont appris des « trucs d’hypnose » sur youtube et qui aiment faire littéralement tomber les filles… C’est une pratique qui peut dégénérer. En Picardie, une lycéenne a par exemple fait des malaises sur la voie publique après une séance mal maîtrisée.
Entre les deux… il y a les maladresses… car l’hypnose est un outil puissant et l’utiliser sans connaissance approfondie n’est pas sans danger.
Autre réflexion : j’ai cherché longtemps une photo de femme street-hypno et je n’en n’ai pas trouvé…
Une émission d’Envoyé Spécial est un éclairage intéressant.
Autres champs?
L’hypnose éricksonienne permet de déployer son potentiel et de vivre une expérience autrement… de nombreux champs gagnent dès lors à faire alliance avec elle.
A nouveau, il est important de déceler de quelle hypnose il s’agit: permissive/autoritaire, conversationnelle/somnambulique, centrée sur les besoins et intentions du sujet / centrées sur le spectaculaire…
Exploration queer (avec un.e représentant.e de la communauté queer et moi)
Fantasme (voyez ma création radiophonique Fantasmes et projet d’installation sonore fantasmatique)
Image: Dominique Goblet
Sexualité: dans ce domaine, l’on trouve autant des fascinateurs autoritaires (majoritairement des hommes qui hypnotisent des femmes qui acceptent d’être manipulées pour le show, notamment dans les clubs libertins, cette discipline est bien plus développée en Allemagne qu’en France) que des accompagnant.e.s éricksonnien.e.s (là, ça se passe en cabinet, avec l’hypnose permissive pour un mieux être et en séance de préparation, pas en action).
Je termine par le pire: la drague (toujours des hommes qui hypnotisent des femmes, cette fois sans les prévenir). Les propos et les formations des Pick-Up-Artists sont au summum de l’utilisation perverse des outils PNL et hypnose. VOMIR!
Le témoignage d’une personne inflitrée chez les machos: https://lisefeeministe.wordpress.com/2013/09/12/temoignage-jai-infiltre-les-pua/
…de nombreux champs sont ouverts… il suffit d’oser… et de bien se renseigner!
Après avoir pris connaissance des différents champs de l’hypnose (et prolongé les points qui vous intéressent par les liens proposés), je vous invite à parcourir les pages:
L’hypnose est pour moi une croisée. Pour les fonctionnements typiques, elle permet (entre autres) d’approcher certaines compétences que des atypiques présentent naturellement. Pour les atypiques, elle permet (entre autres) de comprendre en profondeur à piloter ces compétences, les apprivoiser, les adoucir, s’en servir de façon plus confortable, plus adaptée. Pour toustes, elle permet de s’éclater à créer sa vie, son oeuvre et son monde. Et aussi de trouver des points de convergence qui ouvrent des fenêtres sur nos compréhensions mutuelles. Youhou!
Quand j’étais petite…
(ma marmite d’Obélix)
Pour pas mal de NA (neuroatypiques) de ma génération (né.e dans les 70′), l’enfance-adolescence a été un moment compliqué.
Pour ma part, en pleine campagne de l’Ardenne belge, j’ai apprécié les longues plages de lecture (j’étais boulimiques de mots, avec le bibliobus itinérant, j’ai vraiment pris mon pied), les balades dans les forêts, les expéditions à l’aveugle dans les prés enneigés baignés de brumes, l’omniprésence de la nature, la liberté de plonger dans des rêveries solitaires en compagnie des veaux ou des abeilles, l’apprentissage du chant accompagné à la guitare (autre rêverie, cette fois à partager!), le tourne-disque du salon et la place pour danser, la contemplation et l’exploration libre (plein de temps à soi – seule ou en bande mais surtout sans adulte – pour simplement être là, pour tester des trucs, pour oser, pour se raconter des théories fantastiques… les enfants d’aujourd’hui en manquent tellement, sans cesse sollicités, surveillés, commentés, limités, rationalisés…).
Ce fut notamment propice au développement de ma communication animale, de mon intuition et aussi de mon adaptation sociale: chercher comment être intégrée et appréciée par les gens de mon âge, tout en restant moi-même, c’est-à-dire en étant jugée « carrément bizarre » mais aussi « super attachante » et digne de construire des cabanes secrètes ou de faire des soirées à l’étang avec iels… un joli labo d’explorations sous la forme de sociétés d’enfants puis d’ados, autonomes dans certains espaces-temps.
