Je suis engagée dans le féminisme inclusif, à vocation intersectionnelle et convergente.
Mon espace de travail hypnotique se veut accueillant et sécurisant pour les personnes qui subissent les oppressions systémiques.
En 2018, suite à plusieurs déconvenues avec des pratiques de collègues, j’ai ouvert un espace sur FB pour contribuer à l’évolution de la déconstruction des accompagnante·s. Nous sommes aujourd’hui un bon groupe de praticien·ne·s militant·e·s.
Work in progress!
Qu’est-ce?
HYPNOSE INCLUSIVE est un groupe Facebook réservé aux accompagnant.e.s en hypnose, PNL et sophrologie qui cherchent à se déconstruire pour accompagner au mieux les personnes qui subissent les oppressions systémiques (liées au système patriarcal, capitaliste, colonial), et pour communiquer avec respect entre nous, autour de tous les sujets de nos pratiques.
Il a été créé il y a trois ans et évolue progressivement.
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Sur le chemin…
Bien sûr, il y a encore des manques. Nous ne prétendons pas être parfaitement au point sur toutes les questions. Bien au contraire! C’est à nos déconstructions en tant qu’humain.e.s et en tant qu’accompagnant.e.s, que ce groupe est dédié.
J’en profite pour remercier les adelphes qui m’aident à progresser, que ce soit par des remarques douces ou par des éclats mérités.
Love et gratitude!
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Un groupe pour réfléchir entre accompagnant.e.s à nos pratiques et à nos représentations
Ce groupe est destiné aux praticien.ne.s en hypnose, PNL, sophrologie, qui s’interrogent sur l’influence des représentations des genres et autres sources d’oppressions systémiques dans leur pratique hypnotique et aussi dans leur vie.
Il s’adresse aussi à celleux qui désirent échanger sur l’hypnose en général, dans un contexte inclusif et safe.
Ce groupe est:
* un espace d’échange de pratiques hypnotiques de tout type (hypnose de cabinet, de création, d’hôpital, de recherche, de scène…), que ce soit des questionnements, des cas, des techniques, des ressources, des clés pour accompagner…
* un espace d’échange et de progression de réflexions directes sur le rapport entre déconstruction et thérapie. Un espace où l’on progresse ensemble, vers l’inclusivité et l’accueil dans nos pratiques d’accompagnant.e.s et dans nos échanges interpersonnels.
* un espace ouvert aux réflexions du féminisme inclusif, à vocation intersectionnelle et convergente.
* un espace doux, où chacun.e veille à s’exprimer tranquillement, sans sarcasme ni ironie ni attaques personnelles, où il est permis de se tromper, de bifurquer, de réfléchir ensemble, où l’on ne distribue pas de claques virtuelles, où l’on ne cherche pas à dominer la discussion, où l’on accepte les recadrages.
* un espace safe, où l’on ne remet pas en question ni minimise les oppressions systémiques, où l’on écoute la parole des concerné.e.s, où l’on se décentre pour remettre nos représentations de privilégié.e.s en question, où on veille à ne pas être oppressif dans ses propos en prenant des précautions oratoires et en faisant attention (se renseigner, lire, chercher AVANT de lancer un pavé oppressif avec paresse et maladresse) et où l’on cherche à avancer sur le sujet des oppressions systémiques plus que sur « qui a raison ».
* un espace où l’on parle en son nom (en conscience des privilèges et des biais) et non au nom des personnes oppressées. Plutôt laisser la place ou s’appuyer sur un document d’une personne concernée.
* un espace où l’on laisse des traces. Les posts et commentaires subsistent (on ne les efface pas), même si on se compte qu’on a tord. Par respect pour les personnes qui ont débattu. Mais aussi pour permettre à d’autres de se déconstruire en lisant.
Ce groupe n’est pas:
* un espace pour débattre de l’existence des oppressions systémiques. Les posts et comm allant dans ce sens seront modérés par les admins. Ne sont pas tolérés : le sexisme, le racisme, les LGBTQIA+phobies (homophobie, biphobie…), l’enbyphobie (oppressions des personnes non binaires), le validisme (oppressions des personnes handicapées), la psychophobie (oppressions des personnes neuroatypiques, par exemple : autistes, schizophrène, borderline, etc…), la grossophobie (oppressions des personnes grosses), le classisme (oppressions des personnes non bourgeoises, entre autre), la putophobie (oppressions des personnes travailleuses du sexe), le body-shaming, le kinkshaming, le TERFisme et le SWERFisme, les oppressions inversées (racisme anti-blanc, sexisme anti-hommes, hétérophobie, etc.).
* un espace de fight. Les attaques personnelles seront également modérées.
* un espace de shaming. Anonymise les captures d’écran publiées sur le groupe. Place plutôt des citations entre guillemets dans ta publi.
* un espace pour recevoir des cookies. On s’axe sur l’intelligence collective, sur la progression ensemble.
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Si tu es praticien·ne en hypnose, PNL ou sophrologie et convaincu·e de l’utilité de ces remises en question et avancées, rejoins-nous? -> HYPNOSE INCLUSIVE
Il y aura dans un futur que nous espérons proche des activités autres que celles des échanges dans le groupe.
En attendant, il y a de quoi lire, écouter, regarder, cogiter, agir…
L’hypnose et l’art se mêlent dans les arts contemporains français. Vous en trouverez des exemples sur la page consacrée.
Pour ma part, outre mon travail artistique personnel, je travaille avec des créatrices et créateurs, selon différents positionnements et territoires.
