Catégorie : Non classé

  • Transe: s’envoler à partir de son propre centre

    Transe: s’envoler à partir de son propre centre

    Quand j’étais enfant, je vivais souvent des transes.
    Je fixais le détail d’une fleur sans cligner des paupières jusqu’à entrer en elle.
    Je regardais « l’intérieur de ma tête » en imaginant que mes yeux se retournaient dans mes globes oculaires et entraient dans les chemins de mes veines.
    Je partais au pays des loups en semi-sommeil.
    Je faisais de l’apnée (jusqu’à tomber en syncope, mon instituteur m’a cru morte et en est resté choqué longtemps).
    Je tournais sur moi-même comme une toupie, de plus en plus floue, dans l’espace du salon…

    Un jour j’ai perdu l’équilibre et mon crâne a heurté un rebord de plâtre blanc.
    Je me souviens de la douceur du flou après le choc, des flots de sang absorbés dans l’urgence par des tissus de cuisine, (j’aimais cette couleur flamboyante : rouge sang !). Je n’ai eu ni mal ni peur. Je me souviens des agrafes pour refermer la peau chevelue. Je me souviens d’avoir apprécié la transe de la toupie autant que celle du choc.

    Je me souviens aussi d’avoir réalisé – bien après – que le crâne ouvert pouvait mettre fin à l’existence.

    Je n’ai plus tourné debout dans le salon. De mon propre gré ou d’une interdiction familiale, je ne sais pas.

    Je me contentais d’enrouler les cordes des balançoires pour m’enivrer à croupi ou assise, ou de réclamer l’accélération du tourniquet de la plaine.
    J’ai abandonné la pureté de l’accélération autour de mon propre centre.

    Jusqu’à septembre 2023.

    Mon coeur s’est accéléré en entrant dans le workshop de derviche contemporain.
    Ma peur n’était pas de tomber, mais de n’être plus capable de monter en spirale. Mon corps pouvait-il encore accomplir ce décollage pour accéder à la lévitation du mouvement immobile, à cet équilibre du bougé-non bougé, de l’effort-lévitation, de la suspension entre terre et ciel, de la connexion si puissante à mon centre-ventre ?
    Depuis des années, je ne l’avais plus vécu qu’en voyage dans d’autres dimensions. Pas avec mon corps terrestre. Aurait-il encore les ressources pour oser accélérer, décoller, flotter et atterrir sans crash ?

    Eh bien oui ! Au-delà des démarrages ratés, de la frustration, des chutes, de la nausée (eh oui…)… ce fut une immense joie de retrouver la sensation de ma spirale blanche, sécurisée par le lieu, par notre guide Nour et par le tissu lourd qui permet de sentir les bulles autour.

    Cette première retrouvaille avec mon jeu d’enfant n’est qu’une toute petite première marche. J’espère semer loin derrière la concentration, l’effort, la conscience, pour baigner entièrement dans l’alignement-ouverture, dans la pure présence, dans le « à la fois » multidimentionnel de mon vaisseau, dans lequel je me sens tellement « à la maison ».

    Merci Sista pour l’invitation.
    Merci Nour pour la guidance.
    Et merci moi pour la détermination.

    PS: la seconde session (fin 2023) a été plus fluide et la troisième (février 2024) plus technique… work in progress!

    #retrouverunvaisseaudenfance #ensuspension#jeu #joie #ilovefluo

    Marie Lisel

  • Différents rêves

    Différents rêves

    Je qualifie mes rêves selon leur niveau de réalité. Et m’y comporte selon l’espace où je suis: juste un rêve sans conscience du rêver / rêve avec conscience où je peux travailler mes dynamiques ou simplement jouer / rêve de travail en lien direct avec un ailleurs / mix – passages – complications de niveaux qui ouvrent des questionnements existentiels autant que pratiques.
    .
    La rêverie (spontanée, désorganisée, sans but) et le rêve éveillé (avec intention) ne sont pas en sommeil.
    .
    Le rêve nocturne est « juste un rêve ». J’aime les rêves simples tranquilles. Ils me reposent..
    .
    Le rêve lucide est un rêve où mon corps est endormi et dans lequel je sais que je rêve. Si je tombe d’une falaise et que le rêve continue, c’est un signe. Si je demande une porte et qu’elle apparait aussi. Si j’ai prise sur la transformation d’un personnage, si je peux décider où atterrir…
    .
    Le rêve télépathique est un passage vers une autre dimension. Ce n’est pas vraiment un rêve. Sa réalité n’est ni onirique ni matérialiste.
    .
    L’an dernier, mon système s’est amusé à corser le tout en ajoutant des effets de psychédéliques dans un rêve. Comment savoir si mon corps réel est endormi et permet un rêve lucide ou si la réalité apparaît différente parce que je suis en rêve éveillé profond sous l’influence de champignons ? Ca a son importance pour gérer le corps réel, fait de chair et de sang, qui ne peut supporter de passer à travers les dissolutions et autres passages du corps rêvé. Second mixe, passage vers du rêve télépathique en saupoudrage tout en restant en lucide avec effets psychédéliques (donc 3 niveaux emberlificotés ou encastrés, le jeu est de s’y retrouver et d’avancer dans le travail).
    .
    Cette nuit, nouvelle trouvaille : dans mon rêve, je me rends compte qu’à certains moments je sors du simple rêve pour passer en lucide, puis, dans ce lucide je prends conscience que je suis en train de vivre un film plurisensoriel en VR. Comment retrouver le niveau lucide sans VR, puis repasser en éveillé, repartir en lucide, lâcher en rêve simple quand c’est confortable… c’est passionnant mais je m’y perds.
    .

