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  • Tabac, nourriture, alcool, internet, sexe, achats, défonce par le sport… comment s’émanciper des addictions-compulsions par l’hypnose? (repost)

    Tabac, nourriture, alcool, internet, sexe, achats, défonce par le sport… comment s’émanciper des addictions-compulsions par l’hypnose? (repost)

    ADDICTIONS-COMPULSIONS?

    L’addiction se définit comme la dépendance d’une personne à une substance ou à une activité génératrice de plaisir, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté.

    La compulsion peut se définir comme une impulsion irrésistible d’accomplir un acte irrationnel.

    En y cédant, nous vivons une expérience qui modifie l’humeur, mais qui peut aussi avoir des conséquences graves. Le paradoxe est que la personne croit nécessaire à sa (sur)vie une substance ou une conduite qui peut mettre sa vie ou son équilibre en danger.

    Evidemment, nous ne travaillons que sur les addictions-compulsions toxiques. Si une dépendance, un comportement ne vous apporte que du bien-être, foutez-lui la paix 🙂

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    Part of documenta 14, Brigitte Polemis presents “#iFollow” at the Bouziani Museum

    Il en existe de nombreuses formes : alcool, tabac, nourriture, drogues, médicaments, dépendance affective, travail, sexe, jeux-vidéos, jeux en ligne, achats, jeu…

    L’hypnose permet de comprendre les processus psychiques et comportementaux et de les transformer pour vivre librement.

    Il existe de nombreuses façons d’aborder les addictions et compulsions par l’hypnose.

    Dans cet article, je vous expose ma façon actuelle d’envisager ce travail hypnotique  en 4 axes principaux:

    • 1: Différencier l’identité (qui je suis) du le comportement (ce que je fais) pour dépasser le figement et mettre mes processus en mouvement
    • 2: Décaler l’automatisme pour ouvrir le champ des possibles
    • 3: Parler le langage intérieur pour communiquer avec moi-même en profondeur
    • 4: Différencier l’intention positive (remplir un besoin) du comportement pour négocier des réparations, transformations, libérations, modérations…

    Ces différents axes ne sont pas nécessairement envisagés dans l’ordre ni chacun dans une séance. Parfois, le travail se fait étape par étape et parfois de façon tellement symbolique qu’il est difficile de savoir exactement ce que les parties intérieures ont réalisé pour permettre le mouvement, la transformation et l’émancipation.

    C’est un chemin à chaque fois différent puisqu’ajusté à chacun.e.

    Bienvenue en séance!

    Un article plus court et spécifique à l’arrêt du tabac est disponible ici.

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    Biennale de Venise 2015, pavillon russe.

    AXE 1: DIFFERENCIER  L’IDENTITE ET LE COMPORTEMENT

    S’émanciper demande une mise en mouvement.

    Une fois que ce mouvement est initié, la transformation est possible. Oui, il est possible de changer la façon dont nous fonctionnons, nous pensons, nous réagissons, nous fuyons, nous nous cachons, nous nous papouillons, nous nous donnons du courage, nous nous défendons, nous cherchons à être accepté, nous affirmons notre loyauté…

    Or, la croyance confuse qu’une personne, une action ou un objet fait partie intégrante de notre identité ou de notre survie empêche ce mouvement.

    Etre dépendant à l’alcool, à la cigarette, au sport, au porno, au shopping, au sucré… ne définit pas l’identité de la personne. Le « je » est différent de la dépendance. L’individu n’est pas le comportement qu’il a.

    En différenciant « qui je suis » du comportement, le changement peut commencer. Ca a déjà bougé!

    A la maison, faites l’exercice plusieurs fois, des jours différents, les yeux fermés et téléphone éteint et notez ce qui vous est venu sans trier:

    • Si mon « je » d’aujourd’hui rencontrait le « je » du dernier jour de ma vie, qu’est-ce que ce « je » qui se prépare à mourir désirerait que le « je » d’aujourd’hui change, là, maintenant?
    • Imaginez votre double débarrassé de ce comportement, observez-le dans vos différents cercles sociaux, votre famille, votre vie sentimentale, votre boulot, vos passions, vos conversations… Qu’est-ce que cela modifierait dans votre vie?

    En séance d’hypnose, de nombreuses techniques peuvent être envisagées si nécessaire pour valider cette étape. Un exemple parmi d’autres: la personne visite ses différents niveaux (technique de Robert Dilts) : son environnement, ses comportements, capacités, croyances et valeurs, son identité et ce qui la relie plus largement au monde ou à l’univers, que l’on peut appeler sa spiritualité.

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    Shame, film réalisé par Steve McQueen en 2011 dont le personnage principal est addict au sexe

    AXE 2: DECALER L’AUTOMATISME

    Quand un petit changement est opéré volontairement, le comportement automatique est légèrement décalé, ce qui ouvre d’autre possibles.

    A la maison, au quotidien, forcez-vous à décaler votre façon de vous livrer à ce comportement. Accumulez les décalages jour après jour. Par exemple:

    • fumez de l’autre main, changez de marque de produit, commencez par un aliment salé alors que vous grignotez sucré, changez la position de l’ordinateur et votre siège, votre propre position…
    • attendez 3 minutes en regardant la cigarette, la bouteille, le gâteau  le téléphone, la page d’accueil du site sur l’écran…, sans rien faire d’autre que d’observer ce qui se passe en vous
    • triplez le comportement (si je fume, j’en fume 3, si je mange ce gâteau, j’en mange 3…)
    • faites autre chose avant, comme boire un grand verre d’eau très lentement et laisser monter les images ou prendre des notes dans le carnet ou fermer les yeux et respirer à fond 6 fois ou…

    Les façons de décaler les automatismes sont innombrables. Inventez-en, accumulez-les! Commencez une semaine avant votre rendez-vous et notez les effets dans votre carnet de l’axe 2. Ca a déjà commencé à changer…

    En séance d’hypnose, ces légers changements seront amplifiés en accord avec les parties de vous qui réclament ce comportement pour l’intention positive (voir l’axe 4).

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    Coffee and cigarette, film de Jim Jarmusch, sorti en 2003.

    AXE 3: PARLER LE LANGAGE INTERIEUR

    Notre façon d’envisager le monde est en très grande partie hors de portée de notre attention. Nous croyons « maitriser par la raison » ce que nous pensons, comment nous réagissons, alors que nous sommes constamment entrainés dans des patterns dont nous n’avons pas conscience (le fameux « c’est plus fort que moi »).

    Et puisque nous projetons nos patterns sur le monde plutôt que de capturer « la vérité », autant le savoir et le faire exprès 🙂

    Il est temps de parler le langage de l’imaginal pour communiquer avec notre monde intérieur, nos processus internes, ce qui définit notre subjectivité (ce que je pense, comment je juge, comment je réagis, mes dé-goûts, mes désirs, mes peurs…) et lui demander de se modifier.

    Son langage est comparable à celui du rêve: images, sons, sensations corporelles, impressions, voix intérieure, lumière, chaleur-fraicheur, lourdeur-légèreté, représentations oniriques de personnages…

    Un tramway nommé Désir (Vivien Leigh)
    Un tramway nommé Désir (ici: Vivien Leigh), film d’Elia Kazan, 1951.

    Si j’apprends à sentir le tout premier signe précurseur de ma compulsion arriver, il est encore temps de négocier, pendant que la spirale est encore trop menue pour m’emporter. Sinon, après, ce sera le grand huit…

    Si j’établis peu à peu une communication fluide, mes dividus n’auront même plus besoin de mettre en marche la vrille, spirale ou aspirateur… Cela m’est d’ailleurs arrivé à de nombreuses reprises de travailler sur autre chose avec la personne accompagnée et de voir la compulsion s’arrêter toute seule.

    A la maison, au coucher et au réveil du matin et/ou de sieste (avec prise de notes a posteriori des éléments principaux):

    • gardez les yeux fermés et faites le tour de votre corps, en visitant sensoriellement les orteils, les pieds, les jambes… jusqu’au crâne. respirez amplement et laissez venir les images, sons, impressions, sensations, émotions tandis que votre attention reste fixée sur le corps, étape par étape. Si votre blabla intérieur de rumination ou d’analyse se met en route, baissez le son (avec le mouvement d’un doigt) et recentrez votre attention sur le corps, ici et maintenant. Lorsque le premier tour de visite, recommencez, cette fois en inspirant de l’amour et en l’expirant à l’intérieur. laissez les couleurs, les sensations agréable s’amplifier avec amour.
    • regardez avec attention et précision (la fixation, avec corps immobile et concentration maximale est importante) un objet qui symbolise votre compulsion et posez-lui des questions comme « que désires-tu? », « as-tu quelque chose à m’envoyer comme message? », « de quoi as-tu besoin pour me libérer de ce qui me fait du mal? », « quand as-tu appris que c’était bien pour moi de faire ça? », « de quoi as-tu peur? » et laissez venir les images, sensations, émotions, souvenirs, voix… accueillez sans trier (et notez ensuite ce qui est venu). 

    En séance d’hypnose, vous aurez moultes occasions de communiquer avec votre imaginal. Vous verrez, on s’y fait très vite, c’est fantastique! Et cette communication peut être utile à de nombreuses occasions en dehors de ce que vous travaillez ici.

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    L’addiction au sport peut parfois provoquer des dégâts (et parfois pas)

    AXE 4: DIFFERENCIER L’INTENTION POSITIVE ET LE COMPORTEMENT

    Pour Milton Erickson, qui a donné son nom à l’hypnose éricksonienne, il y a une intention positive derrière chaque partie qui nous constitue, partie que j’appelle « dividu« .