Je peux être:
accompagnante en individuel (séance classique d’exploration): j’amène un savoir-faire hypnotique, j’accompagne pas à pas la personne hypnotisée dans son voyage intérieur, sans intervention créative, à part dans la technique (comme en séance pour un arrêt du tabac ou un acouphène. Il n’est nulle part noté que vous venez en séance sauf si vous m’en donnez la permission.
hypnotiste au service d’une création en individuel: j’amène un savoir-faire hypnotique, j’accompagne pas à pas la personne hypnotisée dans son voyage intérieur, en participant plus ou moins au processus créatif selon les desideratas de la créatrice/ du créateur. Les territoires et modalités sont à définir en amont.
hypnotiste au service d’une création autour d’un projet sur plateau, en studio, en atelier, dans la nature, en performance… : comme les créatrices/créateurs lumière, son, costume, image ou la.e coach voix, acrobatie, mime… je suis créatrice et/ou coach hypnotique engagée dans un projet au service d’une créatrice/d’un créateur qui me passe commande et je travaille dans le lieu de sa création, avec les autres membres de l’équipe.
accompagnante d’un groupeen workshop (école d’art, de danse…) autour d’une problématique (Ex: synesthésie, gravité, passage, territoire, vertige…)
coautrice d’un projet
Performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave: « de la texture du présent ». Sur une invitation d’Agnès Callu, le 19 mars 2018, dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire. Photo Barbara Tannery.
Tout est envisageable à partir du moment où chacun.e connait son « d’où je parle » et « quelle est ou quelles sont ma/mes fonctions, responsabilités, libertés, limites,dans chaque zone du projet ».
Cette géographie symbolique de projet peut d’ailleurs s’explorer en transe (l’organigramme du « d’où je parle », le territoire, les ponts… passionnant!).
Outre le domaine artistique, je collabore avec des spécialistes en éthologie et naturalisme, cheval-miroir, yoga, massage, mondes virtuels, synesthésie et j’aimerais trouver des partenaires en oenologie, olfactologie, gastronomie expérimentale…
Collaboration avec Nathalie Bletterie, « hypnose et cheval-miroir ». Nos trois prochains stages se déroulent dans un lieu magnifique, en Lozère, en mai, juillet et aout 2018.
Selon les projets, nous choisissons ensemble différents outils, ciblons des objectifs et délimitons des territoires.
SEANCE D’ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL
Les séances individuelles dans lesquelles j’ai un positionnement classique d’accompagnante ne sont pas des collaborations mais de l’accompagnement, comme pour un arrêt du tabac, une gestion d’acouphènes, un travail sur l’insomnie, une transformation de lien pour un deuil… je suis alors un moyen d’avancer vers un objectif, un outil au service d’un.e artiste, dans un positionnement particulier, où « Marie est mise de côté ». Ces séances d’accompagnement sont invisibles (secret professionnel) sauf si l’accompagné.e décide d’en faire part d’elle/de lui-même.
Pour le moment, je travaille avecFlorentine Rey (écriture) et Guldem Durmaz (genèse d’écriture scénaristique). Cette information donnée avec leur accord. Nous ne sommes pas en accompagnement de projet car l’exploration est encore très large. il s’agit pour le moment d’accompagnement en individuel en vue d’un accompagnement de projet.
et aussi, dans les témoignages : « Ma bibliothèque intérieure » et « La grotte de ma voix »
A côté de cela, les séances individuelles dans lesquelles j’ai un positionnement créatif sont des collaborations artistiques (je suis positionnée en « coach hypnotiste de projet de création »)
Image: Gaétan Vandeplas
ACCOMPAGNEMENT AU SEIN D’UN PROJET
Dans une séance ou un workshop de commande au service d’un.e création, je suis engagée en tant qu’hypnotiste, au même titre que le/la créateur.rice sonore, scénographe, coach vocal.e, costumier.e… au service d’une création dirigée par un.e metteur.e en scène ou chorégraphe ou performer ou musicien.ne ou poète…
C’est le cas, par exemple, avec une intervention par zoom avec les performers de Gaétan Rusquet pour « The Edge » (2020 et 2021), sur plateau dans le projet Boundary Games de Léa Drouet (2018, Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts), dans une recherche sur plateau pour les débuts d’une création de Marion Sage (Le Vivat, Armentière) ou dans la performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave dans le cadre du programme de recherche DDD « Dessein, Dessin, Design : fabrique médiatique de l’histoire » d’Agnès Callu (Voir l’article sur la performance privée du 19 mars 2018 et le film sur le site de Fabrice ) ou dans l’écriture pour une production 2019 du Théâtre de la mesure (séance préparatoire à « Je suis une poule », dans « Animalogies: Les animaux sont partout », mise en scène de Benjamin Abitan, expliqué ici sur France Culture)
Boundary Games, Léa Drouet
ACCOMPAGNEMENT EN WORKHOP
DANS UNE ECOLE D’ART, UNE COMPAGNIE
Je conçois denombreux ateliers pour des artistes et pour des spécialistes de disciplines qui me passionnent. Les ateliers développés dans les liens ci-dessous sont des exemples. Mille et une possibilités naissent de rencontres, de lectures, d’expériences et de discussions.
A partir d’un axe d’exploration et d’un champ commun, les possibles sont innombrables. Si une question vous titille dans vos recherches, parlons-en?
CO-CREATION
Mes propres créations et cocréations, ainsi que les liens vers mes partenaires sont visibles sur la page « Mes créations et co-créations«
LES PRIX EN ACCOMPAGNEMENT DE CREATION
Préparation de collaboration en 50/50 : on bosse chacun.e sans se payer. Pas d’hypnose ni de rêve, juste de l’écriture, des échanges de mots-clés et d’idées en discussion pour trouver notre ligne. Puis rédaction partagée, recherche d’un lieu, répétitions…
Séances individuelle pour la création (créateur.isse, interprète, technicien.ne…) dans le cadre de la création: 1h15: 65 euros, 1h30: 80 euros (voir les prix visios en tarif réduit appliqués en présentiel)
Accompagnement de création sur plateau, en atelier: 1h30: 100 euros, 2h: 130 / 3h: 180 euros, 4h: 240, 5h : 300 (5-6h sur plateau = journée).