En revanche, même si les bandes d’enfants puis d’ados m’ont incluse de bon gré, avec leur coaching maladroit permanent (« mais enfin Marie, c’est pas compliqué, si tu voulais… il suffirait… »), je me suis souvent sentie « toute seule » dans ma façon d’être au monde. Difficile de trouver des interlocuteurisses pour des discussions complexes et profondes. Aujourd’hui, ça a bien changé…
Du côté des adultes, tout en appréciant mon calme, on me reprochait mon côté « inquiétante étrangeté », et puis d’être « dans la lune », d’être atteinte de « sensiblerie », de « faire semblant de ne pas comprendre », de ne pas adhérer aux codes (des convenances, du féminin, des blagues, de l’autorité…), de ne pas sentir les limites, de ne pas faire d’efforts (cette injonction de devoir sourire et papoter de tout et de rien et aussi de carrément mentir pour faire plaisir, sans parler des bises obligatoires… argh!). Je passais pas mal de temps à essayer de capter comment réfléchissaient-réagissaient les adultes pour anticiper leurs comportements de façon à délimiter mes plages de liberté totale relativement sécures (certaines sanctions ou réactions ne me faisaient ni chaud ni froid en comparaison avec les bénéfices que je prenais avec le « je m’en fous ») et pour me barrer à temps quand les contextes me mettaient en insécurité (contact physique trash « pour rigoler », apprentissage de la dureté pour me guérir de ma « sensiblerie », recadrage brutal à propos de règles que je n’avais pas captée car implicites et évidentes pour les autres…).
Je n’étais pas la seule neuroatypique mais personne ne savait même que cela existait. Quand je repasse au crible les réactions et réflexions des adultes, je me dis que mon père a dû se sentir vraiment perdu, amoureux de littérature et de philosophie dans ce monde rural rude. Tous les soirs de mon enfance, il venait me lire des poèmes. Il ne jubilait qu’en m’amenant un nouveau livre ou en me montrant du doigt un détail caché dans une BD ou dans le paysage, au cours d’une balade (il commençait souvent par « c’est quand même marrant… » sans finir sa phrase et pointait le doigt vers l’oreille en signe qu’il fallait écouter ou vers un point à chercher du regard. Moments magiques!). A ses temps libres, il dévorait les romans et écoutait France Culture. Pourtant, selon lui, « il n’y connaissait rien » et refusait de soutenir la moindre discussion intello. Chacun.e à sa place. Et pour lui, sa place était dans sa bulle (ou dans sa caverne d’ours, en vieillissant), avec un strict minimum d’adaptation sociale et professionnelle, mais réalisée avec beaucoup d’exigence et d’application. La philo, c’était en catimini, uniquement en tête à tête, quasiment en silence, pendant la vaisselle… Il y a quelques années seulement, il m’a téléphoné et m’a annoncé comme une révolution que j’étais hypersensible, suite à l’écoute d’une émission de radio. Il était tellement abasourdi de me reconnaitre dans le propos de l’émission! Ce fut un doux moment. Oui papa… toi aussi. Et puis…
A la campagne dans les années 80, personne ne parlait de trouble ou de divergence ou de diversité et internet n’existait pas. Il était juste proposé « d’arrêter de faire son intéressant.e, de revenir les pieds sur terre et de faire comme tout le monde ». Contrairement à moi, qui suis devenue hypno et artiste (deux activités rêvées pour un.e NA!), le NA de la génération des années 50 à la campagne avait vraiment peu de chance de comprendre, d’assumer et de faire fructifier ses différences. La fuite ou bien l’adaptation et la bulle étaient les seules solutions.