    Revah: rêve hypnotique par Marie Lisel

    Rêves éveillés

    A lire et écouter sur les rêves
    #lerêveestmonmétier #professionnelledurêver #copiloteonirique

  • (Faux) souvenir / (Vrai) outil de l’imagination active

    (Faux) souvenir / (Vrai) outil de l’imagination active

    – (FAUX) SOUVENIRS –

    Il est fréquent de recevoir des demandes d’éclaircissement du passé. Une personne n’a pas de souvenirs, juste des flashes, une intuition, un espoir que l’hypnose pourra faire apparaitre la vérité.

    J’accueille ce genre de demande en recadrant: nous travaillons avec ce qui est là aujourd’hui. Il n’y a aucun moyen d’aller dans le passé. Dans les régressions, nous allons dans l’empreinte actuelle que le passé a laissée, dans la représentation actuelle d’événements passés. Il n’y a pas de photo d’il y a 15 ans à aller récupérer.

    Si l’hypnose pouvait récupérer le passé, la justice s’en saisirait. Or, ça a été abandonné (en Belgique, notamment).

    Bienvenue pour réorganiser, trier, nettoyer, réconforter, sécuriser… le système pour plus de vie, de sérénité, de confiance, de joie au présent.

    Désolée pour les demandes de vérités du passé, là je ne peux rien faire.

    Notre métier demande une éthique forte et claire. Attention au flou laissé face à cette question délicate. Face à une personne en détresse, avec la fascination pour l’hypnose et le travail en transe, l’abus de pouvoir est plus que possible, même par « maladresse »!

  • (pour les pro): les limites de l’accompagnant·e

    (pour les pro): les limites de l’accompagnant·e

    *** TECHNIQUE: LIMITES DE L’ACCOMPAGNANT·E ***

    Nos accompagnements ont des limites.

    Admettre nos limites théoriques et techniques d’accompagnant·e/thérapeute, reconnaitre nos privilèges et notre positionnement dans le système social (d’où je parle? Dans quelles proportions suis-je informé·e?), éclairer le fonctionnement des zones grises de notre propre système psychique et s’adapter… est primordial pour être en capacités d’accompagner avec sécurité, justesse et justice (c’est à dire sans inégalités) les personnes qui nous font confiance.

    Les limites théoriques et techniques

    Certains accompagnements demandent des connaissances – et/ou des diplômes. Accepter le suivi des personnes atteintes de troubles comme la schizophrénie, la paranoïa, la maniaco-dépression, l’anorexie, la bipolarité ou souffrant d’addictions sévères quand on est pas praticien·ne à la fois hypno et psychiatre ou en relation directe avec un·e psychiatre est irresponsable. La santé (et la vie!) de nos accompagné·e·s devrait être notre priorité.

    A côté de ce point incontournable, l’accompagnement de personnes présentant certaines problématiques mérite aussi une spécialisation. Pour ma part, je note que je ne suis pas formée pour l’endométriose, la gériatrie, la périnatalité, les troubles alimentaires, les enfants, les adolescents, les personnes sourdes, les personnes souffrant de fortes douleurs ou de maladies graves, les personnes traumatisées de guerre/attentats, les personnes traumatisées dans leur travail de police ou d’armée ou de pompier·e et les personnes suivies en couples/polycules.

    Jauger son expérience est primordial lorsque l’accompagnement peut nuire. Apprendre à collaborer avec le milieu médical et suivre des formations complémentaires ou non (et donc ne pas accompagner) est un choix. Et aussi une responsabilité.

    Le positionnement dans le système social et la connaissance de l’inclusivité

    L’aspect inclusif est plus complexe à cerner. Et pourtant, accompagner des personnes faisant partie des minorités (dont l’existence n’est pas dans la norme) demande aussi une spécialisation et appelle aussi à la responsabilité, pour « au moins ne pas nuire ».

    La complexité de la vie des personnes dans la normes, plus ou moins privilégié·e·s, est facile d’accès. Nombre de livres, films, articles, plateaux télés, conversations lambdas et autres diners peuvent nous éclairer, car nous sommes immergé·e·s dans la culture dominante depuis l’enfance, ne fût-ce que par les médias.

    En revanche, l’éclairage des problématiques de personnes ne faisant pas partie de la norme – et, souvent, subissant les oppressions systémiques – demande un travail. Et ces « spécialisations » ne sont pas (encore) présentées comme telles dans les écoles d’hypnose.