    Le dividu, ce « quelque chose en moi », ce « c’est plus fort que moi », me pousse à fumer alors que je suis malade, à surfer sur le web pendant des heures alors que j’ai du travail, à engloutir des plaques de chocolat alors que j’aimerais perdre du poids, à me ronger les ongles alors que la vue de mes moignons me fait honte, à rester en relation avec une personne qui m’est toxique alors que je sais que je ne la/le changerai pas, à boire alors que plusieurs personnes dans ma famille sont mortes par l’alcool…

    Le dividu a appris par l’expérience à réagir pour gérer les besoins, parfois de façon constructive, en phase avec ce que je désire vivre, et parfois en causant des dégâts . Dès lors, des comportements sont générés, qui ne sont pas toujours adaptés à la situation présente. Quand l’apprentissage est très précoce, sa logique est étonnante à découvrir.

    Des exemples découverts sous hypnose? Un enfant (intérieur) prétendait être allergique aux passages cloutés car il avait éternué violemment en s’approchant de l’un d’eux (l’adulte, lui, faisait des tests d’allergie à la pollution, ne comprenant pas les réactions de son corps à différents trajets)… un autre voyait dans les sucreries le câlin maternel car la mère, très occupée par son magasin, donnait un bonbon à chaque manifestation de sa fille (l’adulte s’enfilait des tonnes de produits sucrés à la moindre contrariété)… un autre associait la cigarette au câlin car sa mère l’accueillait contre elle « le temps de sa clope »…  un homme courrait tous les jours (sinon il se sentait super mal) pour évacuer l’angoisse mais aussi pour être prêt à échapper au danger lié à un trauma caché… une personne sex addict se protégeait d’établir une relation par peur de l’abandon.

    Imaginez les liens surréalistes que vos dividus ont pu mettre en place comme des « solutions sûres », depuis toutes ces années sans vous mettre au courant consciemment! 

    De quoi avez-vous besoin? A quelles peurs ces besoins répondent-ils?

    En état d’hypnose, il est possible de dialoguer avec les dividus et de négocier des transformations, tout d’abord en différenciant l’intention positive et le comportement.

    Pour un même comportement, différentes intentions positives inconscientes peuvent être répertoriées. Il peut s’agir, par exemple, de trouver du réconfort, de se rassurer, de se concentrer, de vider une tension, d’appartenir à un groupe (loyauté familiale, appartenance au clan des fumeurs du bureau, ou à un groupe de potes…), de projeter une protection, de lâcher prise, de garder un positionnement (re)connu (« sans ce comportement, je ne me reconnais pas »), d’avoir de l’assurance, d’opérer une transition dans la journée, de rester fidèle à une personne avec qui une symbolique autour du comportement s’est créée ou tout simplement de faire une autre activité (association café-clope ou association after-coke, par exemple).

    Ces bénéfices comblent des besoins, avant, pendant et/ou après, liés à des peurs. En les distinguant de la compulsion, une nouvelle étape est franchie: les besoins peuvent désormais être envisagés autrement.

    Y a-t-il un problème de fond à régler (confiance en soi, stress, anxiété, peur du rejet, transformation d’un lien, ouverture à l’autre, rapport à l’appartenance familiale…) de façon à calmer ces besoins et ces peurs?

    De nouveaux comportements peuvent-ils être adaptés à la fois aux besoins et au bien-être? Lorsque des alternatives qui peuvent satisfaire ces intentions sont installés, les comportements problématiques sont alors transformés en ressources puissantes.

    A la maison, avant la première séance, écrivez un bilan personnel pendant au moins une semaine. Pour chaque occurrence du comportement dont vous désirez vous libérer (à chaque cigarette, crise de goinfrerie…).

    • Heure, contexte, comportement (durée, intensité…)
    • Qu’y a-t-il juste AVANT que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
    • Qu’y a-t-il juste PENDANT que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
    • Qu’y a-t-il juste APRES que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
    • Consciemment, qu’est-ce que ça m’apporte de positif? De quoi serais-je privé.e si je ne le faisais pas?
    • Respirez très profondément 3X, les yeux fermés et accueillez sans trier les images, les mots, les sensations, les émotions… quand vous évoquez un comportement précis (ex: « j’ai avalé, jeudi soir, 3 tablettes de chocolat et deux paquets de gâteaux devant une série / 3 respirations très profondes / accueillir ce qui vient sur la dernière expire)

    En séance d’hypnose, nous accueillerons les représentations de ce qui réclame à l’intérieur. A nouveau, de nombreuses techniques sont envisageables. Par exemple, celle de la négociation entre parties ou du rêve éveillé dirigé ou…

    Le journal de bridget jones
    Le journal de bridget jones, film de Sharon Maguire, sorti en 2001.

    ET ALORS?

    Certains hypnos vous proposeront des « protocoles », lus ou récités, qui travaillent sur le symptôme, en effaçant un mot dans le sable (le classique « cig – arrête »), en associant le dégoût et le comportement à éradiquer  (pas de conciliation, là c’est du déblayage au bazooka), en insistant, sous hypnose, sur les dangers que vous fait courir votre comportement, etc. Je suis totalement opposée à ce genre de pratiques et ce pour différentes raisons:

    • « l’effacement » du symptôme est violent pour vos parties intérieures car il est un signal et donc au lieu d’écouter vous le torpillez!
    • si un signal est effacé, un autre va sans doute se mettre en place. Bâillonnez un être dans le besoin, il trouvera un autre moyens de se faire entendre et avec davantage de rage ou de désespoir. La prise de poids lors des arrêts du tabac en est un exemple habituel.
    • une séance d’hypnose, c’est pour moi un accompagnement sur mesure, car je m’adapte instant après instant à ce qu’il se passe à l’intérieur de vous. Il m’est impossible de prévoir le temps et les techniques pour la simple raison que cela dépend de votre moi profond. C’est votre cheminement à vous et je vous accompagne, avec ma boite à outil bien remplie 🙂

    Bref, nous travaillons, ensemble à dénouer, libérer, réorganiser, bouger, concilier vos représentations intérieures de façon à ce que votre façon de concevoir et de ressentir la vie soit constructive, en accord avec ce que vous désirez être.

    Dreaming about freedom (Rêver de liberté) © Mahmoud al-Kurd.
    Dreaming about freedom, © Mahmoud al-Kurd.

    Il n’y aura pas de baguette magique, mais bien une compréhension profonde (physique plus qu’intellectuelle) de la façon dont vous fonctionnez et des transformations à mettre en mouvement, selon vos objectifs.

    A lire aussi:

    Bienvenue en séance 

    © Marie Lisel

    Témoignage d’arrêt du tabac

    (avec permission de partage). Merci à l’autrice!

    SALLY-MANN-Jessie-Candy-Cigarette-1989
    Sally Mann, « Candy cigarette »,1989

    ECRASER LA DERNIERE CIGARETTE

    « Je ne fumais plus depuis 10 ans, un jour de novembre, sans réfléchir, je suis entrée dans un bureau de tabac, j’ai acheté un paquet et j’ai recommencé comme si je n’avais jamais arrêté. Les mêmes habitudes, les mêmes gestes, les mêmes moments, un paquet par jour immédiatement.

    C’était un désespoir, c’était incompréhensible. Je ressentais cela comme une terrible trahison à l’égard d’une personne que j’aime et qui m’avait convaincu d’arrêter, mais aussi à l’égard de moi-même.

    Lors des deux séances que j’ai réalisées avec Marie, je n’ai pratiquement pas parlé de cigarettes. Arrêté de fumer était le cadre de départ mais c’est de toutes autres choses dont il a été question, de ma vie, des êtres que j’aime, de ceux qui ont disparu. J’ai parcouru en hypnose une ancienne imprimerie abandonnée remplie de meubles en bois avec des casiers. J’en ai ouvert quelques-uns, j’y ai trouvé les photos de ces personnes qui comptent ou ont compté pour moi. Derrière chaque photo un message.

    Ce qui est formidable c’est qu’après cette séance, dans les jours qui ont suivi, tous ces symboles, ces rencontres en hypnose ont trouvé une signification. J’ai pu me réapproprier l’arrêt du tabac, réaffirmer en tant que femme adulte et indépendante mon choix de ne plus fumer au-delà de la promesse que j’avais pu prononcer 10 ans auparavant.

    Et puis des évènements plus profonds, enfouis très loin, ont émergés. J’ai pu clore symboliquement une relation qui continuait de m’empoisonner l’esprit sans que je m’en rende compte, j’ai pu exprimer ma colère, soutenir et consoler la jeune femme de l’époque qui avait dû fuir et continuait de se sentir honteuse de n’avoir pu faire face.

    Je suis sorti apaisée de ces deux séances, ne plus fumer était à nouveau une chose évidente. Avec l’aide de Marie, j’ai ouvert de nouveaux horizons, réinterprété le passé, fait connaissance aussi avec une de mes entités qu’il allait falloir apprivoiser… mais ça c’est une autre histoire. »

    D’autres témoignages sont disponibles ici.

     

  • Ateliers hypnotiques pour la création (3h, champ des arts contemporains)

    Ateliers hypnotiques pour la création (3h, champ des arts contemporains)

    En échangeant avec plusieurs accompagné.e.s artistes ravi.e.s d’explorer leurs champs de recherche en séance individuelle, ainsi qu’avec le public lors des présentations de mes propres créations, l’idée a germé de proposer des ateliers d’exploration artistiques de groupe.

    Danse, performance, cirque, arts visuels, arts sonores, littérature, cinéma… ouvrent le champ de leurs possibles grâce à l’auto-hypnose, à l’hypnose, au REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose) et autres outils

    Après, il ne reste qu’à tisser ensemble les modalités…

    Bruxelles, Paris et ailleurs, vous êtes minimum 10 et/ou vous avez une salle? Construisons ce partage ensemble.

    MODALITES

    Prérequis

    Pour la cohérence du groupe, une pratique artistique professionnelle est un prérequis.

    En revanche, aucune expérience hypnotique n’est demandée.

    Minimum 18 ans.

    Pas d’antécédents psychopathologique (voir les contre-indications de l’hypnose)

     

    Nombre de participant.e.s

    Minimum 10 et maximum 30, selon la salle.