Puis, j’ai migré vers la ville pour faire des études. Ce n’est qu’à 18 ans que j’ai rencontré une personne avec qui parler de cet univers qui était le mien. Une révélation: je n’étais donc pas la seule extraterrestre sur cette planète! Son univers était autre mais aussi étrange. Il assistait lui aussi à la vie sociale avec beaucoup de décalage, d’insécurité, le tout baigné de synesthésies incroyables. Je n’étais plus seule. Mais nous ne savions absolument pas que nous étions plus de deux ni comment mettre des mots, comprendre…
Milieu de la vingtaine, j’ai commencé une psychanalyse, ma première véritable thérapie: 45 minutes 3X/semaine, pendant 7 ans, chez ma psychanalyste freudienne orthodoxe, qui était aussi neuropsychiatre en hôpital à d’autres heures. Après quelques mois de cure, je n’en pouvais plus des remontées de rêves épuisants et d’un début de somnambulisme. Ma psychanalyste me disait de « laisser faire le travail » mais les effets étaient vraiment trop violents. Je suis donc allée voir un hypnothérapeute… en cachette (ouille, le transfert!).
Nous avons travaillé seulement en trois séances, avec des outils très simples (safe place, ancrage, sous-modalités…). Et là, seconde révélation: il était non seulement possible d’explorer mes process, mais aussi de diriger volontairement ces états qui me « tombaient dessus » sans que je puisse rien y faire. Yeah! Cet hypno pédopsychiatre m’avait fait une fleur en me prenant en consultation juste le temps de résoudre ce souci précis de sommeil, mais n’avait pas de place pour une adulte. J’ai donc interrompu mes expériences hypnotiques, en gardant bien à l’esprit qu’il faudrait y revenir après la cure.
Et je suis en effet retournée vers l’hypnose à la fin de mon analyse, mais sans succès car l’hypno disponible à ce moment là était dirigiste et fan de scripts. L’hypnose ne s’est développée que ces dernières années, il y avait peu de praticien.ne.s à cette époque. Et celle-là ne me convenait vraiment pas.
Puis, bien après, quand j’ai eu l’envie de réaliser une création radio hypnotique, j’ai suivi des cours dans une école d’hypnose à Bruxelles (INH), en tant qu’artiste (pas en tant qu’accompagnante de séances) au milieu du corps médical, pour m’immerger à fond. Et là, outre mes débuts d’hypnose artistique, j’ai vraiment exploré comment l’autohypnose pouvait m’offrir des outils pour valoriser tout mon matériel intérieur, si encombrant à l’état sauvage. J’évoque notamment ce que j’ai longtemps appelé « l’aquarium », mais aussi le voyage (rêve éveillé profond), l’hyperacousie, la synesthésie, l’hypersensibilité, le fait de ne pas arriver à rentrer dans des conduites de lissage social, la recherche de compréhension profonde permanente des leviers des comportements normés qui me semblaient si absurdes, le moulinage en arborescence…
En école d’hypnose parisienne (ARCHE), nouveau but (accompagner en séance), nouvelle méthode (beaucoup de pratique) et nouveau choc: oui, certain.e.s hypnos sont NA, mais non, pas toustes, loin de là! Car il est possible, quand on n’est pas « tombé.e dedans » à la naissance, de s’initier aux voyages qui me semblent tellement ressembler à ce que nous (moi et les NA de mon entourage) partageons de nos expériences. J’ai donc appris, en tant qu’accompagnant.e, à adapter mon accompagnement pour toustes, sans présupposer que c’était évident, puisque beaucoup découvraient tout juste leurs nageoires multidimensionnelles. Là, c’était un peu le monde à l’envers pour moi. A mon tour de me dire « m’enfin, iels font exprès, c’est pourtant si facile! ».
J’ai assisté à la transformation personnelle (tout le monde est sujet de séance, ça brasse sec! Pour moi aussi…) et à l’apprentissage de la position d’accompagnant.e de beaucoup d’hypnos sans « base sauvage ». J’ai aussi expérimenté le fait d’être un sujet vraiment compliqué à accompagner pour iels, sans pouvoir leur simplifier la tâche (non, je ne fais pas exprès de ne pas proposer la réponse ou la réaction attendue ni de piloter mon vaisseau différemment que le ou la copilote).
Nous avons donc toustes appris les un.e.s des autres. Chouette!