    Cela prend du temps et de l’énergie de déconstruire les normes dominantes car elles ne sont pas enseignées comme des cours légitimant une pratique, mais sont présentées comme évidentes, ressenties comme naturelles, « normales ». De ce fait, la plupart des accompagnant.e.s estiment que tout ce qui n’en fait pas partie est un trouble, un syndrome, une déviance, un manque de volonté… Et cette méconnaissance est un souci pour envisager l’autre dans sa complexité, sans projeter, sans pathologiser et surtout sans agresser par « maladresse ».

    Pourtant, avec de l’investissement, chacun·e est capable de comprendre a minima ce que vivent les personnes concernées par la transidentité, par la neuroatypie, par le handicap visible ou invisible, par le fait d’être gros·se, par le fait d’être racisé·e, par le polyamour, par une attirance sexuelle et/ou romantique différente, par la précarité, par le fait de ne pas maitriser une langue dominante, de ne pas avoir de papiers… et par plusieurs de ces oppressions dans l’intersectionnel (qui est bien plus compliqué que 1+1).

    Encore une fois, c’est un choix et une responsabilité de se rendre capable – ou non – d’accompagner ces personnes minoritaires de façon sécure et de ‘au moins ne pas nuire ».

    D’une façon générale, l’on peut notifier aussi que le simple fait d’être perçu·e comme femme pose déjà question dans le relationnel. Et que nombre de micro-agressions – et même d’agressions traumatisantes – sont réalisées « sans le vouloir » en cabinet, par simple habitude d’être baigné·e dans une culture où les hommes hétéros blancs ont davantage de privilèges, y compris ceux d’oppresser, d’agresser sans être inquiétés. Comprendre l’inclusivité, le consentement féministe intersectionnel (bien différent du consentement expliqué par un mec), c’est s’ouvrir à un accompagnement safer. Or, comme c’est un sujet que toustes ont l’impression – à tord! – de connaitre, peu l’envisagent sérieusement.

    Dans notre métier, les violences inconscientes sont donc légion. Et c’est de la responsabilité de celleux qui ne veulent pas faire l’effort d’un apprentissage pour l’égalité.

    La connaissance des besoins de son propre système

    Ensuite, nous avons toustes une histoire, nous avons toustes modélisé des adultes, nous avons toustes développé des stratégies (avec leur lot de croyances)… et donc une façon de réagir émotionnellement aux événements, une façon de nous positionner relationnellement, des scénarios intérieurs… et aussi des valeurs, des désirs, des peurs, des limites inconscientes ou autodéterminées, des déclencheurs de (mini-)régressions, des zones grises…

    Bien connaître le fonctionnement de son système psychique – qui est notre outil principal – fait partie de notre travail. Ce fait est souvent énoncé, ce qui ne signifie pas que toustes font leur job de suivre une thérapie et une supervision. Encore trop de praticien·ne·s s’imaginent « sans problème » et donc « sans besoin de thérapie » et projettent à qui mieux mieux et laissent leur sentiment d’illigitimité nuire au rapport et se permettent des interventions à côté de plaques géantes…

    Au-delà de ce nécessaire, décider des limites de ce que l’on désir vivre ou non pour se préserver soi est légitime: poser un cadre de travail personnel, le communiquer, le faire respecter et au besoin réorienter fait partie des limites de l’accompagnant·e.

    Notre métier est coûteux en énergie. Pourquoi ne pas s’octroyer un certain confort? Pourquoi ignorer la charge mentale d’entendre des propos qui blessent ou de travailler sur une problématique qui rappelle une thématique personnelle encore douloureuse ou de faire des efforts exagérés pour garder son positionnement en rapport avec un·e client·e qui défend des valeurs trop éloignées de nos champs?

    Non, rien ne nous oblige à « accompagner tout le monde pareil», nous sommes hypnos, pas médecins. Et nous sommes des milliers, beaucoup trop… chaque client.e pourra donc être reçu.e par un.e collègue. Réorienter n’est pas abandonner à son triste sort.

    Encore une fois, nous sommes notre propre outil de travail. Il semble important de veiller à ce qu’il soit en forme: éviter les impacts par le respect du cadre et la transparence sur l’univers dans lequel on vit, se faire suivre soi-même en thérapie, respecter ses propres limites, ne pas se faire violence par des surcharges… pour rester aligné.e, en bonne énergie, dans l’accueil et dans l’écoute, avec le moins possible de courants internes qui parasitent notre travail.

    – Progression et remise en question permanente –

    Nos formations sont trop courtes et légères pour suffire à accompagner « tout le monde pareil ».

    Se remettre continuellement en question, poursuivre ses formations, s’ouvrir à des cartes du monde inconnues, travailler sur et en soi sans cesse c’est juste le minimum.

    Pourquoi attendre que la législation décide pour nous ce qu’il est bon de travailler afin d’exercer notre métier?

    Pourquoi attendre que les institutions (écoles, syndicats…) édictent à leur bon vouloir des listes de cours obligatoires, facultatifs, ou juste pour les réveillé·e·s…?

    Pourquoi attendre le problème de trop?

    Saisissons nos choix et nos responsabilités.