Déplacements: selon la durée de l’aller/retour et la durée des séances de travail, à discuter.
Le 22 janvier 2021, je participerai, en collaboration avec Madame Patate, à Risquons tout, programme d’art contemporain qui explore le potentiel de la transgression, du risque et de l’imprévisible.
Voici la description sur le site du Wiels (Bruxelles).
« Risquons-Tout est un programme ambitieux qui explore le potentiel de la transgression, du risque et de l’imprévisible. À travers une exposition, des performances et une Open School, WIELS se penche sur la manière dont l’art peut défier l’homogénéisation de la pensée.
Risquons-Tout présente certains des artistes et auteurs les plus innovants et influents de la région de l’Eurocore qui s’étend de Bruxelles, à Amsterdam, Paris, Cologne, Düsseldorf et Londres. Le titre de l’exposition fait référence à un lieu-dit situé à la frontière franco-belge, un espace de transition, de passages, d’échanges informels et de contrebande.
Les artistes invités abordent différentes dynamiques de connections, de passages, de traduction et de transgression. Ils éclatent ainsi les bulles protectrices générées par les algorithmes de prédiction, ces outils conçus pour éviter le risque. Et ce, qu’il soit d’ordre intellectuel, financier, affectif ou physique. La portée géographique et politique de l’exposition aborde la connectivité globale, la circulation transnationale et les mouvements de diasporas existants aujourd’hui.
Risquons-Tout c’est non seulement une exposition qui occupe l’entièreté du bâtiment du WIELS avec les oeuvres de 38 artistes reconnus ou émergents, mais c’est aussi un programme de performances ambitieux et une Open School. Artistes, étudiants, chercheurs et experts aborderont les questions de la transgression, de l’imprévisibilité et des frontières à travers des méthodes alternatives de transmission du savoir. »
« La dernière table ronde d’Eden Studies propose une soirée d’exploration des notions d’effet de présence et d’expérience limite. Anaïs Chabeur et Laure Cottin Stefanelli interrogent dans leurs pratiques les relations entre conscience et enveloppe, fiction, enchantement et projection. Leurs invité.e.s Emmanuel Grimaud et Marie Lisel proposeront des interventions pour aller plus loin dans cette quête des frontières. «
Programme :
18:00 – 19:30 Partie 1 (en EN)
Les artistes Anaïs Chabeur et Laure Cottin Stefanelli dévoilent leurs expérimentations audiovisuelles.
L’anthropologue Emmanuel Grimaud partage ses recherches sur les frontières de l’humain.
19:30 – 20:00 Partie 2 (en FR)
Marie Lisel vous invite à faire l’expérience d’un Rituoel, une performance hypnotique participative accompagnée des sons de Madame Patate.
Participants :
Anaïs Chabeur est une artiste basée à Bruxelles. Au travers de films, d’objets et de voix sa pratique se saisit de situations liminales touchant à la finitude et à la coexistence de mondes matériels et subtils.
Laure Cottin Stefanelli est une artiste visuelle et une cinéaste. À travers ses films, ses photographies et ses installations, elle poursuit une recherche autour de récits centrés sur des personnages habités de tensions paradoxales – pulsions de vie, de mort, érotiques.
Emmanuel Grimaud est anthropologue et réalisateur. Il fut le commissaire de l’exposition PERSONA, étrangement humain au Musée du quai Branly. Chercheur au CNRS, ses objets de recherche l’ont conduit à explorer des domaines très divers, de la robotique aux animaux, en passant par l’astrologie et la mesure de l’aura.
Marie Lisel est praticienne en hypnose éricksonienne, exploratrice sensorielle et artiste. Elle invite chacune et chacun, à travers des processus différents à créer sa vie et/ou son œuvre. Ses recherches l’amènent à expérimenter la diversité des transes, le mouvement et le son spontané, la synesthésie, la fluidité du genre, le rapport avec ses sois et avec l’autre.
Ritutoel, performance participative hypnotique Marie Lisel, dans les sons de Madame Patate
Ritutoel, le tuto du rituel, « Coussin extatique »
Objets à préparer: un gros coussin ou un oreiller, deux feuilles de papier, un stylo, un plat ou une casserole, un verre d’eau, un briquet, un casque fermé.
Cerituel, dans lequel je vous guide pas à pas, pourrait se définir comme une mise en scène qui favorise la puissance des suggestions pour un voyage d’exploration sensorielle, sensuelle, voire érotique. Il vous suffit de vous laisser emmener par ma voix et par la musique de Madame Patate.
La magie peut se concevoir comme un art secret, comme une action mystérieuse, comme un effet d’incantations, de formules, de potions, de danses, de suggestions… ou comme l’application pratique de connaissances techniques qui occasionnent des changements, en accord avec une intention constructive.
Le qualificatif « intérieur », quant à lui, sépare l’exo (ce qui est en dehors de soi, comme le monde des esprits par exemple) de l’endo (ce qui est à l’intérieur de soi).
Je ne rejette aucune croyance en rapport avec d’autres mondes que celui auquel nous avons accès au quotidien. Je fais des expériences étranges, qui me bousculent, parfois.
Simplement, mon propos sur la magie intérieure englobe la magie en rapport avec soi-même, son propre système émotionnel, physique, intellectuel, spirituel… et non en rapport avec des forces venues d’ailleurs. Je ne juge pas les croyances s’y rapportant comme non valables, mais je ne travaille pas avec elles en accompagnement.
Je pratique le scepticisme, en accueillant les expériences, sans tenter de les expliquer par des théories enfermantes et en restant centrée sur ce qui dépend de l’individu ou des groupes qui rêvent ensemble.