Aujourd’hui je poursuis à la fois mes explorations hypnotiques (artistiques, expérientielles…) et mon travail thérapeutique personnel (pour moi, tout.e accompagnant.e se doit de continuer à être accompagné.e pour avancer, nettoyer, aligner…) et je partage mes découvertes en recevant en séances, en enseignant le REAH et la aussi créativité hypnotique dans divers stages et ateliers, pour mes collègues hypnos, pour mes collègues artistes et pour tout public.
Je précise que la créativité, inventivité, liberté a de nombreuses sources et que, donc, celle que j’évoque ici n’est pas la seule ni l’indispensable. Elle est simplement la mienne. Celle que je partage avec des NA. Et aussi celle que je reconnais à l’hypnose. Et elle est transmissible. Ca suffit pour que j’en fasse un article!
Finalement, l’hypnose est pour moi une croisée. Pour les fonctionnements typiques, elle permet d’approcher certaines compétences que des atypiques ont naturellement (et qui ne sont évidemment pas toutes les compétences de l’hypno, loin de là). Pour les atypiques, elle permet de comprendre en profondeur à piloter leurs compétences, les apprivoiser, les adoucir, s’en servir de façon plus confortable, plus adaptée. Pour toustes, elle permet de s’éclater à créer sa vie, son oeuvre et son monde.
Et aussi de trouver des points de convergence qui ouvrent des fenêtres sur la compréhension mutuelle!
Photo de Camille Schweickhardt Avec Couscous.
Envisager sous plusieurs angles, analyser,
inventer, détourner, reprogrammer…
L’hypnose exerce différentes capacités, notamment celles de ressentir autrement (hyperesthésie, synesthésie, hyperfocus…), d’atteindre un hyperéveil, de découvrir la psyché (que François Roustang décrivait comme recouverte d’un voile en état ordinaire), d’envisager les choses habituelles différemment, de s’émerveiller devant « l’ordinaire », de jouer concrètement avec des process, de développer l’introspection et l’intelligence intra-personnelle (comprendre de façon à la fois fine et profonde ce qui se passe dans l’esprit de l’autre), de développer la sensibilité, la créativité, l’empathique, d’expérimenter en « dé et re-cablant » ses propres automatismes psychiques, émotionnels et physiques, de créer du nouveau, de déclencher des rêves inouïs et même de sortir de soi…
Les personnes vivant de façon différente de la norme, autant dans leur façon de se représenter soi-même, sa relation à l’autre, sa position dans la société, son rapport au monde… – plongent dès lors naturellement dans son univers d’exploration et de création.
(((Oui, je parle de certain.e.s artistes, de personnes ayant conservé une belle part d’enfance et, spécialement ici… des neuroatypiques))).
Ceci expliquerait cela… les neuroatypiques (personnes qui présentent un fonctionnement cérébral particulier), dits « NA », voyagent comme des poissons dans l’eau hypnotique, à condition que l’accompagnant.e ne tente ni de leur faire suivre un chemin prédéterminé dans la séance (protocoles et scripts) ni de les faire rentrer dans ses normes (« vous êtes une femme, donc… ») ni d’interpréter leur façon de procéder au coeur du rêve (laisser entrer l’araignée dans l’oreille = beurk! >< hébénon pas du tout c’est super elle nettoie), ni d’inventer des métaphores à leur place, ni de projeter leurs propres émotions ou solutions sur leurs situations… La position d’accompagnement ultrabasse est nécessaire (pour ma part, ça m’a conduite à développer le REAH).
Le fonctionnement NA de façon générale reprend des caractéristiques comme « pensée en arborescence », « hypersensibilité »… (suivez les liens en bas de page pour en savoir plus). Cependant, il existe d’innombrables façons d’être atypique dans sa façon de percevoir et de ressentir le monde, de traiter les informations, de trouver des possibilités de fonctionnement social, de créer… Chaque NA est singulier.e.
Un point commun est que les NA, confronté.e.s sans cesse aux normes de la société dominante, qui ne leur correspondent pas ou peu, connaissent bien le mouvement de comparer leurs représentations à ce qu’iels perçoivent de celles des autres, de chercher leur positionnement et leur moyen de communiquer (ce qui est appelé « habiletés sociales« ), de se sentir en décalage avec les codes, les règles, les habitudes et… d’inventer des solutions!