    Au plaisir d’en reparler ensemble dans le groupe Hypnose Inclusive ou sous un post de réseau social.

    Marie Lisel

  • (pour les pro.) Pourquoi la régression en dissocié·e?

    (pour les pro.) Pourquoi la régression en dissocié·e?

    Regressions en associé·e/dissocié·e avec le Moi-adulte

    En école d’hypnose, les régressions sont proposées soit en dissocié·e·e, soit en associé·e. Comme toustes les élèves, j’ai appris ces deux techniques.
    Dans ma pratique, je me suis orientée progressivement, puis radicalement, vers la dissociation de la représentation antérieure avec le Moi-adulte.
    .
    La première raison est le « suffisamment confortable » et le « safer ». Se retrouver dans son aspect antérieur en confrontation avec une situation problématique peut faire très mal, voire provoquer un retrauma.
    Cela m’est arrivé – en tant que sujet – en hypnose et en EMDR, avec des praticien·ne·s débutant·e·s autant que chevronné·e·s, lorsque je bossais sur des événements qui n’étaient pas encore bien intégrés (30 ans de thérapie, j’ai beaucoup baroudé). Je me souviens de cette psychiatre qui m’a fait revenir en tant que petite fille dans l’abattoir où j’assistais impuissante à la mort brutale des veaux dont j’avais pris soin. Je me souviens de cet élève de l’Arche, qui ne parvenait pas à me faire ressortir d’une situation où je regardais, pétrifiée, ma grand-mère cracher du sang dans l’évier. Je me souviens de multiples situations où je me suis prêtée à l’exercice qui foirait complètement (j’étais dans l’enfant, terrorisée, je ne pouvais pas « faire appel à un personnage de sécurité ou gérer la situation guidée par la voix qui m’accompagnait) et qui a demandé, à chaque fois, un sacré travail ultérieur pour traiter le retrauma.
    Comme beaucoup de décisions de ma vie d’hypno, celle de garder mes accompagné·e·s dans leur adulte assistant l’enfant, plutôt que de se laisser aspirer par l’enfant en freeze (ou par ses monstres de défense) vient de ma propre expérience de sujet.
    En tant qu’accompagnant·e, j’ai reçu pas mal de personnes me demandant avant de commencer, en panique, si on « allait faire ça », car iels-mêmes avaient connu ces situations ultraviolentes dans des sessions avec des collègues. Clairement, ça ne leur a pas été productif.
    J’ai aussi pu constaté combien la consigne de rester dans son adulte aux côtés de l’enfant plutôt que de «se laisser glisser » dans l’enfant permettait d’aller en sécurité, sans émotion incontrôlable (sans « vriller ») dans la résolution de problématiques dures. Et d’avoir envie de continuer !
    .
    La seconde raison est d’entrainer la personne à ne pas régresser spontanément, à bien rester dans son adulte autant dans les séances que dans la vie quotidienne, ce qui lui permet une gestion responsable, sécurisante, éclairée des relations avec autrui ou avec des éléments contextuels.
    A nouveau, en tant que sujet, je jubile d’avoir mis en place ce système : repérer quand une vrille apparaît (une réaction émotionnelle disproportionnée, une dissociation spontanée, un discours intérieur appartenant à une situation du passé projeté sur une situation actuelle…), revenir pleinement dans mon adulte, gérer la part antérieure qui tempête et noter dans mon carnet un nouveau sujet de travail en thérapie. C’est un process salvateur, équilibrant, qui est pour moi l’une des bases de la progression en DER (dynamiques émotionnelles et relationnelles, merci Cyrille Champagne d’avoir mis les mots dessus).
    D’ailleurs, nombre d’accompagné·e·s me confient avoir l’impression d’avoir grandi (y compris physiquement, c’est une constante dans les effets), de s’être empuissancé·e·s et d’avoir gagné en sécurité, donc en paix et donc en partage juste avec leur entourage.
    .
    La troisième raison est la représentation que j’utilise comme fil conducteur de l’accompagnement. Qui est un choix (et non une vérité) : la représentation en système.
    L’article « reprendre le lead de mon système », disponible sur mon site et sur ma page pro, explique la notion de capitaine·sse de son propre vaisseau, qui gère avec une douceur ferme les interactions intérieures, en accueillant toutes les parties, en les écoutant, en les aidant, mais aussi en gardant le lead.
    .
    Je ne dis pas qu’il ne faut jamais faire régresser en associé·e. J’admire le travail d’Evelyne Josse, par exemple, qui accompagne de cette manière avec un positionnement remarquable (et en prenant le temps de sécuriser). Mais avant d’atteindre ce niveau, combien d’accompagné·e·s un·e apprenti·e hypno ou EMDR va-t-iel envoyer dans des situations insoutenables ?
    .
    Les accompagnant·e·s utilisant l’hypnose et techniques associées sont malheureusement trop peu formé·e·s au travail avec les traumas. Et même dans le cas contraire (j’ai vécu une situation avec une psychiatre et deux autres avec des enseignant·e·s en variantes EMDR), il y a encore des accidents.
    .
    Prudence.
    Pourquoi utiliser un outil qui peut se montrer regrettable alors que l’on obtient d’excellents résultats avec la régression en dissocié·e ?
    Pourquoi les écoles enseignent-elles ces outils dangereux à des débutant·e·s ?
    Pourquoi les dogmes basés sur la pratique d’accompagnant·e·s clairement exceptionnels (j’ai cité Evelyne, pensons aussi à… Erickson) sont-ils repris par des milliers de novices ?
    .
    Notre responsabilité, en tant qu’accompagnant·e·s, c’est aussi d’assurer le confort minimum et surtout la sécurité des personnes qui nous font suffisamment confiance pour voyager dans un paysage intérieur peuplé de représentations au moins problématiques, sinon terrorisantes.
    .
    Marie Lisel