     

    Durée

    Minimum 3h – maximum 2X3h (+ débrief) sur une journée – plusieurs journées d’affilée possibles.

    Donc cela va de 3h/ mois, à un stage de 3 jours de 2X3h en passant par une journée… discutons-en.

    3h = 1 thématique à explorer

     

    Prix

    15 euros par personne pour 3h à Bruxelles (10 personnes minimum).

    Paris et ailleurs, ça dépend si la salle est mise à dispo ou hors de prix…

    Pour les journées et stages, voyons ensemble.

     

    Salle

    Studio de danse ou de yoga.

    Ou salle avec de l’espace pour bouger (y compris au sol)

    En belle saison, j’aime aussi travailler dehors.

     

    Quelques thématiques parmi d’autres

    • jouer avec la synesthésie (son > sensation et mouvement, par exemple)
    • augmenter et transformer la sensorialité (synesthésie mais pas seulement…), avec soi et avec l’autre
    • explorer la concentration-expansion dans différentes parties de l’espace interne-externe
    • ressentir (plurisensorialité) les axes, vertical, horizontal, autres?
    • rendre les limites entre soi, l’autre et le monde poreuses et/ou mouvantes
    • devenir une poule
    • entrer dans une case de BD, en sortir, chercher une autre case…
    • parcourir le monde d’un début de scénario de cinéma
    • laisser une partie du corps ou un.e dividu.e écrire, dessiner, chanter… sans que « la partie qui dit je » intervienne
    • chanter pour l’oreille (l’organe étant alors représenté en tant qu’auditrice et territoire d’exploration)
    • jouer avec ses dividus incorporés (exemple: partie droite du corps: la liberté / partie gauche sécurité ou droite la baleine et gauche la puce ou droite le fimalent et gauche le torrent…)
    • parcourir l’univers caché derrière un tableau, une photo (« porte »)
    • devenir la prolongation d’un objet (et vice-et-versa)
    • danser le doré, l’arbre, l’intersection, la pomme, la constellation, la rate
    • ressentir les territoires (à moi, à nous, à toi, à vous, à eux-elles… mais aussi à certaines parties de moi et de toi, etc)
    • rencontrer sa puissance créative (REAH)
    • cartographier et explorer le territoire du lien, de l’attachement, du délitement, de  l’abandon, du détachement, de la rupture…
    • transférer ses dividus dans des objets et les faire interagir entre eux pour explorer les sensations, émotions, impressions, conceptions du monde
    • … (ma mémoire flanche)

     

    Thématiques au sein de votre projet (solo, compagnie, école d’art…)

    Si vous désirez un atelier sur mesure au coeur de votre projet, c’est envisageable également. Voyez la page, Pour la création, Accompagnement de votre projet sur plateau et workshop en école supérieure d’art.

    Outre l’univers de la création artistique (accompagnement & collaboration, co-création), je suis immergée dans l’univers de la communication animale et végétale (éthologie, médiation animale, Sorqueer), ainsi que dans l’univers queer, dans le rituel et dans le bodywork hypnotique (massage et hypnose, par exemple). Ateliers et stages possibles là aussi.

    Ecrivez moi à lisellesil@gmail.com pour un atelier ou un stage à Paris, Bruxelles et ailleurs!

    Sourire,

    Marie

     

     

  • 8 février, concert hypnotique de Jérôme Poret et Marie Lisel, Théâtre Berthelot, Biennale Nemo

    8 février, concert hypnotique de Jérôme Poret et Marie Lisel, Théâtre Berthelot, Biennale Nemo

    Les recoins
    Février 2020: Production/ la Biennale des arts numérique Némo / Coproduction / du label phonographique Labelle69/ Avec le soutien du Centre d’art contemporain de la Maréchalerie et du Phonomuseum de Paris.
    Cette expérience artistique immersive s’est déroulée le samedi 8 février 2020, 14h30-16h30, Théâtre Berthelot, dans le cadre de la biennale d’arts numériques NEMO.

    Une proposition ouverte à un public participatif pour une aventure hypnotique et collective d’un REAH (Rêve Eveillé Augmenté par l’hypnose) sous la conduite de l’artiste hypnologue Marie Lisel et la composition lumière et musicale de Jérôme Poret. Annonce sur Sonore Visuel

    Cette proposition peut se renouveler sur invitation.

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    Témoignages des participant.e.s

    I experienced a wonderful performance by Jérôme Poret, a future guest artist of Mayeur Projects Residency and Marie Lisel artist and hypnologist. We spent more than one hour in a collective hypnosis experience in Berthelot Theater in Montreuil, thanks to Marie’s texts and voice and Jérôme’s music. We opened large valleys and tiny houses inside of our minds and bodies. Hypnosis brought me to a flowered valley like the valleys you can follow near Mora, in our beloved Northern New Mexico. After that, my intimate journey made me meet a big wall of a grey massive building as you can find them in Berlin. I went inside and walked through large rooms with some dark corners, but no fear. It was more silent and intimate than scary. Suddenly I felt a big rock cliff moving to me and hurting me. It was the result of a sudden change. Marie’s low voice had been replaced by loud recordings of Jerome’s students telling the story of their dreams under hypnosis. One had become an elk refusing to enter a little house (his Self), another one had travelled in his mouth, squeezing between his teeth, then climbing into his nose… Fantastic experience. Thank you Jerome and Marie. (Mayeur Projects)

    ***

    “L’allée est étoilée, dans les étoiles, éclairée en son centre…

    le bleu dense de l’univers tout autour, aérien, infini.

    L’allée mène à une villa romaine baroque, empesée d’ornements.

    Aucun angle

    Les pièces sont des grottes, des couronnes retournées

    Entre or et indigo

     

    Dans le boudoir

    Les corps de marbre-cire du Bernin, entrelacés.

     

    L’architecture est un archétype

     

    Au cœur de ma maison charnelle, profonde vérité”

    ***

    Merci pour ce voyage en profondeur poétique, cette ouverture intérieure. Bienvenue en soi, en son habitation. Ouverture aux immenses chemins d’un pays infini. Bravo à vous deux!

    ***

    Quand il était question de chemin, j’ai imaginé une foret. Puis quand vous avez évoqué un édifice, j’ai tout de suite vu une grande maison entourée de forêt. Une grande demeure blanche de maître avec quelques marches pour rentrer. je me suis rendu compte que j’étais nue en rentrant. Le sol était en carrelages noirs et blancs, à damiers. il y avait un grand escalier. Et sur les murs des tapisseries anciennes et sombres.

    J’ai vu un orifice anatomique, de chair, mais à une très grande échelle de la taille d’une porte. je suis entrée dedans, ça tournait en rond comme un manège (une roue tournante). Je ne pouvais plus en sortir, alors je me suis laissée aller dans le conduit. C’était comme un intestin, un long tuyau de chair serpentant. Ca a duré longtemps.

    Je voyais des portes sur les côtés, le long des parois mais je n’avais pas le temps de les ouvrir.

    Au bout du tunnel, les parois étaient recouvertes de piquants. Ils m’ont blessée. cela ne me faisait pas mal. Je suis arrivée dans une pièce sombre. j’étais en sang.

    D’autres personnes nues étaient là, dans une sorte de creux d’arbre. Les contours ressemblaient à ceux d’une grotte mais de couler et de texture d’écorce.

    je suis entrée dans une armoire en bois, le seul meuble de l’espace. je sentais son odeur de vernis et mes doigts touchaient  la surface lisse du bois. J’ai vu une ouverture en haut de l’armoire. Je suis montée. Au dessus, il y avait une échelle. Mon corps volait à côté de l’échelle, je montais sans me tenir aux barreaux.

    A ce moment, vous avez parlé de sortir du recoin alors que j’en étais déjà sortie. Alors j’ai essayé de redescendre dans l’armoire. Puis quand vous avez parlé de voler je n’y arrivais plus.

    Je me suis éveillée. J’étais complètement éveillée quand les étudiants racontaient leurs visions.

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    Petit voyage où tout est laissé de côté pour passer un moment en totale déconnexion. C’est assez étrange. Quelque chose d’utile dans ce monde de brutes.

    ***

    Merci ! C’était une très belle expérience..et qui a bien fonctionné pour moi !

    ***

    Quel beau voyage, fabuleux et surprenant. Pensées conduites par les voix et les sons. Parfois déviées par des rêves annexes et des sensations corporelles. Quelle est la limite avant l’endormissement?

    ***

    J’ai assisté à votre performance avec Jérôme Poret samedi au théâtre Berthelot et elle m’a énormément marquée. Je voudrais vous remercier de tout coeur pour cette expérience magnifique.

    ***

    Je suis la maison corps. voyage intérieur, organique, dans des tons grisés, noirs. Les tissus sont durs au toucher. Le corps devient architecture. Je ne sais pas exactement le rapport aux sons. a un moment donné, je suis sortie de la maison et je pouvais la voir de très haut, petite comme une mue abandonnée. je voyageais très vite, dans le cosmos.

    ***

    L’allée était un couloir. C’était tout droit et finalement, il y avait d’autres chemins. des portes ouvertes partout sur des couloirs. Je tombais dans chacun d’entre eux. Il y avait une gravité changeante. Je ne savais pas ce qui était sol ou plafond. je cherchais ce qui était appelé « façade ».

    Finalement, c’était moi la façade. J’étais immense et inerte. Pleine de fenêtres. je tombais dans ma gorge, un tunnel violet sans fond, mou, étroit. je tombais ou j’étais aspire, aucune idée. Pendant longtemps. jusqu’à me retrouver sur mon siège pour écouter les récits des étudiants.

    ***

    Merci pour ce beau voyage!

    Tout d’abord, l’allée s’est matérialisée par un splendide chêne qui découvrait une allée dorée, enluminée, bordée de bambous nimbés d’un halo de lumière jaune, flottant entredeux mondes.

    Je m’attends à voir une facade de maison en bois. Quelle n’est pas ma surprise! L’allée deveint un tunnel de vitraux qui débouche sur une façade gigantesque, e cristal qui scintille tout en me révélant la pureté de sa vibration.