Outre cela, les réactions des autres, la sensation d’être agressé par un environnement censé être « normal » (avec toutes ses lumières, ses sons, sa foule, ses règles illogiques, ses exclusions…) peuvent créer, en plus de la difficulté d’appréhension de la situation, un malaise, une angoisse, un sentiment d’injustice, d’insécurité, de désintérêt…
Certain.e.s en souffrent et se barricadent, se sentant seul.e.s au monde, d’autres apprennent les normes sociales et s’y adaptent par des compensations (recherche de consensus, invisibilisation de la différence) et/ou s’organisent en affirmant leurs complexités par des associations. Notons aussi qu’une personne peut basculer de l’un à l’autre de ces possibles ou les combiner, selon les contextes. Bref, toujours pas de généralités.
En ville et sur le web, des familles se forment. Ainsi, iels sont en nombre dans des champs comme le queer (qui réinvente les représentations de genres), le polyamour (qui réinvente les représentations de la relation amoureuse et même de la famille), le sexpositif (qui réinventent la façon de vivre la sexualité), les jeux de rôles (qui invente des mondes), les métiers de niche (ultraspécialité technique, recherche scientifique, recherche indépendante…), les arts contemporains (d’aujourd’hui donc, car l’historien.ne de l’art a déjà classé-étiqueté-normalisé les oeuvres précédentes), la programmation informatique, la création de réalités virtuelles…
Pour résumer, je dirais donc que, premièrement, les neuroatypiques nagent comme des poissons (toustes différent.e.s) dans l’océan hypnotique, tant qu’iels sont accompagné.e.s en liberté, ce qui demande un positionnement sans mailles de filet et que, deuxièmement, nombre de personnes fréquentant des champs « hors normes » sont atypiques (!j’ai pas dit toustes, hein, vraiment bien loin de là!).
Je termine cette partie par une conclusion personnelle: l’une des raisons principales pour lesquelles mes collègues m’adressent des accompagné.e.s est simple: je fais partie de la famille des poisson.ne.s libres créateurisses. J’accompagne donc bon nombre d’artistes, de zèbres, de licornes, de chercheurs indépendants, de thésard.e.s, de thérapeutes… et bien autres… pour en savoir plus, relisez donc mon texte de bienvenue.
A côté de cela, mon fonctionnement emmène tranquillement mes accompagné.e.s plus normés, neurotypiques, à la découverte de leur imaginaire, de leur créativité et de leur liberté… comme une stagiaire l’a si bien résumé dans la page des témoignages d’hypnos« Avec son sérieux et sa folie, Marie nous ouvre les portes du rêve qui permet d’avancer. »
Voilà pour répondre aux questions (qui me sont) fréquemment posées.
Après, on peut aller un peu plus loin… notamment dans la réflexion sur la richesse des différents fonctionnements et sur leurs revendications à exister tels qu’ils sont dans toute leur diversité, VERSUS la volonté de normalisation, c’est à dire que, pour être un sujet déclaré sain, normal, intégré, heureux… il faudrait correspondre à ce qui est édicté comme « normal » et que ce qui n’y correspondrait pas serait traité comme un trouble (psychiatrique, psychopathologique, médical, social…) qui provoque le rejet et/ou le traitement thérapeutique. Là aussi, les zèbres et les licornes ont des points communs!
Cet oiseau très rare est mi-mâle mi-femelle Ce phénomène est appelé le gynandromorphisme.
Neuroatypique, Aspi, Zèbre…
Les mots sont souvent confondus ou employés de travers. De nombreux sites et blogs permettent de s’en faire une idée claire. Voici mon résumé du résumé.
Pour ma part, je me ressens comme neuroatypique, inscrite dans le large spectre des zèbres. Car – pour moi – la zébritude n’est pas binaire mais spectrale aussi. Il y a tant de singularités zébrées! Le truc étrange, c’est que l’on se reconnait souvent instinctivement vite entre zèbres, même de types très différents, sans pouvoir expliquer comment. Il y a donc – tout de même – des points communs ressentis comme évidents.
Pour répondre à la sacrosainte question: non, je n’ai pas passé le test. Je n’en vois pas l’intérêt. Les traits sont présents, mais je subodore qu’ils ne sont pas suffisamment nombreux et intenses chez moi pour que ce soit qualifiable de TSA sur le plan médical.