    Image: Le Cercle (The Ring), Gore Verbinski, 2002.

  • (pour les pro.) Atelier inclusif #7, La parole aux concerné·e·s: Victor Lemaure

    (pour les pro.) Atelier inclusif #7, La parole aux concerné·e·s: Victor Lemaure

    ***ATELIER INCLUSIF: LA PAROLE AUX CONCERNE·E·S***

    Formation réservée aux accompagnant·e·s, hypnos et autres

    Mercredi 13/12 à 20h (jusqu’à 21h45)

    20e (Victor sera rémunéré, s’il n’y a pas assez de monde, je prendrai de ma poche).

    Inscription: mail à formation.marielisel@gmail.com puis Calendly.

    #hypnoseinclusive #laparoleauxconcernées #accompagnementsafer

    ___

    Parce qu’il est indispensable d’écouter la parole des personnes concernées, nous parlerons avec Victor de transidentité, de racisme, de classisme, d’intersectionnalité et… de king!

    ___

    Victor Lemaure est un activiste et artiste trans officiant au sein de la communauté Queer depuis plus de 20 ans. Militant de la première heure des luttes et résistances LGBTQIA+, il se distingue par son travail politico-artistique sur la déconstruction des normes de genre dans l’espace public et la société en général. Animateur d’atelier Drag King, il a participé à de nombreuses tables rondes et conférences sur les thématiques inhérentes à la masculinité et à ses alternatives (non toxiques, efféminées, identitaires gay, féministes, non blanches et racisées). Comédien, il apparaît dans plusieurs documentaires et films comme « Bye Bye Blondie » et « Mutantes » de Virginie Despentes, « Orlando » de Paul.B Preciado, « Drag King le docu » et « Kings des champs » de chriss Lagg et « Mon sexe n’est pas mon genre » de valérie Mitteaux.

    Il réunit au sein de son collectif « King vitam aeternam » et « Trans vitam aeternam » des activistes et artistes queer européens dans la perspective de percer à jour la transphobie sociétale dans le monde hétéro-normé qui pense-avec ineptie-que les mentalités ont changé. Féministe depuis toujours, ses créations artistiques en tant que performer questionnent inlassablement les paradoxes de la féminité et de la masculinité par échecs et répétitions.

  • Dérouille ta joie 5: action!

    Dérouille ta joie 5: action!

    Dérouille ta joie!

    (l’intro est la même pour les « Dérouille ta joie 1-2-3-5, passe-la si tu as lu les précédents) et va directement aux astuces 13-14-15.

    Dérouille ta joie 1-2-3-4-5: passe à l’action!

    Tu as juste envie de jouer dans le labo de l’augmentation du sourire ?

    Tu dis souvent « ça va » mais ça pourrait aller mieux ?

    Ces trucs et astuces sont aussi pour toi.

    ***

    C’est compliqué de rester debout ?

    Des vagues de morosité menacent de s’installer ?

    Tu aimerais sortir du rouleau pour respirer ?

    Pour retrouver des moments de douceur, de joie, de sérénité ?

    Pour te remettre en route vers des projets qui te tiennent à coeur ?

    Franchement ce n’est pas nécessairement confortable. 

    Et ça a des effets limités (des éclaircies oui, le ciel azur et les filtres insta sans doute pas).

    Mais ces astuces sont surtout pour toi.

    ***

    Parce que ça vaut la peine.

    De ressentir du calme, même un peu, 

    De dormir, même un peu

    De rire, même un peu

    De sortir, même un peu…

    Parce que ça (re)donne la croyance que les changements sont possibles pour aller vers un mieux.

    ***

    Bien sûr, c’est parfois trop compliqué, seul.e. 

    J’espère, si tu es dans ce cas, que tu auras l’énergie de te faire aider, par un.e médecin, par un.e ami.e ou autre personne qui voudra bien t’accompagner.

    ***

    Choisis les astuces qui te plaisent et surtout sens-toi libre de les transformer, pour qu’elles deviennent tes paillettes magiques rien qu’à toi, à ta manière. 

    Et si tu as envie d’en partager, écris-moi à lisellesil@gmail.com ou commente cet article. Avec plaisir!