Le mot « magie intérieure » qualifie pour moi la confluence de que je vis à travers différentes explorations. En hypnose éricksonienne façon corporate (conférences en écoles ou instituts, formations en entreprises éthiques, intervisions avec mes collègues de l’Académie de l’Arche) ou travail avec les arbres, les chevaux, la rivière (viens me rencontrer dans la montagne!), en néochamanisme ou en shamanisme natif adapté aux occidentaux (même si nous revendiquons un désir d’authenticité), en rassemblements de fées ou de sorcières, en communication animale, en performance artistique…
Vus de l’extérieur, un rituel d’impulsion avec des objets transitionnels ou un rêve éveillé peuvent avoir l’air « barrés ». Cependant, je veille à ce que le travail soit ancré dans le système interne, actif et responsable et non tourné vers des prières aux étoiles représentées comme externes à soi. Tout en acceptant que pas mal de phénomènes nous dépassent. Que de nombreuses croyances coexistent. Que nous ne savons pas. Je tiens pour vrai le fait que j’ai des croyances qui ne sont pas des vérités et que j’ai le choix de ces croyances, que je peux en changer, qu’elles sont fluides, à condition de rester alignées avec les balises de mes valeurs (la liberté, ne pas oppresser ni être oppressée par d’autres, la loyauté, etc).
Je tiens la barre du scepticisme pour que le cap reste « ce qui dépend de moi » (le « moi » représentant la personne qui voyage et non l’accompagnant.e), même dans des expériences les plus magiques.
Comment l’activer?
La magie intérieure est naturelle, elle dort en chacun.e de nous.
Pour l’activer, il suffit de porter son attention sur ce que l’on ne perçoit pas habituellement, masqué par les préoccupations rationnelles.
En envisageant le monde sans le filtre du « normal », en neutralisant la peur de se découvrir ou de perdre le contrôle, en acceptant que le « vrai » n’existe que dans notre cerveau, il est possible de déconstruire la perception habituelle, de changer d’éclairage et d’ouvrir les visions puis de cheminer vers leur réalisation.
L’hypnose, le rêve éveillé augmenté par l’hypnose, le jeu avec l’espace transitionnel, la connexion profonde (« voir et être vu.e »)… dissolvent la frontière entre l’intérieur (les représentations, la façon de ressentir et de conceptualiser le monde) et l’extérieur (ce qui est perçu et traité par le système interne), jouent avec des variations déstabilisantes de nos paramètres, décalent nos conceptions et réenchantent l’existence, en donnant de la flexibilité, voire de la fluidité, à l’assemblage de ce qui nous constitue.
En remettant en question ce qui « est » (croyances, procédures automatiques… tout ce qui est considéré en « c’est comme ça »), en mettant le doute dans tout (im)possible et tout processus mis en lumière (et qui sort, par là même, de ce qui est désigné comme inconscient), en acceptant la transgression des certitudes, surgit l’observation puis la réorganisation du système de ressentis, de pensées, de réactions…, en adéquation avec ce que l’on désire créer grâce à cette hyperconscience.
Notre système est bien plus souple, puissant, équipé, interconnecté, agile… que la façon dont la majorité l’expérimente!
Dans quel contexte?
Pour certain.e.s, la magie intérieure est un outil de « développement personnel » au service d’un objectif individualiste, voire un outil de ressources humaines (argh!). L’hypnose sert, par exemple, à améliorer la qualité de vie en lui enlevant le tabac ou à libérer la confiance en public ou à maintenir une érection plus longtemps ou à gérer la concentration et la fatigue pour une mission patronale ou à intégrer un deuil ou se positionner efficacement dans une équipe…
Je rejoins partiellement cette conception, en répondant aux demandes des personnes qui viennent me consulter pour le mieux-être et je le fais avec plaisir car j’ai la croyance qu’une personne en accord avec elle-même, avec ses besoins et ses désirs essentiels et non avec les manques et les peurs liés aux blessures, respecte davantage l’autre et le monde.
De façon plus vaste, pour moi, c’est davantage une remise en question permanente de ce qui nous est donné comme « normal » par l’ordre établi, en questionnant les biais et en choisissant plus librement la façon dont je me (re)présente seule, en relation et, tout simplement, au monde. En portant notre attention sur ce qui est inaccessible habituellement ou sur ce qui nous effraye, en imaginant une version positive de nos zones obscures, nous nous (re)créons.
De cela découle une liberté d’être, l’invention de soi hors catégorisations (sans cesse remise en question par la pression des normes)… et son revers: une bizarrerie, un positionnement dans ce que l’on nomme communément les marges (moi je préfère les interstices), un décalage avec ce qui est communément admis.
En outre, en étant en connexion profonde avec l’autre, humain.e ou non, la bienséance laisse la place à la clairvoyance, notamment de l’injustice des classifications qui indiquent comme « juste », « vrai », « normal », ce qui occasionne des inégalités et des souffrances. En cela, je rejoins la magie des sorcières positives queer, qui militent pour l’attention à l’autre et à la terre, pour l’inclusion, pour l’harmonie débarrassée des assujettissements, exploitations et oppressions systémiques ordinaires.
Je développerai ce point dans un autre article. Poursuivons…
L’état d’hyperéveil
Le décalage de l’état de conscience ordinaire, restreint par les préjugés et les certitudes établies dites rationnelles, laisse la place à une attention augmentée, en relation avec tous les paramètres de l’existence.
L’état de dissolution de soi dans le grand tout ouvre une macrocompréhension. L’hyperfocalisation sur une représentation singulière fait accéder à des réalisations (aux deux sens du terme), inaccessibles en état ordinaire.
Un autre ordonnancement se déploie. Une autre logique et d’autres choix apparaissent… en plongeant en soi, dans ses ressources de lumière cachées ou dans ses maquis sombres. Créer sa vie, son oeuvre et son monde devient un jeu avec le focus, l’autosuggestion, l’imagination active.