    Le porche n’en est pas un. ce n’est pas une entrée classique. je ne coprends pas ce que je vois, comme des alvéoles, des pièces, des colonnes qui changent de luminosité sans arrêt. je m’avance jusqu’à un fauteuil trône. Je m’y asseois et je ressens toute ma puissance intérieure. C’est mon palais. Il n’y a pas de toit. Je flotte dans l’espace, connectée par des fils énergétiques à la terre, les planètes, l’univers, les autres…

    Tout à coup, je comprends, je suis le commandant de mon vaisseau. mon palais intérieur est un vaisseau qui me permet de ressentir toute ma puissance intérieure. Mille merci pour ce très beau voyage!

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    J’ai vécu un moment d’une rare intensité. C’était une première pour moi et je peux dire que ma curiosité a été satisfaite.

    Durant ce temps, je me trouvais dans la cour intérieure d’un chateau. Seul. Je levai les yeux et vis un couloir. Dans ce couloir, je ressentis un décalage par rapport à l’extérieur. Il semblait infini à l’intérieur alors que j’arrivais à en voir les deux extrémités à l’intérieur.

    J’ignore ce que cela signifie. En tout cas, j’en ressors parfaitement relaxé. Un grand merci!

    ***

    J’ai survolé la mer, je suis devenue un chouca. ce fut un merveilleux voyage. un grand merci!

    ***

    Le noir. Un oeuf. des fils. l’arborescence des branches. L’épaisseur de la vapeur blanche. Et le saut. un flot d’étoiles. la paix. l’orgasme. un voyage.

    ***

    Beau voyage. Je suis entré lentement dans un état second.

    ***

    Se mettre en vision. Prolonger la vallée des songes. L’ensemencer et l’enrichir. Et se laisser envelopper par elle.

    Le couloir communique avec de nombreux mondes, ouvrant sur la façade noble.

    La crypte est blanche et anguleuse.

    Le recoin se joint au sol et aux arches. Il me défracte et me laisse pantois, flottant dans des sons qui faisaient mots.

    L’accepte l’aphasie, la perte et le flot.

    Puisqu’il est sûr que magies et merveilles tissent la trame des mondes!

    ***

    Expérience intéressante.

    Mais l’enfermement dans ma maison ne m’a pas plu du tout! Encore moins dans le coin et le pli. La blatte m’est alors apparue, le « cafard », dans tous les sens du terme!

    J’ai adoré la musique et le troisième oeil. Les bruits qui m’évoquaient la liberté.

    ***

    Merci pour cette expérience collective, il me semble que c’était un bon moyen de s’initier à la découverte des états de conscience modifiés. je ne crois pas avoir été hypnotisé mais je serais curieux de renouveler l’expérience dans un cadre plus préparé.

    ***

    Je suis navré de vous dire que votre performance m’a surtout permis de faire une des meilleures siestes de ma vie. Elle avait sans doute plus de potentiel mais dans mon sommeil, un tiers éveillé, j’ai eu le temps d’apprécier votre set-up et les récits.

    ***

    J’ai bien aimé ce moment très relaxant, surtout la première partie où j’étais dans un état méditatif. Mais je ne m’attendais pas à être dans un état encore plus « modifié ».

    ***

    Expérience douce et riche. Si dans un premier temps j’ai gardé un état de veille développant un vif imaginaire, je me suis à l’entrée des voix off, plongé dans un vrai sommeil. Merci vivement pour ce moment.

    ***

    Navré, mais je me suis reposé. Je n’ai pas réussi à voyager.

    ***

    C’était super. Un très beau moment bien accompagné. je ne m’attendais pas à voir des images aussi précises! Merci.

    ***

    Une expérience formidable à point nommé. Méditation. Sérénité. recharge d’énergie comme après 8h de sommeil profond. Restructurée. Regénérée.

    ***

    J’ai fini par ressentir une forte hallucination: j’ai vu un dragon me raconter des concepts éloignés et incohérents, avec une intention de lourdeur, comme si elle me racontait un traumatisme.

    ***

    Sommeil profond et calme. Maison familière avec inquiétude jusqu’au coin. puis noir complet. Réveil par les voix des étudiants. trou temporel, spacial. Quand Marie est-elle partie? lanterne magique.

    ***

    Merci pour ce beau voyage. J’étais dans un lieu secret, mon antre baobab sous la terre, avec ses racines. Souvenir de l’allée de bougies du 31 décembre, au sortir de la hutte de sudation. Une courbe dans la demi-foret par temps glacial.

    Le coin m’a amenée à la chouette, au musée de la chasse et de la nature.

    Expansion, condensation et repos profond.

    ***

    Une tente, en Iran, avec son sable chaud et ses tissus colorés.

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  • Témoignage de REVAH: « Les attracteurs de Rössler »

    Témoignage de REVAH: « Les attracteurs de Rössler »

     

    LES ATTRACTEURS DE RÖSSLER (Témoignage de REVAH)

    Je ferme les yeux

    Une balanc?oire ondule.

    Elle s’ancre quelque part, mais l’environnement disparaît, petit à petit. Bientôt, il ne reste que cette balanc?oire, dans le vide. Elle se déforme. Les cordes tendues qui relient l’assise à la poutre semblent avoir un second point d’accroche. Petit à petit, le mouvement s’amplifie, comme deux pendules qui seraient accrochés ensemble. Alors je m’assois sur cette balanc?oire étrange. Je me balance. Le mouvement s’amplifie, jusqu’à ce que je puisse faire un tour complet. Tout s’amplifie. J’entre en transe, de plus en plus profondément. Je suis fasciné par cet étrange mouvement.

    C’est le schéma particulier des attracteurs de Rössler.

    Le principe du chaos, comme des vagues, qui semblent identiques, mais qui sont pourtant toute différentes, uniques. Un rythme qui peut être paisible ou déchaîné, et qui évolue lentement, ou subitement, d’un état à l’autre.Je ne suis plus sur la balanc?oire. J’ai pris de la hauteur et contemple le mouvement d’orbite qui a suivi la balancement, qui évolue, toujours.C’est un schéma, comme un graphique en deux dimensions, qui s’anime. Je l’intègre et des couleurs commencent à défiler. C’est un peu comme dans un tunnel ou les flashs de couleurs persistent sur la rétine.Je vis l’orbite. Je suis l’orbite.Mais subitement, ou peut être lentement, je suis rattrapé par la pesanteur, aspiré dans un tourbillon.Je prends conscience de la lourdeur de mon corps. C’est dense, dur, immobile. C’est comme être un morceau de conscience, coincé dans une enveloppe de pierre. Je sens que je dois lâcher prise, mais la tête ne veut pas. De quoi as-tu besoin ?

    Dans l’enveloppe, la conscience se divise. Tandis que le côté gauche semble stable, le côté droit commence à couler. Lentement, comme de la glace qui fond.Mais ce n’est pas de la glace, c’est une sorte de boue, très dense.

    Elle coule lentement, je sens ce côté droit qui se déconstruit. Elle glisse le long de mon front, sur mes joues, puis goutte en pâte épaisse sur mes mains.C’est une sensation inconfortable, pesante. Je me transforme en tas de boue. C’est une matière brute, première, qui soit servir à ma reconstruction.

    Mais comment sculpter quand on est à la fois la matière et l’artiste ? Je me sens maladroit, comment sculpter ?Qui peut t’aider ?Le poisson est là. Nous l’entendons gargouiller. Comme d’habitude, il est dans le ventre.C’est difficile, mais je sculpte, nous sculptons. Il est là pour moi. Après plusieurs essais, un objet prend forme, il grandit. La sculpture est en fait un bâtiment.En sculptant, je me construis.

    Je suis un architecte en train d’ériger une cathédrale intérieure. C’est un travail de fond. Cela va prendre du temps.

    Des mots s’inscrivent. Comme des règles à suivre, un processus de construction. DETERMINE, RADICAL, ORGANISE Intérieurement, je suis épuisé, mais quelque chose s’est mis en route. Y-a-t-il quelque chose d’autre à régler ? Il y a des nœuds, à différents endroits, dans l’épaule, le genou. Ils ont des choses à dire, ils veulent être écoutés.

    Besoin de repos, il y a de la fatigue accumulée. Ils jouent avec moi. Ils se cachent mais ne s’apaisent pas. Il faut leurs donner du temps.

    Il est temps de remonter. Remercier les événements, les personnages, les matières.

    Respire profondément, et quand tu es prêt, ouvre les yeux.

    (((L’attracteur de Rössler est l’attracteur associé au système dynamique de Rössler, un système de 3 équations différentielles non-linéaires.

    Ces équations différentielles définissent un système dynamique continu et tridimensionnel qui présente des caractéristiques chaotiques. L’ensemble des trajectoires à long terme de ce système définissent un attracteur étrange aux propriétés fractales. )))

     

    Stage de REAH pour les praticien.ne.s en hypnose, sophrologues…

    Autres témoignages

     

  • Stages, ateliers, interventions artistiques en école sup d’art ou en compagnie d’art de la scène, conférences… pour l’année 2019-2020

    Stages, ateliers, interventions artistiques en école sup d’art ou en compagnie d’art de la scène, conférences… pour l’année 2019-2020

    Je réponds aux invitations avec plaisir. Je n’aime pas me charger de l’organisation. Vous avez un lieu et une dizaine de participant.e.s? Contactez-moi et inventons ensemble!

    Certains stages sont reprogrammés d’année en année, en co-création, comme les traversées avec les chevaux au Centre Imala. D’autres changent chaque année.