    J’ajoute que ces trucs et astuces ont plusieurs origines. Beaucoup viennent de ma propre expérience de résiliente, de chercheuse et d’hypno. D’autres ont été inventées par des personnes que j’accompagne en séance. D’autres sont glanées dans échanges de groupes FB (spéciale dédicace quand même à Senzo !). Je remercie au passage celleux qui reconnaitront leurs trucs dans la longue liste des « dérouille ta joie 1, 2, 3 ,4, 5…

    ***

    Si tu as loupé les précédents:

    Le 1 (astuces 1, 2, 3)

    • 1: Lister les petits trucs
    • 2: mettre en route un projet doux
    • 3: rêver les projets lointains

    Le 2 (astuces 4, 5, 6)

    • 4: garder le cap
    • 5: s’offrir de l’auto-gratitude
    • 6: virer les ancrages de mal-être

    Le 3 (astuces 7, 8, 9)

    • 7: se positionner en super héroïne
    • 8: se mettre en mouvement
    • 9: s’énergiser à l’eau froid

    Le 4 (astuces 10, 11, 12)

    • 10: ranger les liens podcasts, séries, films doudou
    • 11: intersections compatibles
    • 12: laisser partir

    Le 5: (astuces 13, 14, 15, dans cet article)

    • Connaitre et doper une hormone du bien être
    • Relire un livre d’enfance qui t’a fait du bien
    • Tenir un journal d’auto-consentement

    ASTUCE 13: CONNAITRE ET DOPER UNE HORMONES DE BIEN-ETRE

    Ocytocyne

    Hormone de l’amour, l’ocytocine est essentielle à l’épanouissement. Elle est sécrétée dans notre cerveau lorsque nous échangeons des marques d’affection et des paroles bienveillantes.

    Il est donc possible de la booster : faire l’amour, dire des trucs gentils à quelqu’un.e, sourire, vivre un eyes-contact bienveillant, faireun hug, échanger en se sentant compris.e, prendre un bain chaud, se faire masser, chanter avec d’autres, passer un temps social doux, écouter une musique enveloppante, jouer, caresser un animal… (tout ça avec consentement).

    Pour commencer, le plus simple est l’auto-calin: je me prends dans les bras et je me fais un câlin, comme si j’enlaçais une personne que j’aime qui ne va pas bien pour lui donner réconfort et amour. Je m’envoie de jolies pensées et des caresses.

    ASTUCE 14: RELIRE UN LIVRE D’ENFANCE QUI T’A FAIT DU BIEN

    Certaines lectures (ou films d’animation) ont été source de joie, de libération, de tranquillisation étant enfant.

    En les revisitant, il est possible d’en retirer les mêmes bénéfices, et/ou de se souvenir d’étapes importantes dans le mieux-être.

    Deux exemples sur ce site: Jonathan Livingston le goéland et Les mots pour le dire.

    ASTUCE 15: TENIR UN CARNET D’AUTO-CONSENTEMENT

    Carnet d’auto-consentement

    Pendant quelques jours, au fur et à mesure, je note dans un carnet ce avec quoi je ne me sens pas ok mais que je fais quand même. Je note aussi les conséquences que j’imagine si je refuse. Et les conséquences rationnelles si je refuse (sans projection, en imaginant que c’est une quelqu’un·e d’autre qui refuse).

    Dans les jours à venir, je porte mon attention sur la question de l’auto-consentement avant de dire « oui » par réflexe ou de me laisser faire (non, je ne me laisse plus claquer des bises ou délivrer de la pédagogie sans consentement).

  • (pour les pro.) Atelier d’accompagnement inclusif #6: présenter son positionnement sur son site

    (pour les pro.) Atelier d’accompagnement inclusif #6: présenter son positionnement sur son site

    ATELIERS SUR L’INCLUSIVITE DANS L’ACCOMPAGNEMENT

    A lire:

    Accompagnement inclusif

    Les ateliers « Accompagnement inclusif » pour les professionnel·le·s de l’accompagnement

    ___

    Ateliers de mars à juillet: 1h15 sur « la base » pour un accompagnement inclusif

    ___

    Ateliers thématiques (à partir du #5)

    Atelier #5: 30/10, 14h30 (complet) et 17/11 à 10h: problématique ciblée: « Comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e sur le rapport (peur de l’accompagné·e d’être jugé·e ou rejeté·e ou disputé·e ou agressé·e… par l’accompagnant·e)? »

    Atelier #6: Atelier #6: mardi 21/11 à 12h30, 8 places
    Se présenter sur son site en tant que personne concernée par les oppressions systémiques et l’inclusivité (donc outée queer, handi, etc) ou allié·e clairement situé·e ou sensibilisé·e à l’inclusivité et en cours de déconstruction ou…
    …en évitant le pinkwashing, l’instrumentalisation des luttes (donc adéquation entre ce que je présente et comment je m’investis).

    __

    Pour décembre 2023

    J’ai contacté deux personnes concernées pour organiser des rencontres (par zoom) de 2h, autour de la transphobie et de la grossophobie. Je vous tiens au courant des réponses (sur le groupe Hypnose inclusive et sur mon mur pro FB)

    Ces cessions avec des personnes concernées seront de 2h, en soirée.