Différentes techniques permettent de suspendre les déterminations installées et de remettre en jeu de nouveaux possibles. Le passage vers cet état est souvent représenté par des techniques d’induction hypnotique, par l’ingestion de plantes, par des rituels, par des respirations amplifiées, par des postures…
Avec un peu d’expérience, il est aussi possible de faire appel à la magie intérieure plus simplement ou carrément d’en faire un état quotidien, fluctuant en permanence, ajusté aux différents contextes et intentions.
C’est cette modalité de fonctionnement que j’aime transmettre à travers mes séances, stages, créations artistiques ou lors de simples échanges.
Mise en place des conditions de l’étonnement
Pour accueillir cette ouverture, la première condition est de quitter le confort de la rationalité ordinaire, des cases prédéfinies, de ce qui est inscrit en soi comme indiscutable ou inchangeable.
Des pistes? Se poser dans l’existence avec l’innocence d’un petit enfant (ou d’un chat?). Ecouter attentivement les signaux que le corps émet. Observer l’ici et maintenant, sans l’appui du savoir. Laisser l’imagination s’activer sans bride (mais tout de même dans un terrain défini). Se laisser emporter par un flux collectif qui annihile les modalités de fonctionnement automatique. Poser son focus et accueillir sans trier les perceptions, impressions, sensations, pensées, émotions étranges. De nombreux chemins mènent à accepter de ne pas comprendre, de lâcher le système normé.
Aux commencements, l’accompagnement par un.e professionnel.le sécurise et emmène, à condition que sa pratique ouvre la porte vers la magie intérieure de l’accompagné.e et non vers d’autres conditionnements et croyances qui enferment.
Peu à peu, quelques points de repère permettent de « passer les portes de la perception » et d’explorer seul.e.
Puis les outils de voyage s’intègrent et se prolongent, jusqu’à ce que l’art de vivre en connexion avec sa propre magie intérieure ne soit plus questionné que par la question des limites.
Forger et intégrer ses propres outils (s’augmenter)
Une fois gérée la question du passage, vient l’introduction au pouvoir d’imaginer, de créer son propre réel, de se transformer soi mais aussi son rapport à l’autre et au monde.
A chacun.e ses outils. Pour moi, transformer la réalité qui s’impose passe d’abord par l’exploration, le voyage, l’éclairage, dans l’observation et dans l’accueil de tout ce qui survient, par la « vision » plurisensorielle et par… l’amour de soi. Arrive ensuite l’expérimentation, comme voyager dans différents points de vue, changer un paramètre et observer les transformations, jouer avec les autosuggestions et avec les questionnements intérieurs, imaginer l’impensable et le laisser s’organiser sans intervenir consciemment, juste en lui donnant une direction, un cap… Puis vient la négociation avec tout ce qui nous constitue et la mise en place du surgissement de l’inouï selon une intention formulée au préalable (ce qui devient d’ailleurs très vite évident après l’insight, « mais oui bien sûr, comment n’y ai-je pas songé avant, c’est génial! »).
Plus techniquement, des notions comme les portails, les dividus, le paysage intérieur, l’ancrage, les vigies, les balises, le lieu de ressourcement, la position méta, l’axe vertical, le « voir et être vu », l’imaginaction, l’autosuggestion, l’espace transitionnel, le rituel d’impulsion… complètent la boite à outil. Et c’est parti!
Le pouvoir de l’imagination est constitutif de notre devenir. Le rêve est le réservoir des configurations du monde des possibles. La magie intérieure est une voie de transformation.
Des allers et retours
Si l’on vit uniquement dans un état modifié de conscience qui augmente nos perceptions et libère notre imagination, alors la psychose menace, avec la peur de « perdre pied » dans les chimères.
Si nous nous contentons de l’état de conscience privilégiant le pseudo-rationnel, alors, la névrose veille, engluée dans la soumission aux idées reçues et dans la répétition.
L’aller et retour entre ces deux modes grâce à différentes techniques, qui s’apprennent et s’entrainent, libère en sécurité et donne accès à la création de sa vie (mieux-être), son oeuvre (création artistique), son monde (exploration, augmentation).
J’envisage ces libérations de soi comme des ouvertures à ses sois, aux autres, au monde. En paix, en amour, en inclusion intérieure, comment ne pas désirer l’inclusion sociétale, l’harmonie avec l’animal et le végétal?
Par le biais d’une séance de rêve (en individuel ou en groupe, en cabinet, dans la nature, en centre d’art…), mais aussi par celui des créations sonores hypnotiques à écouter chez soi ou à découvrir en parcours au sein de l’exposition « Magies, Sorcelleries » au Museum de Toulouse de décembre 2020 à octobre 2021, la magie intérieure se déploie.
En cette fin d’année confinée, les cadeaux ne s’achèteront pas dans la cohue.
Je vous propose d’offrir à une personne chère à votre âme un voyage onirique agréable et ouvrant.
Ce serait une séance de rêve éveillé exploratoire, lors de laquelle nous irions vers de nouvelles sensations, vers la découverte d’un monde intérieur souriant, vers une rencontre avec ses sois enthousiasmante.
Il est aussi possible de relier cette exploration à la création ou à un projet en cours.
Les balises sont claires:
voyage expérientiel, exploratoire et non thérapeutique (car offrir une thérapie, ça ressemble au chiot déposé devant le sapin, c’est déplacé). Je m’occupe de garder le vaisseau dans les limites.
voyage agréable, suffisamment confortable (car votre invité.e est là pour prendre du bon temps). Des outils efficaces permettent de le décider à l’avance, si si!
voyage en visio pendant le confinement ou en présentiel, à l’intérieur ou dans le bois de Vincennes, dès que les conditions le permettent
durée déterminée à l’avance (une séance normale dure 1h-1h15, vous pouvez l’allonger) et payée à l’avance par la personne qui offre. Les conditions sont là.