    Pour l’aspect financier, j’envisage différemment la transmission d’outils professionnels à des hypnologues et sophrologues, les interventions tout public, les interventions en institutions et les partages d’outils en lieux alternatifs, autogérés. Parlons-en…

    Stages de 1 à 4 jours

    Pour hypnologues et sophrologues

    Formation en REAH pour hypnologues et sophrologues (rêve éveillé augmenté par l’hypnose, appellation personnelle), pour praticien.ne.s en hypnose. Deux stages de niveau 1 et 1 stage de niveau 2 sont prévus (dates en négociation). D’autres peuvent être organisés dans votre région (contactez-moi pour en parler). En 2018-2019, j’ai donné ces stages à Brenaz,et à Marseille. Lisez les retours des stagiaires. Je réfléchis à d’autres formations pour hypnologues et sophrologues, comme «Pour une hypnose créative» (plusieurs modules possibles, de 2 ou 3 jours chacun: prescription de tâche par les ego-states, voix et chant spontané en séance, utilisation d’objets transitionnels, séance d’hypnose en balade, médiation animale hypnotique…).

    Pour les professionnels des arts

    Pour les stages de création par l’hypnose proposés pour des professionnels des arts, voyez la rubrique Atelier sur mesure au sein de votre projet d’art de la scène. A lire également: Accompagnement pour la création(co-)création et Workshop en école supérieure d’art

    Pour tout public

    Stage tout public d’autohypnose, à Saint-Germain de Calberte (Cévennes), dates à programmer: Connexion profonde, communication intuitive et (dés)orientation. L’an dernier, j’y ai donné L’autohypnose pour développer la conscience de soi et le mieux-être (2 jours) et l’année d’avant 4 ateliers d’autohypnose pour le mieux-être. Ces stages peuvent aussi être programmés chez vous. Idem pour Apprendre à rêver (2 jours), qui n’a pas encore été programmé.

    Deux stages d’été en nature (3 et 4 jours) Se connecter à soi, au cheval, au monde, en août 2020, à Azinières (Florac). Ces traversées existent depuis 2017 (2 stages chaque année depuis 3 saisons), avec Nathalie Bletterie.

    J’ai aussi envie de créer un stage « Intuition et connexion en nature ». Un autre « Exploration des genres par l’hypnose et le REAH ». Un autre encore « Explorer sa créativité » (tout public) et un autre « Hypnose et pensée magique, sorcières, chamanisme et autres bizarreries » (2 ou 3 jours) J’ai plein d’idées… tout dépend de mon planning déjà bien chargé et des invitations qui me sont lancées.

    Le stage hypnoyoga donné en mai 2019 n’aura lieu qu’en 2021. Nous n’avons plus de lieu pour le moment.

    Mais je programme aussi des stages en hypnose & mind-bodywork, en Espagne et en Allemagne, en mai et juin 2020. Ecrivez-moi si cela vous intéresse.

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    Ateliers de 2 à 6h

    J’ai pas mal d’ateliers queer que j’aimerais réinventer et partager. Je viens dans votre lieu, à la demande. L’an dernier, l’Atelier « Questions Queer » d’EFiGiES,  m’a accueillie pour une présentation intitulée : « Exploration queer sous hypnose », à Paris, en décembre. En 2017, j’en ai organisé 4 à Bruxelles.

    J’en ai aussi organisé pas mal d’autres, en mieux-être et en connexion nature, mais ça me prend trop de temps. Si vous organisez vous-même, je veux bien les donner.

    Pour le reste, je travaille en laboratoire, en petits groupes privés… ça mijote!

    Workshops en école supérieure d’art

    J’aime beaucoup travailler avec les étudiants en art. Contactez-moi et inventons votre workshop sur mesure.

    L’an dernier:

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    Interventions en tant qu’artiste pour une collaboration ou performance

    Cette année commence avec deux collaborations artistiques: avec Jérôme Poret à la Maréchalerie et Violaine Lochu aux Ateliers Vortex. (septembre-décembre et octobre 2019).

    Je vais également participer à une exposition de 2020 à 2022 (Toulouse et Lyon), en tant qu’artiste. Plus d’infos plus tard.

    Pour les années précédentes, regardez la page Co-créations.

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    Interventions en tant qu’hypnologue pour une conférence ou une table ronde

    J’adore parler en public. Je peux mêler exposé et exercices pratiques ou rester dans la théorie + questions-réponses.

    L’an dernier, j’ai fait une intervention « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation).

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    Intervention « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)

     

    N’hésitez pas à me proposer des lieux et des dates.

    Nous rédigerons le contenu selon mes possibles et selon vos attentes.

    Contact: lisellesil@gmail.com

    Sourire

     

  • Conversation hypnotique avec Violaine Lochu, Ateliers Vortex, Dijon, 04/10/2019

    Conversation hypnotique avec Violaine Lochu, Ateliers Vortex, Dijon, 04/10/2019

    Les Ateliers Vortex ont le plaisir de vous convier à la soirée de finissage de l’exposition de Violaine Lochu « Signal Mouvement ».

    Vendredi 4 octobre 2019 de 19:00 à 21:00, à Dijon

    Cet évènement se déroulera en deux temps :

    CONVERSATION
    À l’occasion du dernier jour d’ouverture de l’exposition, Les Ateliers Vortex invitent Violaine Lochu à témoigner de sa pratique artistique lors d’un moment de discussion, gratuit et ouvert à tous. Elle échangera avec Marie Lisel, hypnothérapeute, sur les thématiques du ressenti corporel et de la sensation d’intériorité.
    Ce moment de discussion sera l’occasion de mieux comprendre comment l’artiste développe sa démarche.

    Violaine Lochu
    Le travail de Violaine Lochu est une exploration du langage et de la voix. Dans ses performances, vidéos, pièces radiophoniques, elle croise ses propres recherches vocales avec une relecture libre de différentes traditions écrites ou orales (mythes, contes, chansons populaires…), des réflexions théoriques (nourries de psychanalyse, de linguistique, de sociologie…), et un matériau sonore recueilli lors des nombreuses rencontres auxquelles sa pratique donne lieu. A chacune de ses interventions, Violaine Lochu explore tout le spectre et toutes les possibilités esthétiques de sa voix, y compris les plus inattendues, pour tenter de l’emmener vers un au-delà du dicible.

    Video Arte ici.

    Marie Lisel
    Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, Marie Lisel est également exploratrice sensorielle et artiste (création sonore, installation, performance).
    Sa pratique met l’accent sur le potentiel de chacun.e à trouver ses propres solutions et à se mettre en mouvement, que ce soit pour s’autoriser à transformer sa vie, augmenter ses possibles… ou pour libérer sa création.
    Elle travaille autant en séance, qu’en worshop, qu’en stage… en cabinet nomade et hors piste: sur les plateaux de danse/théâtre, dans les ateliers, au sein d’expositions, en master class d’école d’art ou de compagnie d’arts vivants, en entreprise éthique, en hamac dans un parc, au fond des bois, dans un cours de yoga, dans le pré des chevaux, sur un bateau…
    Elle collabore aussi avec des créatrices/créateurs au coeur de leur projet selon différents positionnements, comme coach hypnotique et artiste associée.

    Cet évènement est la troisième proposition d’une série de discussions qui visent à porter un regard nouveau sur la pratique des artistes et leurs questionnements. Notre volonté est de susciter des rencontres entre des professionnels de différents domaines et permettre à tous les publics de partager leurs réflexions, leurs savoirs et leurs interrogations.

    PERFORMANCE SONORE
    Ce moment d’échange sera suivi par une exploration improvisée des partitions de travail de Violaine Lochu. La Générale d’expérimentation, collectif musical propulsé par Why Note, interviendra dans la salle d’exposition lors d’une performance sonore en deux temps.
    Pendant une vingtaine de minutes, les musiciens réinterprèteront librement une partition dessinée de Violaine Lochu. L’artiste proposera à son tour une traduction chantée de la performance des musiciens.

    La soirée se terminera autour d’un moment convivial accompagné d’un verre, pour prolonger la discussion avec les différent•e•s invité•e•s de la soirée.

    La jauge de l’événement est limitée.
    Événement gratuit, sur réservation : contact@lesateliersvortex.com

  • Licornes, zèbres, loutres, fées, nonnes, none… bienvenue! (repost < 2017)

    Licornes, zèbres, loutres, fées, nonnes, none… bienvenue! (repost < 2017)

    En tant que cliente-patiente des professionnel.le.s de la santé et du développement personnel, j’ai souvent dû faire un effort pour être simplement entendue dans le respect de mes propres habitus.
    En tant que praticienne, ce qui m’importe, c’est le rapport: entrer en connexion avec l’univers de l’autre, quelles que soient ses normes, des plus dissidentes aux plus traditionnelles, pour accueillir et accompagner.

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    Licorne?

    Mon entourage est joyeusement peuplé d’êtres extra-ordinaires… qui existent pleinement, mais que les normes de la société dominante maintiennent dans l’obscurité médiatique ou dans la caricature grotesque (ce qui revient de toute façon à en masquer la réalité).

    Les artistes expérimentaux, chercheur.euses au-delà des évidences et transformateur.trices de sociétés, en font évidemment partie. Certain.e.s s’identifient d’ailleurs comme « licornes ».

    Mais j’évoque plus spécifiquement ici les êtres à paillettes, qui ne se situent pas nécessairement dans le champ des arts contemporains de recherche. Bref, ces ensembles ont des intersections communes mais leurs champs (licornes, fées… / art de recherche) ne correspondent pas complètement.