    De façon générale, 1 session technique avec moi (jauge: 8) et 1 session avec une personne concernée et moi (jauge 30) toutes les 4 à 6 semaines me parait pas mal.

    Work in progress (je m’y remets lentement, après un déménagement qui m’a couté beaucoup d’énergie et une créève carabinée). Yeah!

  • (pour les pro.) Atelier d’accompagnement inclusif#5: comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e face au rapport?

    (pour les pro.) Atelier d’accompagnement inclusif#5: comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e face au rapport?

    *** TECHNIQUE : LE RAPPORT ET LES APPREHENSIONS ***

    Sujet: « Comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e sur le rapport (peur de l’accompagné·e d’être jugé·e ou rejeté·e ou disputé·e ou agressé·e… par l’accompagnant·e)? »

    ***

    Je reçois souvent des personnes qui ont vécu des expériences douloureuses dans la relation avec un·e thérapeute.

    C’est énorme, comme une petite phrase qui peut sembler anodine (hello, maladresse!) peut résonner comme un rejet, un jugement, du harcèlement, … par celleux qui ont subi/subissent des violences.

    Sans compter les agressions comme celle de la séduction en contexte thérapeutique, d’un geste carrément déplacé ou d’une « provoc » mal calibrée (l’humour en séance, vaste sujet, on en reparle), ou d’un viol.

    Notre espace est censé être safer. Ca devrait être une préoccupation majeure pour tout·e accompagnant·e.

    Ca ne l’est pas. Clairement.

    Je ne m’étendrai pas ici sur comment augmenter le sentiment de sécurité en cabinet. Rejoins le groupe « hypnose inclusive » où nous sommes une équipe de motivé·e à la déconstruction pour en discuter.

    Ce qui m’intéresse dans ce billet et dans l’atelier associé, c’est comment faire pour que l’accompagné·e ose dire à l’accompagnant·e si une peur de jugement, de rejet ou autre pointe son nez, pour qu’il puisse y avoir discussion avec elle (la peur).

    Car, chat·e échaudé·e, elle va se camoufler pendant les début si le cadre ne lui offre pas une façon de s’exprimer safer.

    Parfois, l’adulte-responsable dans le système (associé·e à « ce qui dit je ») est ok pour faire un signe, comme lever la main volontairement ou dire un safe word.

    Parfois, un signaling peut-être co-installé, comme signal de « quelque chose gêne dans le rapport ». Il est important que l’accompagné·e soit convaincu·e que c’est le corps qui s’exprime et non le « moi », pour ne pas que le « moi » se sente mal vis-à-vis de l’accompagnant·e et se sente effrayé de la réaction (car à ce moment là, les pires scénarios intérieures sont en projection 3D). Là, le corps qui émet tout le temps des signaux quand le stress monte en construit un qui est visible, acceptable, univoque. L’accompagné·e et l’accompagnant·e accueillent ce signal spontané ensemble.

    Parfois, un·e dividu·e prend la fonction d’envoyer un signal onirique (une musique, une lumière…) et l’accompagné·e prévient que « ca sonne » ou « ca clignote ».

    Parfois, ce n’est pas encore assez safe.

    Bienvenue alors aux solutions créatives. Exemple de séance:

    Cette semaine, une accompagnée a inventé la boite à appréhensions. N’importe quel·le dividu·e peut y glisser un mot anonymement, y compris la position méta ou l’adulte-responsable. Un dividu appelé « contrôleur » relève la boite chaque minute en coulisse et ne dit rien quand elle est vide mais se manifeste s’il y a un mot, pour le lire de façon neutre. Et nous traitons alors l’appréhension sans que la partie qui a eu peur ne soit obligée de se dévoiler (bon, là elle l’a fait, rassurée du process).

    Progressivement, avec beaucoup de précautions, j’évoque les scénarios intérieurs, les activateurs, les projections, bref le système interne de l’accompagné·e ainsi que le contexte externe (mes mots, mes regards, ma position physique, mes gestes, le gargouilli de mon ventre…) auquel je veille mais qui peut quand même être amélioré.

    Et nous faisons des exercices. Sur des « petits trucs pas graves » du temps passé ensemble (en cherchant bien, il y au moins un moment ou le malaise pointe son nez) ou sur une simulation (prudente!).

    L’accompagné·e apprend alors à nommer l’émotion première (souvent peur ou honte) et l’émotion liée, à différencier son scénario intérieur (ce qui a été reçu, ce qui s’est activé, ce qui s’est raconté) et ce qui a été émis (mots, regard, respiration, geste…). Puis à décider si à cet instant T ce qui est émis est acceptable maintenant que c’est différencié du scénario intérieur ou si une demande d’adaptation m’est faite. En ce cas, on teste une formulation, une posture. On éclaire.

    On essaye aussi en positif: en éclairant les moments de fierté, de super confiance, de réconfort… qu’un mot, geste, attitude de ma part active. Car ces automatismes là aussi participent aux troubles post traumas.