Soit vous passez par les conditions générales, pour 1 ou 2 séances
Soit vous choisissez le pac de 3 séances, disponible uniquement en novembre-décembre.
Bon cadeau de 3 séances en visio, 1h15 chacune, 195 euros (prix normal pour 3 séances: 225 euros, soit – 30 euros)
Bon cadeau de 3 séances en présentiel à Paris (ou Bruxelles sous réserve d’épidémie), 1h15 chacune, 240 euros (prix normal pour 3 séances: 270 euros, soit – 30 euros)
Ces bons sont valable durant l’année 2022. Au cas où les séances changent de medium visio>présentiel, la personne me donne la différence. Si les séances passent de présentiel à visio, un bon sera déduit d’une 4ème séance.
Des questions? Ecrivez-moi à l’adresse lisellesil@gmail.com.
Séances en présentiel et en visio, groupes en présentiel (REAH, Nantes) et en visio (onirOQueer), ouverture de l’exposition « Magies Sorcelleries » au Museum de Toulouse, performance au Wiels dans le cadre de « Risquons tout« , participation à « Art de la performance & animaux », par Lucille Calmel…
En cette fin d’année covidée, rien n’est certain mais je reste confiante. Voici donc un programme qui va sans doute s’adapter.
D’autre part, si vous avez des propositions de workshops, stages, conférences, performances, collaborations pour fin 2020 ou 2021… n’hésitez pas à m’écrire à lisellesil@gmail.com
Séances individuelles
Précautions covid en séance en présentiel à Paris: vous arrivez avec un masque et votre gel hydroalcoolique, vous passez la porte sans la toucher, vous enlevez vos chaussures et vous vous installez dans le fauteuil (je nettoie ou change sa protection pour chaque personne), avec ou sans masque. Je m’installe à 2-3m de vous et je garde ou enlève mon masque selon votre choix. Nous pouvons travailler fenêtre ouverte ou fermée (j’aère entre les personnes qui viennent). En fin de séance, vous réglez en cash ou chèque, vous remettez vos chaussures et votre masque (et moi le mien) pour le croisement de la sortie.
Je reviendrai mensuellement en séance à Bruxelles après la crise, pour le moment, je propose uniquement des visios.
Les séances en visio: possibles dans les mêmes horaires que les séances en présentiel + pendant mes périodes de voyage.
Novembre: 2-6 en visio et à partir du 10 en présentiel à Paris
Groupes
En présentiel: formation en REAH, à Nantes, 16-18 octobre, pour les accompagnant.e.s
En visio: onirOQueer, 22 sept, 12 octobre, 3 novembre… (toutes les 3 semaines environ) et Naturons-nous (si 6 personnes sont fermement intéressées, j’organise une date, uniquement sur demande)
Création artistique
Ouverture de l’exposition “Magies, Sorcelleries”, du 19/12/2020 au 1/11/2021, Museum de Toulouse. J’y propose un parcours sonore hypnotique au coeur de l’exposition.
Participation à Bruxelles, automne 2020, aux rencontres autour des recherches de Lucille Calmel, sur la performance avec-pour-par des animaux et de la communication inter-espèces, « l’animal que donc je suis. Art de la performance & animaux, » recherche soutenue par le fonds national de la recherche scientifique / fonds de recherche en art – Belgique en collaboration avec l’ESA Le 75 et l’ENSAV La Cambre, 2019-2020
Et…
En 2021, je poursuivrai les séances individuelles, ainsi que les groupes.
Si vous constituez un groupe d’une dizaine de personnes, je me déplace à la demande en France, Belgique, Suisse…, pour un stage en REAH pour les accompagnant.e.s en hypnose, pour une intervention en arts de la scène (workshop sur les limites, sur la vitesse, sur le rituel, sur le mouvement spontané, sur l’animal intérieur, sur la sensorialité érotique…), pour un workshop en école d’art, mais aussi pour apprendre l’auto-hypnose en nature, le rituel, la connexion animale et végétale, l’hypnose corporelle…
Idem pour les collaborations artistiques. N’hésitez pas à partager le projet dans lequel vous aimeriez une collaboration hypnotique avant de rendre votre dossier de production (afin que mon travail en fasse partie).
Muséum de Toulouse, exposition “Magies, Sorcelleries”
Au coeur de l’exposition, un parcours hypnotique audio vous ouvrira les portes de votre magie intérieure.
Je vous propose, à travers cet espace hypnotique sonorisé par Valérie Vivancos, de redécouvrir certains animaux, végétaux, minéraux et objets que vous aurez croisés au cours de votre visite, avec une acuité intuitive inédite.
Différentes intelligences peuvent se combattre en nous, ou au contraire s’associer et s’amplifier mutuellement.
Par l’immersion de l’enchantement proposée dans ce parcours, votre intelligence rationnelle, va s’enrichir d’une autre compréhension, d’un discernement subtil, d’une lucidité profonde, de révélations inouïes.
La présentation du Museum: « Guidés par la musique envoûtante de Valérie Vivancos et par la voix de Marie Lisel, sorcière contemporaine et praticienne en hypnose éricksonnienne, les visiteurs partiront à la découverte de leur magie intérieure. Ce parcours hypnotique les invitera à se projeter dans les particularités de certains objets présentés et dans les mémoires collectives qui leur sont associées, afin d’y puiser leurs propres enchantements. »
Je connais Yves, qui tient le blog Cancer Ascendant Guérison depuis quelques années. Nous nous sommes souvent croisés lors de soirées et d’événements.