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    © Capitaine Longchamp | Courtesy Galerie Nadja Vilenne

    Etant inconnu.e.s, iels peuvent déclencher de fortes réactions d’incompréhension (je pense, par exemple, à un artiste expérimental auquel la famille réclame continuellement de « trouver un vrai métier » et à une copine queer que la famille ne lâche pas sur son look depuis des années: « tu pourrais au moins t’arranger un peu, te maquiller »…), de la curiosité (et de questionnement hyper-intime, sans respect de la pudeur), de la peur (de la contamination, entre autres), de l’agressivité même indirecte (« pédé », « putain » sont des insultes ordinaires), des discriminations (certain.e.s les accumulent… trans + peau foncée + formes très généreuses + polyamour + handicap + zèbre + travailleur.euse du sexe + pansexualité + performer…), de violence morale et physique, d’incompréhension agressive (« ben quoi, si t’es poly, un de plus ou de moins, hein, pourquoi pas moi?!), en plus de l’invisibilité ordinaire (ex:  dire « les hommes » pour désigner les humains ou ne pas se rendre compte de la non-représentation de certaines catégories de personnes racisées dans une large audience) et de la négation de la personne (ex: mégenrer en utilisant un pronom (il/elle) en accord avec le sexe biologique et non en accord avec le genre)…

    Ces licornes et autres êtres fantastiques évanescents qui ne rentrent pas dans les modèles des magazines-webzines, chaînes télés-radio et familles traditionnelles, se rassemblent souvent (pas toujours et pas seulement) dans des alter-groupes, par singularités et/ou activités fédératrices (quelques-uns en vrac: zèbres, bears, féministes queer, poly, sexe-positifs…), où chacun reconnait l’existence et le merveilleux de l’autre. Ces espaces « safe », de sécurité et de liberté (mais aussi de défense aux miradors bien gardés), sont « inclusifs » et font la chasse – parfois de façon extrême – aux -phobes de tout poil, selon des normes libertaires basées sur le respect et la tolérance de chacun.e, en réaction contre la violence des normes de la société dominante édictées par l’abominable-homme-cis-hétéronormé (dont l’un des stéréotypes pourrait être le « chef de famille » qui fait des blagues « pour rire hein! » sur les blondes, les tarlouzes et les putes, en allumant le barbecue à saucisses). Parfois, le protectionnisme donne lieu à de nouvelles restrictions de la liberté, à des « règles » paradoxales par rapport aux intentions de la communauté première… Et c’est reparti… Il y a de quoi réinventer sans cesse!

    (Question invention… les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence du Couvent de Paname se débrouille pas mal)

    Se justifier?

    En tant que cliente-patiente des professionnel.le.s de la santé et du développement personnel (du.de la gyné à l’hypno en passant par le.a psy, avec de nombreux intermédiaires), j’ai souvent dû faire un effort pour être simplement entendue et accompagnée dans le respect de mes propres habitus.

    Au pire, ceux-ci étaient classés directement dans la case « symptôme ». Consulter pour un problème de sommeil et devoir batailler pour ne pas être « traitée » pour un « problème » qui n’en est pas un pour moi m’est arrivé pas mal de fois (certains osent carrément le: « vraiment? vous êtes sûre de ne pas vouloir vous dépêcher pour tomber enceinte là maintenant? après ce sera trop tard et vous le regretterez… je connais plusieurs femmes qui… » Si si!).

    Au mieux, la.e praticien.ne évite la projection et entre tranquillement dans mon univers sans utiliser ses propres filtres, pour entendre ma demande et non ses malaises personnels. Youpi merci!

    (\(\
    ( -.-)
    o__(« )(« )

    Entre les deux… il y a la maladresse du style « garçon, fille, il faut choisir » de l’énergéticien en questionnement sur mon ventre ou bien le – très-trop-long – temps de l’explication (comment payer une séance qui est en fait un cours donné à l’opérateur.trice sur une « question qui l’intéresse », comme la fluidité du genre ou les polyrelations, et qui l’entraîne, malgré mes efforts pour recentrer le propos, dans un état de fascination qui l’éloigne de sa fonction d’accompagnant.e), ou le malaise de l’incompréhension (car pas de cases à cocher), ou l’interprétation psychanalytique de comptoir, ou le rappel vers ce qui l’interpelle personnellement (moi pas), alors que je paie pour avancer sur une intention claire… ou l’énervement du bon, là, Marie, tu le fais exprès hein?! en recevant une réponse différente de celle qui semblait a priori évidente (je me souviens notamment d’un exercice entre collègues où mon opératrice était soulagée de trouver une certitude imparable pour son exercice: Tu es une femme, ça c’est certain! et a été gentiment exaspérée par mon euh… ben non, c’est pas clair à cent pourcents en fait).

    Bref…

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    Et ce n’est pas prêt de se terminer, vu la façon dont certaines formations en sexo ou psychopatho sont orientées.

    Voilà pourquoi la question m’intéresse!

    Ce qui m’importe, c’est le rapport: entrer en connexion avec l’univers de l’autre, quelles que soient ses normes, des plus alternatives aux plus traditionnelles, pour accueillir et accompagner.

    En résumé, en écoutant ce que vous avez à dire ou à taire, je n’ouvrirai pas de grands yeux fascinés, je ne froncerai pas les sourcils, je ne plisserai pas le nez, je ne chercherai pas à vous ramener à la m.raison…

    Car il s’agit – ayant désactivé mes propres filtres -, d’entrer en contact profond, de voir et d’être vue, pour vous accompagner simplement vers la création de votre vie, votre oeuvre, votre monde.

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    Vous pouvez saluer Jeanneke-Pis, dans l’Impasse de la Fidélité à Bruxelles. Zinneke-Pis, lui, vous attend à l’angle de la rue des Chartreux et de la rue du Vieux-Marché-aux-Grains. Manneken, vous le connaissez…

    « A côtoyer des licornes et des artistes expérimentaux, es-tu toujours capable de t’adapter à l’univers d’une personne plus traditionnelle? » 

    …me demande-t-on de temps en temps.

    Je répondrai que je ne vis pas dans une secte, mais bien en immersion dans différents univers, reliés ou non. Membres de ma famille belge, amis d’enfance, collègues hypnos, collègues artistes, entourage de divers cercles et horizons géographiques… forment un monde où la diversité des habitus est une richesse.

    En outre, en tant qu’accompagnatrice, je privilégie la connexion (rapport, complicité, fluidité, adhésion, immersion…) et non la compréhension au sens rationnel, intellectuel du terme.

    C’est un peu comme ce que je pratique avec les chats, chevaux, oiseaux… en me connectant avec mes ressources les plus profondes, je « suis », en immersion, les ressentis et réactions des êtres que je rencontre, sans interroger mon système d’organisation du monde pour voir si ces ressentis et réactions correspondent aux miens et à quelles conditions. Juste dans l’ici et maintenant.

    Et j’ai du plaisir à le faire, quel que soit l’univers des êtres qui me font confiance, car chaque fonctionnement recèle des paysages singuliers et des lumières inouïes.

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    Les Chlorophtalmus agassizi vivent en symbiose avec des bactéries luminescentes logées dans leurs yeux à lentille (là, on voit les yeux de cette bande de petits poissons)

    Friendly *

    * Licorne friendly * Polyamory friendly * Zèbre friendly * Nullipare friendly * Fat friendly * LGBTQI+ friendly * Handi friendly * Grand-m.père friendly * TDS friendly * Indépendant.e-ouvrier.e-employé.e-chomeur.euse-cadre-astronaute-dentiste-ministre-infirmier.e-gardien.ne-analyste-botaniste-enseignant.e-contrôleur.euse-artiste-journaliste…friendly * Chamane friendly * Cis friendly * Homoparentalité friendly * Personne racisée friendly * Pluripartenariat friendly * Queer friendly * Sorcier.ère friendly * Créateur friendly * CrossFit friendly * Hétéronormé friendly * Loutre friendly * Sexworker friendly * Séropo friendly * Kinky friendly * Vegan friendly * Freak friendly * Pervers positif friendly * Pan friendly * Fetish friendly * Contrôleur.euse friendly * Amazone friendly * Fée friendly * Hypno friendly * Ornithorynque venimeux friendly * Sexpositif friendly * Nonne friendly * Intellectuel.le friendly * Cousin.e friendly * Ecosophe friendly * Nymphe friendly * Cycliste friendly * Libertaire friendly * Butch friendly * Nice guy friendly * Puma friendly * Chèvre friendly *  Chacun.e avec ce que/qui vous êtes friendly *

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    En séance, ce que je suis, mes valeurs, mes représentations n’ont pas lieu d’être. Il m’est possible de trouver la beauté chez toute personne que j’accompagne, qu’elle soit colibri ou dealeuse de chasse au lion.

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    Regardez l’image de très près en relâchant vos yeux, puis reculez lentement et découvrez ce qui se cache dans ce stéréogramme 🙂

    En revanche, comme je l’ai détaillé dans les infos, je choisis de ne pas accompagner en séance les personnes:

    • diagnostiquées comme atteintes d’un trouble psychotique (schizophrénie, paranoïa, maniaco-dépression…)
    • diagnostiquées comme atteintes d’un trouble bipolaire
    • sous anxiolytique ou antidépresseur au quotidien
    • atteintes d’alcoolisme sévère
    • prenant des drogues au quotidien (je ne parle pas de marijuana)
    • mineures
    • sous tutelle

    … car cela demande une spécialisation, voire un double titre médecin-hypno, psychiatre-hypno. Je vous transmettrai, si c’est votre cas, les coordonnées d’un.e collègue spécialisé.e dans la question. A Paris: Hypnosis, Centre de soins spécialisé dans les applications médicales de l’Hypnose.

    Pour une explication sur le queer: lisez la présentation de mes ateliers

    Sourire.

    © Marie Lisel

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    Image: Unicorns | Steven Baker via Flickr

  • Participation à l’exposition « Les Hôtes », de Jerôme Poret à la Maréchalerie, septembre-décembre 2019

    Participation à l’exposition « Les Hôtes », de Jerôme Poret à la Maréchalerie, septembre-décembre 2019

    Le 19 septembre, l’exposition « Les Hôtes », de Jérome Poret, à la Maréchalerie de Versailles, à laquelle je participe en tant qu’artiste hypnotiste, ouvre son premier événement (Evenement Facebook, de septembre à décembre 2019).

    Pour en savoir plus, voici l’article de Mediapart.

    Les voix des étudiant.e.s que j’ai emmené.e.s, en rêve éveillé augmenté par l’hypnose, visiter leur maison onirique, ont été gravées sur disque, lus par un magique Gramophone Pathé.