Chloe Finch, par Peter Hujar, 1981
Neuroatypique
Il n’y a pas de limitation en matière de droit à se revendiquer « neuroatypique ». L’exigence tacite est que la personne éprouve, dans la vie quotidienne, une sensation de distance avec l’ensemble de la société dite “neurotypique”, reliée à des particularités de nature cognitive, perceptive, sensorielle et / ou neurologique.
Le terme s’est construit par opposition au terme « neurotypie » (norme dominante en ce qui concerne le fonctionnement neurologique) ou aux « neurotypiques » mot désignant toutes les personnes sans différence neurologique)
Ces termes sont reliés à la lutte pour la neurodiversité, contre le fait de transformer un comportement humain viable en trouble mental, comme l’ont déjà été l’homosexualité, le genre non-binaire, et comme le subissent encore les autistes avec le TSA (troubles du spectre de l’autisme).
L’apparence fantasmagorique de ce mammifère pondant des œufs, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d’un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l’eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l’ont découvert. En outre, c’est l’un des rares mammifères venimeux: le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de paralyser une jambe humaine ou même de tuer un chien.
Syndrome d’Asperger: diagnostique médical d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA = troubles du spectre de l’autisme).
Notons qu’il y a débat sur l’appartenance des Asperger au spectre de l’autisme.
Certain.e.s rejettent aussi le classement TSA au nom de la lutte pour la neurodiversité (c’est un fonctionnement différent de la norme, pas une pathologie) et du désir de se débarrasser des étiquettes (qui enferment et reforment une nouvelle norme).
D’autres ont soulagé.e.s de mettre un nom sur leurs difficultés, d’échanger avec d’autres aspis, mais aussi de pouvoir partager cette explication officielle (diagnostique médical du syndrome d’Asperger) avec leur entourage. « La reconnaissance du syndrome peut être une étape libératrice qui permet à la personne Asperger de mieux se comprendre, de s’accepter et de pouvoir mettre clairement des limites aux attentes des autres, sans dévalorisation ni culpabilité. » (blog de Philosophine)
Les personnes autistes Asperger sont qualifiées d’autistes de haut niveauen opposition à l’autisme sévère (également nommé autisme de Kanner). Haut niveau et Haut Potentiel n’ont rien à voir. Les médias confondent souvent.
Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme définie cliniquement en 1981 par Lorna Wing, à partir de la « psychopathie autistique » décrite en 1944 par Hans Asperger. Ainsi distingué d’autres formes d’autisme, le syndrome d’Asperger intègre le DSM en 1994. Il est remplacé au cours des années 2010 par une approche plus évolutive: TSA.
Anna Pélut: « Syndrome d’Asperger (SA) T. Attwood et C. Gray (2010) ?proposent des critères diagnostics “positifs” du SA comparativement à la représentation sociale de l’autisme plutôt négative. Les personnes avec SA auraient des compétences cognitives élevées. Un second critère renvoie à l’utilisation d’un langage social (l’«Aspergerois»), caractérisé par une volonté de recherche de la vérité, et d’une conversation sincère sans motivation dissimulée. Ces auteurs ajoutent que leurs interactions sociales sont marquées par une grande loyauté, en raison d’un optimisme dans sa recherche de l’amitié véritable. Cet aspect relationnel et social tend à être problématique pour les personnes Asperger. Toutefois, selon Gena (2001), elles sont désireuses de créer des relations avec les autres, mais se retrouvent en difficulté une fois qu’il est question d’aborder une personne ou de maintenir une conversation avec elle. »
Aujourd’hui, en France, le diagnostic de TSA est établi par un docteur en médecine pour une reconnaissance de la MDPH (pour Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Les diasgnostiques reconnus par la MDMH permettent de commencer des démarches pour recevoir des aides de l’état. La reconnaissance de « travailleur·se handicapé·e » est quasi automatique, dès lors que le dossier MDPH est dûment rempli par un médecin. Cependant, obtenir des aides de l’état (AAH, PCH, etc) est bien plus difficile, surtout pour les personnes autistes. En effet, l’autisme est trop peu / très mal connu des services de la MDPH, si bien que les répercussions du TSA dans la vie courante ne sont pas ou très difficilement reconnues. Ainsi l’ouverture de droits à l’AAH pour les personnes autistes, surtout pour les autistes type Asperger, est un parcours du combattant menant à des recours de décision au tribunal.