    Je regénéralise (au delà de l’exemple):

    Avec un peu de temps, la magie s’opère… bientôt, le process devient automatique. Et c’est la conclusion qui m’est livrée. Comme « Bon, là j’ai vraiment eu peur que tu te fâches. Dans le pack scénario interne c’est évident hein (clin d’oeil)… Dans ce qui est émis, si tu pouvais éviter de croiser les bras quand on débrief ce serait plus confortable pour le moment. On verra plus tard mais là ça fait trop. Tu veux bien? »

    Non seulement c’est un super catalyseur de travail ensemble (le nombre d’outils imbriqué est impressionnant) mais en plus c’est un terrain d’entrainement qui va changer le rapport au quotidien. Car le transfert de compétence va se faire avec l’entourage, d’abord en silence, puis en osant en parler aux personnes de confiance, puis aux autres. Et là… youhou ! On sort de ce scénario récurrent qui émet une émotion d’enfant dans des situations entre adultes.

    Pour certain·e·s accompagné·s, c’est carrément jubilatoire. On poursuit par la communication positive, les différentes manières de poser ses limites (montée en phases y compris) et de demander à l’autre d’éclairer les siennes et… c’est un sacré soulagement.

    Le rapport est pour moi l’outil d’accompagnement le plus puissant.

    Et cette puissance peut aussi être inversée : il peut être le plus destructeur!

    C’est un axe délicat, à avoir à l’oeil, sans cesse.

    Personne n’est parfait·e. J’ai moi-même failli, notamment avec une accompagnée qui avait été gravement violentée par la famille et par des soignant·e·s. Malgré toutes mes précautions en séance, je lui ai offert un déclencheur de rejet monumental dans ma partie la moins clean : l’administratif. J’ai zappé un email qui s’est perdu non lu dans ma boite. Et c’était trop pour elle. (J’ai évité le trop dans l’envoi de messages pour ne pas ajouter le ressenti de harcelement à celui du rejet. Trop tard. J’ai merdé).

    Bref, au boulot en amont : inclusivité et déconstruction. Viens en discuter sur Hypnose inclusive si tu es accompagnant·e en hypnose, PNL, sophrologie?

    Et précautions en séances.

    N’oublions jamais que notre cadre n’est pas lambda. Premièrement nous sommes en position de pouvoir. Deuxièmement notre cadre est censé être safer et propice aux progrès en terme de confiance en soi, affirmation des limites, discernement des paysages intérieurs… c’est un espace où il n’y a pas à être en hypervigilance (et donc où ça crisse encore plus s’il y a violence). Troisièmement le cadre et le rapport font partie de nos outils pro.

    Ce n’est pas un cadre de bar.

    Je laisse la terrible technique de la « provoc » à mes collègues qui travaillent avec des personnes dominantes dans le système, qui n’ont pas autant besoin de se sentir en sécurité pour bosser ensemble. Ceci dit… en début de travail, comment savoir dans quel état de vulnérabilité est un·e accompagné·e? Parfois, le faux-self est très convainquant… mon frère (h67, marié, père, cadre…) s’est suicidé alors que le médecin et l’hypno (qui était pourtant, lui, clairement prévenu du risque), le croyaient en légère déprime. Prudence!

    On en reparle en atelier ? => Le 17/11 à 10h.

    ATELIERS SUR L’INCLUSIVITE DANS L’ACCOMPAGNEMENT

    A lire:

    Accompagnement inclusif

    Les ateliers « Accompagnement inclusif » pour les professionnel·le·s de l’accompagnement

    ___

    Ateliers de mars à juillet: 1h15 sur « la base » pour un accompagnement inclusif

    ___

    Ateliers thématiques (à partir du #5)

    Atelier #5: 30/10, 14h30 (complet) et 17/11 à 10h: problématique ciblée: « Comment gérer les appréhensions de l’accompagné·e sur le rapport (peur de l’accompagné·e d’être jugé·e ou rejeté·e ou disputé·e ou agressé·e… par l’accompagnant·e)? »

    Atelier #6: Atelier #6: mardi 21/11 à 12h30, 8 places
    Se présenter sur son site en tant que personne concernée par les oppressions systémiques et l’inclusivité (donc outée queer, handi, etc) ou allié·e clairement situé·e ou sensibilisé·e à l’inclusivité et en cours de déconstruction ou…
    …en évitant le pinkwashing, l’instrumentalisation des luttes (donc adéquation entre ce que je présente et comment je m’investis).

    __

    Pour décembre 2023

    J’ai contacté deux personnes concernées pour organiser des rencontres (par zoom) de 2h, autour de la transphobie et de la grossophobie. Je vous tiens au courant des réponses (sur le groupe Hypnose inclusive et sur mon mur pro FB)

    Ces cessions avec des personnes concernées seront de 2h, en soirée.

    De façon générale, 1 session technique avec moi (jauge: 8) et 1 session avec une personne concernée et moi (jauge 30) toutes les 4 à 6 semaines me parait pas mal.

    Work in progress (je m’y remets lentement, après un déménagement qui m’a couté beaucoup d’énergie et une créève carabinée). Yeah!

    Ma tête et un masque d’Elizabeth Saint Jalmes