    Nous proposons aussi une performance concert hypnotique le 15 décembre.

    Il y a des navettes de Paris à Versailles pour les occasions! Tout est sur le site de La Maréchalerie – centre d’art contemporain / ENSA V?

    En 1884, convaincue qu’une malédiction s’abat sur sa famille en raison de l’invention par son beau père de la première carabine à répétition, la veuve Winchester débute la construction d’une maison qui ne s’achèvera que 38 ans plus tard. Chaque nuit, elle communique alors avec les esprits des victimes présumées de la carabine, qui lui fournissent les plans d’une maison en chantier permanent, comprenant à la mort de sa propriétaire en 1922 près de 160 pièces.

    S’inspirant de cette histoire, Jérôme Poret produit pour l’exposition un ensemble d’œuvres conçues dans un rapport à l’intersection de l’architecture et du spiritisme.

    Né en 1969, il vit et travaille à Paris.

    Évènements:
    • Samedi 21 et dimanche 22 septembre de 14h à 19h, Journées Européennes du Patrimoine – ouverture de l’exposition + Ateliers parents enfants.
    • Samedi 5 octobre de 14h à 1h, Nuit blanche – Nuit de la création (Ville de Versailles).
    • Les 5 octobre, 2 novembre et 7 décembre de 14h30 à 16h, visites-ateliers du samedi à l’attention des 6 – 12 ans.
    • Samedi 14 décembre à partir de 15h, finissage et concert avec la participation du public et de Marie Lisel, Hypnotiste, dans le cadre de NEMO, Biennale Internationale des arts numériques.

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    La suite bientôt…

  • Témoignage de voyage en REAH: « Te manger toi ! »

    Témoignage de voyage en REAH: « Te manger toi ! »

    Ce texte est « le récit romancé de la première séance  » d’un.e client.e adepte des voyages intérieurs. Merci pour la permission de partage et bravo pour ce beau texte!

    Son blog est ici: Noscobates Aurotenia | Baragouinages hétéroclites

    « Une petite étincelle s’éveille dans mes entrailles. Jaune, brillante, elle crépite d’envie et d’excitation. Elle, c’est ma curiosité, maladive et avide de sensation forte. C’est celle qui veut découvrir, ressentir, expérimenter bref, vivre. Et vivre avec une intensité démesurée ! Elle n’a pas vraiment de considération pour moi ou pour ma santé. Ni pour mes proches d’ailleurs. Mais elle n’est pas malveillante pour autant ! C’est juste une enfant naïve, pure, inconsciente voire irresponsable, mais jamais mauvaise. Quelque part, c’est ma force vitale, celle qui m’anime et me fait me lever le matin. Simplement, c’est à moi de prendre soin d’elle, de l’entendre, la comprendre, la raisonner parfois. Mais son objectif coïncide parfaitement avec le mien. Alors étincelle, suis-moi, un étrange et intense voyage nous attends…

    Les phosphènes dans mes yeux se font plus intenses. Des cercles concentriques qui se referment au centre de ma non-vision. Je me concentre dessus, et soudain, tout apparait.

    Je suis dans un couloir fade et sans grand intérêt. Devant moi, se dresse une porte en bois ouvragé, surmontée d’une poignée en métal dorée qui jure avec le terne des murs. J’ouvre la porte, traverse son encadrure, et me voila dans le vide de l’espace.

    Je vois des étoiles au loin, quelques nuages spatiaux d’un rouge vif. Est-ce que je peux bouger ? Oui, je vole,en haut, en bas, comme bon me chante. En me déplaçant, je note que les étoiles et les nuages semblent particulièrement étrange, comme si je n’étais pas dans le vide de l’espace,mais à l’intérieur d’une bulle dont les parois seraient peintes pour en faire comme une illusion. Je cherche du regard un point particulier dans cet environnement étonnamment familier, et je repère une étoile plus brillante que les autres au loin. Je m’en approche, et alors que ma vision s’éloigne de mon corps et prend de la hauteur, je confirme que je suis bien dans une grande bulle. De l’autre côté de la paroi, derrière l’étoile, est présent un genre de bâtiment blanc. j’arrive à apercevoir vaguement le plan de ce bâtiment, comme s’il n’avait pas de plafond.

    Je me reconcentre sur mon corps, et sur cette petite étoile. Je lui offre humblement mon vœu le plus cher, et celle-ci grossit pour s’ouvrir comme un portail, que je traverse pour arriver dans le couloir blanc immaculé du bâtiment que j’ai pu voir plus tôt.

    Une fois dans ce nouveau lieu, je regarde de chaque côté pour y choisir ma prochaine destination. A gauche, le couloir blanc tourne pour arriver vers ce qu’il ma semblé plus tôt être une salle d’hôpital. Le blanc et la propreté de ces locaux sont beaucoup plus rassurant que ce que je peux apercevoir à droite : le couloir s’assombrit, se ternit, et semble se transformer en couloir froid et laid. Les murs et le sol passent d’un blanc impeccable et sans aspérité à des pierres brutes irrégulières, couvertes ça et là de mousse. L’obscurité s’y fait grandissante. Je me sens bien plus à l’aise à l’idée d’aller à gauche, mais je sais que je dois aller à droite. Plus question de se voiler la face. J’avance donc vers le côté obscur du couloir, et son aspect cryptique devient de plus en plus inquiétant.

    Au bout du couloir, un escalier en colimaçon descend dans une obscurité encore plus angoissante. Sur la gauche, une rambarde de métal complètement rouillé suit la pente irrégulière des marches sales et humide.

    Une fois en bas de l’escalier, je me retrouve face à une salle particulièrement effrayante. Le peu de lumière que je perçoit vient de l’escalier que je viens de descendre. Mon étincelle est toujours avec moi, mais ne parvient pas à éclairer la salle qui, elle, est tellement sombre qu’elle semble être remplie d’un liquide noir du sol au plafond. Pas question d’avancer la dedans. Je m’improvise Moïse et fend l’ombre de la salle en deux d’un coup de main, et la lumière dresse un passage jusqu’à l’autre extrémité de la salle. De chaque côté de ce couloir improvisé, je sens les ombres bouger, et se déplacer. En m’avançant un peu j’arrive à percevoir leur yeux rouges me regarder. Plusieurs d’entre elles m’attaquent, essaient de m’agripper, de me griffer, je sens leur haine et leur colère, et je m’immobilise au milieu de la salle, comme pétrifié de peur. Dans un élan d’apaisement, je brave mon inquiétude pour venir apposer mes mains sur le mur d’ombre à ma droite, puis à ma gauche. A chaque fois, je leur offre mon vœu le plus cher, et la plupart d’entre-elles se calment. Seules trois d’entre-elles continuent de m’attaquer. Je vais en voir une, et lui demande ce que je peux faire pour elle, ce qu’elle veut.

    “Te tuer ! Te faire souffrir !”

    Je comprends qu’elles ne sont pas douées de raison. Ces ombres sont une manifestation sans conscience de mes pulsions de mort. Je leur promet que je ferais mon possible pour les aider, et elles se calment et partent se renfermer dans un coin de la pièce. Dans leur regard rouge sang, l’espoir a remplacé la haine. Je calme mon inquiétude, et continue mon chemin. Après cette salle, un couloir tourne vers la gauche, et s’enfonce au loin dans le noir. Sur la droite, je vois trois autres couloirs. Sans vraiment savoir pourquoi, je comprends la configuration du lieu. Je dois emprunter chaque couloir de droite, l’un après l’autre, pour une certaine épreuve avant de finalement continuer dans le noir du couloir principal, comme un rite initiatique issu de mon inconscient.

    J’avance et m’engage donc dans le premier couloir. Dans celui-ci, une vieille porte en bois sur la droite, puis un peu plus loin le couloir tourne juste derrière la pièce. J’ouvre la porte ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. Je me retrouve dans une cellule crasseuse dans laquelle ne se trouve qu’un sommier à moitié pourris sans matelas. Dans un coin, un cadavre est recroquevillé en position fœtale. C’est un homme relativement âgé, dont les quelques cheveux longs ne cachent pas la calvitie avancée. Son corps est complètement nécrosé, dans des teintes de vert et de noir, et son torse est à moitié rongé par les vers, si bien qu’on aperçoit distinctement ses côtes. Je comprends qu’il ne s’agit pas d’un cadavre lorsqu’il se lève et s’approche vers moi. Je suis relativement inquiet, mais parviens quand même à lui demander ce que je peux faire pour lui.

    “Manger ! Te manger toi !”

    Bien décidé à corriger le malsain de mon inconscient, je décide de lui donner mon bras gauche. Il le dévore avidement, en croquant jusqu’à l’os. Il me regarde d’un air affamé, et je lui donne finalement le reste de mon bras, sans trop savoir si c’est une bonne idée. Il l’avale d’une traite et, fort heureux de cette mise en bouche, se jette sur moi pour me dévorer. Entièrement.

    Je me réveille à nouveau hors de cet univers onirique. J’aperçois au loin la bulle-espace, et le bâtiment blanc qui y est accolé. Je repars de l’étoile que j’avais repéré, et retourne ou j’en étais. Les escaliers lugubres, la salle pleine d’ombres, qui ont l’air particulièrement excitée, mais qui ne me frôlent même pas et me laisse passer dans le chemin éclairé que j’avais ouvert plus tôt. Je continue, tourne dans le premier couloir. La porte de la cellule est fermée. Je continue un peu plus loin, et le premier couloir tourne puis s’arrête brutalement sur un cul de sac. Devant le mur qui me fait face, un lavabo blanc immaculé, qui jure avec la crasse humide des locaux. Un verre est posé sur son côté. Sans trop savoir pourquoi ce geste me parait évident, je remplit le verre d’eau, et je fais demi-tour. Je rouvre la porte de la cellule, dans laquelle le vieil homme-zombie se trouve à présent assit sur le lit. Je lui donne le verre d’eau, qu’il boit avidement, et il s’allonge, visiblement beaucoup plus serein qu’auparavant. Je reste quelques secondes observer la peau de son dos, qui reprend par endroit une couleur chair, comme si son repas l’avait régénéré. Finalement je le laisse dormir, et reviens sur mes pas pour passer dans le deuxième couloir.