L’ADOS (Autistim Diagnostic Observation Schedule), créé par Catherine Lord en 1989 aux Etats-Unis, permet l’évaluation de la communication, de l’interaction sociale et du jeu ou de l’utilisation imaginative d’un matériel dans le cadre d’un dépistage de l’autisme. Ce test est dans la plupart des cas utilisé pour confirmer un diagnostic d’autisme, pour évaluer aussi l’impact du TSA dans la vie courante. Les résultats de ce test permettront aussi d’étayer le dossier auprès de la MDPH.
Le test de QI utilisé pour les grand ados & les adultes est le WAIS (pour Wechsler Adult Intelligence Scale). Notons que ce test est remis en question à bien des égards.
Selon les résultats de QI, les tests permettent d’intégrer MENSA, une association de personnes surdouées.
Cocon de papillon de nuit sur ma porte de yourte, Lozère, aout 2019.
Zèbre
Le « drôle de zèbre » est l’un des seuls animaux sauvages que l’homme n’a pu domestiquer. Son pelage rayé joue avec les ombres et la lumière.
Le Zèbre est le nom usuel du HPI.
Il y a aussi des THPI et des TTHPI, des TTTHPI… (T = très).
Attention, il y a des personnes au QI élevé et neuroatypiques (Zèbres), des personnes à QI dans la norme et neuroatypiques, des personnes au QI élevé neurotypiques et des personnes au QI dans la norme neurotypiques!
Le zèbre peut s’autoproclamer (en se reconnaissant à travers des lectures, par exemple, c’est souvent un début!), ou être désigné comme tel par des pairs, ou être validé par des batteries de tests. Ou les deux ou les trois!
Le zèbre (neuroatypique HPI) est doté de « surefficience mentale », de « douance ». Cela signifie qu’iel fonctionne avec descapacités naturelles,un mode de pensée, une structure de raisonnement différents. C’est en cela qu’iel est appelé « un.e surdoué.e ».
L’intelligence du zèbre et sa façon de penser le monde sont donc atypiques. C’est cette particularité qui rend, dans certains cas, difficile son adaptation scolaire mais aussi son adaptation sociale. L’expression de « surefficience mentale », illustre bien l’existence d’un potentiel, qui peut parfois se révéler encombrant et qui n’est pas nécessairement source d’efficacité relationnelle ni de bien-être existentiel.
Rappelons encore que, quel que soit sont QI, chaque NA est singulier.e. Pas de généralisations ici non plus.
Zèbre à pois blancs Image: Frank Liu
Pour en savoir plus sur la neurodiversité
En plus des sites d’encyclopédies et d’associations, beaucoup d’NA écrivent des blogs.
Des livres : Le Syndrome d’asperger (Tony Attwood), Différence invisible (Julie Dachez), Tribulations d’une aspergirl (Alexandra Reynaud), …
En ce qui concerne les licornes…
Pour éviter les amalgames, un mot sur les licornes!
(j’aurais pu le faire aussi sur les artistes, mais pas mal de pages leur sont déjà consacrées sur ce blog).
NA & Queer ont souvent bien des convergences (mais pas toujours, j’aurai assez insisté je crois ^^).
Certaines licornes sont aussi des zèbres. Et d’autres sont neurotypiques.
Par exemple, vivre une transition, c’est remettre en question la norme dominante genrée, donc être « atypique en terme de genre ». Mais ce n’est pas – nécessairement – relié à la neuroatypie.
Pour plonger dans l’univers des licornes, voyez les nombreux liens en bas de ma page de présentation queer. Et si vous êtes hypnologue ou sophrologue ou praticien.ne PNL, je vous invite sur le groupe FB « Les représentations de genres dans le champ hypnotique« , où l’on partage des liens, des questionnements et des réflexions autour de la question des genres dans nos pratiques. Désolée, il est réservé aux accompagnant.e.s, je filtre à l’entrée.