Quand il m’a demandé, en juillet 2020, de l’accompagner dans son cheminement de guérison face au cancer, j’ai immédiatement accepté, avec la condition d’engager l’un de mes collègues de confiance pour la partie plus médicale (hôpital, lien avec les médecins, préparation technique de l’opération, douleur…) que je ne souhaitais pas prendre en charge. C’est ainsi que deux hypnos, Adrien Moulard et moi, se sont coordonnés face au crabe du Breton, aux côté d’une masseuse énergéticienne, d’une naturopathe, d’un cuisinier, d’un photographe, d’une coach, d’ami.e.s…
Ma technique consiste à mettre en place un espace-temps pour que le travail puisse se faire et de veiller à tendre un choix d’outils avec leur mode d’emploi (le tout malléable, customisable), au fur et à mesure des avancées. J’accompagne Yves, avec ma boite à outils et mon positionnement, à la fois ouvert et sécurisant. Je propose et il dispose, dans les limites du cadre mis en place au préalable.
Ma place d’accompagnante dans cette traversée d’Yves estle rêve, le réconfort, le nettoyage doux, le ressourcement, la cohésion intérieure (que le corps sache ce que l’on attend de lui et que tout se coordonne pour un effet optimum), la confiance, la (re)création et… la joie !
Magie intérieure
Dans les circonstances que connaît Yves, l’alliance avec soi-même est un atout précieux.
A travers les voyages oniriques et hypnotiques prolongés par les rituels, ma pratique propose l’exploration des processus psychiques, des résistances, des émotions…, la conciliation douce des différentes parts de soi représentées sous la forme concrètes de paysages, animaux, couleurs…, la négociation avec différents besoins, la tranquillisation des peurs…
Ce travail avec le symbolique tend à la paix intérieure et à la mise à disposition des ressources au service de l’intention, en plus d’aventures rafraîchissantes et rocambolesques en terre surréaliste. 🙂
Les séances.
Août 2020 (3 séances)
Lors de la première séance, en août 2020, nous avons fait connaissance avec le paysage symbolique de Yves et des habitants qui désiraient participer, en partant des sensations de Yves et en se laissant progressivement dériver vers des représentations audio-visuelles baignées d’impressions physiques.
Cette prise de contact avec les facettes accessibles de façon concrètes (Yves les voit, les entend, les ressent, interagit avec elles) a entraîné un doux apaisement, un début de conciliation intérieure qui s’est prolongé entre deux séances et aussi la préparation d’un rituel alliant une musique, une couleur et un lieu.
Lors de la seconde séance, nous avons mis en place les conditions pour nettoyer confortablement des mémoires limitantes anciennes et pour trouver des solutions à des tiraillements bouffeurs d’énergie.
Certains nettoyages et ressourcements se sont opérés directement et d’autres se sont simplement enclenchés, mis en mouvement. Rien n’est forcé. Le système a besoin de temps pour se transformer de façon optimum en respectant le juste rythme, avec l’accord de tout ce qui constitue Yves, que ce soit la part rationnelle ou des facettes plus « inconscientes », dans une ambiance sereine.
Lors de la troisième séance, nous avons pris le temps d’intégrer les découvertes rapides des deux premières, de rassurer par rapport à cette rapidité des deux premières aussi, de stabiliser les transformations intérieures, d’ancrer de la sécurité, de la sérénité, de la solidité, de la confiance.
Septembre 2020
Lors de la quatrième séance en septembre, le travail se sera sans doute bien avancé « tout seul », aidé par les auto-hypnoses-oniriques qu’Yves installe avec ses ancrages (mots, gestes et images à réactiver tout seul), baigné dans sa musique de rituel.
Nous reprendrons donc le chemin du nettoyage doux, du ressourcement, de la conciliation, de la transformation, de la recherche d’harmonisation au service de l’intention (guérir, mais aussi mieux vivre ! ), de la compréhension profonde… selon les demandes intérieures, pas après pas, dans cet espace où la joie, le calme et la complicité des parties permettent de s’engager pleinement vers sa propre justesse.
L’été, je vadrouille. Voici les dates de Paris, de Visio et de mes deux étapes avec internet à Toulouse et Florac. Bruxelles, ce sera pour septembre.
Bienvenue!
Paris (présentiel ou visio)
9 et 10 juillet
14-15-16-17 juillet
4-5-7-8-… septembre
Toulouse (présentiel ou visio)
23-24 juillet
Florac (présentiel ou visio)
4-5, 10-11 et 18-19 aout
Visio
Toutes les dates ci-dessus
+ une date entre le 25 et le 2, selon les demandes.
PS: Il reste des places dans les deux traversées « Se connecter à soi, au cheval, au monde » (6-9 aout) et « Se connecter au cheval pour réinventer sa vie » (13-16 aout), en Lozère.
Autohypnose d’une stagiaire à la rivière, avec les chevaux
« Avec son sérieux et sa folie, Marie nous ouvre les portes du rêve qui permet d’avancer. »
En fait, le REAH c’est juste un prétexte… tu devais appeler ton stage « l’hypnose créative »! Parce que c’est ça que l’on trouve dans ce weekend en plus de la technique du REAH: la créativité, le jeu et l’autorisation d’être soi-même en accompagnant.
Rêve Eveillé :le rêve m’accompagne depuis toujours, de la rêverie profonde d’enfant tellement « dans la lune » aux fantasmes, en passant par les voyages de transformation à bord de différents vaisseaux (chamanisme, méditation, connexion à l’animal, tantra et même psychanalyse…) et par les rêves nocturnes lucides… Lorsque j’ai expérimenté la méthode RED de Robert Desoille au cours d’hypnologie de Cyrille Champagne, j’ai eu un déclic. Mon hypnose à moi, en séances, ressemblait en partie à ces voyages-là. Il ne me restait plus qu’à éclaircir et à conceptualiser ma pratique avec mes client.e.s. Fait! Voyez la page consacrée au passage du RED au REAH ici.