    Deux salles sur la gauche. Dans la première, du mobilier en bois moisis, et un grand miroir sur le mur de gauche. Lorsque je regarde dedans, je vois mon reflet, et juste derrière un mur noir d’ombres similaire à la première salle de cet étage. Je n’ai pas vu ces ombres en arrivant, et je me retourne en sursaut face au mur noir. Sa surface ondule calmement, comme la surface d’un liquide huileux qui tiendrait miraculeusement  à la verticale.

    “Y a-t-il une ressource ici pour m’aider ?”

    A mon appel, un petit diablotin grassouillet sort du haut du mur et retombe sur le sol de la salle. Dès le premier regard il ne m’inspire pas confiance.

    “Je suis une ressource moi ! Je peux t’aider, suis moi !”

    Je le suis, méfiant. Il a un air narquois, un visage sur lequel on ne peut pas ne pas voir sa malignité. Il n’emmène dans la deuxième salle du couloir, complètement vide à l’exception d’un trou carré dans le sol.

    “Tu dois descendre ici !”

    Je jette un regard dans le trou. Une échelle descend dans les profondeurs, mais je ne distingue rien du bas de l’échelle. Circonspect, je fais appel à mon intuition pour m’aider. Elle se matérialise sous la forme d’une petite sphère lumineuse surmontée de deux paires d’ailes de libellules. Elle confirme mes doutes sur le bienfondé des conseils du diablotin en n’emmenant en dehors de cette salle. Je la suis jusqu’au troisième couloir.

    Dans celui-ci, trois salles, sur la gauche. Les portes en bois sont surmontée d’une petite lucarne à barreaux, de telle sorte que je peux voir l’intérieur des salles sans avoir à ouvrir les portes. Dans la première, une salle avec quelques jouets d’enfants : un ballon, un cheval à bascule, un tapis de jeu sur lequel repose quelques babioles diverses. Dans la deuxième, je ne vois rien : elle est remplie de ces mêmes ombres que j’ai déjà vu plusieurs fois. La troisième enfin, est une copie conforme de la salle que j’ai vu plus tôt avec le trou en son centre. Mon intuition me pousse à ouvrir la deuxième porte

    J’ouvre la porte, et tranche les ombres comme je l’ai fait plus tôt. Aucune agressivités chez celles-ci cette fois. J’aperçois au fond de la cellule un autre lavabo immaculé. Je m’interroge sur ces symboles qui se répètent dans mon périple, et m’approche du lavabo. Mon intuition plonge par l’évacuation d’eau. Je me sers un verre d’eau, le bois et je m’apprête à la suivre. Au moment de reposer le verre, je vois une petite pièce en or dedans. Un visage sur le côté face, mais rien de particulier. Je la met dans ma poche, et plonge dans le lavabo.

    Le décors change brusquement.

    Je suis assis sur un banc, à l’air libre, dans un parc dans lequel de nombreux enfants jouent. Je ne vois aucun adulte aux environs, par contre je me vois moi, très jeune, courir et me passer devant. Il me remarque et s’arrête, intrigué. Il a l’air si jeune que je me dit qu’il ne peut sans doute pas parler.

    “Si je peux parler !”

    Et aussi lire dans les pensées j’ai l’impression ! Je m’accroupis pour être au niveau du petit Choupinne, et lui demande si je peux faire quelque chose pour lui. Il semble vouloir me montrer quelque chose, me prends par la main, et m’emmène en dehors du parc.

    Il court sur quelques dizaines de mètres, rentre dans une boutiques, et m’emmène dans l’arrière salle, dans laquelle des étagères sont remplies de breloques et bibelot en tout genre. Il s’agit sans aucun doute d’une boutique d’antiquité. Je ne peux m’empêcher de penser à la boutique dans laquelle Billy récupère Gizmo le Mogwaï. Mini-Choupinne me demande de m’asseoir par terre, et de fermer les yeux. Je m’exécute tout en riant intérieurement du fait que je suis malgré tout parfaitement capable de le voir, car je perçois la scène de haut. Il enfile un masque de monstre, me demande d’ouvrir les yeux et se jette sur mois pour me faire peur. Son effet tombe complètement à l’eau, mais il rit de bon cœur. Je lui demande s’il veut me dire quelque chose avant que je m’en aille.

    “Tu as fais des grosses bêtises” me dit-il avec un air désolé.

    “Oui c’est vrai, mais j’ai aussi fait des choses super ! Et puis, les grosses bêtises, c’est aussi comme ça qu’on apprends, des fois, c’est important d’en faire !”

    Je me sens tellement désolé pour les choses qu’il aura à vivre plus tard que les larmes me viennent. Je lui donne la pièce que j’ai retrouvé plus tôt, et son visage s’illumine de bonheur. Il court la montrer à sa mère, et je reste là, fatigué, son masque dans les mains. Ce voyage commence à devenir vraiment éprouvant… Je décide de m’en aller.

    Chamboulement. Tout mon univers implose, se déforme, disparait, réapparait, change de couleurs, de formes, dans un méli-mélo cacophonique et incompréhensible. Je reste quelques secondes contempler ce chaos, puis, tout revient dans l’ordre.

    Je suis le vieillard de la cellule. C’était moi qui était aussi affamé et décomposé. Mon étincelle est toujours là. Un peu perdu par ce que cette nouvelle situation veut dire, je demande quelques derniers conseils à mon étincelles avant de pouvoir enfin me réveiller. Elle me dit que je dois être bienveillant avec moi, et ne pas oublier de me nourrir. Me nourrir d’évènements, de rencontres, de passions éphémères, et d’autres choses qui me feront sortir de mon cercle de confort. C’est comme ça que je pourrais concilier mes attentes avec les siennes.

    J’ouvre les yeux, humide des émotions qui m’ont étreintes dans cette expérience hors du commun. Je suis complètement abasourdi par l’émotion, et je sens les premières questions qui pointent le bout de leur nez. Mais pour l’instant j’ai surtout envie de dormir. »

    Plus de témoignage ici: Page des témoignages


  • Les stages de l’année 2018-2019 (2-5 jours, en groupe)

    Les stages de l’année 2018-2019 (2-5 jours, en groupe)

    Programmés

    Septembre-décembre

    Formation en REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose, appellation personnelle), pour praticien.ne.s en hypnose, Brenaz, 8, 9, 10 décembre 2018 (2 jours et demi) et Marseille (avril 2019, 2 jours)

    L’atelier « Questions Queer » d’EFiGiES,  le 14 décembre m’accueille pour une présentation intitulée : « Exploration queer sous hypnose ».

    Janvier

    Workshop en école supérieure d’art, ENSAPC Ecole Nationale Supérieure d’Art de Paris Cergy (3 jours, semaine du 14 au 18 janvier 2019)

    Mars

    Workshop hypnotique en école supérieure d’art, Esba Talm (Angers, Tours, Le Mans), du lundi 4 mars au vendredi 8 mars (5 jours)

    Avril

    Formation en REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose, appellation personnelle), pour praticien.ne.s en hypnose, Marseille, 13-14 avril

    Mai

    Stage: « L’autohypnose pour développer la conscience de soi et le mieux-être », Saint-Germain de Calberte (Cévennes), 4-5 mai 2019 (2 jours)

    Stage d’hypnoyoga, avec Katia Feltrin et Marie Lisel, Monastère ste-Marie (près de Dieppe), 30 mai- 02 juin 2019 (4 jours)

    Juin-août

    Se connecter à soi, au cheval, au monde, Azinières (Florac, Lozère, Cévennes), septembre 2017, mai 2018, juillet 2018, aout 2018, juin-aout 2019 (3 stages de 3 et 4 jours en 2019)

    • Juin 2019 (3 jours): 29-30-01
    • Août 2019 (3 jours): 3-4-5
    • Août 2019 (4 jours): 15-16-17-18

    Septembre

    « Connexion profonde, communication intuitive et (dés)orientation« , Saint-Germain de Calberte (Cévennes), 2 jours (un weekend à fixer)

    A (re)programmer

    Formation pour praticien.ne.s en hypnose «Pour une hypnose créative» (plusieurs modules possibles, de 2 ou 3 jours chacun: REAH, prescription de tâche par les ego-states, voix et chant en séance, utilisation d’objets transitionnels, séance d’hypnose en balade, médiation animale hypnotique…)

    Workshop hypnotique en école supérieure d’art

    Intervention sur plateau (danse, théâtre, perf, cirque…) au sein de votre projet en arts de la scène

    Stage « L »hypnose et le rêve éveillé pour la création » (pour les créatrices/créateurs)

    Stage « Explorer sa créativité » (tout public), avec Christine Beau, Saint-Germain de Calberte (Cévennes), 2 jours

    Stage «Tous les corps sont beaux!» (2 ou 3 jours)

    Stage «Exploration des genres par l’hypnose et le REAH» (2 ou 3 jours)

    Stage « Connexion avec la nature »

    Stage « Hypnose et pensée magique, sorcières, chamanisme et autres bizarreries » (2 ou 3 jours)

    Stage REAH, niveau 1 et niveau 2 (pour les hypnos)

    Stage espace transitionnel (pour les hypnos)

    Stage espace transitionnel (tout public)

    Stage: « (ré)apprendre à rêver » (tout public) (2 ou 3 jours)

    Stage hypnoyoga

    Stage auto-hypnose

    Stage connexion et communication intuitive

    N’hésitez pas à me proposer des lieux et des dates pour un atelier (1h30-3h) ou un stage inédit (2 à 5 jours).

    Nous rédigerons le contenu selon mes possibles et selon vos attentes.

    Notez que les ateliers peuvent être développés ou combinés en stages. 

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