Augmenté: augmenter, c’est ajouter quelque chose pour rendre plus grand (en quantité, en durée, etc.), plus fort (en intensité), c’est accroître l’étendue ou l’importance, c’est rehausser, élever… voilà ce que l’hypnose apporte au RED, pour un outil encore +++
Par l’Hypnose: l’hypnose que je pratique et enseigne est clairement centrée sur l’accompagné.e. Je suis simplement « pleinement présente » et équipée en outils à proposer, au fil de l’exploration du monde intérieur. L’hypnose, en REAH, s’intègre naturellement: là se pose une transformation du lien, là une régression, là une conciliation de parties, là une mise entre parenthèses, là un nettoyage, là une récupération de ressources, là… mais sans « protocole » (et encore moins script) ni préméditation ni obligation, naturellement, quand ça se met en place tout seul, dans la position qui ouvre au changement.
« The Horse Problem » by Claudia Fontes, the exhibition of Argentina at the Venice Art Biennale 2017
Le REAH propose les outils hypnotiques sur mesure, de façon fluide et créative. En effet, sous-modalités, recadrage, régression, futurisation, ligne du temps, transformation de lien, nettoyage, recherche de ressources, modélisation, conciliation de parties, prescription de tâche, etc, peuvent être abordés spontanément ou avec une proposition ou avec une suggestion, dans la continuité du rêve.
Le REAH privilégie l’univers intérieur de l’accompagné.e, sans le carcan de la stratégie préalable de l’hypno. La stratégie est alors synchro, avec des propositions de possibles « choses à faire » dans le paysage au fur et à mesure du voyage, plutôt que d’envisager un protocole après la DO et d’y emmener l’accompagné.e.
Le REAH est exaltant pour l’accompagné.e, qui « ouvre un pan de réel caché » et se découvre peu à peu, au cours de ses voyages. L’aspect thérapeutique est entrainé par le côté ludique, exploratoire, passionnant et par le fait d’utiliser les outils du rêve pour d’autres domaines que la thérapie (sport, art, sexualité…). C’est un booster de créativité.
Enfin, je suis étonnée de l’efficacité et de la profondeur de l’impact du rêve éveillé sur mes clients, même si le rêve était d’apparence tranquille. Grâce aux métaphores filées et allégories, les changements s’opèrent sans devoir entrer dans des souvenirs difficiles à traverser. Je reçois de nombreux messages pour m’expliquer à quel point telle représentation continue à agir et à quel point la rencontrer a changé la vie. Voici le dernier reçu à l’écriture de cet article: »Re-bonjour je voudrais te remercier pour cette séance. Je pense que le dieu de la mer était C. et j’ai enfin pu faire ce que j’ai toujours rêvé de faire avec lui: jouer, danser! Sans sexualité. Comme un père. Ça me libère et retourne tout. Quelle puissance! Quelle émotion! ».
J’ai la croyance que la créativité de l’hypno dans ses outils et dans le rapport donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement, tout en privilégiant la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e, qui se trouve invité.e iel aussi à inventer ses propres outils d’émancipation et de création de son existence.
J’emprunterais la définition de l’hypnopraticien.ne à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».
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Le stage de 2 jours à Nantes, (3h vendredi soir + ) samedi 17- dimanche 18 octobre 2020
9h30-13h (3h30): le RED de Robert Desoille, théorie et démonstration
14h30-19h30 (4h30): pratique du RED + théorie du REAH
Dimanche (6h30 de stage)
Le REAH: rappel de la théorie, expérience de groupe, écoute d’enregistrements de premières séances, exercices par deux.
9h30-13h00 et 14h30-17h30
+++ pour une troisième journée (stage de Marseille et autres)
REAH: exercices pratiques, retours, questions, approfondissement (par exemple: comment proposer « le rêve dans le rêve », pour une séance dans la séance)
Initiation à un outil d’augmentation différent:
Chant spontané
Toucher l’accompagné.e
Lire avec la main, être en connexion profonde dans son propre corps
Attention: bOa s’écoute les paupières closes, avec un bon casque fermé ou avec des hauts-parleurs écartés l’un de l’autre et qui transmettent bien les basses, sinon vous manquez la moitié du travail sonore. Testez-le avec différentes intentions (une par écoute): une question personnelle à résoudre / l’endormissement / le voyage érotique / les sensations (de légèreté, de grésillement, etc) / l’amplification du visuel / l’analytique rationnel (en essayant de rester concentrée.e sur la technique, hé hé!)…
bOa, création radiophonique, rêve éveillé dirigé directif, disponible en entier sur bandcamp à prix libre conscient
Agogies, création radiophonique, séance d’hypnose avec régression, disponible en entier sur bandcamp
Fantasmes, création radiodiophique à partir de récit de rêve éveillé fantasmatique libre (seul un extrait est disponible)
Notez vos rêves éveillés (autohypnose) et vos rêves nocturnes dont vous avez un souvenir dans un « carnet de rêve ». Repérez ce qui facilite vos rêves, le souvenir de vos rêves, la lucidité de vos rêves, les éléments récurrents… sans analyser!
Listez vos ressources personnelles créatives à mêler au RED et à l’hypnose pour créer votre REAH.
Revenez voir ici de temps en temps, je complèterai les infos 🙂
ORGANISATION DES STAGES en REAH
Niveau 1:
Marseille (centre): 24, 25, 26 avril 2020, organisé par Clémence Aufeuvre =>A REPORTER
Nantes, 4-5 avril 2020, organisé par Lindsay Goram
Marseille (centre), 13-14 avril 2019, organisé par Camille et Solène
Brenaz: 8-9-10 décembre 2018, organisé par Nadège et Julie de la Hutte Brenaz, en montagne (65km deGenève et 80km de Lyon)